Ma première consultation gynécologique : tout ça pour ça … !

J’ai enfin franchi le seuil de cette porte. A l’aube de mes 30 ans. Quasiment une quinzaine d’années de retard sur le moment où j’aurais du la franchir pour la première fois. Mais je n’ai jamais été prête et je n’en ai jamais eu vraiment l’utilité non plus à vrai dire. Même si je me suis faite prescrire la pilule à 22 ans quand j’ai eu mon premier copain. Mais, je n’en avais à ce moment là pas eu réellement besoin. Je ne l’ai même pas reprise quand j’ai eu mon deuxième et dernier copain. Pourtant, c’était beaucoup plus sérieux et ça aurait pu vraiment aller plus loin à ce niveau là. Mais hier, j’ai enfin été à ma première consultation gynécologique.

Pas eu de réel besoin de consulter jusque là

Mais non, 29 ans et quelques expériences avec ce mec, mais toujours vierge au sens strict du terme. Je n’ai pas été pénétrée par le sexe de mon partenaire, ni par quelques objets, corps étranger ou encore doigts. Alors non, je n’avais aucune raison d’aller me faire faire un frottis car malgré les frotti-frotta je ne pense pas avoir été exposée de façon sérieuse au papillomavirus. Et puis, la peur du sexe, de mon sexe, a engendré la peur que quelqu’un le touche, que ce soit mon copain ou le corps médical.

J’ai eu la chance de n’avoir eu aucun problème à ce niveau là jusqu’ici car je ne sais pas comment j’aurais pu me laisser manipuler l’endroit. Quand j’ai eu mes douleurs au coccyx, le toucher rectal a déjà été pour moi une terrible épreuve mal vécue. Mon médecin traitant a été douce et rassurante mais le gastro-entérologue a lui été peu rassurant, peu patient et un peu brutal. Une expérience que je n’ai pas voulu réitérer alors que je devais faire une rectoscopie mais sans anesthésie générale, impossible pour moi ! Bref, de toute façon, les douleurs à ce niveau sont moins présentes et supportables, donc j’ai laissé tomber.

L’appréhension de se faire « toucher » à ce niveau là…

Bref, ce n’est pas le sujet ! J’ai toujours occulté le moment où je devrais passer la porte d’un gynécologue. Je n’ai jamais été rassurée par l’examen en lui même et la peur aussi d’être jugée par rapport à mes inexpériences etc etc… Mais cette inexpérience est de plus en plus pesante pour moi au fur et à mesure que le temps passe. J’ai aussi peur de faire des rencontres à cause de ça car peur que cela ne passe pas bien etc etc…. Je suis en pleine remise en question sur pas mal de choses dans ma vie en ce moment. Donc sur cette peur notamment. A l’aube de mes 30 ans, je ne veux plus rester dans cette condition et je sais que je suis la seule à détenir les clés et pouvoir changer tout ça…

C’est pourquoi il y a un mois j’ai enfin décidé de franchir le pas. J’avais lu il y a quelque temps, un article de Rozie et colibri, qui parlait de son expérience gynécologique. Elle passait par une sage-femme car elles étaient réputées pour être plus douces, plus patientes et plus compréhensives comme elles travaillent avec des bébés. Déjà, elle m’a appris que les sage-femmes peuvent effectuer ce genre d’examen gynécologique sur des femmes non enceintes.

Le poids de ma virginité

Mes différents articles traitant de ma virginité et de mes peurs et blocages, et vos différents commentaires d’encouragement, de bienveillance, de non-jugement m’ont fait du bien et ont aussi contribué à ce que je pousse cette porte ! Il y a un ou deux mois, j’ai donc regardé les sage-femmes de ma ville sur Internet et c’est comme ça que j’ai fait un choix. Je ne voulais pas parler de ça avec aucune personne féminine de ma famille et mes amies n’habitent pas ma région donc bon…

J’ai pris RDV en ligne car c’était plus simple pour moi de ne pas devoir par expliquer par téléphone que c’était un premier RDV et pourquoi. J’ai repoussé le RDV deux fois. Je voulais à tout prix l’avoir avant mes trente ans donc je n’ai pas pu repousser plus, car c’est dans quelques jours maintenant ! 🙁 Je n’y ai pas trop pensé les derniers jours mais depuis avant-hier, j’appréhendais beaucoup. J’ai glané quelques infos sur le net pour me rassurer mais les témoignages ne me rassuraient pas forcément ou en tous cas, pas tous !

Le besoin d’être rassurée face à l’inconnu pour moi

J’ai donc arrêté de regarder et je me suis dit que de toute façon, elle ne pouvait m’obliger à rien. Si le courant ne passait pas, bin je n’y retournerais pas. Je suis arrivée dix minutes en avance. Puis, je me suis installée dans la salle d’attente et elle est venue me chercher très rapidement. Cela a évité que je ne stresse de trop ou ne décide de partir en courant ! Mais, elle est venue me chercher avec le sourire, l’air rassurant et en effet, elle l’a été tout du long de l’entretien.

