Lettre à ma mère . . .

C’était il y a 29 ans, deux mois et 19 jours… Après 9 mois passés à l’intérieur de toi, je sortais enfin de ton cocon prête à affronter le monde… ou pas… En réalité, c’est comme si le cordon ombilical n’avait jamais été coupé. Comme si on était liées et qu’on ne pouvait se passer l’une de l’autre plus de quelques jours… Et pourtant, tout n’est pas toujours au beau fixe entre nous, on s’engueulait souvent, peut-être moins aujourd’hui mais on ne se comprend pas toujours…

De mon enfance, je ne me souviens de rien. Est-ce que c’est normal de ne garder aucun souvenir de sa propre vie ? J’ai l’impression de n’avoir rien vu, rien vécu et que ma vie est une succession de jours qui s’écoulent, se suivent et se ressemblent tous. Le contexte de ma naissance est bien particulier, papa s’était envolé alors que tu étais enceinte de moi et j’ai deux grands frères. Quand je suis née, j’étais sûrement le petit rayon de soleil qui venait enjoliver un peu votre existence.

Sauf que c’était déjà trop pour mes petites épaules. Et tu ne m’as pas aidée à grandir tu sais. Oh, tu as sûrement fait au mieux de ce que tu pouvais faire, et je suis très admirative de la femme que tu es, personnellement élever trois mioches toute seule, je n’en aurais pas été capable. Mais, je ne suis pas sortie de ton cocon. Dès que je suis née, tu as placée des barrières autour de moi et tu ne m’as pas aidée à les ouvrir…

baby-784608_960_720

Tu as toujours trop fait pour nous mais tu ne nous a pas laissé prendre notre envol ni nous débrouiller seuls. Tu étais toujours trop présente et j’ai toujours pu compter sur toi, c’est vrai, mais peut-être trop. J’aurais voulu que tu m’apprennes la vie, que tu m’apprennes à me débrouiller seule et que tu m’apprennes à ne pas dépendre de toi, des autres… Car, je le sais, mes soucis relationnels d’aujourd’hui viennent de la mort, l’abandon de mon papa et l’étouffement, le cocon dans lequel tu m’as laissée…

Je n’ai jamais pu être qui je suis, les autres ont toujours fait et pensé pour moi. Je ne suis pas entendue, pas écoutée, je le vois bien, dès qu’il y a du monde à manger, si j’ouvre la bouche, ça ne sert à rien, personne ne répond, tout le monde s’en fout. Alors, je me suis sûrement dit qu’il en serait de même dans mes amitiés. J’ai donc fui et rejeté tout le monde. J’avais tellement peur d’être rejetée que je n’ai laissé aucune chance de m’aimer… Je n’ai jamais cru pouvoir être digne d’être aimée puisque je n’ai jamais pu penser par moi-même…

J’ai rejeté beaucoup d’amis et de petits amis potentiels qui pourtant auraient pu décrocher la lune pour moi. J’aurais pu être en confiance mais comment pourrais-je avoir confiance en quelqu’un d’autre lorsque je manque cruellement de confiance en moi. L’abandon que je ressens lorsque je pense à mon père m’a hanté toute ma vie maman tu sais. A cause de cette blessure, je suis devenue dépendante affective… Envers toi et envers chaque garçon qui m’a donné ne serait-ce qu’un tout petit peu d’intérêt.

girl-1247588_960_720

C’est ce qui s’est passé avec David, c’est ce qui s’est passé avec Florent, et c’est ce qui a failli se passer avec Fabien avec qui j’ai préféré rompre avant que ça ne devienne pour moi bien trop compliqué à gérer. Je suis dépendante, comme avec toi, je pense que je ne peux arriver à rien toute seule et que j’ai besoin des autres pour y arriver. Pourtant, depuis que Florent était parti (et quelques mois après quand ça allait mieux), jusqu’à l’arrivée de Fabien dans ma tête (que je connaissais depuis longtemps mais que j’envisageais depuis peu), je m’en suis très bien sortie toute seule puisque j’ai perdu 25 kilos seule, sans aide médicale avec ma seule volonté et détermination.

