A quel moment ai-je oublié de grandir ?

Je pense à cet article depuis des jours mais je ne sais pas comment l’aborder. Mes pensées risquent d’être confuses. J’y pense depuis quelques semaines désormais. J’ai eu comme un déclic qui m’est apparu et qui me paraissait expliquer le pourquoi du comment. J’ai eu 30 ans et pourtant je ne les fais pas. Les gens me le disent et je le ressens. Je ne sais pas à quel moment, mais j’ai oublié de grandir…

J’ai longtemps été très timide, je n’ai d’ailleurs que très peu d’amis, voir plus du tout car je m’en suis éloignée (mais ça c’est une autre histoire). Ma timidité s’est traduit par le fait que j’ai mis énormément de temps à faire les choses par moi-même. Il y a quelques années, c’est encore ma mère qui appelait le coiffeur pour moi par exemple… Je me suis longtemps réfugiée derrière les jupons de ma mère et d’ailleurs, je vis encore chez elle, même si je recherche un appartement.

Depuis que je travaille, j’ai quand même pris beaucoup sur moi et grandi au niveau du téléphone. De toute façon en travaillant à l’accueil, j’ai bien du me faire aux appels téléphoniques ! J’ose aller faire mes démarches toute seule, chose impossible il y a encore quelques années. Bon, j’ai encore du mal à demander des choses et à me faire entendre, mais ça j’imagine que c’est une histoire de caractère. Quoi que, il n’y a qu’au boulot que j’ai du mal à m’imposer parce-que sinon, il me semble que ça va… Enfin, je n’ai pas d’autres relations qu’avec le boulot et ma famille proche, donc bon…

Dans les relations amoureuses…

Mais là où j’ai clairement oublié de grandir, c’est vraisemblablement dans mes relations amoureuses… Je n’avais que 22 ans que j’ai eu mon premier copain. Et entre nous, plus un flirt qu’une véritable histoire d’amour. Nous n’avons pas été plus loin que les bisous même si notre histoire a duré un an… Quelques années plus tard, j’ai eu F. Une histoire d’un an également, qui est allée plus loin que le bisous mais pas aussi loin non plus étant donné ma virginité tardive.

L’autre jour, je m’interrogeais sur toutes les raisons qui ont conduit à cette situation aujourd’hui. Je pense qu’au delà de la timidité, il y a aussi le fait que j’ai probablement toujours été en décalage… Ma crise d’ado ? Je n’en ai jamais faite. Probablement parce-que je ne me suis jamais vraiment considérée ado et puis tout à coup, je suis devenue adulte sans savoir où étaient passées toutes ces années… Ces années où j’aurais du flirté, passé le cap, devenir « femme »…

Je suis restée une femme-enfant. Une fille. Pas une femme. Je ne me sens pas femme. Ni dans ma façon de m’habiller, qu’on m’a qualifiée de « ado » ni dans ma façon d’être sans doute. Je ne suis pas séductrice, ou du moins, je ne cherche pas à l’être. De plus, je ne suis pas sensuelle, je ne suis pas tactile. Je n’aborde jamais les mecs ou alors si je le fais, toujours de façon maladroite, pas assurée, telle une gamine… Je suis restée une gamine dans ma façon de faire, dans mes convictions amoureuses tout simplement.

… Conditionnée par les histoires d’ados dans les séries…

Je suis cette fille qui aiment les histoires d’amour dans les séries, dans les films, dans les livres. Et oui, je suis cette fille qui idéalise des histoires d’amour ressemblant à ces histoires de cinéma. Cette fille qui dit qu’elle ne croit pas au prince charmant mais qui l’attend toujours. Je suis cette fille attirée par les histoires impossibles, les histoires compliquées. En effet, je suis cette fille qui aime les connards, les bad-boys et qui croient encore qu’elle sera celle qui pourra les changer. Celle qui idéalise les cons qu’elle rencontre… Celle qui imagine des histoires romanesques…

Je suis cette femme de 30 ans dans une tête d’adolescente. Il y a un moment où j’ai oublié de grandir, où je ne me suis pas vu grandir, où je n’ai pas vu les années passer. Je suis cette fille qui aime les livres pour ados avec les histoires d’amour romanesque, impossibles et compliquées. Et je commence à comprendre pourquoi je ne suis jamais attirée par les bons garçons. Je suis cette fille dont le cerveau est embrigadé par ce genre d’histoires… Les mecs bien, je ne les vois pas. Non moi je vois juste le pauvre connard qui ne voit pas qui je suis… Je suis cette fille naïve qui croit encore au prince charmant, pas si charmant…

Je suis cette fille qui arrive encore à se faire avoir par des cons. Qui ne voient pas quand ils sont sérieux, quand ils rigolent, quand ils se foutent de sa gueule… Cette fille qui peut encore croire aux belles paroles. Je suis cette femme qui est restée adolescente et qui de ce fait n’a pas vraiment de retard… Après tout, physiquement, mes 30 ans, je ne les fais pas du tout ! Ceci dit, j’aimerais désendoctriner mon cerveau… Lui faire comprendre que non, rien n’est comme dans mes séries pour ado…

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Apprendre de ses échecs . . .

