Je ne veux pas d’enfants et je ne dois rien à personne !

Hier soir, en flânant sur Twitter alors que je devais dormir depuis longtemps, je suis tombée sur un retweet de Flow Magazine. C’était un tweet de la directrice éditorial d’Hellocoton qui citait un article en disant qu’il l’avait effaré. Poussée par ma curiosité, j’ai donc été lire l’article en question. J’étais au début contente de ne rien lire de choquant, j’étais même plutôt d’accord avec la rédactrice de cet article dans les premiers paragraphes. Oh ça n’a malheureusement pas duré longtemps. L’article puait de généralités nauséabondes qui m’ont profondément mises en colère et voilà pourquoi, j’ai eu besoin de sortir de mes gonds en publiant cet article.

Elle commence son article en disant que personne ou en tout cas, personne plus qu’une autre n’est faite pour se lever à 4 h du mat ou changer les couches de bébé. Elle explique ensuite qu’elle a voulu des enfants pour partager l’amour qu’elle avait elle-même reçu de la part de ses parents et qu’elle considérait ainsi que donner la vie était dans la continuité des choses. Soit, c’est une façon de voir les choses assez belle effectivement.

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Seulement là où elle a tort, c’est quand elle dénigre les personnes qui disent qu’ils ne sont pas faits pour avoir des enfants. Je me considère en tant que tel. Comment je le sais ? Quand je m’énerve après mes neveux pour un oui ou pour un non par exemple. Même s’ils sont trop choux, ils peuvent être comme tous les enfants, exécrables par moment !

Elle parle des gens qui ne veulent pas d’enfants comme des égoïstes qui veulent garder tout l’amour qu’ils auraient reçu pour eux. Pardon ? Je peux donner autant d’amour à mon neveu et à ma filleule. Ensuite une phrase m’a hérissé le poil. « Le célibat n’est pas une contrainte, la carrière non plus ». WTF ? Selon ce que je lis entre les lignes, si tu es célibataire mais qu’il est grand temps que tu pondes sous prétexte que tu auras la trentaine, fais donc toi faire un gosse par le premier gugus qui vient et puis tant pis s’il n’a pas de papa ?! Euh et elle parlait d’amour à transmettre ?!

La carrière n’est pas un frein. Je suis plutôt d’accord, bien qu’il faut alors deux parents, un couple bien solide et un des deux qui soit quand même plus souvent à la maison qu’au boulot, sinon l’amour qu’on pourra lui donner en lui achetant tous les jouets dernier cri sous prétexte d’un bon salaire, ne remplacera l’amour dont on parle de partager hein !

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Elle dit qu’en élevant ses enfants, on redonne à la société ce qu’elle nous a donné, une relève. Pour elle, elle contribue au développement et à la pérennité de la société. Elle dit alors qu’elle paie des impôts, qu’elle ne reçoit aucune aide (ça veut donc dire qu’elle gagne bien sa vie, merci !) et que sans les gens qui font des enfants, la société ne serait plus. Soit. C’est un fait. Elle dit qu’elle gagne bien sa vie et que donc l’État ne lui donne rien, j’ai envie de lui dire, soit en contente alors !

Elle indique donc que les gens qui n’ont pas d’enfants leur en doivent une à ceux qui en font car dans 30 ans, on bénéficiera aussi de notre retraite, des services sociaux, etc etc. On va selon ses dires « profiter des mêmes avantages que ceux qui ont dû faire plusieurs sacrifices en ayant des enfants.  » Waw !!!!! Euh, elle veut une médaille en fait c’est bien ça ?! Elle se demande si c’est juste. Elle dit même que les parents sont une élite. Mdr laissez-moi rire, ou plutôt m’étouffer là ! Tout ça parce que eux, ils font des sacrifices en ayant des enfants !

Ah donc, quand son gosse aura 18 ans, qu’elle s’engueulera avec pour des conneries, elle se plaindra à lui en lui disant, j’ai sacrifié toute ma vie pour toi ?! Pitié, c’est de l’amour transmis ça ou plutôt de la culpabilité ? J’ai décidé de ne pas avoir d’enfant. Je ne suis pas la seule. C’est un choix qui ne regarde pas la société. Chacun est encore libre de décider de son corps et de son avenir à ce que je sache.

