La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres . . .

J’ai longtemps hésité à écrire cet article. J’ai un peu peur de m’attirer encore des foudres mais je me suis promis une chose quand j’ai créé ce blog, c’est de ne jamais me brider dans mes écrits et d’écrire sur ce qui me tient à cœur quitte à attirer polémiques ou même blesser ma famille qui pourrait tomber sur blog.

Je ne sais pas vraiment comment aborder la question, ni en parler sans froisser qui que ce soit. Ceci n’engage que mon opinion personnelle, rejointe quand j’ai l’occasion d’en discuter autour de moi par pas mal de personnes au final.

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Je voulais vous parler de la crise agricole. Les éleveurs laitiers et porcins multiplient les actions afin d’alerter et d’être entendus par le gouvernement. Ils demandent notamment d’agir contre les cours très bas auxquels sont achetées leurs productions et les marges des intermédiaires, qu’ils jugent abusives.

Je ne remets pas en cause leurs difficultés, la hausse du nombre de suicides des agriculteurs est à déplorer mais je dénonce leurs mesures. Bloquer la route, passe encore, quelques jours. Tu le sais par avance, tu prends tes dispositions pour partir plus tôt et emprunter les petites routes en prenant ton mal en patience car tout le monde passe par là. Oui, ça va un jour, deux jours, trois jours. Par contre quand ça se prolonge, que tu as des rendez-vous pris en avance sans avoir pris en compte ce délai sur les routes, bah ça emmerde un peu quand même !

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La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. Que tu sois libre de manifester est une chose, mais quand tu bloques les gens de façon répétée en est une autre. Mais ce n’est pas ce qui me met le plus en colère. Non, ce qui me fout en rogne, c’est qu’ils cassent, qu’ils dégradent et qu’on ne leur dit rien ! Mieux encore, on encadre leurs actions.

En Bretagne, depuis quelques semaines, le mouvement est très intense. Sur les routes, un accident a eu lieu car le conducteur n’a pas vu à temps les détritus déversés sur la route. Et quand on sait que le montant des travaux d’une semaine de dégâts s’élèvent à 4 000 000 d’euros, ça donne de quoi faire des bonds ! Ce montant n’est pas sorti de mon chapeau magique hein, non, c’est le montant estimé par le préfet de la région. Ils se plaignent que l’État se sert trop sur leurs salaires ? L’État devrait tout leur prendre là pour pouvoir payer les dégâts !

Mais non, il y a aura certainement une hausse des impôts pour combler à ça et donc pourquoi devrais-je (moi ou mes concitoyens hein) payer pour leurs conneries ? Alors non, je ne suis pas d’accord avec la façon dont ils expriment leur colère.

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Ce n’est pas à nous qu’ils veulent s’en prendre, mais c’est bien ce nous qui est impacté. Au pire, le gouvernement il s’en lave les mains, que des pauvres départementales bretonnes soient bloquées ou que les centres logistiques d’approvisionnement le soient également.

Alors quoi ? On devrait tous arrêter de vivre pour eux ? Nan, parce-qu’on dirait que c’est ce qu’ils cherchent ? Plus rien au supermarché bientôt et tu pourras plus aller au boulot, alors on te virera ? Non, je ne suis pas d’accord avec ça et quitte à passer pour une grosse égoïste, je trouve ça scandaleux !

Ils détruisent la nourriture qui viennent de productions étrangères pour dénoncer la perte de leurs profits ou de leurs ventes, je suppose. Je ne connais pas tous les tenants et aboutissants mais saccager la nourriture, piller, ça m’horripile. Quand on pense, qu’il y a des gens qui meurent de faim dans le monde, comment peut-on les laisser faire ça en toute impunité ?

D’ailleurs, pour en parler autour de moi, beaucoup pensent comme moi finalement, que leurs façons de démontrer leur mécontentent est aberrant. Je ne sais pas ce qu’ils devraient faire, je suis d’accord qu’ils doivent être entendus, mais nous n’avons pas à subir leur colère alors que nous n’y sommes pour rien.

dokuji

douniajoy

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