Dois-je me résoudre à dire adieu à la piscine ?

Il y a 2 ans, j’ai commencé des cours d’aquaphobie. Au début, ce n’était pas gagné, j’ai cru que je n’allais jamais surmonter cette peur de l’eau. Quand j’étais petite, je faisais otite sur otite, et j’ai eu une pose de drains. A l’époque, je ne pouvais pas aller à la piscine et je n’ai donc pas pu apprendre à nager. Quand je suis enfin retournée à la piscine avec l’école, un maître-nageur, face à mon refus de sauter dans le grand bassin, m’a poussée. C’est ainsi que ma phobie de l’eau s’est développée. Je n’ai jamais pu mettre la tête sous l’eau jusqu’à il y a deux ans.

L’année dernière, j’étais donc en cours débutant pour apprendre à sauter dans l’eau, me déplacer dans un grand bassin etc etc… J’aime beaucoup l’eau et je m’y sens de plus en plus à l’aise. Donc je n’ai pas hésité à me réinscrire pour des cours d’apprentissage pour bien apprendre la technique de la brasse et du crawl. L’année dernière, en juin, j’ai choppé un rhume énorme après une séance, un grosse rhinite qui s’est transformée en bronchite puis en sinusite. J’ai eu de la ventoline et des corticoïdes pour pouvoir calmer tout cela.

Une allergie ?

Sauf que depuis, je ne peux plus faire une séance de sport, sans prendre de la ventoline. En effet, sinon, je me vois cracher mes poumons en plein milieu de la séance. A la piscine, je ne fais pas de crise d’asthme. Mais par contre, je me mouche sans arrêt, puis mon nez se bouche à la fin de la séance. Si bien que j’en viens à me demander si je peux continuer à y aller. Et à m’interroger si je ne suis pas en train de devenir allergique au chlore.

En fin d’année 2014, j’avais fait une bronchite asthmatiforme, est-ce qu’elle a été mal soignée et que j’en fait les frais aujourd’hui ? Je me souviens que j’avais toussé pendant des mois. J’en avais même été aphone pendant plusieurs semaines quand elle s’était transformée en laryngite. Cela avait fini par passer en prenant de la cortisone. Sauf que j’en ai un peu marre d’être soignée à la cortisone et que cela n’est pas très bon pour mon corps. Puis à long terme j’aimerai surtout qu’on trouve la cause de tout ça et qu’on ne se résout pas à uniquement résoudre le problème.

Voir un spécialiste pour y voir plus clair

Le médecin m’envoie voir un pneumologue mais je n’ai rendez-vous que le 26 décembre. Je me demande si je ne devrais pas voir également un ORL ou un allergologue. J’aimerai bien comprendre pourquoi je développe cette asthme d’effort. Et également pourquoi je semble également développer une allergie lié à l’eau de la piscine. Et j’espère que je ne vais pas devoir arrêter ni le sport ni la piscine car c’est chose intégrante de mon hygiène de vie et de mes besoins capitaux au jour d’aujourd’hui.

J’ai besoin de sentir mon corps se libérer de ses toxines en faisant du sport et j’ai besoin de la piscine car l’eau me berce, l’eau m’apaise. On est loin de la période où j’étais encore aquaphobe et où l’eau me terrifiait. Je serais vraiment déçue que l’on me dise de stopper la piscine alors que j’ai dépassé ma peur et que je commence à vraiment apprécier être dans l’eau et nager ! Alors dois-je utiliser un pince-nez mais j’ai peur d’être gênée et de m’étouffer ?!

Je ne veux pas dépendre de la Ventoline

Lorsque je suis retournée mercredi dernier, après avoir loupé deux cours suite à une grosse rhinite, j’ai eu peur car mon nez s’est bouchée en rentrant chez moi. Le lendemain matin, ça allait, il coule plus que d’habitude en ce moment, mais au moins il ne se bouche pas. Mais j’ai pas vraiment envie que cela devienne une source d’appréhension à chaque fin de séance. Là, il y a deux semaines de vacances donc je pense que je ne vais pas y aller pendant mes vacances.

Je vais juste aller à la salle de sport en n’oubliant pas ma ventoline. Lundi dernier, je ne l’avais pas. Je me suis dit tant pis et bien je n’ai pas du tout pu terminer ma séance. Je toussais et commençait à ne plus pouvoir respirer ! Alors que si je prends de la ventoline quelques minutes avant ma séance de sport, je peux l’assurer sans problème. Mais je voudrais bien ne pas avoir à en prendre et pouvoir faire mes séances tout de même. Pour cela, en trouvant ce à quoi je suis allergique ou en tout cas, en trouvant cette cause d’asthme d’effort. Surtout qu’à force de tousser, je retrouve mes douleurs aux côtes et au dos. 

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J’aurais aimé être… l’inverse de celle que je suis…

Je suis une fille, une femme même. J’ai du mal à dire que je suis une femme en fait. J’ai trente ans mais je ne me sens pas du tout femme. A mon âge, beaucoup d’autres sont mariées ou sur le point de l’être et / ou maman ou sur le point de l’être. Tout ça est tellement loin de mes propres envies… Je suis d’accord pour rencontrer l’homme qui partagera ma vie mais pas du tout envie de me marier et encore moins de devenir maman.

Est-ce que je ne me sens pas femme parce-que je ne me sens pas féminine ? On m’a dit récemment que je m’habillais comme une ado et pas comme une femme (Remarque la personne qui m’a dit ça croit s’habiller comme une femme alors que pour moi elle s’habille comme une grand-mère, mais bref, ce n’est pas le sujet !). Peut-être aussi que je ne me sens pas femme parce-que je ne me sens pas adulte… Je crois surtout que je ne me sens pas femme parce-que je ne me sens pas… complète…

Celle que je suis…

Je suis une fille timide, réservée, introvertie, solitaire. En effet, je ne suis pas quelqu’un qui lie facilement amitié avec les autres. Ainsi, je ne me mets pas en avant, je ne sais pas vanter mes qualités. Je ne sors pas beaucoup, je n’ai pas tellement d’activités, en dehors du sport. Je suis quelqu’un qui ne voyage pas tellement voir pas du tout. En effet, je n’ai été que dans deux autres pays en dehors de la France. Je n’exploite pas assez les talents artistiques que j’aurais pu développer.

Je suis une fille qui refuse les rendez-vous avec les mecs. Car je suis cette fille qui a peur de la suite. J’ai peur de souffrir. J’ai peur de les faire fuir. C’est un cercle vicieux qui me suit depuis plusieurs années maintenant. Je me suis enfermée dans ce cercle et je n’ose et ne sait même plus comment en sortir. J’ai peur de ne pas être encore prête et de devoir les faire attendre encore. J’ai peur qu’ils ne patientent pas et donc à quoi bon commencer quelque chose qui fatalement finira encore une fois… Peut-être que j’ai encore peur de l’abandon…

Celle que j’aurais aimé être…

J’aurais aimé être l’inverse du genre de fille que je suis. En effet, j’aurais aimé ne pas être timide, ni réservée, un peu plus extravertie, pouvoir me lier d’amitié facilement. De plus, j’aurais aimé voyager et ne pas avoir peu de le faire surtout, même seule. J’aurai aimé être à l’aise en tout circonstances. Du coup, j’aurais aimé ne pas être cette fille stressée et anxieuse qui se pose dix mille questions jusqu’à se bouffer l’existence. J’aurais aimé être le genre de fille que rien ne déstabilise.

J’aurais aimé être plus en avance sur mon âge que en retard. Et ainsi, j’aurais aimé vivre plus d’expériences. J’aurais aimé être comme tout le monde en matière de sexualité et de vivre mes premiers amours au lycée. J’en ai vécu mais à sens unique, platoniques… J’aurais aimé perdre ma virginité plus tôt. Et puis, j’aurais aimé être plus à l’aise avec les mecs. De ce fait, j’aurais aimé être le genre de filles qui acceptent les rendez-vous sans se prendre la tête, et sans penser dès les premières minutes que je suis face à l’homme de ma vie…

J’aurais aimé être une fille qui ose plus d’extravagances en matière vestimentaire, pas forcément dans le genre loufoque mais plus dans le genre d’assumer son corps, ses formes et de s’habiller de façon plus féminine. J’aurais voulu être un peu plus séductrice, mais pas dans le genre manipulatrice. Juste être une fille qui assume sa féminité et qui se sent belle parce-qu’elle a confiance en elle. J’aurais aimé être une fille ayant confiance en elle. J’aurais aimé être libre et indépendante !

Ce que je peux changer pour me rapprocher de cette fille…

Je sais que je dois travailler sur toutes mes peurs pour pouvoir m’en affranchir et m’approcher du genre de fille / femme que je voudrais être. Je me mets beaucoup trop de barrières et il ne tient qu’à moi de les briser. Actuellement, je cherche un appartement et je pense que le fait de vivre seule pour déjà changer pas mal de choses car je pense aussi que je me bride du fait de vivre encore chez ma mère. Je pourrais oser sortir, chose que je ne fais pas parce-que je ne veux pas qu’on me pose de questions, là au moins, j’aurais personne à m’en poser !