J’ai souvent été perturbée, déçue par mes échecs. Ça pouvait me plomber pendant des mois, où j’essayais de comprendre, de me dire que j’aurais du faire comme ci ou comme ça. Où je me demandais sans vraiment me remettre en question, pourquoi ça n’avait pas fonctionné.

Je parle principalement de mes échecs sentimentaux. J’ai sans doute eu d’autres formes d’échecs dans ma vie, mais ils n’ont pas du me marquer autant que ceux-ci car je ne m’en souviens même pas, excepté pour les concours ou autres, mais là, je sais que c’est un manque de travail ou de concentration, et trop de candidats ! Lol !

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Mais revenons à mes échecs sentimentaux. J’ai 27 ans et seulement deux histoires ayant durées un an chacune. Une seule vie en couple, pendant à peine 10 mois. Alors comme vous le voyez, tout avait été très vite. Rencontre sur Facebook en novembre via le statut d’une amie en commun. Mise en couple sans s’être encore vus en décembre. Rencontre en janvier. Décision de vivre ensemble en février. Installation ensemble en mars. Quand j’y pense, je me dis que j’ai été complètement timbrée de laisser les choses se faire si vite comme ça ! Mais que voulez-vous ?! Il paraît que l’amour rend aveugle.

En amour, je vais trop vite, je m’emballe très rapidement, je tombe sous le charme très rapidement et amoureuse également. Où est-ce parce-que j’ai envie d’être amoureuse ? Sans l’être vraiment ? Je ne sais pas… Je crois que je suis surtout amoureuse de l’amour en fait, et que je n’aime pas vraiment être seule alors quand l’occasion se présente, quand je plais suffisamment au mec et qu’il me plait suffisamment aussi, je me dis pourquoi pas après tout !?!

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Mais, pour sortir avec un mec, il faut que ce soit lui qui m’ait d’abord « draguée » et moi qui voit si oui ou non, ça peut aller plus loin. Par contre, oui, je peux me faire draguer, mais uniquement sur le net. Pas forcément sur des sites de rencontre mais autres réseaux sociaux aussi parfois. Pourquoi ?! Je dirais que je suis une fille très timide et très réservée et qu' »en vrai », je n’ose pas laisser paraître ma personnalité sous peur d’être ridicule ou autre. Alors, sur Internet, non seulement, on peut un peu plus se lâcher mais surtout, j’ai moins peur, la barrière de l’écran m’aidant à être moins timide, plus spontanée et de moins calculer ce que je pourrais avoir à dire.

Si moi, je fais le premier pas, en vrai, ou même sur Internet j’ai l’impression ; et bien, systématiquement, ça foire ! Parce-que je vais trop vite, parce-que je suis maladroite, parce-que mon manque de confiance en moi se ressent et n’inspire probablement pas. Pendant longtemps, ces échecs sentimentaux, ces râteaux que je pouvais prendre, me faisaient beaucoup de mal. Aujourd’hui, je crois que j’ai appris à encaisser. Je suis déçue quelques jours et puis ça passe. Je me dis que c’est comme ça et surtout, je ne me dis plus que c’est parce-que je suis moche ou inintéressante ! Plutôt parce-que JE n’ai pas réussi à me rendre intéressante ! Je ne sais pas draguer, je ne sais pas faire comprendre à un mec qu’il me plait. Je ne sais ni séduire ni charmer.

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Je crois aujourd’hui que ça ne sert à rien d’être trop déçue d’un échec sentimental. Il faut en tirer les leçons nécessaires pour grandir et faire mieux la prochaine fois. Analyser ce qui n’a pas fonctionné, essayer de comprendre pourquoi en se remettant en cause et non pas en blâmant l’autre qui refuse. Car parfois, l’autre refuse mais cela peut ne rien avoir à voir avec nous. Juste l’autre n’est pas prêt, préfère rester célibataire ou sort d’un échec amoureux. Je pense qu’il est important d’essayer de montrer à l’autre son intérêt avant d’y aller franco. Amener la chose en douceur et sans risque de surprendre l’autre.

Parce qu’on en sort toujours grandit, et surtout que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Les erreurs sont humaines et sont là pour nous permettre de faire mieux, et de mieux nous connaître. Peut-être que ça a toujours foiré pour moi parce-que je vise trop haut. Peut-être que je m’intéresse à des mecs inaccessibles, que j’idéalise des histoires d’amour impossibles.

« Je me demande parfois ce qui ne va pas chez moi. J’ai peut-être passé trop de temps avec mes héros de roman si romantiques… J’ai placé mes attentes et mes idéaux bien trop haut. » E.L. James, Cinquante Nuances de Grey

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Peut-être devrais-je apprendre à connaître ceux qui me montrent de l’intérêt mais qui ne me plaisent pas au premier abord. Leur laisser une chance de me prouver qui ils sont. Mais quand j’écris ça, je me demande pourquoi, on ne me laisse pas ma chance à moi ?! Et pourquoi, ce n’est que sur Internet que je plais ? Ou alors, je ne les vois pas en vrai et ils sont aussi timides que moi ?! Ah si, il y a bien eu ce mec cet été qui m’a draguée alors que j’étais tranquillement à ma pause déjeuner en train de manger sur un banc, mais bon moi les lourds, ça ne m’intéresse pas !

Alors mon prince, je crois que tu peux commencer à envisager de me rencontrer, je suis sur la bonne voie…

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