Je pense encore à toi²

Je pense encore à toi, à lui, à vous. Et oui, je suis un cœur d’artichaut. Je suis une passionnée. Une amoureuse de l’amour. J’aime penser à un mec, et en avoir des papillons dans le ventre et des étoiles pleins les yeux. Mais je ne suis pas sûre d’avoir été un jour amoureuse d’un mec vraiment. Ce que j’aime c’est l’attention qu’ils me portent ou alors l’inattention… La dépendance affective et la blessure d’abandon m’amène à deux extrêmes, soit j’aime qu’on me porte de l’attention mais je peux rapidement m’en trouver étouffer et ou en réclamer toujours plus, soit j’aime qu’on ne m’en apporte pas parce-que ça me conforte dans l’idée ancrée que de toute façon, on m’abandonnera toujours…

Thinking about you²

Je ne sais pas dans quelle catégorie je dois te ranger. On n’aura discuté qu’une après-midi sur Adopte un Mec et je ne sais pas si tu m’avais reconnu lorsque tu m’avais envoyé un charme, charme que j’avais vu alors que j’étais en face de toi à la salle de sport que l’on fréquente tous les deux. Notre échange à été court, bref, sans que je ne comprenne pourquoi tu y as mis fin subitement… Peut-être étais-tu vexé que j’avais refusé ton charme dans un premier temps et que tu voulais me rendre la monnaie de la pièce. Peut-être qu’il y a eu une autre fille plus intéressante entre temps. Ou peut-être étais-je pour toi uniquement inintéressante. Toujours est-il que tu m’as ghosté. Même le lendemain quand je t’ai demandé un simple « Passé une bonne journée? », tu n’as plus daigné me répondre…

La plupart des gens passeraient à autre chose… Moi, j’ai du mal. Et j’ai l’impression que plus on me résiste, plus je m’accroche au final. Il me faut un autre mec pour oublier, il y en a passablement eu un pendant deux semaines… Puis, ça a tourné au fiasco également. Ni l’un ni l’autre n’étions prêts, ni ne nous étions rapprochés pour de bonnes raisons. Cela a été dur de s’en rendre compte au début, encore un peu aujourd’hui, mais là j’ai réussi à me faire une raison. Et à me dire, tant pis… J’avais écrit ce texte pour lui. Je ne sais même plus si c’est toujours ce que je pense… Je ne crois pas qu’il ait eu du mal à m’oublier lui… Il s’en fout. Alors, j’apprends à m’en foutre aussi… Avec B., je n’y arrive pas. Comment une personne que tu ne connais même pas réellement peut te manquer à ce point ? Quand je passe devant chez lui, je ne peux m’empêcher de regarder si sa voiture est là…

Too many questions

Tu m’as sûrement oublié depuis le temps. Et tu n’as peut-être jamais fait le rapprochement avec la fille qui a refusé ton charme au début, ni celle de la salle de sport. Je ne sais même pas si tu y es toujours inscrit, je ne t’y ai jamais revu… Peut-être as-tu modifié tes horaires ? Peu importe. Si ça se trouve, je ne pense à toi que pour oublier M. maintenant…

Ah ah, le cercle vicieux, M. m’a fait t’oublier dans un premier temps puis maintenant c’est toi qui va me faire oublier M. Le truc, c’est que si ça se trouve vous me lisez tous les deux. Ce qui est sûr, c’est que M. a eu le lien du blog. Toi si tu as fait le rapprochement entre la fille d’Adopte et celle pouvant avoir apparu dans tes suggestions d’amis Facebook, tu m’as peut-être lue ici aussi, et le fait peut-être encore.

Need to forget

Que de questions sans réponses qu’il ne sert à rien que je me pose. De toute façon, c’est vous deux que je dois oublier… Le problème, c’est que tant qu’il n’y aura pas de troisième target en vue, je ne le pourrais pas. Mais je ne veux pas d’une énième possibilité tant que je n’ai pas « soigné mes névroses ». Je ne suis pas folle mais ces crises me pourrissent la vie autant qu’elles pourrissent celles de mes éventuels petits copains. Je vais prendre RDV avec un hypnothérapeute. J’avance, je me mets face à mes problèmes. J’ai aussi pris RDV avec une sage-femme gynécologue. J’espère qu’elle ne fera pas d’examen dès le premier RDV, moi je veux juste pouvoir parler et me rassurer…

Je ne sais pas si je reverrai B. à la salle de sport. Même si c’est le cas, je n’oserais certainement pas lui parler… Je serais amenée à le croiser de temps en temps puisque l’on vit à 300m l’un de l’autre… Et puis checker si je vois sa voiture chaque fois que je passe devant chez lui ne m’aide pas à l’oublier… Pour M., je ne me suis plus connectée sur le forum mais je passe parfois lire les présentations des nouveaux. J’utilise le forum en lecture comme je l’ai fait avant de sauter le pas de l’inscription au début. Alors parfois, je tombe sur ses écrits…