Je peux jouer sur mes sorties donc, car je me suis inscrite sur des sites dédiés mais je n’ai jamais osé franchir le pas, que ce soit sur des sites amicaux ou des sites de rencontre d’ailleurs. J’aimerais être cette femme que je ne suis pas, celle qui est cachée au fond, qui ne demande qu’à s’affranchir, qui ne demande juste qu’à prendre confiance en elle pour pouvoir être enfin elle-même…

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Prendre mon envol…

prise de conscience

Je suis en ce moment en phase de grande prise de conscience. Je dois changer des choses dans ma vie si je veux que celle-ci évolue. J’y avais déjà pensé mais je n’agissais pas pour autant. Là, je prends vraiment conscience que je ne peux plus continuer comme ça et que cette survie me fait péniblement souffrir. Je dois prendre mon envol.

Je vous ai parlé de mes galères sentimentales. Du fait que je m’emballe toujours trop vite pour un garçon, avant même d’oser déclarer ma flamme ou faire le premier pas. Et je me prends alors des claques à chaque fois. Comme si j’intéressais à des mecs qui ne me plaisent pas et qu’à contrario les mecs qui me plaisent ne s’intéressent pas à moi.

Je viens de vivre une énième déception avec un garçon. Le feeling passait pourtant bien et puis plus rien… Bref. Alors oui tant pis pour lui. Je dois apprendre à prendre du recul et relativiser. Ça ne remet pas en question qui je suis ni les qualités que je détiens.

une solitude ancrée

Il n’y a pas que ma vie sentimentale qui soit un véritable fiasco. Je n’ai que très peu d’amis ou alors ils vivent loin et je ne les vois pas. Je les côtoie via le net mais pas en dehors. IRL, je me suis éloigné de mes seules amies parce-qu’on ne se correspondait tout simplement plus. J’ai essayé de reprendre contact mais je ressens trop un fossé énorme entre elles et moi.

Je ne vois pour ainsi dire personne. A part ma mère, ma famille parfois. Et mes connaissances à la salle de sport. Mais juste à la salle. Pas en dehors. Je ne fais aucune sortie. J’ai longtemps cru que de toute façon, j’étais solitaire et que c’était mieux comme ça. Je crois que c’était juste pour me convaincre que ça m’allait comme ça alors que pas du tout.

Je vais avoir trente ans et j’ai l’impression d’avoir des envies d’adolescente. Envie de sortir, d’aller au ciné,  au bowling, danser. Envie de vivre tout simplement. De rire avec des amis. D’être moi même en leur compagnie et ne plus avoir peur de leur jugement.

la peur de tout

Mais comment faire à présent. Quand on est timide, réservée et qu’on a développé une peur de tout. Comment pourrais-je me faire de nouveaux amis, un nouveau cercle de personnes avec lesquelles je partagerais de bons moments. Je m’étais inscrite sur « on va sortir »  et je n’ai jamais osé faire une seule sortie.

J’ai des passions que j’aimerais bien assouvir. Le chant à toujours été en moi des toute petite. Je n’ai jamais pris de cours alors que j’en ai toujours eu envie. La photo, j’ai pris parfois des cours mais ma peur d’oser m’a freiné et je n’ai pas tenu bien longtemps.

apprendre à vivre seule

J’ai peur d’être seule. Pourtant j’ai tout le temps rechercher cette solitude. Mais ce qui me fait peur dans le fait d’habiter seule, c’est qu’en dehors du boulot, je ne verrais vraiment plus personne. Je sais que je dois apprendre à vivre seule et à être bien seule, avant d’être bien avec un homme. Il va falloir que j’en passe par là.

Il faudra que je me trouve des occupations qui m’empêcheront de ruminer et de me torturer l’esprit comme je le fais en permanence. Apprendre à faire à manger devrait déjà m’occuper pas mal car c’est tout juste si je ne rate pas la cuisson des pâtes. Mais j’ai peur d’avoir trop de temps à penser et ne pas savoir quoi faire. Mais je crois que pour prendre en main ma vie, il est temps que je prenne mon envol et aille voler seule de mes propres ailes…

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Cette lettre que je n’attendais plus, qui me redonne espoir et me fait peur à la fois…

Hier, j’ai reçu une lettre que je n’attendais plus. Vivant chez ma maman qui était au courant de cette lettre et de cette entête qui devait potentiellement m’arriver, a ouvert le courrier avant moi. Elle savait que de toute façon, si elle me disait que le courrier était arrivé, je lui aurais demandé de l’ouvrir et de me dire son contenu.

Alors quand j’ai reçu le sms qui me disait que la lettre était arrivée et qu’elle était positive, je n’y croyais pas ! J’étais à la fois contente et tout à coup, j’avais peur aussi. Je ne vous ai pas caché ma volonté de trouver mieux. Que je n’étais pas assez mise en valeur et que le travail effectué n’était pas à la hauteur de mes compétences et d’autres raisons qui faisaient que je ne me plaisais plus au boulot.

C’est vrai que de toute façon, j’ai besoin d’un poste à 35h et pour l’instant je n’en suis qu’à 28. Alors depuis ma titularisation, je cherche ailleurs. Et j’ai postulé à cette offre, il y a un peu plus d’un mois. Une ville à une heure de chez moi, un service État Civil beaucoup plus conséquent puisqu’il s’agit d’une grande ville.

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Ils me convoquent donc à l’entretien. Je suis contente car cela signifie que ma lettre de motivation ainsi que mon CV les intéresse mais je suis à la fois flippée car actuellement je suis dans une petite commune où il y a peu d’État Civil au final, et j’ai un peu peur qu’ils me posent des questions pointues etc etc…

De toute façon, je vais le préparer un peu cet entretien, mais je vais y aller cool, j’ai déjà un boulot, c’est une opportunité pour en changer, mais ce n’est pas non plus une question alimentaire, je veux dire « ça passe ou ça casse » on verra bien. D’ailleurs, il faut que je commence à peser le pour et le contre d’une éventualité positive car ça changera alors beaucoup de choses dans ma vie actuelle, pas seulement professionnellement donc c’est à y réfléchir bien posément.

En effet, comme on dit « On sait ce qu’on perd, mais on ne sait pas ce qu’on gagne ». Et si c’était pire ailleurs ? Et si le changement de pression à l’inverse était compliqué à gérer ? Et si je n’étais pas à la hauteur ? Et si je ne m’entendais pas avec les futurs collègues ? Et si je n’arrive pas à me faire à cette ville que je détestais lorsque j’y étudiais ?

Tout un tas de questions et pas de réponses. C’est presque un coup de poker. En attendant, rien n’est fait, ce n’est qu’un premier pas dont je n’ai pas encore l’issue ça ne dépend pas que de moi ni de ma prestation à cet entretien mais également à celle des autres convoqués également. Il faut réussir à être celle qui les convaincra le plus.

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Au final, cette lettre que je n’attendais plus me rend heureuse et me fait très peur à la fois. J’ai peur de faire un mauvais choix, de partir dans la mauvaise direction, que ce soit pire après, de ne pas être dans le bon chemin, le bon cheminement pour changer de cap. Je sais que je veux changer quelque chose dans ma vie et notamment mon travail depuis très longtemps et que c’est peut-être l’opportunité qu’il me fallait mais si ce n’était pas de changer complètement de taf mais de complètement changer aussi de voie ?

C’est vrai que je me pose de plus en plus de questions à savoir si je suis vraiment faite pour une vie de bureau, derrière un écran et que l’accueil me rebute aussi un peu, je sais que j’en aurais encore mais dans un domaine bien particulier qui est censé être un domaine que je commence à connaître, même s’il y aura bien plus de particularités et qu’ayant été formée sur le tas, j’ai peur de ne pas être à la hauteur.

Je travaille en mairie, en tant qu’agent d’accueil état civil et je sais que j’aimerais plutôt travailler dans les Ressources Humaines, alors pas assistante RH ou autres, mais être l’agent qui s’occupe des paies, des avancements de carrière, de grades, d’échelons, etc etc… ça c’est l’un des postes dans ma fonction publique territoriale qui me plairait le plus, le mieux serait même au sein d’un Centre de Gestion directement et non d’une collectivité, mais j’ai postulé à ce genre de poste il y a plusieurs mois et n’ayant pas d’expériences malgré ma licence Administration Économique et Sociale mention Ressources Humaines, je n’ai pas été retenue, même pour un entretien.

Alors que faire ? Vers où aller ? J’avoue que je suis dans flou artistique…

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Je me suis enfermée dans une cage à double barreaux et j’ai perdu les clés . . .