Mais il suffit que je m’épanche d’un mec pour que mes blessures affectives reprennent le dessus… Mais ma dépendance m’empêche de vivre une relation sereine maman. Je suis trop jalouse et le moindre petit incident prend chez moi des proportions énormes. Je deviens très lunatique quand je suis en couple et j’ai des hauts et des bas, parce-que je ne gère pas mes émotions. J’ai peur de la solitude et pourtant j’ai fui et fait fuir tout le monde…

Maman, j’ai développé trop de peurs tu sais… Sûrement à cause des barrières que tu as érigées autour de moi et qui se sont d’autant renforcées avec le temps. C’est comme si elles étaient incassables à présent. J’ai peur de sortir seule. J’ai peur d’être rejetée par les autres alors j’ai rejeté tout le monde. J’ai peur de prendre la parole. J’ai peur de prendre des décisions. J’ai peur de sortir de ma zone de confort. J’ai peur de grandir peut-être…

fear-615989_960_720

J’ai peur de l’amour… Je n’arrive pas à concevoir l’amour autrement que passionnel et moi je voudrais plutôt vivre un amour plus serein. J’ai peur du sexe… Maman, tu te souviens quand j’étais en primaire, une ATSEM a été mise en garde à vue pour attouchements sur mineurs à mon école, est-ce qu’elle m’a touchée ? Est-ce que c’est pour cette raison qu’aujourd’hui, j’ai un véritable blocage à ce niveau là et que je suis toujours vierge à 29 ans ?

Jusqu’à il y a quelques années tout de même, même me laver à ce niveau là était compliqué. Alors quand il a fallu épiler, je te raconte même pas ! Aujourd’hui, ça va mieux à ce niveau là, je ne suis plus bloquée et je ne pense plus que je vais me faire mal mais pendant longtemps, j’avais peur de me faire mal à ce niveau là, c’est pour ça que je n’ai jamais réussi à passer le cap de la pénétration même si Florent a réussi tout de même à débrider certaines choses de ce côté là…

Mais c’est une zone qui reste très méconnue pour moi et je me demande toujours comment ça peut-être possible que « quelque chose » rentre à ce niveau là, sans me déchirer et me faire beaucoup de mal. Alors imagine, qu’avoir un enfant, est complètement impensable pour moi. Je n’ai jamais pu aller voir de gynécologue, pour moi voir un spéculum et me faire un frottis s’apparente à de la torture et je n’ai jamais réussi à dépasser le cap et à prendre assez confiance en moi pour dépasser ce cap. Des fois, je me demande même si je suis normale à ce niveau là. L’autre jour, grâce à un article en Une sur Hellocoton, j’ai appris qu’une sage-femme pouvait également faire cet examen et je pense que je serais peut-être plus à l’aise avec ce corps médical alors ça me motive…

female-832266_960_720

Il faut que je sorte de ma zone de confort maman. Il faut que je reparte de chez toi. J’ai toujours vécu avec quelqu’un et je ne sais pas si je suis capable de vivre seule à cause de ma putain de dépendance affective, mais il le faut je crois. Ah si, j’ai vécu seule à Rennes pendant mes études, et oui, je me souviens que c’était compliqué pour moi, mais si j’y ai survécu c’est que je peux le faire à nouveau. Je ne supporte plus cette maison, je crois. Trop de souvenirs, enfin même pas puisque je n’ai aucun souvenir, mais trop de barrières…

Je dois arrêter de compter sur toi et vivre ma vie. Rentrer le soir et me préparer à manger seule. Je dois apprendre à faire les choses par et pour moi-même. Avant ma déconvenue avec celui avec qui j’aurais pu peut-être être heureuse, je me convainquais que j’allais bien. Le sport, ce blog, mes séries m’occupaient grandement. Mais je crois que cette histoire m’a fait prendre conscience que j’avais besoin d’autre chose, que je n’étais pas si épanouie que ça dans ma vie.