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Et puis, les gens qui n’ont pas d’enfants, paient leurs impôts comme tout le monde, ne bénéficie pas plus d’aides de l’État que les autres. C’est tout de même préférable aux cas sociaux qui pondent 15 gosses, ne sont pas capables de les élever et qui vivent des allocations ! Ils vous doivent quoi eux hein, on en parle ? Et puis, choix égoïste ? Non, personnellement c’est justement parce-que je pense à l’avenir de cet hypothétique enfant que je n’en veux pas. Alors oui, on est d’accord, si tout le monde pense ainsi, c’est la fin du monde. Mais nous sommes en minorité ceux qui décidons de ne pas enfanter, mais est-ce pour autant que nous avons tort et devons être pointé du doigt ? Je ne pense pas…

Elle a fait un second article où elle déplore les commentaires négatifs qu’elle a reçu. Je suis d’accord sur le fait qu’elle n’a pas à recevoir d’insultes et encore moins de menaces de mort. Elle a tout à fait le droit d’exprimer son opinion, par contre, j’ai le droit également, d’exprimer mon opinion contraire et je me permets de dire que j’ai trouvé son article un peu trop généralisé et puant. C’était le coup de gueule du jour !

Edit : si je pousse ma réflexion, que devraient dire les personnes qui n’ont pas d’enfants à ces mères de foyer qui décident de ne pas travailler. Bah oui après tout si je vais dans le même sens que cet article qui me débecte, pourquoi nous sans enfants et travaillant, cotiserions pour elles ? Et puis quelqu’un pourrait lui rappeler que la personne célibataire paye toute sa vie des taxes et des impôts qui vont, en partie : aux allocations familiales, aux garderies et aux commissions scolaires. C’est aussi ça le partage ! Merci !

Merci aussi à Marilyse Hamelin qui est passée à la radio ce matin avec l’auteur dudit article. Si vous voulez l’écouter, c’est ici.

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Quand la critique critique la critique . . .

Ces temps ci, j’ai fait quelques articles qui ont permis de lancer de bons débats. Qui dit débats, dit divergences d’opinion. Ces opinions qui se confrontent permettent à certains de mieux comprendre, à d’autres de nuancer leurs propos ou à d’autres de voir un autre point de vue auquel ils n’avaient pas pensé. C’est donc une chose très enrichissante.

Cependant, cela peut vite tourner au drame quand les divergences d’opinions exprimées tournent aux règlements de compte. Le développement d’Internet et des réseaux sociaux a notamment apporté un nouveau champ d’action, la facilité à déverser des propos anonymement par exemple.

Ce nouveau champ d’action porte un nom : c’est ce que l’on appelle le bashing. Cela signifie dénigrement. Le bashing représente donc le fait de se défouler en critiquant, insultant ou colportant des rumeurs ou des mensonges envers un groupe, une personne… Il s’agit donc de lyncher quelqu’un en groupe jusqu’à l’humilier, le fragiliser, le blesser. Cela peut-être sur une personne médiatique, connue.

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L’effet de groupe rend les individus plus forts. Les « basheurs » se sentent alors tout puissants d’autant plus qu’ils sont derrière leur petit écran, les représailles sont donc moindres et si en plus ils agissent anonymement, il n’existe alors aucun moyen de les arrêter.

Je ne sais pas si ce terme s’applique vraiment à ce que j’ai pu vivre ici sur la blogosphère. Je sais que j’ai écrit plusieurs articles qui ont provoqué des remous, des divergences d’opinion. Je sais que mon avis est loin d’être unanime. Par contre, je respecte toujours l’opinion de chacun et j’attends tout bonnement qu’on en fasse de même à mon égard.

J’ai été blessée par des propos qui ont été tenus à mon égard quand j’ai sorti mon article sur mon opinion sur le suicide. On a sous-entendu que je n’avais rien vécu pour penser ce que je pensais (alors qu’au contraire…) ou que j’étais stupide, gamine ou encore idiote ! Ce n’était pas forcément exprimé en ces mots mais c’est ce que ça sous-entendait très fortement ! D’ailleurs, j’ai voulu discuter avec la personne m’ayant traitée de gamine stupide en allant mettre un mot sur sa page Hellocoton, qu’elle avait tout bonnement supprimé, entre nous c’est qui la gamine ? Bref, c’est dommage ce genre de comportement. Je cherchais juste à lui faire comprendre que non mon opinion ne faisait pas de moi une gamine écervelée mais bon.