J’ai l’impression de tourner un peu en rond actuellement, que ce soit dans ma vie ou sur ce blog. Je pensais aller mieux, j’avais repris goût à la vie. Ma volonté pour perdre du poids, ma satisfaction de ne plus avoir peur de l’eau m’ayant, je le pensais, augmenté ma confiance en moi. J’étais plus souriante et toutes mes activités sportives me comblaient. Je sentais enfin que je faisais des choses et que je n’étais plus inactive dans ma vie…

Mais, la rencontre avec Lui, et les soucis de taf où j’ai l’impression de tourner en rond et de ne servir à rien me plombent sérieusement le moral. Je pensais que le jour où je rencontrerais enfin quelqu’un d’autre, j’aurais appris de mes erreurs et que je ne les referais plus, que le fait de m’être épanouie dans mes activités et d’avoir perdu du poids m’auraient donné confiance en moi le jour où je me remettrais en couple. Force est de constater que non. Toutes mes peurs sont revenues à la surface et en plus accentuées encore. Ce qui m’a amené à rompre l’histoire tout juste amorcée…

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Au boulot, le problème c’est que je ne suis pas sûre que je m’y épanouisse. Je n’ai jamais aimé l’accueil et je me rends compte que je ne suis pas du tout pour le concept de service public, les gens se plaignaient bien trop à mon goût, étant bien trop exigeants, comme si tout leur était du tout de suite et sans justificatifs non plus, bah non ça fait des années qu’ils payent des impôts sur la commune, tu penses bien. Et moi, je n’en peux plus d’entendre ça sans arrêt. La collègue qui n’arrange rien… J’en avais déjà parlé, il y a quelque temps sur le blog.

Je fais de l’accueil physique et téléphonique mais également l’État civil. Je gère aussi les inscriptions aux Temps d’Activités Périscolaires et je n’en peux plus de l’exigence des parents, de leurs changements d’avis etc etc… Je n’en peux plus d’entre des gens me râler dessus alors que le problème ne vient pas de moi, ni ne concerne même pas mon service. Je n’en peux plus des tâches de merde que l’on veut bien me confier. Je n’en peux plus d’avoir l’impression de piétiner, de ne pas avancer professionnellement et de ne pas m’épanouir dans ce travail où j’ai franchement l’impression d’être complètement inutile…

Je me suis convaincue pendant des mois et des mois que ce n’était pas si grave, que ça finirait bien par s’arranger et qu’il fallait un peu de patience. Mais je n’ai plus le temps de patienter. Je n’ai plus le temps de m’emmerder et de m’enterrer. Je n’ai plus le temps mais je n’ai surtout plus l’envie. Je sens que je suis à un point où psychologiquement, il ne manque plus grand chose pour que je retombe. Et je ne veux pas tomber. Je ne veux pas avoir à me relever. Alors, je cherche un peu ailleurs mais toujours dans la même branche puisque c’est ce que je SAIS faire.

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Sauf que le problème, c’est bien que je me rends compte que ce que je sais faire n’est pas ce que je VEUX faire. Mais alors qu’est ce que je veux faire me demanderez-vous ? Et c’est bien là que ça pêche parce-que je n’en ai aucune espèce d’idées. Je sais juste que je veux un travail où je m’éclate , où je m’épanouis, où je me sens utile. Et avec le moins de contacts possible.

Le fait de me sentir seule n’arrange rien. J’ai largué toutes mes amitiés parce-que je suis celle qui en groupe se sent décalée et pense toujours qu’elle n’a rien d’intéressant à dire. Toujours peur de saouler et que les autres restent avec moi par obligation plutôt que par envie alors je préfère rester seule.

La peur ! C’est bien ce qui domine ma vie d’ailleurs. Pourtant il y a un tas de choses pour lesquelles j’ai dépassé mes limites, mes barrières et pour lesquelles je peux être fière. Comme exemple la volonté de fer que j’ai eu dans ma perte de poids, dans mon sport, malgré toutes mes blessures sportives, le dépassement de ma peur de l’eau avec les cours d’aquaphobie l’an dernier. J’ai étiré quelques barreaux de ma cage mais pas assez étiré pour pouvoir m’y échapper…

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Il n’y a que moi qui ait les clés. Je suis maître de moi-même, et je pense que pour m’affranchir de toutes mes peurs, il va falloir que je continue petit à petit de sortir de ma zone de confort. Mais comment renouer des amitiés ? Comment ne plus avoir peur des rencontres ? De sortir seule ? De se retrouver seule ?

Je pense que je dois trouver une solution qui passera peut-être par un changement de taf pour repartir sur de bonnes bases, je pense qu’en restant là, mon moral va non seulement finir par plancher complètement mais je risque de vraiment devenir très faible psychologiquement. Mais le problème, c’est que je ne sais pas ce que je veux faire, ce que je peux faire, en fait, je ne me connais pas. Et c’est bien mon gros problème. Car ne pas me connaître ne me permet pas d’avoir confiance en moi et de faire disparaître mes peurs…

J’espère que je vais vite me retrouver, retrouver mon MOI intérieur et me sentir en paix, m’épanouir dans une vie, un travail et des activités et interactions sociales qui me plaisent…

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douniajoy

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Oui. Non. Je ne sais pas. J’ai peur . . .