Non maman, je ne suis pas heureuse. Je ne vis pas. Je survis. Alors oui, je suis forte. Mais jusqu’à quand ? Tu te souviens quand Florent et moi, ça n’allait plus, cette poussée de tension énorme, ces conneries que j’ai faites qui m’ont amené à l’hôpital et qui m’y ont laissé parce-qu’ils avaient peur que je fasse une bêtise, non ne t’inquiètes pas, je n’en ai pas du tout envie, mais combien de temps vais-je supporter de me faire souffrir ainsi ? D’avoir plus personne à mes côtés ? Et d’avoir l’impression de ne servir à rien dans mon travail et donc dans ma vie ?

Je vais me servir de mes victoires pour oublier mes échecs. Je ne dois pas restée focalisée sur eux. Je dois m’envoler maman, je dois partir, et casser une par une toutes ces putains de barrière qui paralysent ma vie et ma façon de voir la vie. Je dois sortir de ma zone de confort et affronter le monde. Je suis capable, j’ai déjà accompli de belles choses alors pourquoi pas d’autres ? Dis-moi juste que tu crois en moi maman…

life inspilia

douniajoy

Rendez-vous sur Hellocoton !

Lettre ouverte à toi avec qui j’aurais pu être heureuse si . . .

Je ne t’ai rien caché. J’ai été, on ne peut plus entière avec toi. Je t’ai exposé mes failles, mes peurs, mes névroses… 3 ans que tu me parlais. 3 ans que tu me lançais. 3 ans où tu m’exposais ta volonté de me rencontrer. 3 ans où je trouvais des bonnes excuses pour te dire non. 3 ans où je te disais que je n’étais pas prête.

Jusqu’à il y a quelques semaines… Je ne sais pas ce qui s’est passé. On s’est beaucoup parlé pendant l’Euro de foot, je ne sais pas pourquoi, j’ai commencé à être plus réceptive à tes messages à ce moment là. Alors que je pouvais jusque là ne pas te répondre pendant des jours, j’ai commencé à discuter chaque jour avec toi.

Et de là, j’ai commencé à vraiment m’attacher à toi. J’aimais parler avec toi. D’ailleurs si je t’ai répondu pendant 3 ans, c’est que je t’aimais bien déjà… D’ailleurs en 3 ans de mes refus, tu ne m’as dit qu’une seule fois, je ne sais plus c’était quand, que tu avais rencontré quelqu’un, mais ça n’avait pas duré entre cette fille et toi, et je t’avouerais que j’en avais été un peu jalouse de savoir que tu avais eu quelqu’un…

veronika3-by-dannie

Et puis, à force de te parler tous les jours, je commençais à bien apprécier nos conversations, toujours sur le net, puisque je refusais encore de te rencontrer. Toi tu avais hâte et moi, j’avais besoin de contrôler ça. J’avais besoin que la décision vienne vraiment de moi. Et à force de m’attacher, j’ai eu peur de te perdre et je me suis lancée… Je me sentais enfin prête à prendre le risque.

Alors, on s’est vu… Une fin de soirée sur la plage… Des débuts très timides, je me sentais presque mal à l’aise. 3 ans de célibat, peu de relations, n’aident pas à se sentir à l’aise en de pareilles circonstances. Je ne savais pas quoi dire, je n’ai jamais su séduire. On s’est beaucoup taquiné. Qui dit jeux de mains, jeux de vilains… Tu as finir par m’embrasser au moment où je m’y attendais le moins ! J’avais perdu toute maîtrise, tout savoir-faire… J’ai été gênée, un peu surprise et beaucoup gauche…