Blacklisted

Ces deux histoires me confortent dans cette idée ancrée que je suis non intéressante. Que l’on finit toujours par me laisser tomber… Je suis blacklistée. Ghostée. Je suis la fille facile à oublier. Mais, je fais tout pour… Je les pousse à bout pour m’oublier… M., j’ai eu peur. Peur de vivre une belle histoire, faut être conne. B., j’ai réussi à me contenir quand il ne m’a pas répondu, avec un autre, j’aurais pu lui envoyer ma façon de penser en l’envoyant chier… Est-ce que j’aurais fait des crises à B. si c’était allé plus loin ?! Parfois, je me dis que si je n’en ai pas fait quand il m’a ghosté alors que j’en aurais envoyé chier d’autres, je ne lui en aurais peut-être pas fait…

Je n’en sais rien. Je ne me fais que de me poser des questions qui n’auront jamais de réponses. Et puis il est temps de laisser tomber toutes ces histoires qui ne mènent à rien qu’à me gâcher le cerveau… Il est temps que je prenne soin de moi… Et quand je serais enfin en paix avec moi-même, je pourrais envisager de rencontrer un garçon, mais pas avant… Parce-qu’une histoire qui débute mal ne peut finir qu’en histoire qui se termine mal… Et je la veux ma putain de belle histoire !

Rendez-vous sur Hellocoton !

27 comments / Add your comment below

  1. C’est ça … avant tout il faut prendre soin de soi. Comment pourrions nous prendre soin de l’autre sinon.
    Mais je convaincu, que rencontrer l’être aimé, peut nous aider à changer, à avancer et traverser bien des précipices. Ce qui a été mon cas et surtout ce que je te souhaite.

    1. Je me sens tellement seule et terriblement mal, j’aimerais pouvoir discuter avec des amis, mais je n’en ai pas et au delà de tout, je crois que c’est ça qui me manque…

      1. La solitude n’est pas une mauvaise chose… sauf si on la déteste. J’apprécie énormément la solitude et je n’en ai pas honte, j’aime ça.
        Nous sommes notre propre fouet, notre propre mal, malheureusement nous sommes aussi dans ces cas là …la clé de notre bien être.
        Moi je pense que ce qu’il te manque ce sont des fondations solide pour t’élever enfin.
        Qui tu veux être ? … Quel genre de personne tu veux devenir ? Et surtout au présent, quand tu te regarde dans le miroir, qu’est ce que tu vois ?
        Une base. Une base neutre sur laquelle tu peux tout recommencer. Tu as le droit de changer, et de « devenir ».

        1. Je ne comprends pas ce que tu veux dire, je n’ai aucune idée de ce que je veux, juste ce que je ne veux plus… en fait c simple, je veux juste être heureuse, me lever le matin et faire un boulot qui me plait, me trouver d’autre occupations et avoir qq amis avec qui je pourrais aller boire un verre de temps en temps. rien de bien fou et prtt une montagne à gravir…

          1. En simplifiant ma réponse: Nous plaçons nous mêmes nos barrières, ces barrières sont les traumatismes de notre vie que nous plaçons volontairement ou involontairement sur notre chemin.
            L’envie de vivre pleinement, de lâcher prise et surtout d’arrêter de se poser milles questions comme une locomotive à vapeur…voilà la difficulté.
            Être heureuse, bien sûr que c’est tout une montagne à gravir, et pas seulement parce que tu as un problème ou que quelque chose ne va pas chez toi … mais simplement et purement parce trouver le bonheur et mener la vie qu’on veut, c’est un travail de longue haleine.

          2. Lacher prise, c’est ça que je veux, cesser de me poser toutes ces questions qui me pourrissent la vie !

          3. Le lâcher prise…l’état de bien être ultime selon moi. On sait ce qui nous importe ou pas. On sait faire le tri, on sait passer outre les futilités…
            En fait lâcher prise , c’est vivre.

            Je suis convaincu que tu y arriveras, parce que tu le veux.

          4. merci en tout cas, je l’espère aussi, il faut que je m’écoute plus je crois, que je sois enfin moi et que je cesse d’être celle que l’on a tjs voulu que je sois aussi !

  2. « Je ne crois pas qu’il ait eu du mal à m’oublier lui… Il s’en fout »
    Pourquoi j’aurais oublié ?
    Juste j’avance pour résoudre mes problèmes d’isolement social avant le reste … à pas de fourmis

    Et je vois que tu fais des démarches positives pour résoudre les tiens,
    c’est plutôt cool.

    1. Je n’aurais pas pensé que tu me lisais encore. Ou même si tu le faisais que tu aurais répondu.
      J’essaye aussi d’avancer sur ça, mais j’avoue ne plus savoir comment faire pour parvenir à sortir de cet isolement.
      J’essaye de me confronter à moi-même et de me faire violence sur certaines choses qu’il faut que j’entreprenne seule pour faire face à moi-même.
      J’essaye de procéder par ordre et pour le moment je pense que le taf est sans doute le plus préoccupant, j’attends de voir comment vont se passer pour moi les deux prochaines semaines sans ma collègue au taf. Si je me rends compte que c elle qui me bouffe la vie la bas ou le boulot en lui même, je prendrais rdv avec mon supérieur pour en parler au dela de ça. J’ai aussi postulé ailleurs. Il me faut un 35h avant tout. Quitte à rechanger et à me reconvertir plus tard. Juste plus d’argent pour enfin prendre mon indépendance. Car ce sera le meilleur moyen de me mettre face à moi-même, chose que je redoute le plus, car je serai encore plus face à ma solitude, mais peut-être que c’est ça aussi qui me poussera à prendre d’autres risques pr me sortir de cette solitude.
      Alors tu vois, j’avance à pas de fourmis aussi.