Je n’ai eu personne depuis ma dernière histoire. Des tentatives échouées. Juste quelques unes. Même pas de quoi remplir les doigts d’une seule main. Ça fait plus de trois ans et demi que je suis célibataire. Il m’a fallu du temps pour panser les plaies que cette histoire avait laissé en moi.

Et puis, j’ai eu envie de m’épanouir seule au lieu de toujours chercher le bonheur dans le regard de l’autre. Je voulais apprendre à être heureuse seule avant de l’être en couple. Ce chemin n’est pas encore gagné… Comment être heureuse seule quand tu passes ton temps dans un taf qui ne t’épanouit plus… Quand tu ne te sens pas chez toi chez toi mais que tu ne sais pas où déménager puisque tu es indécise sur un changement de taf ou non…

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Alors, j’apprends. Le sport m’aide à m’épanouir. Depuis 3 ans, j’ai trouvé dans le sport une canalisation, et un équilibre que je ne trouvais pas ailleurs. J’en ai bavé parce-que dès le moment où j’ai voulu perdre le poids accumulé dans cette ancienne histoire, il a fallu prendre les bonnes décisions et manger plus sainement en plus du sport. Un véritable combat que je suis fière aujourd’hui d’avoir accompli mais qui pour moi n’est pas encore complètement terminé. Je suis a présent en objectif musculation.

Il y a quelques jours, dans un précédent article, je vous parlais d’un garçon avec qui je parle sur facebook depuis 3 ans. Je l’ai rencontré sur Adopte mais on ne s’est encore jamais vu. On s’est parlé, puis plus parlé, puis reparlé etc etc… Je ne le voyais que comme un pote. Je n’étais pas attiré par lui. Je l’ai toujours trouvé très sympa mais je ne ressentais rien à son égard à part de l’amitié. Je ne ressentais pas le besoin de le rencontrer non plus, j’ai toujours été très solitaire.

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Et comme je vous le disais dans mon précédent article, je ne sais pas ce qui s’est passé depuis quelques jours, je le vois différemment. Je me suis rendu compte que je m’étais peut-être un peu attachée à lui, que si on ne se parle pas, il me manque et que comme lui, j’avais moi aussi envie de le voir. Mais j’ai peur.

J’ai peur de moi surtout. J’ai peur de le rencontrer. Peur que il n’y en ai finalement qu’un qui plaise à l’autre. Peur de retomber dans mes travers. Peur de ma jalousie. Peur de tomber amoureuse. Peur d’avoir encore besoin de temps. Peur qu’en attendant, il rencontre quelqu’un d’autre. Peur de passer à côté de quelque chose. Peur de mes réactions. Peur de tomber dans la dépendance. Peur d’être déçue. Peur de souffrir. Peur d’avoir mal.

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Alors oui, j’ai envie de ressentir les papillons dans le ventre, de débuter une nouvelle histoire, d’être heureuse, de partager des moments à deux. Mais je ne veux pas avoir mal, je ne veux plus avoir mal, je ne veux plus souffrir…

Je n’arrive pas à lui dire tout ça. J’ai l’impression que quand j’essaye de parler sérieusement, il s’éloigne. Comme ce soir. Et ça me fait mal. Je crois que de mon côté, pour ne pas avoir envie de développer de sentiments, c’est mort déjà… Alors peut-être qu’il garde ses distances parce-qu’il a peur que je dise toujours non pour se rencontrer… Faut juste ne pas me le demander et me laisser le décider… Il me faut juste du temps…

douniajoy

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Je ne veux plus avoir à regretter . . . Mais la peur se bat avec l’envie . . .

Je ne sais pas si ce sont les récents attentats qui se sont succédé ou le fait d’avoir pris encore une année, mais toujours est-il que depuis quelques jours, mon état d’esprit a eu un déclic, une révélation. Je me suis rendu compte que je passais trop de temps à ne pas oser, à avoir peur, à ne pas prendre de risques et donc parfois à avoir des regrets.

Je crois que je n’ai plus de temps pour les regrets. Je n’ai pas envie de devenir de ces gens aigris qui ont perdus de vue l’essentiel et ce qui les rendaient heureux. Je veux devenir actrice de ma propre vie et arrêter enfin d’en être une simple spectatrice qui laissent les choses se faire sans agir et sans jamais en prendre les commandes.

J’ai donc actuellement deux petites voix dans ma tête. Vous connaissez ces deux petites voix dans nos têtes qu’on appelle « ange » ou « démon » ?! Moi j’ai deux petites voix mais elles s’appellent « peur » et « envie »… Laquelle sera la plus forte ?! Quand l’envie est là, la peur apparaît et quand la peur est là, l’envie reste malgré tout.

