Les articles sur l’acceptation de soi et de son corps me désespèrent…

L’autre jour, je lisais cet excellent article de Fuite en avant, qui exposait que s’accepter, ce n’était pas si simple que ça. Elle a très bien argumenté son article et je vous invite à le lire si ce n’est pas déjà fait. Comme Melgane l’expose, moi aussi, les articles sur l’acceptation de soi et de son corps commence sérieusement à m’agacer.

Je ne me suis pas vue grossir…

Si vous ne connaissez pas mon histoire, j’ai été il y a un peu plus de cinq ans, en couple passionnel avec un garçon avec qui j’ai vécu un an. J’ai pris énormément de poids dans cette relation. En effet, en un an, j’ai pris quinze kilos. Le fait est que je n’étais pas bien dans cette relation et que je compensais par la nourriture. J’étais gourmande de base, mais avec lui, ça a été de pire en pire… Sodas, viennoiseries, plats en sauce, restaurants… Tout le combo des plus mauvaises choses à faire lorsque l’on souhaite garder la ligne.

Quand il m’a quitté, ça a été le choc. Je ne m’étais pas vu grossir. Et là mes kilos en trop me sont apparus comme par enchantement quand je me regardais dans le miroir. Et je n’aimais pas du tout le reflet qu’il me renvoyait. Je me sentais grasse, ignoble et mon ventre surtout me donnait l’impression d’être enceinte. Le coup de massue, c’est d’ailleurs quand on m’a posé la question ! J’ai vraiment pris conscience qu’il fallait faire quelque chose et je me suis inscrite à une salle de sport. Ce fut le premier déclic. Le second a eu lieu un an plus tard, lorsque j’ai compris que le sport à lui seul ne me suffisait pas à perdre du poids. Il fallait que je revois mon alimentation.

Le déclic pour une alimentation plus saine…

Alors, et ce sans l’aide de personne, j’ai commencé à modifier mon alimentation et à entamer un rééquilibrage alimentaire. J’ai arrêté le pain beurre dont j’étais beaucoup trop adepte en tant que bretonne pure souche. J’ai réduit les cochonneries et surtout j’ai intégré les légumes à mon alimentation, chose que j’ai découverte à ce moment là, je n’en mangeais jamais ! Et pourtant, je peux vous dire qu’aujourd’hui, je suis bien plus contente avec une assiette d’haricots verts qu’une assiette de frites ! Je n’en mange même plus, à part les rares fois où je vais au restaurant !

J’ai changé mon goûter, au lieu de prendre des viennoiseries, j’ai pris une pomme et un carré de chocolat noir. C’est devenu mon moment plaisir de la journée. J’apprécie beaucoup plus le goût des aliments, et les rares fois où je mange un pain au chocolat aujourd’hui, je le trouve extrêmement bon et non plus d’un goût devenu trop banal… J’ai aujourd’hui stabilisé mon poids depuis un an et je n’ai pas repris mon alimentation chaotique car cette alimentation saine est devenue un véritable plaisir gustatif pour moi.

Je ne pense pas que s’accepter soi-même soit quelque chose d’évident et les articles en ce sens sont toujours très répétitifs, pour s’accepter il suffit de se faire violence et de faire du sport, ne plus écouter les remarques négatives, s’entourer de bonnes personnes et se répéter tous les matins que l’on est beau / belle ! Comme Melgane, ce genre d’articles finit désormais par me hérisser les poils. Car non ! Ce n’est pas aussi simple que ça, si ça l’était, il n’y aurait plus personne qui aurait des problèmes de confiance en soi !

Se faire violence…

Je l’ai fait tout ça, j’ai vaincu des peurs, je me suis fait violence, car ce rééquilibrage et la reprise du sport alors que je n’en avais jamais fait à part au collège et au lycée, ce ne fut pas facile tous les jours. Je suis passée par différentes blessures, par une découverte d’être une personne asthmatique récemment et cela a du modifier mes activités, etc etc… Il ne suffit pas de se lever un matin et se dire, je suis belle devant le miroir… J’ai modifié mon corps, je l’ai vu se transformer, s’affiner et perdre 25 kilos, c’est tout de même quelque chose, ma plus grande fierté à ce jour d’ailleurs…

Mais le cerveau lui, ne se modifie pas… Et ce n’est pas un article bienveillant sur l’acceptation de soi qui m’aide à me sentir mieux. Si la perte de 25 kilos ne m’y aide pas, ce n’est pas quelques lignes qui vont y faire quelque chose… Je suis consciente que derrière tout cela, il y a un gros problème de manque de confiance en soi et le fait de ne pas se voir telle que je suis. Je m’explique. Quand je vois mon propre corps, je le trouve encore gras et disgracieux. Mais quand je traîne sur Instagram et que je vois des corps similaires au mien, je ne les trouve pas disgracieux. Même si ces filles ont les mêmes mesures que moi, le même poids, la même taille…

Mais malgré le courage et la volonté…

Il m’a fallu beaucoup de courage et de volonté pour en arriver là où je suis. S’inscrire dans une salle de sport et voir la plupart des filles avec un corps de rêve quand tu te traînes comme un boulet, n’a rien d’évident. J’ai tenu le coup, même après toutes les blessures, les moments de doute, les découragements… La fin d’une séance me rendait tellement bien… Ce sentiment de plénitude lorsque j’avais terminé une séance… Le sport me fait du bien, me canalise, je suis devenue un peu plus calme grâce à lui… Cela a eu beaucoup d’effets bénéfiques.

Mais aujourd’hui, je n’ai toujours pas accepté mon corps. Sûrement aussi parce que je suis devenue très exigeante avec moi-même. Et que je le suis beaucoup plus qu’avec les autres. Ce qui expliquerait aussi pourquoi je trouve mon corps disgracieux alors que des filles aux corps similaires, je les trouve jolies… L’ancrage est bien trop profond… Le mal a été fait. Et pour le réparer, cela prendra plus de temps, et ne se guérira certainement pas à la lecture d’un article se voulant bienveillant… Je ne doute pas du bien fondé que nous souhaite les auteurs de ces dits articles… Mais pour avoir vécu une transformation de son corps, je peux vous assurer que non, s’accepter, ce n’est pas si évident que ça, même en ayant fait tous les efforts pour !

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Mon passé, mes blessures, mon futur, mes envies et moi . . . !

Je crois que je n’aurais jamais appris autant de choses qu’en tenant ce blog. Je vous suis tellement reconnaissance à vous qui commentez toujours avec bienveillance et de très bons conseils mes articles. Vous qui m’apprenez à me voir telle que je suis, telle que je ne me vois pas encore. Je suis quelqu’un et quelqu’un de bien et je commence à prendre conscience de tellement de choses qui me pourrissent la vie au quotidien et que cela ne sert tellement à rien de se faire du mal comme ça. Qu’il faut oublier le passé, enfin surtout s’en affranchir !

Avec mes lectures de blog, de livres sur le développement personnel, j’ai mis depuis peu une expression sur mes blessures du passé qui m’empêchent d’avancer. Je souffre de la blessure d’abandon, celle de rejet et par conséquent de dépendance affective. A cause de ces blessures, je porte un masque depuis mon enfance pour m’empêcher de souffrir. Le masque du fuyant et celui du dépendant. Je me dévalorise sans cesse car je ne me donne pas le droit d’exister par moi-même mais uniquement au travers du regard des autres. J’ai ainsi beaucoup de mal à m’aimer et surtout à croire que l’on puisse m’aimer. Le dépendant pense qu’il ne peut arriver à rien tout seul. Il a peur de la solitude et pourtant il se l’engendre pour s’éviter de souffrir. Il vit des relations amoureuses trop passionnelles et étouffe l’autre.  Car il manque cruellement de confiance en lui.

L’origine de mes blessures

Ma blessure d’abandon me vient de mon passé. Mon père est décédé alors que ma mère était enceinte de moi. Les circonstances de sa mort ne m’ont jamais été dévoilées de façon très claire. A ce que j’en sache, il avait bu, il a grillé un feu rouge. Il a percuté une autre voiture. Il est mort. Point. Ma mère et mes deux grands frères m’ont couvé, surprotégé et rien laisser faire seule. Je n’ai jamais appris très tôt à faire les choses par moi-même, on me jamais montré. Encore aujourd’hui, en famille, j’ai cette impression de ne pas exister, lorsque je prends la parole et que de toute façon personne ne m’écoute. J’ai laissé tomber avec eux depuis longtemps…

Mes relations amoureuses m’ont prouvé que je souffrais vraiment de dépendance affective. Je manifeste alors des émotions et des sentiments qui ne sont pas moi. Je deviens jalouse, excessive, possessive. A m’en rendre malade et à en étouffer l’autre. C’est comme si j’essayais de pousser l’autre à bout pour le pousser à m’abandonner. Parce-que je ne suis pas digne d’être aimée. Lorsque je suis amoureuse, je le suis entièrement trop. Je ne connais aucune nuance, je m’emballe bien trop vite. J’aime trop et de façon déséquilibrée.