  3. Je ne sais pas quoi te dire mis à part que tu écris vraiment bien et que tu ne dois pas rester dans cet isolement constant. Si tu as besoin de parler, ma porte est ouverte. Courage !

  4. C’est « drôle » car je lis en ce moment un manuscrit qui me fait beaucoup penser à toi et la manière dont tu vis tes histoires d’amour.
    Tu avances doucement mais tu avances. Courage. Le chemin est long mais il devient plus doux à un moment donné.

  5. Ton article me touche profondément. Je sors de 5 ans de relation (enfin cela commence à dater), j’enchaine les petites rencontres sans lendemain pour lesquelles je refuse d’aller plus loin par manque d’envie (ou par peur?). J’ai rencontré quelqu’un au bout de 1 an et demi de célibat, j’ai totalement flashé, le coup de foudre, mais… Il m’a prise pour une belle idiote en me manipulant, me charmant, me parlant de ses valeurs pour au final me faire tourner en rond et me ghoster. En tout, ça n’a duré que 2 voir 3 semaines cette histoire, 3 semaines intenses, douloureuses, pour au final me dire que je ne méritais peut-être pas mieux et que je ne trouverais jamais chaussure à mon pieds… Petit à petit j’essaie de me reconstruire et de travailler sur cette peur du couple et sur mon attrait pour les « mauvaises relations ». Courage!

  6. Ta peur de l’abandon te pousse forcément à choisir des gens qui vont te faire sentir petite et insignifiante. Juste parce que c’est ce que tu penses de toi. Tu pousses aussi les gens à prendre la porte c’est normal. Parce que tu es sûre que de toute façon les hommes ne resteront pas, pas « juste » pour toi. Mais tu as tort. Tu vas de l’avant et bientôt tu ne verras plus les choses comme ça et tu ne tolereras plus d’être « ghostee » sans raison et ça s’arrêtera 😊 le bonheur est au bout du chemin et tu as commencé à le parcourir alors ait confiance en l’avenir. Ça ne passe pas tout seul et pas très vite, mais ça passe 😉

    Après moi je dis ça mais j’en suis pas encore au bout : il y a quelques semaines j’ai sérieusement envisage de rompre mes fiançailles car j’étais certaine que de toute façon je finirai seule et divorcée 😂😂

    1. merci bcp , comment ça s’arretera miss ?? j’espère parce que ça me fatigue, je me fatigue, je veux juste etre sereine épanouie et heureuse, c tout ce que je demande 🙂

      1. Ça viendra peu à peu. Le fait que déjà tu veuilles aller bien montre que tu as commencé le parcours : tu considérés que tu as le droit d’être épanouie et heureuse 😊 tu dois trouver la valeur que tu as à tes propres yeux, poser les limites du respect de toi à toi et aux autres. Ça se fera doucement, la tu es en phase de transition et c’est un passage difficile 😉

          1. Ça dépends moi ça m’a pris 4 ans. Mais pas 4 ans de déprime hein heureusement !! Plutôt des phases ou je faisais des progrès et d’autres ou je stagnais pendant quelques mois. Ce qui m’a aidé c’est quelques exercices simples faudrait que je t’explique ça mais la je vais aller au lit. Envoie moi un mail si tu veux je te détaillerai ça dès que possible 😉

          2. D’accord je t’enverrai dans le we. Bon moi ça fait un moment que je suis sans cette phase donc j’avance on va dire lol. Bonne nuit copine de date d’anniversaire ! 🙂

  7. Coucou, ton témoignage me touche beaucoup parce que je suis aussi dans la dépendance affective, et comme toutes les dépendances c’est une belle saloperie ! Depuis 2 mois environ j’essaie de faire un gros travail sur moi, j’en ai pas mal parlé sur mon blog si ça t’intéresse, dans des articles consacrés au sentiment de vide intérieur (et de dépendance affective).
    Je crois qu’il faut vraiment nous reconcentrer sur nous, sur le fait de nous enrichir par nous-même au lieu d’attendre que qqn d’autre comble notre vide. Pas facile, j’en conviens ! Courage 🙂

    1. Je vais aller voir ton blog ! merci !!!
      Oui tu as raison, je dois me concentrer et m’enrichir par moi-même, d’où l’envie de faire pleins d’activités ! 🙂

      1. Argh, j’ai dû faire une fausse manip, je ne retrouve plus le commentaire que tu m’as laissé ! Mais merci pour ton petit mot, en effet on a des choses en commun 😉

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :