Il y a ceux qui te jugent, ceux qui respectent et ceux qui respectent mais jugent quand même . . .

De nos jours, ne pas avoir eu beaucoup de relations équivaut à être un extra-terrestre. Dans notre société Kleenex, avoir bientôt 30 ans et être vierge, équivaut à être né sur une autre planète. Le sexe est partout et est présenté de façon parfois un peu sale dans les pubs. Le sexe est banalisé comme une chose à se débarrasser au plus vite.

Dans ces conditions, je pourrais croire que je ne suis pas normale. La société et les gens qui sont lobotomisés par les messages qu’elle renvoie me le font croire. Mais ils sont qui ces gens pour juger mes choix, mes envies, mes peurs, mes angoisses ?

J’en parle à cœur ouvert ici, il y a un an, je le cachais. J’avais écrit un article protégé où j’expliquais les raisons de ma virginité. Le manque d’opportunité d’une part n’ayant eu que peu de relations et la peur d’autre part, de l’acte en lui même puis de l’abandon qui fait que je n’arrive pas à m’abandonner moi-même…

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Ici, j’ai besoin de parler. D’écrire ce que je ressens sans fard. C’est mon journal intime en quelque sorte sauf qu’il est lu. Je ne sais pas si des connaissances le lisent. Je n’ai jamais dit ouvertement à personne que je connais que je tiens un blog mais il est facilement trouvable sur mon Facebook, mon Twitter ou mon Instagram.

Mais j’en ai marre du jugement des autres et du fait de devoir se sentir obligée de le cacher sous prétexte qu’on a pas envie que les gens nous jugent justement. J’ai l’impression que même ceux qui te comprennent finissent par te juger. Mais surtout tu as l’impression d’être incomprise car tu te sens seule.

Quand je me mets en couple, je suis un cœur ouvert. J’expose tout à l’autre. Mes peurs, mes angoisses, je ne peux m’empêcher de tout lui dévoiler. Lui exposer ce à quoi il s’attend, ce dans quoi il se fourre et peut-être ainsi le pousser à fuir, à me fuir… Je n’ai jamais caché mon manque de relation et mon peu d’expérience à ce niveau là.

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J’ai pourtant eu de la chance de ce côté là, mon ex a été très patient à ce niveau et celui avec qui j’aurais pu me mettre en couple récemment, l’aurait été aussi, à ses dires. Mais quand j’expose mes peurs de les voir réagir comme d’autres mecs et de ne pas avoir la patience d’attendre, ils s’énervent.

Sauf que quand les gens te pointent sans cesse en te disant que tu n’as pas eu beaucoup d’éléments de comparaison, ça commence à saouler. Je sais que la tendance est aux sales putes mais désolée,  il y a encore des filles qui se respectent. Alors oui seulement eu 2 mecs dans ma vie mais pas eu besoin d’en essayer 500000 pour les comprendre.

Je vois même comment agissent des mecs mariés envers moi ou d’autres donc j’en déduis simplement des choses… Je pense que pour les filles c’est pareil. Moi même je pense être comme ça aussi. Les réseaux sociaux ont exacerbés tout ça. Aujourd’hui, continuer de voir que tu plais même si t’es en couple, c’est aussi instinctif que d’aller pisser.

Alors oui, je n’arrive pas à accorder ma confiance même aux mecs qui le mériteraient. Chaque humain est sensible quand il se fait draguer, qu’il soit en couple ou non. Et des meufs qui draguent des mecs en couple en sachant que leur copine est jalouse et n’a pas confiance en elle, j’en connais aussi…

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Le secret au final c’est sans doute les couples libres quand c’est assumé des deux côtés. Mais ce n’est clairement pas pour moi. Moi, j’ai juste envie de voir si avec une fille je serais aussi mal…. Des fois je me demande si je ne devrais pas essayer… Mais je ne suis pas attirée par les filles. Du tout. Donc non, ce n’est pas une solution.

Moi, je veux surtout qu »‘on cesse de me juger. Que les quelques personnes qui m’ont dit que je n’étais pas normale sous prétexte que je sois vierge, c’est quoi être normale franchement ? Le faire à 15 ans et puis regretter toute sa vie de ne pas l’avoir fait avec quelqu’un qu’on aime franchement ? Le faire pour se débarrasser, le faire sans s’en rendre compte parce-qu’on est trop bourrée ?

Il n’y a pas de normalité ou pas. Il y a différentes expériences, différent passé, différent vécu et c’est tout ! Cessez de juger l’autre dans ses relations, occupez-vous des vôtres ! Moi, je dis rien à ceux qui ont eu 150 relations et pourtant ce n’est pas mon délire non plus, mais chacun fait ce qu’il veut de son cul, ça ne me regarde pas. Et puis surtout, comme le dirait une amie : il n’y a pas de médailles à la fin de la vie, alors faîtes comme vous voulez. Et personne n’a la science infuse mais n’avoir eu que peu de relations ne veut pas dire que je ne peux pas comparer ou avoir mes propres opinions ! J’analyse ce que je vois c’est tout…

