Marre des articles qui prônent le bonheur !

Il y en a partout ! Sur les blogs, dans les magazines, dans les rayons de librairies sur le développement personnel. Le bonheur, le fameux Saint-Graal que tout le monde cherche et qui fait bien vendre ! Tout le monde en parle, tout le monde le cherche et certains pensent même nous apprendre à comment le trouver. Parce-que évidemment, le bonheur tout le monde le cherche. Mais peut-on vraiment le définir ? Le quantifier même ? Et puis ce qui fait le bonheur des uns fait-il forcément le bonheur des autres ?

Les articles qui prônent le bonheur et te donne une liste de choses à faire pour l’atteindre me paraissent bien utopiques. Chacun a sa propre vision du bonheur. Chacun a ses petits moments de bonheur et ces choses qui le rendent heureux sans que ce ne soit forcément les mêmes pour le voisin. Ces articles me dérangent dans le sens où on a l’impression que le bonheur est une quête et qu’il faut absolument l’atteindre sous peine de rester triste ou déprimé toute sa vie !

Ce qui rend heureux…

Pour beaucoup, pour être heureux, il faut avoir : un travail épanouissant, un mari, (ou une femme), un chien, deux enfants, etc etc… Le modèle parfait de la famille parfaite et bienheureuse. Seulement, aujourd’hui, ce modèle est loin d’être la norme ou du moins loin d’être le modèle le plus étendu. Bien sûr, que ça rend heureux si c’est ce que l’on cherche. Mais je veux dire qu’on peut très bien être célibataire et ne pas être malheureux pour autant. Tout comme on peut avoir un travail, mais ne pas s’y sentir heureux.

Peut-on vraiment dire à quelqu’un de s’estimer heureux d’avoir un travail ? Avoir un travail ne donne pas le droit de se plaindre ? Je crois que la notion de bonheur et de travail est à redéfinir aujourd’hui car rares sont les personnes qui font un travail épanouissant. En effet, pour la plupart des gens, le travail n’est qu’alimentaire, un job qui permet de gagner de l’argent et d’avoir à manger chaque mois et un toit au dessus de la tête. Comme si le simple fait d’avoir un travail fait que l’on ne peut pas se sentir malheureux…

De plus, quand on dit qu’il faudrait arrêter de se plaindre, pour accéder au bonheur ? Je ne comprends pas trop. Est-ce que arrêter de se plaindre d’avoir mal quelque part va faire disparaître le mal ? Je suis sceptique. Je ne le pense pas. Se plaindre quand se n’est pas se victimiser ou autre, n’a rien de mauvais. Faire sonner la sonnette d’alarme quand on voit qu’on ne tient plus, qu’on arrive à des moments où l’on voudrait du répit, je ne vois pas ce qu’il y a de mal.

Adopter la positive attitude, arrêter de se plaindre ?

On ne peut pas être au top H24 ni avoir la positive attitude chaque jour. Les petits conseils qui disent d’arrêter de se plaindre, et de positiver me semblent vraiment utopique. Va dire à une personne qui vient de perdre son mari, son travail, etc etc de positiver et d’arrêter de se plaindre ? Je prends un exemple extrême mais je ne connais personne qui positive chaque jour. Personne qui n’a jamais de moments de mou même en ne vivant pas ces extrêmes.

Je ne pense pas qu’on doive cacher ses problèmes, ses failles, et ses moments de doutes ni les brider en se disant non, je vais positiver et penser aux 10 commandements du bonheur et tout ira bien. Malheureusement, quand on ne va pas bien, on a justement du mal à voir les côtés positifs. Est-ce que râler moins contribuerait au bonheur ? Non, je ne le crois pas non plus, ça se saurait ! Bien sûr, on peut relativiser à tout moment, sur des petits choses insignifiantes qui parfois nous mettent martel en tête. Mais je crois que râler et se plaindre, c’est humain, et qu’on y est tous sujets.