Tu devais partir et je devais rentrer. On a marché jusqu’à ta voiture. Main dans la main, j’étais toujours un peu gênée mais en même temps, j’étais bien. A ta voiture, on s’est embrassé à nouveau. Tu m’as raccompagné en voiture jusqu’à la mienne garée un peu plus loin. On s’est encore beaucoup embrassé et de façon vraiment langoureuse… On s’est quitté et tu m’as dit que tu m’enverrais des messages toute la soirée… Chose que tu as faite. J’étais contente…

gentle

On devait se revoir le lendemain après-midi. Mais j’attendais que mon frère passe à la maison et je ne savais pas à quelle heure j’allais être disponible. Première crise de ma part quand tu tardais à m’envoyer des messages pour me dire toi tes disponibilités. Tu m’avais bien dit que tu avais mal au crane, j’aurai pu me dire que tu t’étais endormi mais non, mon cerveau partait encore dans ses délires tout seul…

Finalement, on s’est bien revu… On a été boire un verre. J’étais toujours timide, toi aussi je pense, et je n’étais toujours pas trop à l’aise. Beaucoup de blancs dans nos conversations, des petites choses qui me dérangeaient aussi mais je t’en ai parlé après et tu as bien tenté de me rassurer… On est allé se promener et j’ai craqué devant toi… J’ai pleuré parce-que je n’y arrivais pas. Je sentais toutes mes peurs revenir à la surface. Tout ce que je ressentais à chaque fois que j’étais en couple, notamment à ma dernière histoire, il y a plus de trois ans…

Tu as bien tenté de me rassurer encore une fois… Mais toute la semaine suivante, j’ai eu des moments de doutes. J’oscillais entre le fait que je sentais que j’allais avoir trop de peurs incontrôlées, que je ne savais pas trop si j’étais vraiment à l’aise avec toi, que j’avais peur de nos blancs, alors que si on se parle par écrit, tout semble si fluide, si naturel… Peut-être que 3 ans, c’était trop long…

love-1100256_960_720

Quelques crises que je ne contrôle pas, c’est comme si j’essayais de tester la personne. Je ne sais pas ce que c’est au juste. Je sais juste que j’ai peur. En couple, je me sens vulnérable, à fleur de peau, ultra sensible, très susceptible mais surtout d’une jalousie maladive qui me rend complètement hystérique… Une émotion qui prend le dessus et qui pourtant ne définit pas la personne que je suis…

Après avoir voulu tenter, essayer de prendre le dessus, me dire que j’allais finir par y arriver, j’ai une nouvelle fois rebrousser chemin… Et hier soir, je t’ai dit que c’était fini… Que je ne pouvais plus. Que je ne pouvais pas. Et malgré le fait qu’au fond de moi, je suis persuadée que tu es un mec bien et que l’on aurait pu vivre quelque chose de beau, je sais qu’on ne le pourra pas tant que je serais comme ça.

Loin de toi, j’ai peur. De ce que tu fais. D’où tu es. Mais surtout avec qui. Et je déteste le sentiment de peur que ça me laisse dans le ventre, dans le cœur et dans la tête. Je me pose dix mille questions, je me fais des films dans ma tête et si par malheur tu mets un peu trop de temps à répondre, alors je pars en vrille complet. Je ne le maîtrise pas. Je suis dépendante affective. Dès que quelqu’un me donne de l’intérêt, je ne veux pas le perdre…

piano-571968_960_720

Je me suis même demandée si je ne m’étais pas attachée à toi pour l’intérêt que tu me portais. Et je me sens dégueulasse et égoïste de dire ça. Je suis beaucoup trop perdue, beaucoup trop confuse et beaucoup trop en attente quand je suis en couple. Je pense que le fait d’être perdue dans mon taf, dans ma vie tout court, n’aide en rien. Je crois qu’il faut absolument que je m’épanouisse seule avant de m’épanouir en couple… Je ne pourrais pas vivre une relation de couple sereine si je ne suis moi-même pas sereine.