Je peux tout remettre en question sur une simple phrase, un simple « non », ou un silence trop long selon moi. Aussi, je ne fais plus rien sans l’autre et surtout je ne supporte pas qu’il fasse des choses sans moi. Du coup, je peux mettre de côté mes véritables passions, envies, passe-temps pour ne plus passer que du temps qu’avec l’autre. Les ruptures me sont très douloureuses. Cette impression de n’être qu’une moins que rien et que plus personne ne pourra jamais m’aimer…

La prise de conscience

J’ai pris conscience de tout ça. J’ai mis des mots sur mes souffrances. Et je comprends d’où elles viennent. La prise de conscience est un premier pas vers la guérison. Je sens que je dois modifier mes pensées, mon comportement et ne plus reproduire le même schéma de pensée destructeur que je m’inflige et que j’inflige à l’autre. J’ai compris que je dois faire un travail sur moi-même et que tant que je ne m’aimerais pas, je ne pourrais ni aimer ni me faire aimer…

Ce premier pas est important. Il me prouve que je suis prête à changer. Maintenant je lis pleins de livres sur le développement personnel mais je ne sais pas encore comment modifier ce schéma de pensée. Et pour le moment, je ne suis pas prête à retourner par la case « psy ». J’en ai vu plusieurs, aucun ne m’a aidé… Et puis, ce n’est pas gratuit à force. J’aurais peut-être plus besoin d’une thérapie très brève avec un thérapeute qui me pousserait dans mes retranchements mais je ne sais vers quel thérapeute me tourner.

La solitude me fait peur mais je dois à tout prix apprendre à l’apprivoiser. Pour cela, j’ai décidé d’enfin me reprendre en main et de requitter le nid familial. J’étais partie pour vivre avec mon ex mais cette fois-ci, il est important que je parte pour vivre seule. Vivre seule me permettra, je le pense, d’agir, de décider, d’oser plus et d’enfin me prouver à moi-même que je suis capable et que l’on peut être heureux en étant seul.

Apprendre à se faire confiance et s’aimer

Je dois apprendre la patience, la solitude, à dire non, à m’aimer, à connaître mes besoins et mes désirs, à faire les choses par et pour moi-même, à me foutre du regard et du jugement des autres (de toute façon quoi que tu fasses, y’aura toujours un con à te critiquer!), à me connaître, à m’exprimer, à parler de moi, à écouter les messages que mon corps m’envoie, à changer ma façon de pensée, à avoir confiance en moi, me libérer de mon passé, de vivre dans le présent et non plus le passé ou l’avenir, seul le présent compte, ne plus m’inquiéter pour un avenir lointain, ne plus me compliquer la vie avec des choses futiles, ne pas m’inquiéter ni me créer de peur, de me respecter, de me définir par moi-même et non plus par les autres et de faire preuve de bienveillance envers moi.

J’ai envie d’aller mieux, d’aller tout simplement bien et d’être heureuse seule. De m’auto-suffir. De sentir que ma vie est riche et de faire des choses qui me plaisent. Je vais réfléchir à mes besoins et à mes désirs très sérieusement. Ce que j’aimerais faire, essayer, etc etc… Je décide de sourire, de dire bonjour, d’être confiante, de marcher la tête haute… Je décide de changer mon mode de pensée et de ne plus me laisser parasiter l’esprit ni me torturer comme j’en ai toujours eu l’habitude.

Toujours se souvenir de ce qui nous rend fier de nous

Quand je regarde en arrière, je sais que je suis capable. J’ai prouvé à maintes fois que je pouvais y arriver par moi-même seule et sans l’aide de personne. Ma peur de l’eau, mon affrontement de celle-ci, je l’ai vaincu et j’en suis fière. Ma perte de poids, sans l’aide ni de diététicienne, ni de nutritionniste mais en apprenant à écouter mon corps et grâce au sport dont je ne pourrais plus me passer aujourd’hui, ces 25 kilos délestés, c’est à ce jour, l’une de mes plus grande fierté avec la perte de le peur de l’eau…

Cela me prouve que je peux affronter mes peurs et les vaincre. Je veux, et je peux ! Alors je ferais ! C’est certain, je suis confiance, j’y arriverais. Alors comme l’angoisse devant une piscine, comme la perte de poids, ça ne se fera pas en un jour, mais je ne vais rien lâcher, je n’abandonnerais pas cette fois! La persévérance paye. Ces deux choses m’ont prouvé que je peux être indépendante. Je peux y arriver par moi-même, je peux faire des choses seules et d’ailleurs ça rend heureux… !