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Pas facile de concilier les deux, je ne sais plus vraiment où j’en suis. J’aimerais prendre des risques et faire ce dont j’ai envie mais la peur me bloque encore un peu. Mais je n’ai vraiment pas envie d’avoir des regrets, de ne rien faire et de me dire par la suite que j’aurais du…

Mais je bloque encore un peu. J’ai besoin d’avoir la main-mise et le contrôle, je n’aime pas qu’on m’impose des choses ou que ça ne vienne pas de moi. J’ai besoin d’être celle qui a pris l’initiative. J’ai besoin de sentir que les choses viennent de moi et que j’ai vraiment eu envie de faire telle ou telle chose.

Je ne veux plus avoir à regretter de ne pas oser faire de rencontres parce-que j’ai peur, des autres mais surtout de moi. Mais en même temps, je veux être celle qui choisit le moment et la personne. Je ne veux pas rencontrer du monde pour rencontrer du monde mais j’ai aussi peur de rencontrer celui qui pourrait éventuellement partager un petit bout de ma vie.

Je n’ai pas envie de me mettre avec quelqu’un par manque, par solitude et de me laisser embarquer dans une histoire qui ne serait peut-être pas celle dont je rêve. Je ne veux pas retomber dans mes travers quand je suis avec quelqu’un. Je veux être moi avec quelqu’un et non pas nous…

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Il y a ce garçon avec qui je parle depuis trois ans. On ne s’est encore jamais vu. Je sais qu’il en a envie et moi, je n’ai jamais eu vraiment envie jusque présent même si je le trouve sympa. Mais…

Je ne sais pas si ce sont les récents attentats qui se sont succédé ou le fait d’avoir pris encore une année, mais toujours est-il que depuis quelques jours, mon état d’esprit a eu un déclic, une révélation. Je me suis rendu compte que je passais trop de temps à ne pas oser, à avoir peur, à ne pas prendre de risques et donc parfois à avoir des regrets.

Je me suis rendu compte que j’avais peut-être moi aussi envie de le voir finalement. Qu’il était toujours là malgré trois années de refus. Qu’il n’est pas comme tous les autres qui se barrent au bout de quelques jours seulement. Que peut-être bien qu’il méritait une chance… Que peut-être que moi aussi…

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Mais j’ai peur… Je ne veux pas être avec quelqu’un par défaut, par solitude, par manque et parce-que je ne trouve pas chaussure à mon pied. Je sais que je me sens seule et j’ai peur que ce soit cette solitude qui parle, plus que l’envie. Je ne veux pas retomber dans mes travers. Je veux tout simplement tomber amoureuse par attirance, et que cette attirance soit réciproque…

La peur et l’envie. Deux opposés qui s’affrontent dans ma tête… Et je ne sais plus que faire, que penser. J’ai peur qu’en rencontrant une personne qui ne me correspondrait pas, je me laisse aller à une relation tout de même par manque, par solitude, par besoin d’affection. Je ne veux pas que ce besoin se retransforme en jalousie excessive, en flicage et en mode parano…

Je veux tomber amoureuse sans les symptômes habituels qui vont avec…

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Not afraid . . .

On me dira que je suis bien gentille mais que je ne risque probablement rien dans ma petite Bretagne, une petite ville costarmoricaine qui n’est pas tellement connue et que ce n’est pas ici que les terroristes risquent de faire leur coup d’éclat.

On pourra penser que je suis folle ou alors complètement inconsciente, que je ne mesure pas l’impact ni les conséquences de ce qui se passe en ce moment dans le monde, mais je n’ai pas peur. Non, le terrorisme ne m’effraie pas.

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Alors oui, on me dira aussi que ce n’est pas logique, puisque j’ai peur de pleins d’autres choses bien plus insignifiantes, comme de faire confiance, de me lâcher, de prendre des initiatives seule, de sortir de ma zone de confort alors que je ne risque pas de me retrouver en proie au terrorisme et que c’est donc bien facile de penser comme cela.

Alors, oui je suis loin des aéroports, station de métro, gares ou autres et je ne dois pas m’y rendre de si tôt donc je suis bien tranquille. Oui mais non, ça peut frapper n’importe où, n’importe quand. Ces hommes là, les terroristes, ils n’ont pas de limites.

On me rétorquera aussi que c’est bien facile de dire que je n’ai pas peur, mais que si j’y étais, ça ne serait pas là même ! Je suis d’accord. Je ne sais pas du tout comment je réagirais si j’étais en proie au terrorisme, je sais juste que j’ai eu peur le 13 novembre quand mon neveu était au Stade de France.

