Est-ce qu’un jour j’arrêterai d’auto-saboter mes relations ?

Je ne peux me passer des articles « humeurs »…

Je ne voulais plus écrire d’articles « humeurs ». J’avais l’impression de m’être trop livrée. De m’être vidée surtout… Et je n’étais plus qu’une coquille vide et sans intérêt. J’ai relu mes articles « humeurs » depuis le début du blog. Et je me suis rendu compte que je tournais en rond. Que je connaissais mes « problèmes », mes difficultés, mais que j’étais paralysée pour avancer et m’en sortir… Aussi, que j’avais un mode de pensées beaucoup trop ancré et pessimiste, et que je n’arrivais pas à contrôler. Que je savais ce qu’il ne fallait pas faire, mais qu’une force incommensurable me poussait à le faire quand même… Il est temps de cesser d’auto-saboter mes relations…

Le fait est que ne plus publier d’articles « humeurs » me fait probablement plus de mal qu’autre chose… Je voulais juste éviter de montrer qu’en trois ans rien n’a changé… Je ne voulais plus m’épancher. Mais j’en ai encore besoin. Du moins pour cette fois. Vous allez probablement me prendre pour un cœur d’artichaut, une folle, et que sais-je encore… Vous aurez probablement raison.

Tu ne veux plus penser aux mecs, quand soudain…

Il y a deux semaines, j’ai reçu un message d’un garçon sur un forum. Le message était sympa, j’ai répondu… On n’a plus jamais arrêté de s’envoyer des messages. Nous sommes dans la même condition, vierges tous les deux. Et puis, on s’est rendu compte qu’on vivait dans la même région et qu’on traînait tous les deux sur Adopte ! Du coup, on s’y est d’ailleurs ajouté également quand on a trouvé nos profils respectifs. On a passé plusieurs jours voir même plusieurs nuits à s’envoyer des messages. Au delà de notre condition, on avait tellement de points communs que s’en était carrément flippant !

On n’a pas caché notre attirance l’un pour l’autre et puis un jour il m’a demandé si ça me disait que l’on se voit dans un futur plus ou moins proche. C’était exactement de cette façon là qu’il fallait me le demander pour que j’accepte. Je crois aussi que finalement sa condition me rassurait et c’est pourquoi j’avais moins peur de le rencontrer lui qu’un autre mec. Peut-être qu’on a tous les deux vu l’opportunité d’avancer ensemble sur ce terrain-là…

Le cercle vicieux de l’autodestruction qui s’active encore…

Et puis, j’ai pris peur quand j’ai commencé à le sentir plus distant dans ses messages. J’ai commencé par lui faire une première crise et j’ai tout de suite su que ça n’allait pas bien se terminer. Quand je commence comme ça en général, c’est pas bon signe… Alors je lui ai aussi imposé une distance. J’en ai parlé en privé avec l’une d’entre vous, qui m’a dit que peut-être, je cherchais à tester les mecs… Je ne sais pas, j’avoue que je ne comprends pas moi même mon comportement, d’autant que je sais très bien que je devrais me taire, mais que je ne peux m’empêcher d’être blessante même parfois…

Je lui ai expliqué ma blessure d’abandon et ma dépendance affective. Oui, je lui ai expliqué ce mode de fonctionnement autodestructeur que j’avais lorsqu’un mec me plaisait et que je m’attachais à lui. Je lui ai expliqué mes peurs. Peur de moi surtout et de ces satanées réactions que j’avais. Je ne voulais plus me torturer et je ne voulais pas le faire souffrir… C’est fou de s’attacher autant à quelqu’un même virtuellement en fait… Je lui ai fait peur aussi, trop de pression sur ses épaules, lui qui n’est en fait jamais sorti avec une fille…

Je lui ai alors dit qu’il valait mieux stoppé ce petit jeu de séduction, qu’on allait se faire du mal, que je me posais trop de questions et que surtout cette première crise n’était que le début de quelque chose de néfaste pour tous les deux. Lui il me disait qu’il s’était posé trop de questions aussi et qu’il s’était auto-persuadé de ne s’être intéressé à moi que parce-qu’il avait alors vu l’opportunité de perdre sa condition avec moi… Je lui disais que ça faisait un peu mal de se dire ça, lui il disait qu’il n’avait pas changé non plus et que dès que ça devenait sérieux, il prenait la fuite.