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Plus tard, c’est mon article sur les Barbie « rondes » qui a déclenché de vives critiques de la part de trois blogueuses qui se sont acharnées sur Twitter ! Alors déjà, elles avaient laissé des commentaires sous l’article, que je soumets à modération depuis la création du blog, pour ne pas valider les insultes, et que je n’ai pu lire donc que le soir en rentrant du travail. Mais je voyais qu’elles s’étaient envoyées pleins de tweets disant, « oh la pauvre, elle va supprimer nos commentaires » et autres. Alors que non, moi les divergences d’opinion je les accepte avec grand plaisir au contraire, j’adore débattre. Et ça y’allait encore de mots « elle est stupide » ou autre « elle a rien compris à la vie ». Ou encore quand elles m’accusaient de faire du body shaming alors que les lectrices qui me suivent depuis longtemps savent que j’ai moi-même été une fille en surpoids qui ne supporte pas les préjugés sur le poids.

Mais non, tu avais beau leur expliquer, elles continuaient dans leur délire de me faire passer pour ce que je n’étais pas. J’assimile donc ça au fait de propager de mauvaises infos et il pourrait alors sembler que j’ai été moi-même victime d’une forme de bashing ?

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Mais en fait, elles qui m’accusaient d’une chose, en faisaient une autre. Donc, en fait, à chaque fois que j’émettais une opinion sur un fait sans le dénoncer, le décrier ou le critiquer, je me voyais critiquée parce que soi-disant je critiquais. Ainsi, on me critiquait sur le fait de critiquer en me critiquant. Donc en gros, moi je n’avais pas le droit de m’exprimer, mais par contre j’avais le droit d’être critiquée ! Soyez un peu crédibles, c’est un peu comme le fait de ne pas faire aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse…

Mais bon, je connaissais les risques d’Internet bien avant l’ouverture de ce blog. Ce n’est pas la première mésaventure, sûrement pas la dernière. Je continuerais de dire ce que je pense, je serais alors encore critiquée sur ça. Ce que j’ai tout de même du mal à comprendre, ce sont les personnes qui te font donc passer pour ce que tu n’es pas en se permettant de dire que tu critiques telles ou telles choses et que ça ne se fait pas mais qui se permettent elles de dire tout et n’importe quoi sur toi et de bien t’abaisser, te critiquer voir même te blesser. Ou pour résumer tout ça, quand l’hôpital se fout de la charité…

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La différence entre blogging et journalisme . . .

La blogueuse « humeurs » ne parle pas seulement d’elle et de ses états d’âme, mais elle publie aussi sur des sujets d’actualité, des faits de société auxquels elle donne son avis. L’autre jour, un article d’une blogueuse et un autre de moi-même ont fait polémique. Une lectrice nous a notamment reproché de parler d’un fait divers sans omettre de nous faire remarquer qu’on était blogueuse et non pas journaliste. L’article de l’autre blogueuse ayant ce jour là été sélectionné, je pense que si elle avait manqué de respect à ce fait divers, Hellocoton n’aurait pas choisi de mettre ledit article en avant.

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Je ne vois pas pourquoi nous n’aurions pas le droit d’écrire sur des sujets divers ou des faits de société. Cela voudrait dire qu’on ne pourrait pas en parler autour d’un diner quand on regarde les infos par exemple, donner notre opinion sur ce qui se passe dans le monde ? Qu’on ne vienne pas me dire que les faits divers ne sont pas comme les autres faits d’actualité et qu’ils sont personnels parce-qu’à partir du moment où ils sont publiés et qu’ils passent aux infos, ils deviennent un peu publics.

D’autant plus, que je suis bien d’accord sur le fait que nous parlons alors sans connaissance de cause car effectivement nous ne connaissons pas ces personnes à qui ils arrivent ces faits mais cependant, le journaliste parle aussi sans connaissance de cause dans un premier temps. L’autre jour dans le journal, je lisais l’article sur ces élèves et leur professeur qui ont été surpris par une avalanche et je vous assure que le journaliste y allait de suppositions en suppositions sans savoir encore ce qui c’était réellement passé. Il avançait des arguments, tous les arguments possibles et imaginables sans savoir lequel s’avérait effectivement vrai.