Elle m’a posée des questions sur mes règles, les antécédents familiaux etc etc et on en est venu rapidement au fait. Elle m’a beaucoup rassurée sur le fait que ce n’était pas une honte, encore moins une tare. Que ce n’était pas de ma faute, si je n’avais pas encore rencontré la bonne personne pour passer ce cap. Que c’était un passage plus difficile pour certains, qu’on avait chacun notre propre rapport au corps. Bref, elle m’a vraiment rassurée, elle était patiente, compréhensive, à l’écoute et ne me jugeait absolument pas.

la question de la « ma » normalité

J’ai pu lui poser des questions sur le « sexe » et l’anatomie féminine et le mien en particulier. Là encore, même si elle ne l’a pas examinée, elle m’a rassurée sur ma normalité. Chose que je doutais parfois en me disant, que ce n’était pas tel que je me l’étais représenté. Mais elle m’a appris qu’il existait une multitudes de formes différentes et que ça n’avait rien de bizarre. Elle m’a conseillé d’examiner plus cet endroit, de me mettre en confiance. D’également pourquoi pas essayer d’insérer des tampons et de reprendre rendez-vous à la rentrée pour une palpation des seins pour commencer.

J’ai toujours redouté ce premier rendez-vous et je suis aujourd’hui tellement rassurée par rapport à tout ça. Je suis contente d’avoir été voir une sage-femme car effectivement elle a été très douce, très patiente, très compréhensive et très rassurante. Le premier contact est bien passé, je me suis sentie rassurée. Puis, j’ai senti que je pouvais avoir confiance malgré que ce soit compliqué pour moi de me livrer. Mais je pense qu’à force, ça deviendra plus aisé pour moi. Donc oui, je vais continuer avec elle. Je suis contente d’avoir trouvé une bonne personne dès le premier contact. En effet, le contraire aurait pu me bloquer d’autant plus et me faire baisser les bras.

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La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres . . .

J’ai longtemps hésité à écrire cet article. J’ai un peu peur de m’attirer encore des foudres mais je me suis promis une chose quand j’ai créé ce blog, c’est de ne jamais me brider dans mes écrits et d’écrire sur ce qui me tient à cœur quitte à attirer polémiques ou même blesser ma famille qui pourrait tomber sur blog.

Je ne sais pas vraiment comment aborder la question, ni en parler sans froisser qui que ce soit. Ceci n’engage que mon opinion personnelle, rejointe quand j’ai l’occasion d’en discuter autour de moi par pas mal de personnes au final.

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Je voulais vous parler de la crise agricole. Les éleveurs laitiers et porcins multiplient les actions afin d’alerter et d’être entendus par le gouvernement. Ils demandent notamment d’agir contre les cours très bas auxquels sont achetées leurs productions et les marges des intermédiaires, qu’ils jugent abusives.

Je ne remets pas en cause leurs difficultés, la hausse du nombre de suicides des agriculteurs est à déplorer mais je dénonce leurs mesures. Bloquer la route, passe encore, quelques jours. Tu le sais par avance, tu prends tes dispositions pour partir plus tôt et emprunter les petites routes en prenant ton mal en patience car tout le monde passe par là. Oui, ça va un jour, deux jours, trois jours. Par contre quand ça se prolonge, que tu as des rendez-vous pris en avance sans avoir pris en compte ce délai sur les routes, bah ça emmerde un peu quand même !

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La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. Que tu sois libre de manifester est une chose, mais quand tu bloques les gens de façon répétée en est une autre. Mais ce n’est pas ce qui me met le plus en colère. Non, ce qui me fout en rogne, c’est qu’ils cassent, qu’ils dégradent et qu’on ne leur dit rien ! Mieux encore, on encadre leurs actions.

En Bretagne, depuis quelques semaines, le mouvement est très intense. Sur les routes, un accident a eu lieu car le conducteur n’a pas vu à temps les détritus déversés sur la route. Et quand on sait que le montant des travaux d’une semaine de dégâts s’élèvent à 4 000 000 d’euros, ça donne de quoi faire des bonds ! Ce montant n’est pas sorti de mon chapeau magique hein, non, c’est le montant estimé par le préfet de la région. Ils se plaignent que l’État se sert trop sur leurs salaires ? L’État devrait tout leur prendre là pour pouvoir payer les dégâts !

Mais non, il y a aura certainement une hausse des impôts pour combler à ça et donc pourquoi devrais-je (moi ou mes concitoyens hein) payer pour leurs conneries ? Alors non, je ne suis pas d’accord avec la façon dont ils expriment leur colère.

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Ce n’est pas à nous qu’ils veulent s’en prendre, mais c’est bien ce nous qui est impacté. Au pire, le gouvernement il s’en lave les mains, que des pauvres départementales bretonnes soient bloquées ou que les centres logistiques d’approvisionnement le soient également.

Alors quoi ? On devrait tous arrêter de vivre pour eux ? Nan, parce-qu’on dirait que c’est ce qu’ils cherchent ? Plus rien au supermarché bientôt et tu pourras plus aller au boulot, alors on te virera ? Non, je ne suis pas d’accord avec ça et quitte à passer pour une grosse égoïste, je trouve ça scandaleux !

Ils détruisent la nourriture qui viennent de productions étrangères pour dénoncer la perte de leurs profits ou de leurs ventes, je suppose. Je ne connais pas tous les tenants et aboutissants mais saccager la nourriture, piller, ça m’horripile. Quand on pense, qu’il y a des gens qui meurent de faim dans le monde, comment peut-on les laisser faire ça en toute impunité ?

D’ailleurs, pour en parler autour de moi, beaucoup pensent comme moi finalement, que leurs façons de démontrer leur mécontentent est aberrant. Je ne sais pas ce qu’ils devraient faire, je suis d’accord qu’ils doivent être entendus, mais nous n’avons pas à subir leur colère alors que nous n’y sommes pour rien.

dokuji

douniajoy

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