La perte de soi-même et du contrôle de soi-même…

Ça aurait pu s’arrêter là. Mais il y a eu d’autres crises… Il a rencontré une fille connu sur un site de rencontre amical hier. Et je lui ai refait une crise. Je n’arrive pas à comprendre le décalage entre ce qu’il me disait penser de moi et le fait de vouloir si vite rencontrer quelqu’un d’autre, même amicalement, parce-que bon soyons sérieux, un mec et une fille qui se rencontre ?! Non, je ne  suis pas folle dîtes moi !

Lui me disait que ça avait sans doute été trop vite, qu’il avait l’impression que quoi qu’il se passe, il serait mon bourreau et que je souffrirai. Qu’il avait l’impression qu’on était en couple alors qu’on ne s’était pas vus… Je ne sais pas mais moi quand un mec me plaît, j’ai du mal à avoir envie d’aller voir quelqu’un d’autre… Non, on n’était pas en couple, mais on s’est dit des choses, on s’est séduit quand même un minimum et même si on avait décidé qu’il était préférable de tout stopper, le fait qu’il se remette en selle si rapidement, alors qu’avant, il n’osait même pas le faire, bah oui ça fait un peu mal…

Ce matin, mes mots ont dépassé mes pensées. Mes doigts ont encore glissé tout seul sur le clavier et je l’ai insulté. J’ai regretté deux secondes après mais c’était parti… Je vous le dis, je pars en vrille complètement quand un mec me plaît, quand je suis blessée… Et j’adopte toujours le même comportement autodestructeur en cherchant à faire souffrir l’autre comme moi je souffre. Je me déteste quand je suis comme ça. Surtout que je suis la plus méchante et la plus dure avec les personnes qui me plaisent le plus… J’ai déjà eu des paroles dures envers ma mère, mes frères, les membres très proches de ma famille…

Et toi papa ? peux-tu m’envoyer une réponse de là-haut… ?

Et je suis fatiguée, épuisée de saborder de cette façon toutes mes relations. De me couper des autres comme si je ne les méritais pas. Je pense tellement ne mériter personne que finalement je pousse l’autre à bout pour le pousser à s’éloigner de moi. Comportement typique de la personne souffrant de la blessure d’abandon. C’est comme si je cherchais à tester ces personnes pour voir si finalement je suis digne d’intérêt et si effectivement ils m’en accordent vraiment. Et je pense aussi que le fait d’avoir été l’objet d’humiliation de la part de mecs au primaire et au collège, n’a rien arrangé…

Du coup, je ne sais pas si ce comportement est typiquement en rapport avec mon père. Ce père que je n’ai pas connu et qui est décédé peu avant ma naissance dans un accident de la route dont les circonstances me sont restées un peu floues mais si j’ai bien compris, il avait bu avant de prendre le volant. Et je crois que j’ai toujours cru qu’il ne m’avait pas assez aimée, attendue et que j’étais la cause de sa mort. Je le pense encore toujours. Parfois, je me dis même que si moi je n’avais pas été là, lui il l’aurait peut-être toujours été…

Est-ce que j’ai peur de donner à un homme ce que je n’ai pu donner à lui ? Est-ce que j’ai peur qu’un homme me donne ce qu’il n’a pu me donner ? Jusqu’ici, je me disais que c’était parce-que j’étais tombée sur des crétins finis… Mais même en présence d’un mec bien, d’un mec qui me plaît physiquement, caractériellement et intellectuellement, ça coince. Avec qui je partage des choses communes, centres d’intérêt ou autres, bin ça ne fonctionne pas non plus… Et pourtant, je pense qu’on aurait pu s’apporter beaucoup de choses tous les deux…

Il devient primordial de sortir de cette dépendance affective…

Aujourd’hui, je vais faire comme lui. Et je vais m’auto-persuader que je ne me suis intéressée à lui pour qu’une seule et unique raison, que je n’ai vu là moi aussi, que l’opportunité de perdre ma condition. Et il n’en restera rien… Même plus de regrets, ça ne sert à rien. Même pas de rancoeur, après tout comme il me l’a dit, il aurait été un véritable connard, s’il était vraiment venu se dépuceler et m’avait ignoré après…

Mais je refuse de me sentir uniquement responsable de cet échec. Il n’y a jamais qu’un seul responsable. Nos peurs respectives ont eu toutes les deux eues raison de cet échec. Cet échec qui me confirme qu’il faut absolument que j’arrête de m’attacher à un garçon avant de le voir et avant de sortir avec… Qu’il faut que je règle mon problème de dépendance affective et de blessure d’abandon.