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Alors quelles différences entre journalistes et blogueurs ? Le journaliste, premièrement n’est déjà pas propriétaire de sa plateforme comme l’est le blogueur qui écrit sur son propre site et qui est le seul à écrire sur son propre site. Le journaliste lui doit écrire pour le compte de son journal en collaboration avec d’autres journalistes.

« Un journaliste est un professionnel de l’écriture qui apprend une thématique alors que le blogueur est un professionnel (ou un passionné) d’une thématique qui apprend l’écriture. » Frédéric Cavazza

Le blogueur est libre de s’exprimer sur n’importe quel sujet, le journaliste lui a une ligne éditoriale à respecter, un thème à suivre. Le journaliste se doit d’informer en toute impartialité, il se doit de vérifier ses informations et de les transmettre de façon claire et précise à ses lecteurs. Le blogueur lui est réellement libre de prendre telle ou telle position, de prendre part de se réagir en donnant sa propre opinion. Il n’a pas l’obligation d’analyser comme doit le faire le journaliste.

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Le journaliste a le droit d’avoir sa propre opinion mais il se doit d’aller au déjà et d’analyser pour rechercher la vérité et informer à travers des faits et des analyses. Le blogueur lui pourra prendre part et concorder les faits avec son vécu et son expérience personnelle et on ne pourra pas lui en vouloir. Les blogs n’ont pas vocation à informer, si on lit un blog c’est parce-qu’on apprécie le créateur, ses écrits et ce qui émane de lui à travers ses écrits. Moi personnellement, je n’ai jamais lu un blog dans le but de m’informer !

Cependant, certains blogueurs sont très doués dans l’analyse et cherchent à vérifier leur informations, étayer leurs sources etc etc, aussi bien que le ferait un journaliste. Quand au journaliste, leur travail est parfois mis à mal par la quête du scoop et d’être le premier à relayer l’information sans fournir alors un contenu professionnel.

Je pense que de toute façon la différence réside dans le fait qu’on ne lit pas un journal d’informations ou un blog pour les mêmes raisons. Quand on lit le journal, c’est pour s’informer, comprendre, connaître, alors que lorsqu’on lit un blog, c’est pour comprendre parfois une autre vision que la sienne, découvrir des opinions et des points de vue… C’est en cela qu’on ne peut pas comparer blogueur et journaliste !

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Les deux peuvent donc travailler sur les mêmes sujets, dans la mesure où ils n’en feront pas le même contenu. En ce sens, rien n’empêche un blogueur de réagir à un fait de société ou autres, et je ne vois pas pourquoi on pourrait le lui reprocher ! Je ne vois pas bien ce qu’on peut bien vouloir lire sur un blog si on doit se brider sur ses écrits ! Alors oui, le blogueur pourra parfois manquer un peu d’impartialité mais il n’est pas journaliste, un blogueur écrit son opinion basée sur son vécu.

Si le blogueur n’a pas le droit d’avoir d’avis sur les faits de société, pourquoi certaines blogueuses pourraient parler de maquillage ou de mode alors que ce n’est pas leur métier ? Pareil pour ceux et celles qui bloguent en émettant des critiques de films ou de livres ! Alors, c’est sûr que si l’article est juste un ramassis de j’aime ou je n’aime pas sans analyser un peu, ça n’a pas grand sens ou autres, mais j’ai lu quelques articles de blogueuses qui émettent ce genre de critiques sur les films qu’elles ont vu au cinéma et c’est toujours très neutre et objectif, tout en laissant leur opinion personnelle. La différence avec la critique de ceux dont c’est le métier ? C’est qu’on connaît la blogueuse et ses goûts et qu’on peut s’identifier à elle et donc être amené à apprécier lire ses critiques car elle a les mêmes goûts que nous.

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J’ai toujours bien identifié la barrière entre moi la petite blogueuse et un travail journalistique. Je suis bien loin de me vanter de pouvoir me comparer à un journaliste, non, je n’analyse pas toutes les informations, je ne fais pas de travail de recherches approfondies car ce n’est ni mon travail ni dans mes aspirations. Je me contente juste de livrer ici mes états d’âmes et quand un fait m’inspire, je pense encore avoir le droit d’y émettre ma propre opinion. Je le fais toujours en précisant que ma pensée n’engage que moi et en nuançant ce que les autres pourraient penser. Je sais que je suis parfois bien loin d’avoir une opinion de masse et je n’ai jamais eu vocation à prôner la vérité.