Je ne veux pas te faire de mal. Je ne veux pas me faire du mal. Je ne veux pas nous faire du mal. J’ai aimé nos discussions sur le net. J’ai aimé savoir quelques petites choses que tu m’as confiées sur toi. J’ai aimé tes baisers. J’ai aimé être dans tes bras. J’ai aimé tes mots doux. J’ai aimé ta gentillesse, j’ai aimé ta patience surtout… J’ai aimé tes yeux, ton sourire, ta voix, ton allure…

hands-1246170_960_720

Je vais peut-être le regretter… Je ne sais pas. Ce que je sais c’est que je n’ai pas envie de souffrir. J’ai envie de faire le point sur ma vie, d’aller mieux déjà toute seule. Et je n’ai pas envie de m’être attachée pour de mauvaises raisons… J’ai re-supprimé mon compte FB, je n’aurais pas supporté de continuer à t’y voir… Je ne veux pas savoir quand tu rencontreras une autre… Mais je te le souhaite… Et j’espère qu’elle, elle saura te rendre heureux, moi j’en suis malheureusement actuellement incapable, je ne suis déjà pas heureuse moi-même.

Tu vas me manquer… Tu m’as renvoyé un message tout doux que j’ai bien lu. Je ne peux pas te répondre pour l’instant. Je ne peux pas non plus rester amie avec toi. Je ne veux pas voir quand tu rencontreras une autre fille, même si je te le souhaite. Crois-moi, je déteste si je te fais souffrir, je ne me supporte pas si cela te rend malheureux car si je pars, c’est justement pour ne pas qu’on se fasse trop de mal… Merci pour tes mots, merci pour la parenthèse enchantée… Mais c’était sans doute encore trop tôt… Ou alors trop tard… Je suis désolée joli cœur…

humeurs hellocoton

life inspilia

douniajoy

Rendez-vous sur Hellocoton !

Cette lettre que je n'espérais plus . . . #lesjoliesplumes

Cette fin d’après-midi ensoleillée annonçait le début de l’été. Il faisait 26 degrés. Presque trop chaud d’un coup alors que les jours derniers avoisinaient à peine les 15 degrés. J’avais terminé mon travail et me dirigeait vers ma voiture afin de prendre la route pour rentrer chez moi. Sans penser une seule seconde que me plans allaient être contrariés.

Je voulais pourtant rentrer le plus rapidement possible afin d’aller voir la fin du match de quart de finale de Roland-Garros entre Djokovic et Nadal qui s’annonçait extrêmement serré. Seulement, en arrivant à ma voiture et en y prenant place, prête à démarrer, je m’aperçois qu’il y a un papier sur le pare-brise.

Je sors afin de m’en emparer puis me rend compte que c’est une enveloppe. La curiosité s’empare alors de moi et je l’ouvre rapidement. Je m’attendais à trouver de la pub mais je vois que c’est une lettre.

letters-773306_640

« Chère Dounia,

Je n’aurais jamais imaginé t’écrire un jour cette lettre. Notre histoire remonte à un bout de temps à présent. Mais j’ai toujours l’impression que c’était hier. Te quitter aura été la plus grande erreur de toute ma vie. Je le savais en partant mais je ne pouvais pas faire autrement. Si j’étais resté, on se serait déchirés, peut-être entretués, tu le sais aussi bien que moi.

Ça ne pouvait plus durer comme ça. Tes crises, tes angoisses, tes peurs et ta jalousie auraient fini par nous tuer. Mais, oui je t’aimais encore quand je suis parti et je sais qu’alors tu ne comprenais pas ma décision. Je l’ai fait pour toi, pour te protéger. Je voulais que notre histoire soit un déclic pour toi. Je voulais que tu comprennes que la jalousie ne menait nul part et que tu t’affranchisses de ce sentiment là.

man-couple-people-woman-large

Je voulais que tu rencontres un autre mec avec qui tu n’aurais jamais ressenti ça et en qui, tu aurais eu pleinement confiance. De mon côté, je voulais t’oublier alors j’ai enchaîné les conquêtes. Mais bien entendu, avec aucune ça n’a fonctionné. Elles ont toutes bien compris qu’il serait difficile de prendre ta place. Je t’avais toujours dans la peau et n’arrivait pas à t’oublier.

Rappelle-toi comme notre histoire a été belle. Rappelle-toi nos bons moments quand tu décidais de me faire confiance. Je n’ai plus jamais ressenti ça avec personne d’autre après toi. Je sais que je t’ai fait du mal et que je te dois beaucoup de choses. J’imagine que ce sera difficile voir même impossible pour toi de me pardonner. Je ne te le demanderais donc pas.