Je ne sais pas si je vais le faire avec un psy. Aucun de m’a aidé jusque présent. J’ai réussi à perdre du poids et à vaincre ma peur de l’eau sans l’aide de personne… Mais peut-être que là c’est plus profond quand même alors j’y réfléchis, je vais essayer d’envoyer un mail à quelques thérapeutes pour voir déjà un premier rapport lequel pourrait me convaincre de réessayer. J’ai été faire une marche avec ma mère tout à l’heure et j’ai failli tout lui dire, mais je n’ai pas réussi et elle ne m’a pas vu verser quelques larmes…

Tourner la page, l’arracher et oublier…

Je laisse cette histoire derrière moi. Je vais cesser de penser à ce qu’elle aurait pu être. Il ne sert à rien que je me fasse du mal. Il ne s’agit de rien d’autre qu’une opportunité ratée d’être heureux. Mais je ne suis pas prête à ce bonheur là. Je ne suis pas prête d’être heureuse avec un mec tant que je ne le suis pas avec moi-même. Et il est grand temps d’arrêter les frais… ! Alors, je vais apprendre à m’aimer et arrêter de penser qu’un mec pourra être la seule condition pour me rendre heureuse… De toute façon, dès qu’un mec me montre un minimum d’intérêt, je pars en vrille complet.

Je ne dis pas que je ne vais plus y penser… J’aurai sûrement encore quelques coups de cafard. Mais si je m’éloigne de l’endroit où je l’ai rencontré, si on cesse de se parler comme on a décidé de le faire, alors je finirai par lui aussi l’oublier… Comme les autres avant lui… Je suis trop entière. Je veux trop et tout, tout de suite. En effet, je ne sais pas faire semblant, je ne sais pas me protéger, je ne sais pas m’épargner, je donne tout ce que j’ai peut-être parce qu’il m’a toujours manqué quelqu’un à qui le donner… à toi papa…

Ou peut-être que je pense que dès que je vais trouver l’amour et le bon, que si on commence une vie, je vais le perdre, comme ma mère a perdu mon père… Ça expliquerait pourquoi je cherche à tout précipiter… Pourquoi j’ai tant besoin qu’il ne se passe quelque chose avant qu’il ne se passe plus rien… Et puis au final, il ne se passe jamais grand chose et il ne se passe rien… Dès que je suis avec un mec, j’ai cette épée de Damoclès au dessus de la tête qui me dit « Profite parce-qu’un jour, tout va s’arrêter… ». Et puisqu’au final, tout s’est toujours passé comme cela, pourquoi aurais-je tort de le penser ? Le seul point positif dans l’histoire, c’est qu’il m’a passablement fait oublier le taximan… Quoique…

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22 réflexions sur “Est-ce qu’un jour j’arrêterai d’auto-saboter mes relations ?

  1. Linaa dit :

    J’ai l’impression que ce qui te fait saboter toutes tes histoires, c’est la peur. Une peur qui en renferme plusieurs en réalité, dont celle de l’abandon. Je pense qu’il te serait très utile de réussir à percer l’abcès concernant l’histoire de ton père. Si tu n’arrives pas à parler directement à ta mère, pourquoi ne tentes-tu pas de lui écrire tout ce que tu ressens, les questions que tu te poses, etc ? Je pense que ce pourrait être une bonne alternative. Trouver un bon thérapeute pourra t’aider aussi. Je crois que pour aller de l’avant, il faut remonter à la source de tes craintes…
    Le décès de ton papa semble être devenu un sujet tabou, hors on sent que tu as besoin de savoir, le contraire semble te détruire. Tu as le droit de savoir, même si ça fait mal aux autres d’en parler, ça t’en fait encore plus que ce soit tû.
    Bon courage, et n’oublie jamais que tu as aussi droit au bonheur <3