Ce que je veux dire, c’est que les bonnes astuces pour arrêter de se plaindre, les bonnes astuces pour accéder au bonheur sont irréalistes. Le bonheur, il se construit personnellement. Ce qui rend heureux l’un, n’est pas ce qui rend heureux l’autre. Il n’y a pas de formule miracle pour y accéder. Il faut le chercher. C’est une quête personnelle. Ainsi, on se rend compte de ce qui nous rend heureux par le vécu, les expériences de la vie, les passions… Parce que bon, je crois que si tous ces livres qui prônent le bonheur, détenaient vraiment le remède miracle, il y aurait beaucoup plus de gens heureux non ?

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22 comments / Add your comment below

  1. Coucou,
    Je partage partiellement ton point de vue.
    Oui, le bonheur est personnel et personne ne peut ni définir ni anticiper ce que sera le bonheur d’un autre.
    Il existe autant de chemin pour accéder au bonheur, au plaisir qu’il n’y a de personne.

    Par contre je ne suis pas persuadé que se plaindre n’apporte grand chose, et j’aurais même tendance à penser que cela a un effet négatif.
    Exposer factuellement une situation pour analyser ce qui ne nous convient pas, très bien. ressasser les j’ai pas de chance, pourquoi pas moi, j’y arriverai pas, …. Non!

    Il y a du ciel bleu dans toutes nos journées, et pourtant combien le voit ?
    Partir de ces petits bonheur, tourner nos journées en des périodes plus positives nous ouvre aux autres, nous permet d’oser, de saisir les opportunités.

    enfin, ce n’est que mon point de vue, et je n’en ferai pas un livre 😉

    1. Bin je crois en fait que c’est humain et que tant que ça tombe pas dans le pathos ou la complainte, ça peut faire prendre conscience des choses qui ne nous conviennent pas et pouvoir travailler dessus

          1. Pas utopique. C’est un combat comme un autre de voir le positif au milieu du chaos.
            On dit souvent qu’il faut parfois le pire pour qu’émerge le beau, une lueur d’espoir. C’est mon expérience aussi. C’est ce qui m’a permis de tenir et de m’en sortir.
            Mais chacun son expérience.

          2. Je ne partage pas ton avis 😉
            Lorsque je n’allais pas très bien, tous les jours je réussissais à profiter tous les jours de quelques choses de positif.
            Cela pouvait être de la musique, de la lecture, d’un coucher de soleil,….
            Et cela m’a permis d’avancer

          3. Le rapport au bonheur est tellement personnel que ce n’est pas étonnant d’y voir plusieurs avis 🙂 je ne dis pas de s’empêcher de voir les belles choses au contraire. Je dis de ne pas faire abstraction de ses pbms en se disant qu’ils vont partir comme ils sont venus.

          4. Nous sommes d’accord alors 😎

            La petite nuance est entre l’analyse et la complainte 😉

            Il faut effectivement connaître ses problèmes et apprendre à les gérer.

          5. note à moi même : ne plus écrire mes articles le soir quand je suis fatiguée sous peine de mal me faire comprendre 🙂 ^^

  2. Le bonheur, c’est le bon filon, tout le monde s’en donne à cœur joie, comme si le bonheur ça s’apprenait. D’abord comme tu le dis c’est très relatif comme notion, personne n’a la même idée du bonheur. C’est en effet une quête personnelle, à chacun son cheminement…
    Dire les choses oui, quand ça ne va pas. Il faut sortir les maux. C’est important. Quant à se plaindre, j’ai du mal avec ce mot. Se plaindre c’est ressasser et je pense qu’à terme c’est contre-productif. Tourner en boucle un problème ça ne fait que lui donner plus d’importance. A un moment donné il faut regarder en face ce qui ne va pas et voir comment faire pour que ça change.

    1. Disons que je ne suis pas pour effectivement laisser de côté ce qui ne va pas et se mettre des choses œillères pour se convaincre que tout va bien. Je ne pense pas que ce soit une bonne chose à faire. Il faut pour affronter ses pbms les voir et en avoir conscience

  3. Il y a encore quelques temps, je pouvais penser comme toi…Voir cette injonction à être heureux me dérangeait…mais depuis, j’ ai intégré quelque chose qui me fait voir les choses différemment : le bonheur, c’est la capacité à apprécier les choses que l’on a déjà. J’ai mis du temps à l’intégrer mais maintenant c’est chose faite et ça change la vie. Ne pas se concentrer sur ce que l’on a pas mais chérir ce que l’on a. Ça ne veut pas dire ne pas faire d’actions pour changer des choses qui ne nous conviennent pas mais être plus indulgent avec soi même. C’est ça selon moi la clé du bonheur, peu importe la situation.