Qu’en penses-tu ?

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La fille posthume que je suis . . .

. . . est née il y a 28 ans et demi déjà. Papa est donc mort il y a 29 ans, je ne sais pas la date, je ne la connais pas. Disons que j’ai déjà eu son acte de naissance ou de décès entre les mains mais je n’arrive pas à m’en souvenir. Inconsciemment, il y a sûrement des dates que l’on préfère oublier…

Je suis fille posthume d’un papa qui a eu un accident de voiture. Les circonstances de l’accident me sont restées floues. J’ai bien vu que le sujet était tabou et que personne n’en parlait jamais à la maison. Alors je n’ai jamais osé poser trop de questions. Ce que je sais, je l’ai entendu alors que j’écoutais une conversation adulte, cachée dans l’escalier lorsque j’étais plus jeune.

Mon père était en voiture ce soir là. Il aurait trop bu. Il n’aurait jamais du prendre le volant. Mais il l’a pris. A un feu rouge, il ne s’est pas arrêté. Un impact. Bam. Mort sur le coup. Pourquoi il avait bu ? Pourquoi il a grillé le feu rouge ? Était-il vraiment bourré au point d’être inconscient et de ne pas savoir ce qu’il faisait ? Voulait-il tout simplement en finir ?

Je n’en sais rien. Mon père est mort et c’est tout. Je ne sais rien de lui. Ce qu’il aimait dans la vie, ses passions. On n’en parle pas. Ma mère nous a élevé seule mes deux grands frères et moi. Je suis la fille posthume qu’il fallait protéger. Je suis la fille posthume qu’on a trop protégée.

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Je vis avec ces questions, avec ces tourments et avec cette grande plaie béante qui ne pourra sans doute jamais se refermer. Je lui en veux. A mon père. J’ai développé une haine contre lui. Je n’ai rien pu faire d’autre. Je le hais de m’avoir privé de son amour. Je culpabilise aussi. Est-ce qu’il voulait de moi ? Il a sûrement donné de l’amour à mes frères et moi il m’en a privé.

Par sa bêtise. Bêtise d’avoir pris le volant. D’avoir conduit. D’avoir bu. J’ai développé des sentiments virulents à l’égard de l’alcool comme à l’égard de la mort. J’étais à peine sortie de l’enfance quand j’ai cru que mon frère allait tomber dans l’alcoolisme. Il enchainait les conneries pendant ses sorties du week-end. Et un jour, il a pris le volant bourré. Il ne s’en souvient plus aujourd’hui. Moi si. Ma mère aurait pu revivre ce qu’elle a vécu avec son mari avec son fils…

Alors moi, je ne bois jamais. Je ne supporte pas ça. J’ai vu mon frère devenir agressif en ayant un coup dans le nez comme on dit. Je l’ai très mal vécu. Je ne supporte pas l’alcoolisme, je ne supporte pas quand ça rend les gens agressifs. Parce-que j’ai peur. Pour moi. Pour eux. Pour les actes irréparables qu’ils pourraient commettre dans cet état. Pour les autres qu’ils pourraient croiser comme celui qui ce jour là a été percuté par mon papa…

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Je suis donc cette fille posthume qui pense que la vie est précieuse. Celle qui pense qu’il ne faut rien lâcher et se battre. Celle qui en veut à celui qui est parti trop tôt et qui a laissé trop de souffrances derrière lui. J’ai été élevée dans un cocon. Et ce n’est pas forcément une bonne chose. Ma maman a fait du mieux qu’elle le pouvait, comme elle pensait que c’était le mieux. Mais elle m’a surprotégée. J’ai développé cette peur de l’abandon qui me hante et a conduit chacune de mes relations amoureuses au désastre.

Tout ce poids, tout ce bagage, j’essaie petit à petit de m’en affranchir. De gravir des échelons, de surmonter mes différentes peurs et oh combien elles sont nombreuses. Il y a encore 4 mois, j’étais aquaphobe, aujourd’hui, je suis à deux-doigts de savoir nager et je suis beaucoup plus à l’aise dans l’eau. Je commence à me faire violence pour m’affranchir de mes peurs, m’affranchir de mon passé.