    • Dounia-Joy dit :

      Je crois que je vais lui écrire une lettre oui, j’avais d’ailleurs fait un article « lettre à mon père » et un autre « lettre à ma mère » je vais m’en inspirer pour lui écrire vraiment…
      De plus, j’ai regardé sur le net pour un psy et j’en ai trouvé un qui m’a l’air pas trop mal et il a 27 recommandations donc je me dis que c’est bon signe, je pense lui envoyer un mail dans un premier temps pour lui exposer brièvement mes problèmes et savoir s’il pense qu’il pourrait m’aider.
      Merci en tout cas 🙂

      • Linaa dit :

        C’est une bonne décision, j’espère que ça pourra t’apporter des réponses ❤
        Bravo pour la démarche (!), c’est un joli pas en avant, ce psy semble avoir une bonne renommée donc c’est encourageant oui !
        Y a pas d’quoi 😉

        • Dounia-Joy dit :

          Je crois que la prochaine fois que je rencontre un mec que ce soit virtuel ou non, il faudra que je le rencontre très vite avant d’instaurer un lien trop présent de façon virtuel et idéaliser tout ça, mais c’est pas demain la veille, je crois qu’il est temps que je me consacre à guérir mes blessures. Après pour voir un psy, je vais être très honnête, ça me fait peur de pas tomber sur un bon encore parce que bon, c’est quand même de l’argent quoi et les séances ne sont jamais données et jamais remboursées d’ailleurs.

          • Linaa dit :

            Oui, il peut être nécessaire de guérir tes blessures avant tout, pour envisager de construire une relation. Ainsi, tu partiras sur des bases saines 😉
            Je te comprends, et ta peur est tout à fait normale d’ailleurs, après la seule solution c’est de tester une séance et de faire confiance à ton ressenti 😉

          • Dounia-Joy dit :

            J’ai vu une psy cet été que deux fois. A chaque fois j’étais plus mal aprres
            La deuxième fois j’ai eu envie de fuirc pendant toute la séance, elle mzngoissaitg ! Alors j’avais repris rdv puis j’avais envoyé un SMS pour annuler. Et elle m’a harcelée qq jours après pr que je reprenne rdv trop flippante

          • Linaa dit :

            Ah oui, quand même ! Flippante en effet :/ C’est clair que cette psy n’était pas la personne qu’il te fallait. Si elle te faisait sentir encore plus mal, c’est le comble !
            J’espère que celui pour lequel tu t’es renseigné te correspondra mieux, il semble avoir une bonne réputation cela dit, c’est rassurant 😉
            Puis comme je te disais, au pire des cas tu tentes une séance, voir si le feeling passe et s’il te semble « pro », puis si tu ne le sens pas, rien ne t’oblige à le revoir 😉

          • Dounia-Joy dit :

            je lui ai envoyé un mail et voici ce qu’il m’a répondu « Bonsoir Mademoiselle,
            Je prends connaissance de votre message et je vous en remercie.
            La structure même de votre courriel témoigne du travail déjà entrepris ainsi que de votre capacité à vous poser des questions.
            Pour répondre à votre toute dernière question à savoir ma capacité à vous remettre clés et outils c’est justement la nature de mes interventions; en effet, je considère que le rôle d’un « coach-thérapeute-accompagnant » est de se rendre inutile le plus rapidement possible, j’insiste donc beaucoup sur la capacité à s’approprier les bons outils.
            Par ailleurs, ce n’est pas en raison de l’ancienneté d’un comportement et/ou de l’importance de ses aspects éventuellement limitants que la durée de l’accompagnement doit être importante.
            En raison de l’unicité de chaque demande et par mesure de confidentialité, je vous invite, si vous le souhaitez, à ce que nous échangions préalablement téléphoniquement afin de vérifier notre capacité à avancer sur votre requête, je considère en effet que de la qualité de la relation « accompagnant-accompagné » dépend le résultat.
            Je suis en mode administratif demain matin donc assez libre pour échanger dès 10h00, sentez-vous donc très libre de me contacter, pensez à laisser un message en cas d’indisponibilité, je les consulter personnellement.
            Cordialement » je trouve cela encourageant non ?