    1. Je pense que tu as tout à fait raison. Et je n’empêche pas de voir les belles choses au contraire. J’ai peut être mal exprimé ma pensée. Ce que je voulais dire c’est que il ne faut pas masquer ses pbms ni refuser de les voir en pensant qu’ils vont partir comme ils sont venus. Il faut les accepter et s’ en imprégner pour pouvoir les affronter. Je ne pense pas que notre vision au final soit si éloignée que ça 🙂 bises et merci

  4. Ton article => + 1000000
    Tellement vrai ! On m’a parfois dit « ouais tu te plains trop gnagnagna ». Peut-être. Mais parfois se plaindre, ça permet aussi d’entrer dans un processus de guérison justement ! Je suis d’accord que ne pas se plaindre ne fait pas tout : si c’est pour intérioriser et exploser, finalement non merci !
    J’en ai aussi marre de cet exemple : « ouais mais y a toujours des gens qui vont plus mal que toi ». Et alors ? OSEF ! Quand on va mal, on pense à soi et c’est normal!

  5. J’ai l’impression que plus on nous dit comment être heureux.ses et moins j’arrive à l’être, c’est limite si on ne se sent pas culpabilisé.e.s face à cette forme d’injonction. J’ai une sainte horreur du développement personnel dans son ensemble (je fais une généralité mais je sais qu’il existe des trucs cools, le yoga par exemple) et du fric que ça engage, d’ailleurs si tu ne l’as pas vu, je te conseille de regarder le reportage sur le sujet dans Capital (émission diffusée dimanche dernier), c’était super flippant.

    1. C’est ça en fait, ça amène à culpabiliser, et pour le coup c’est super contre-productif !
      Merci je vais regarder ça dans le WE !!! 🙂
      Merci pour ton petit com 😉
      Bonne soirée

  6. Chacun son chemin de vie et chacun son bonheur.
    Je crois que le livre « La puissance de la Joie » pourrait t’intéresser et répondre à certaines de tes interrogations.

    J’étais moi aussi distante face à ce que je prenais comme des injonctions à adopter la « positive attitude », j’y voyais une autre forme de formatage… et puis j’ai réalisé que cette attitude positive pouvait être utile dans les moments compliqués. Se plaindre c’est exprimer un malaise et s’il y a un problème, j’aime penser qu’il y a une solution accessible et qui pourra être adoptée. Et lorsqu’il s’agit d’une série de malheurs s’abattant dans une vie comme la mort, la maladie pour ne citer que certains exemples, ce n’est pas des plaintes qui sont formulées mais l’impuissance, la perte de repères, le déséquilibre, la souffrance. Ce n’est pas le bonheur qui viendra guérir mais plutôt la faculté d’une personne à déceler le beau, à voir un peu de lumière dans l’obscurité, cette capacité que nous avons à porter l’espoir en nous.

    Etre heureux, ce n’est pas permanent. C’est un sentiment de plénitude soumis au temps, au changement, aux aléas de la vie. Ces articles, ces ouvrages littéraires qui prônent le bonheur nous livrent des clés, des astuces pour ne pas sombrer, pour se relever quand on tombe, quand on trébuche devant des difficultés inattendues. Ou en tout cas, c’est ainsi que je ressens les choses. Ces petits bonheurs, ces joies simples qu’on se plait à identifier, à partager, à cultiver font la différence au moment de fermer les yeux avant de dormir : on se sent bien, moins torturé, plus fort devant les épreuves parce qu’on se dit qu’il y a de belles choses dans la vie, et parce que si on peut vite se concentrer sur ce qui ne va pas, on a aussi la capacité d’accorder une importance à ce qui va, et ça fait toute la différence.

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