Je veux juste que tu saches que je regrette d’être parti et que je regrette également de ne pas m’être assez battu pour toi, pour nous, pour Éli, tu sais ce fils que nous avions rêvé d’avoir… Ton Ex. »

IMG_0799-1300x866

Je m’apprêtais à relire une seconde fois quand je m’aperçus que j’avais inondé la lettre avec mes larmes. Je n’en revenais pas. Comment osait-il écrire cela après tout ce temps ?! S’il voulait que je sois heureuse, pourquoi me rappelait-il à lui qui m’avait causé tant de souffrances ?

Je remontais dans la voiture et n’avait qu’une envie : fuir d’ici au plus vite et d’aller devant mon poste de télévision afin de suivre Rafa et Nole. Mais c’est alors qu’il surgissait devant la voiture. Lui, cet ex. Il était là. Mais que faisait-il ici ? Comment avait-il trouvé cette voiture qu’il ne connaissait pas ? J’étais comme paralysée. Je ne voulais pas sortir de la voiture. Lui, il restait stoïque, il attendait que je réagisse… Alors j’ai ouvert ma fenêtre, déchiré sa lettre, démarré la voiture et je suis partie….

Je ne lui ai donné aucune chance, je ne lui ai pas parlé, je ne lui ai rien dit, et je m’en suis sentie soulagée. Ni dédain, ni joie de le voir… En rentrant, je me suis aperçue que j’avais toujours l’enveloppe dans laquelle avait mis sa lettre. Et à l’intérieur, une chose que je n’attendais plus…. Désormais, je pouvais lui pardonner et commencer un nouveau chapitre de ma vie… Même la défaite de Rafa ce soir là, ne réussit pas à me mettre de mauvaise humeur… J’étais libérée de pouvoir enfin lui pardonner…

letters-664009_640

Ceci était ma sixième participation à l’atelier Les Jolies Plumes créé par Fabienne et Célie.

Le thème de ce mois de juin est : Une lettre reçue ou une lettre qu’on envoie, à cette personne très loin – par les kilomètres, une dispute ou un peu plus – une lettre dans laquelle votre héros se dévoile, s’excuse ou pardonne, entretient ou tente de raviver – faire renaître – le lien. Une lettre d’amour, une lettre de haine, une lettre de confession, une lettre d’amitié, une lettre pour se retrouver – vous avez l’entière liberté ! Alors, à qui votre héros écrit-il ou de qui reçoit-il une lettre ? Que révèle-t-il ou que découvre-t-il ? En quoi cette lettre est-elle importante ? …

Ce texte n’est aucunement autobiographique, juste un effet de mon imagination. J’espère que ça vous aura plu.

Les participations des autres blogueuses : à venir…

Si vous souhaitez nous rejoindre, envoyez un petit mail à : latelierdesjoliesplumes@gmail.com.

20150108071927

Rendez-vous sur Hellocoton !

Lettre à toi qui m'ignores . . .

letters-637324_640

C’est drôle. Je ne te connais pas plus que ça. On a échangé parfois quelques mots, surtout quelques blagues. Ça faisait un moment que j’étais attirée par toi. Je te trouve plutôt mignon. Sympa, drôle et intelligent. Tout le combo pour me plaire. Et puis, pendant des mois, j’ai cultivé ce coup de cœur que j’avais pour toi. Tu ne le savais pas, enfin, je ne crois pas. Aujourd’hui, je me demande si tu ne t’en doutais pas. Si tu n’en jouais pas.

C’est vrai que peut-être que j’essayais d’attirer ton attention. Pourtant, je ne suis pas quelqu’un qui montre facilement ses émotions. Et puis, je me suis lancée maladroitement et tu l’as su. Et, tu m’as ignorée. Depuis, tu fais comme s’il ne s’était rien passé. Moi aussi. Mais, j’essaie clairement de t’ignorer et de ne plus te croiser.