          • Linaa dit :

            Franchement, je trouve ça super encourageant oui ! Il me paraît très bien ce psy, n’hésite pas à le recontacter 😉 En lisant ça, il donne une impression vraiment positive en tout cas 🙂

          • Dounia-Joy dit :

            Oui c’est ce que je me disais, je vais sûrement l’appeler avant la fin de la semaine !

  2. tinalakiller dit :

    Si tu décides de faire un billet humeur, c’est que tu as encore besoin de te livrer et tu as raison si tu te sens mieux.
    C’est toujours difficile de donner un avis sans réellement te connaître (enfin pas dans la vraie vie physiquement) mais je vais te donner mon ressenti d’après ce billet et tant d’autres.
    Je ne connais pas ton papa. Mais je pense que ce lui est arrivé n’est pas lié à un rejet envers toi ou un manque d’amour. Et il faut que tu aies une vraie discussion avec ta mère. Il est certain que ton père semble être le point de départ de tes mauvaises expériences avec les garçons. C’est comme si tu te privais d’un bonheur parce que tu n’as pas connu une relation avec ton père. Ne dit-on pas que les petites filles tombent amoureuses de leur père ?
    Je dirais aussi que tu es – trop – entière. Je le suis (moins que toi mais je le suis et on me l’a déjà dit) et ça me joue parfois des tours notamment dans mes relations donc je comprends ta souffrance. Mais il faut apprendre à être patiente et surtout savoir laisser le hasard, la spontanéité. Dans une relation par internet, au début, il y a une sorte de contrôle dans les conversations – plus que dans la vraie vie où on ne peut pas cacher ses réactions. Et dès que tu sens que cette spontanéité peut venir – je parle par là d’une rencontre et peut-être relation dans la vraie vie – il me semble que tu fuis. Est-ce que je me trompe de piste ou d’impression ?
    Concernant tes relations sur Internet, à la base, ça peut être une bonne chose dans le sens où ça flatte l’ego, ça donne confiance au début et ça peut permettre à des gens très timides de faire des rencontres. Cela dit, il me semble que tu t’emballes trop pour des inconnus finalement. La question que tu dois te poser selon moi : aurais-tu ces mêmes réactions si tu rencontrais quelqu’un dans la vraie vie ? Est-ce que ces rencontres en ligne ne nourrissent pas chez toi quelque chose de l’ordre du fantasme ou quelque chose comme ça ?
    Encore une fois, je ne suis pas psy et vraiment, je ne te juge pas. Je livre vraiment des impressions (extérieures). (je tenais à le dire, je fais vraiment attention à ce que j’écris – j’espère qu’il n’y a vraiment rien qui te gêne dans mes questions / pistes – et si c’est le cas, je m’en excuse sincèrement).
    Après, même si tu n’as pas connu de bonnes expériences, un travail avec un psy ou autre médecin me semble important et même nécessaire. Mais il faut que tu te sentes prête et que tu ne partes pas défaitiste.

    Si tu peux discuter en mp, n’hésite pas, je serai toujours une bonne oreille 😉 (et je te le dis ça aussi très sincèrement 😉 ).

    • Dounia-Joy dit :

      Je sais pertinemment que je suis trop entière, je ne sais pas faire dans la demi-mesure, c’est toujours ou noir ou blanc, ou trop ou pas assez, je ne connais pas les nuances. Je crois que je n’arrive pas à être patiente, je veux trop et trop tout de suite, et je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas laisser le hasard car j’ai besoin de tout contrôler….
      Oui je m’emballe trop vite pour des inconnus peut-être, je pense qu’à partir de certaines discussions, tu peux savoir comment sont les gens dans la vraie vie… Et oui, j’ai les mêmes réactions dans la vraie vie, cf le taximan, cf le coach de la salle de sport, cf le mec à ma formation (des vieux articles pour certains lol) mais oui c’est pareil. C’est pas lié au net.
      Alors l’histoire du fantasme, ça m’a choqué, j’ai pas compris en fait…
      Je vais envoyer un mail à un psy trouvé sur Internet qui a pas mal de bonnes recommandations pour lui expliquer en gros mes problèmes de voir s’il peut m’aider.
      merci en tout cas 🙂

  3. sweet-things dit :

    Bonjour,
    ton article est comme toujours très émouvant.
    Tes analyses semblent pertinentes, tu comprends comment tu fonctionnes, pourquoi tu agis.
    Si tu ne t’apprécies pas toi-même il peut en effet être difficile de faire confiance à quelqu’un qui lui t’apprécie. Tu vas toujours te demander ce qu’il a derrière là tête.
    Tu analyses beaucoup, trop peut-être.
    Ton père est peut-être un des nœuds à faire sauter pour avancer dans tes relations avec les mecs.