Je suis cette fille posthume qui a forgé son opinion sur son vécu comme chacun forge son opinion sur son propre vécu. Il est parfois difficile de s’en affranchir quand toutes les blessures que cela à engendré ne sont pas soignées. Mais j’y travaille. Tout comme Rome ne s’est pas construit en un jour, je n’y arriverais pas en peu de temps. L’amorce du changement opéré dans ma vie n’est encore que très récent. Et j’espère pouvoir gravir l’échelle que je vois devant moi.

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Comment bien se faire comprendre en écrivant … ?!

Mes articles « humeurs » comme tous mes articles d’ailleurs, sont toujours basés sur mon vécu, mon entourage, mon ressenti et mon avis. Et mon avis n’engage que moi. Je n’ai jamais revendiqué tout savoir ni encore moins avoir la science infuse.

Le truc, c’est que ce n’est pas toujours évident, de trouver les mots justes, car c’est un blog, on me lit, on ne discute pas avec moi. Il n’y a pas le ton, ni le contexte dans lequel est écrit l’article. Mes articles « amoureux » sont souvent très basés sur mon ressenti, mon vécu, mes autres articles « humeurs », quant à eux, sont parfois à prendre sur le ton humoristique, et parfois, j’ai l’impression d’avoir été mal comprise.

Mon dernier article a suscité beaucoup d’émois, car je parle des tendances du genre : ne plus se maquiller, ne plus s’épiler etc etc… Et je pense que c’est se masculiniser. Oui, j’avoue que pour l’épilation, c’est effectivement ce que je pense. Pour moi ! Car oui, pour moi ne plus du tout m’épiler et regarder mes mollets, bin j’aurai un peu l’impression d’être un mec hein ! Après, que chacune ait ses raisons, je veux bien l’admettre, du moment qu’on ne me force en rien, moi ça me va, je suis partisane du « chacun fait ce qu’il veut, tant qu’il ne nuit pas à l’autre » ! Mais, j’avoue que voir un mec sans poils me choque moins ! Mais bon, je crois aussi que c’est dû au fait, que je trouve les poils vraiment trop disgracieux !

J’aime bien quand mes articles suscitent beaucoup de réactions comme ça, car ça me permet aussi de me remettre en question, et de me rendre compte que justement, il faut que je m’applique à mieux me faire comprendre dans mes idées.

Comme je le dis souvent, je ne généralise pas mais je ne peux pas parler de chaque cas particulier. Je ne peux qu’émettre des opinions en mon propre nom et c’est pour cela que je trouve toujours très intéressant lorsque vous n’êtes pas d’accord avec moi et que vous m’expliquiez pourquoi, que vous argumentiez votre propre avis ! Et je suis contente car c’est toujours comme ça que ça se passe, à part une fois il y a quelque temps, ou la personne me cassait sans cesse sur mes avis qu’elle trouvait débiles mais sans expliquer pourquoi. Bref, dans ce cas, ne dis rien ! Argumente au moins, mais ne dis pas que mon avis c’est de la merde.

Je suis tout à fait d’accord avec ce proverbe. L’opinion est propre à chacun. Personne n’a la science infuse mais ce n’est pas parce-que deux personnes s’opposent à deux avis différents, que les connaissances de l’un par rapport à l’autre sont à blâmer.

Notre passé, nos ressentis, nos émotions font que nous avons tous et toutes des avis complètement différents parfois et c’est ce qui fait aussi la richesse de nos échanges.

Alors, oui, moi quand je blog, je parle de moi, comment je ferai-ci ou ça, mais vous, vous faîtes comme vous le voulez, comme vous le sentez, et non je ne vous jugerais pas parce-que je ne pense pas comme vous !

Il est très rare que je juge une personne sans la connaître. Il me faut souvent une bonne raison de me méfier pour le faire ! Et encore, je n’écoute jamais les ragots, les « on dit » et j’essaie toujours de me faire ma propre opinion. De toute façon, plus on essayerait de me dire du mal de quelqu’un et plus ce quelqu’un me paraitrait sympathique !

Et toi, arrives-tu toujours à te faire comprendre dans tes écrits ?!

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