Parce qu’aujourd’hui, je me rends compte que je suis tombée sous le charme d’une idée que je me faisais de toi. Mais la vérité, c’est que je ne te connais pas. Je ne sais pas quel genre de mec tu es. Je n’ai vu en toi que les qualités que j’ai cru percevoir et je m’en suis contentée. Sans te trouver de défauts. J’étais quasiment obnubilée par toi. Un coup de cœur comme il est désormais rare que je ressente depuis ma dernière histoire qui remonte à plus de deux ans.

hope-463567_640

Mais je ne te connais pas. Et aujourd’hui, je ne te vois plus de la même façon. Est-ce à cause de ma déception ? Je ne sais pas. J’ai l’impression qu’aujourd’hui, je te trouve tous les défauts du monde. Que tu es le genre de mec qui m’insupporte. Le genre de mec sûr de lui qui sait qu’il plait, qui sait à qui il plait et qui en joue. Un séducteur en somme…

Oui, je te vois comme ça maintenant. Je ne sais pas si c’est la seule façon que j’ai trouvé pour t’oublier… Me dire que tu n’es finalement pas un mec qui me plait… Et pourtant, quand je te vois, je te trouve toujours aussi mignon… C’est ton sourire qui me chavire. Et tes yeux qui me donnent envie de plonger dedans…

Mais tu sais que tu me plais et tu n’as pas refais de pas vers moi. Je m’en doutais mais au moins je n’aurais pas le regret de ne pas avoir tenté… Mais aujourd’hui, je suis partagée. J’ai envie de continuer à te voir car tu me plais toujours un peu et que c’est toujours agréable de croiser ton regard ou de te voir sourire… Mais, d’un autre côté, je ne veux plus te croiser… Et c’est ce que j’essaie en ce moment de faire. T’éviter… Me laisser le temps de t’oublier…

Oublier les rêves de m’imaginer à tes côtés. J’aurais aimé que tu sois honnête dès le départ plutôt que de me faire languir sur ce qui je sais ne viendra jamais. Maintenant, si tu savais avant, si tu t’en doutais et si tu en jouais, alors tu es un séducteur… Ça expliquerait tes sourires ravageurs… Alors, je ne sais pas si je te juge mal, ou si je t’avais mal jugé. Avant que tu ne saches, je ne te voyais pas du tout comme ça mais plutôt comme un mec charmant et délicat. Aujourd’hui, je ne sais plus trop quoi penser de toi… Mais, finalement, je ne te connais pas… Et, je ne te connaîtrai jamais… Tout ce que je sais, c’est que je dois t’oublier, ne plus t’envisager… Et pour l’instant, pour se faire, j’ai besoin de ne plus te parler… Et puisque tu n’as pas voulu de moi, alors comme tu le fais si bien, laisse-moi…

10534065_713304662067232_6920364935648498243_n

 20150108071927

Rendez-vous sur Hellocoton !

Lettre à celle qu'il faudrait que je sois . . .

smile-122705_640

Tu sais ma chère, je sais que tu n’as pas trop confiance en toi. Mais tu as tort. Tu devrais te faire confiance, car tu es une femme magnifique, intelligente, censée, drôle, sensible… Tu as de nombreuses qualités, et tu es une femme très belle qui s’ignore.

Tu te poses beaucoup trop de questions, tu es même parfois un brin paranoïaque. Tu vois tout en blanc ou tout en noir, tu ne vois pas les nuances de Grey euh, de gris !

Tu as trop de peur. Tu as peur surtout d’être trahie, par n’importe qui. D’où te vient donc cette peur ? Il faudrait vraiment que tu apprennes à lâcher-prise.

Cesse de penser que le monde est contre toi. Cesse de penser que tu es moins bien que les autres. Cesse de penser qu’on ne peut pas tomber amoureux de toi.

pretty-351884_640

Ouvre-toi au monde, fais confiance aux gens. Fais-toi confiance. Ne sois pas timide, tu n’es pas plus stupide qu’une autre. Joue de ton charme toi aussi. Ose.