Edit : J’ai reçu un commentaire de Pandora que vous pouvez lire sous l’article et qui m’a fait une remarque sur une phrase de mon texte. Le pire c’est que je l’ai écrite sous le coup de la colère que j’ai voulu la reprendre en me relisant et que je n’ai pas réussi. La phrase incriminée : « Je sais que la tendance est aux sales putes mais désolée, il y a encore des filles qui se respectent ». Pandora me reproche de juger les filles qui couchent. Alors en fait, ce n’est même pas mon cas puisque comme je le dis, je respecte les choix sexuels de chacun mais ce qui me fait de la peine, comme je l’ai un peu exposée dans mon article sont les filles qui ne peuvent s’empêcher de graviter autour d’un mec en couple en leur proposant juste de coucher avec. J’en ai vu, connu et donc c’est une chose qui me fait peur moi étant vierge si je me mets en couple… Mais Pandora a totalement raison de me l’avoir fait remarquer. J’aurai du retourner ma phrase d’une autre façon et je m’excuse toutes celles qu’elle offensera de la même manière que Pandora.

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Écrit #24 – Parlons expériences . . .

C’est difficile pour moi de parler d’expériences car je ne me souviens pas de mon enfance et que je ne suis pas une fille propice à prendre beaucoup de risques. Je reste volontiers dans ma zone de confort. Pour pouvoir parler d’expériences, il faudrait que je croque la vie à pleine dent mais je la subis bien plus que je ne la vie. Je n’ose pas. Et je suis beaucoup trop terrorisée à l’idée de me faire violence pour sortir de cette satanée zone de confiance.

Ma première grande expérience sera sûrement l’expérience de la conduite. Une catastrophe, j’avais l’impression d’être nulle et le moniteur exécrable que j’avais ne m’aidait pas à avoir confiance en moi. Il me répétait sans cesse que je n’aurais jamais le permis et que j’étais vraiment bête de ne pas réussir un truc aussi simple. Bref, un gros bouffon qui ne faisait que de me rabaisser même si je ne conduisais pas si mal que ça ! Finalement, même si j’ai loupé le code une fois (en même temps, j’en avais tellement marre des cours de code que même si je continuais à faire 15 fautes, je mentais et disait que j’en faisais 5 pour le passer rapidement!), j’ai eu le permis du premier coup ! Et quel rabaissement de caquet à ce connard de moniteur se fut !

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Ma première expérience de vivre seule se fut à la troisième année de ma licence, l’année scolaire 2008-2009. J’avais 21 ans. J’étais à une heure de chez ma mère donc je pouvais rentrer tous les week-end. Mais, je ne savais pas faire à manger (et je suis toujours piètre cuisinière) et je ne bouffais que de la merde pendant la semaine ! J’ai du commencer à prendre du poids à ce moment là d’ailleurs, je pense ! Je n’aimais pas la ville où je faisais mes études et c’est la raison pour laquelle, je n’ai pas continué en Master mais que je me suis arrêtée après l’obtention de ma licence, malgré mes bonnes notes et ma mention AB ! Je n’aimais pas non plus vivre seule et la télévision était allumée quasiment en permanence pour me donner une compagnie.

Ma première expérience de boulot, je devais avoir 17-18 ans et c’était au siège d’une grande banque. J’étais au service Carte Bancaire et j’avais adoré mon boulot, l’ambiance, mes collègues et le fait qu’on pouvait gérer ses heures comme on voulait. Du coup je pouvais commencer à 7h30 pour finir à 16h30 et ça me laissait toute la fin d’après-midi pour faire ce que je voulais ! J’avais fait trois mois mais ça ne m’avait pas du tout paru long tellement je me plaisais bien dans mes tâches chaque jour.

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Ma première expérience amoureuse, je n’avais que 22 ans. C’était plus un flirt qu’une vraie relation amoureuse d’ailleurs. S’en est restée à des bisous… Je n’étais pas prête et lui non plus d’ailleurs, je pense. On vivait à 500 km l’un de l’autre et on ne se voyait que deux week-ends par mois. On a tout de même passés quelques jours de vacances ensemble mais nous n’étions que deux gamins qui découvraient les émois amoureux.

Ma plus mauvaise expérience ? Mon deuxième copain, notre relation passionnelle qui aurait pu tellement mal finir… Mais ce qui nous détruit pas, nous rend plus fort. On se prend des claques dans la gueule mais on apprend et on en ressort plus fort, mieux armé, plus expérimenté. C’est pour cette raison que même les plus mauvaises expériences sont bonnes à vivre… Il en faut. La vie ne peut pas toujours être toute rose.

Ma meilleure expérience ? Quand j’ai expérimenté l’idée d’avoir un blog… Je ne m’attendais pas à tout ce qui a suivi. Les copines blogueuses, le partage, les abonnements en masse, même si je suis loin d’avoir un fan-club, je suis contente d’avoir des lectrices fidèles et encore des curieuses après 2 années et quelques mois. Et ce blog m’a donné l’envie de poursuivre le rêve d’écrire un roman, voir des romans ! Et j’espère bien un jour vous dire que ça y est, j’ai écrit le point final de ce projet.

Cet article a été écrit dans le cadre du Challenge  « Un défi ou un écrit » proposé par Agoaye. Clique sur l’image ci-dessous pour en savoir plus si toi aussi tu souhaites participer.

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