  4. Raphawel dit :

    Je viens de lire ton billet humeur et je pense tout d’abord que tu as bien fais de l’écrire si tu en avais besoin

    Pour ce qui est de ton problème avec les hommes et tes relations, je suis comme toi. Je n’ai pas perdu mon papa mais j’ai été abandonnée à la naissance par mes parents et j’ai été en suite adoptée. Du coup j’ai le besoin d’être rassurée, d’être aimé. C’est très compliqué aussi. Donc je peux te comprendre. J’ai même l’impression que c’est moi qui ai écrit.

    Je me suis aussi reconnue pour l’histoire avec un site internet. J’avais créé il y a un peu plus de deux ans un profil sur un site de rencontre. J’ai commencé à parler à un gars et je ne l’avais même pas rencontré que j’étais déjà attachée. Et pourtant on ne se parlait pas 24h/24. Mais heureusement depuis cela fait deux ans que je suis avec mais j’ai toujours ce problème avec ma confiance en moi et en lui. Je lui prends la tête sans arrêt à limite le faire fuir et à lui dire limite d’aller me tromper et de partir. Comme si je voulais qu’il m’abandonne alors que je serai au plus bas s’il le faisait.

    Bref, je pense qu’il faut que tu essaies vraiment d’avoir confiance en toi et de parler à ta maman. Le plus gros travail avant de chercher quelqu’un sera sur toi. Je le vois moi, je n’ai toujours pas confiance en moi alors oui je suis en couple mais je suis bien trop jalouse et trop attachée à lui…

    Si tu as besoin de me parler, n’hésite pas. On ne se connaît pas, mais parfois de parler à quelqu’un qu’on ne connaît pas et bien…

  5. Marie Kléber dit :

    Ecrire permet toujours d’y voir plus clair, un peu au moins.
    Je ne sais pas si ta peur des hommes à avoir avec ton père – peut-être. La dépendance affective a toujours une raison, une cause. la peur de l’abandon souvent.
    La façon dont tu réagis ressemble beaucoup à la mienne, avec quelques années de décalage. Et je confirme, oui ça fait peur à celui qui est de l’autre côté (ou dans le pire des cas, ça sert à celui qui sent la faille et qui va s’y glisser et en profiter pour te détruire). C’est cette 2e issue qui m’a permis de m’en sortir. Je ne te la souhaite pas.
    Il faut chercher la raison je pense, de quelque manière que ce soit, car tu souffres beaucoup de cette situation, qui te fragilise.
    Courage. Tu te poses des questions, c’est un premier pas. Tant n’y arrivent pas.

    • Dounia-Joy dit :

      Je sais que ça fait peur à l’autre, je trouve même cela sain et légitime, ça prouve que bcp de personne arrivent à se protéger… chose que moi non !

  6. Et dans ces mots dit :

    Je souffre aussi de carence affective et du schéma d’abandon. C’est très compliqué à vivre même si je suis moins « atteinte » que toi.
    Mon psy m’a expliqué qu’on cherche inconsciemment à reproduire ce qu’on connait parce que c’est rassurant. Donc tu reproduis l’abandon, l’autre qui s’en va etc.
    Toutes tes réactions, je les connais, je les ai vécu. Et puis un jour, je suis tombée sur la personne qui a m’a aidée à passer outre. Et depuis j’ai une vie sentimentale très équilibrée.
    En amitié c’est encore très compliqué et avec ma mère c’est la cata (c’est d’elle que tout ça vient dans mon cas).
    Personnellement, la thérapie m’a beaucoup aidée même s’il reste du chemin.
    Un petit message d’espoir pour te dire qu’on peut vivre avec ça, aller mieux et être heureuse 😉

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