Vis ta vie au jour le jour. Ne te prends pas la tête. Prend les choses comme elles viennent, prend toutes les choses avec sérénité. Apprend à ne retenir que le positif et cesse de te focaliser sur le négatif.

Souris, ris, sois heureuse car les gens optimistes amènent le positif. Ne te renferme plus, ne sois plus triste, les gens tristes n’attisent que des choses négatives.

Apprend à te détacher des personnes qui ne t’apporteront rien dans ta vie… Entoure-toi de personnes optimistes ! Ose faire ce que tu t’empêches de faire juste par peur, suis tes envies…

Libère-toi tout simplement, prend ton envol, prend ton indépendance et sois heureuse… Accepte-toi telle que tu es et ne cherche pas à devenir une autre…

dont-forget

logo-fondrose-150x50

20150108071927

Rendez-vous sur Hellocoton !

Lettre à mon père . . .

clock-623170_640

C’était il y a 27 ans. Quelques mois avant ma naissance. Étais-tu heureux de mon arrivée ? Te faisais-tu une joie d’avoir une petite fille après avoir eu deux petits garçons ?

Étais-tu à bout ? Fatigué ? Avais-tu trop bu ce soir là ?! Personne ne me l’a jamais vraiment dit tu sais. Et je n’ai jamais vraiment osé poser de questions. Ton sujet était tabou. Personne ne parlait jamais de toi. C’est comme si tu n’avais jamais existé…

Pour moi, tu n’as jamais existé… Je ne te connais pas. Je ne sais rien de toi, je n’arrive même pas à me souvenir de la date de ton décès. Je sais juste que c’était en mars et que je suis née en juillet.

Que tu rentrais de je ne sais d’où et que tu as eu un accident de voiture. As-tu vraiment grillé le feu rouge et coupé la route à la voiture qui n’avait rien demandé et qui arrivait à ce moment là ?! Je ne sais pas…

Et puis de toute façon, qu’est-ce que ça me changerait de le savoir. Je ne t’ai pas connu. Je ne te connais pas. Je ne te connaitrai jamais, c’est comme ça. La vie en a décidé ainsi. Ou toi, peut-être…

Je ne peux pas faire autrement que de me poser cette question parfois. As-tu voulu en finir ? Mais pourquoi ? Mais ça ne dure jamais bien longtemps. Je suis hypersensible mais presque insensible à ton sujet…

woman-571804_640

Je ne ressens pas le besoin de parler de toi et quand je le fais, ça ne me fait rien. Je pense très rarement à toi. Et pourtant, certainement que le manque de toi a eu des impacts dans ma vie affective.

Je suis dépendante affective, est-ce à cause du manque de toi ? Est-ce à cause du sentiment d’abandon que je ressens parfois ? Si cet accident n’en était pas un, alors oui papa, je t’en veux…

Maman m’a élevé dans un cocon bien trop protecteur, elle nous aime mais bien trop, peut-être qu’elle nous a aimé pour deux. Mais, à trop me protéger, j’ai développé trop de peurs par rapport au monde extérieur.

Mes relations affectives et plus précisément amoureuses tournent toujours rapidement au fiasco. Peut-être qu’à travers mes mecs, je cherche un peu un père… Et ça, je ne veux plus ! Alors, je vais tenter de me libérer de tout ça. Même si je ne sais pas encore vraiment comment…

Je ne vais jamais te voir. Tu n’es pas loin, mais je n’en ressens pas le besoin et encore moins l’envie, pardonne-moi. Je n’aime pas parler aux morts. Je n’aime pas aller « voir » les morts. Je ne fréquente pas les cimetières.

Tu vois papa, je ne sais même pas quoi te dire, je ne te connais pas. Et toi, me vois-tu là-haut ? Me protèges-tu ? M’aimes-tu ?

logo-fondrose-150x50

Grande Une Hellocoton

10534065_713304662067232_6920364935648498243_n

20150108071927

Rendez-vous sur Hellocoton !
%d blogueurs aiment cette page :