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La liste de mes qualités

J’ai enchaîné les articles un peu durs envers moi-même, dévoilant tous mes échecs et mes défauts. Mais ces échecs, ces défauts ne sont pas ce qui me définit. J’ai aussi un tas de qualités qui font de moi ce que je suis et il temps de les voir et de se les approprier au lieu de toujours mettre en avant ses défauts.

la liste de mes qualités

Je suis généreuse, drôle, gentille, à l’écoute, sensible, consciencieuse, courageuse, forte, sincère, talentueuse, douce, franche, volontaire, possédant une grande capacité d’adaptation, souriante, rapide (rapidité d’exécution, d’apprentissage), naturelle, rêveuse, charmante, rieuse, bosseuse, simple et fidèle.

Mais, je ne suis pas une fille d’une grande fierté envers elle-même. En effet, je n’ai jamais cherché à me mettre en avant, me vanter ni me mousser. Je suis une fille toute simple, manquant tellement de confiance en elle qu’elle n’arrive pas à voir ses succès et qui se focalise sur ses échecs. Il est temps que je fasse preuve de bienveillance envers moi-même. Mes défauts à eux seuls, ne définissent pas non plus qui je suis.

ce dont je peux être fière

Je peux être fière de mes succès. J’ai eu le bac alors que j’avais raté bien comme il faut ma première année de terminale. La seconde année m’a prouvé qu’en bossant, on arrivait à ses fins, et ça payait ! Pareil avec la licence. Mon permis de conduire, ça a été le Graal. Mon moniteur d’auto-école me dépréciait tellement qu’il m’avait dit que je ne l’aurais jamais. J’ai loupé le code du premier coup, mais je n’ai pas lâché, je l’ai eu la seconde fois, et le permis du premier coup ! J’avais pourtant fait une séance le jour d’avant, où soit-disant j’avais fait 4 fautes éliminatoires ! Comme quoi, à force d’acharnement et en ne se laissant pas démonter par les autres, on peut leur prouver qu’on est capable de ce qu’ils nous croyaient incapables ! Il ne faut jamais laisser les autres parler pour nous. Cet acharnement, prouve ma volonté. Quand on veut, on peut !

Je possède également une grande capacité d’adaptation, j’apprends très vite et je suis très rapide d’exécution. Ça je l’ai prouvé maintes et maintes fois à mon travail. On m’a rajouté des listes de tâches parfois pas évidentes que j’ai toujours su mener avec brio. Malgré mon stress, et mon manque de confiance qui fait que je me dis souvent que je ne vais pas y arriver. Mais j’y arrive toujours.

apprendre à prendre des risques

Je suis aussi quelqu’un qui sait prendre des risques parfois, si seulement ça pouvait être tout le temps ! J’ai réussi à surmonter ma peur de l’eau et surtout à l’affronter. Aujourd’hui, alors que je ne pouvais même pas mettre la tête sous l’eau, je plonge dans le grand bain sans problème. Cela m’apprend également à lâcher prise et à perdre le contrôle. Même si j’ai encore beaucoup de chemin à faire en ce sens. Mais cela prouve mon courage.

Ce dont je suis le plus fière à ce jour, reste ma perte de poids. 25 kilos de perdus avec ma seule volonté, détermination et renoncement à l’échec. Ça n’a pas été facile, le sport avant je détestais ça et j’étais une grande gourmande. Il m’a fallu me mettre au sport et bouger mes habitudes alimentaires. J’aurais pu craquer avec les blessures sportives etc etc. Je n’ai jamais lâché, c’est un véritable combat contre soi-même, comme quoi je peux me battre avec moi-même.

Si j’ai pu me battre contre moi-même une fois, je peux le refaire. Je peux modifier mon comportement avec moi-même. Arrêter de me déprécier et apprendre la confiance en soi. Le chemin sera encore long mais si ça a autant de résultats, je suis vraiment prête à essayer. Que dis-je : à réussir ! Je ne laisserais plus jamais personne me dire que je ne suis pas capable de. En effet, je suis la seule à savoir ce que je peux faire, ce que je veux faire et ce dont je suis capable. Je vais y arriver !

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