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Alors oui, probablement que je ferais moins la maline si j’étais face au terrorisme et victime d’un attentat ; cependant, je refuse de céder à la peur et de vivre dans la terreur. Je veux continuer ma vie, rire, vivre, pleurer, manger, dormir, faire du sport et respirer de façon sereine.

Si je dois prendre l’avion demain, je n’aurais pas peur de franchir les portes de l’aéroport, je ne penserais tout bonnement pas à ça. Alors si leur but est de nous faire peur, ça ne marchera pas. Nous continuerons à vivre, sortir et rire !

D’ailleurs, je me disais qu’ils devraient arrêter d’en parler aux infos quand il y a des attentats. C’est accorder trop d’importance à ces terroristes. Ça leur montre trop que ça nous panique. Non, aux infos, ils devraient juste dire « un attentat à tel endroit, tant de morts et tant de blessés ». Point. Et on en parle plus. Ça leur fait trop plaisir d’être au centre de toutes les attentions…

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Apprendre à lâcher prise . . .

Je suis une fille trop facilement stressée et angoissée. Pour tout. Mes émotions ont toujours pris le dessus, elles me contrôlent et je n’arrive pas à les apprivoiser et encore moins à les maîtriser. Je suis une peureuse et cette peur m’empêche de faire les choses comme je voudrais les faire. La peur a toujours pris le dessus sur mes envies. Et ça me saoule, j’aimerais apprendre à lâcher-prise.

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Mais comment faire quand ce n’est pas ancré en soi et dans notre cerveau ? Depuis un peu plus de deux semaines, comme vous l’avez peut-être lu sur mon profil Hellocoton, je ne pouvais pas faire de sport. Pour cause, je me suis fait une élongation au mollet et ensuite j’ai eu mal à la cheville, j’avais un peu de mal à marcher. Ayant perdu en l’espace d’un peu plus de 2 ans près d’une quinzaine de kilos, j’avais extrêmement peur que ce repos forcé me soit fatal sur la balance.

Je me suis mise la pression toute seule pour rien parce-qu’au final, le poids sur la balance a même continué à baisser. J’ai donc sûrement perdu un peu de muscle et pas du tout pris de graisse, ce qui me rassure énormément. Maintenant, j’oserais faire des pauses dans ma pratique sportive en culpabilisant moins. En effet, ça m’aide à déculpabiliser sur moi-même, j’ai repris un peu le sport aujourd’hui avec l’application FizzUp, et je ne me suis pas fait mal sur le coup mais là je ressens peut-être un peu mon mollet, je devrais tout de même pouvoir reprendre en douceur (le médecin m’a dit que je pourrais reprendre cette semaine) mais je préfère attendre quand même l’avis du médecin du sport sur mon mollet et ma cheville d’autant que ce n’est pas ma première blessure sportive.

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J’ai aussi commencé les cours d’aquaphobie, un premier pas vers l’apprentissage du lâcher-prise, je l’espère. J’y avais déjà pensé l’an dernier mais je ne m’étais pas assez prise à temps pour les inscriptions. J’ai donc mis un an à développer l’idée dans ma tête et voilà, cette année, j’ai clairement décidé de sauter le pas. Et j’ai réussi à mettre la tête sous l’eau dès le premier cours et à flotter et sauter (en partant assise mais quand même) dans l’eau dès le troisième cours ce qui est assez dingue étant donné ma peur de l’eau !

J’ai tout de même peur de mettre la tête sous l’eau et de la laisser, le fait de ne pas pouvoir respirer me fait peur, alors je ne reste pas longtemps, moins que les autres. Je pense être celle qui aura le plus de difficultés à surmonter ma peur de l’eau mais bon ça ce n’est pas très grave, chacun son rythme. Mais j’ai peur de ne pas réussir à reprendre mon souffle et c’est assez traumatisant. Là aussi, je dois apprendre à lâcher-prise et à faire confiance à la monitrice et à me faire confiance à moi-même.

J’ai également peur de faire les choses toute seule. Je suis solitaire pourtant alors c’est assez paradoxal. Je n’aime pas trop sortir avec d’autres personnes, je n’ai pas beaucoup de conversation, je n’aime pas spécialement me confier ni qu’on se confie à moi. Mais, du coup, je n’ose pas non plus faire les choses seules. Genre un film qui me plairait de voir au cinéma ? Non, qu’est-ce qu’on va penser de moi si j’y vais seule. Ce qui résume assez bien les choses. C’est surtout le regard des autres qui me fait peur.

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J’aime la photographie, et pourtant, je n’ose pas aller seule en expédition ou proposer des portraits à des personnes. Je n’ai pas confiance en autrui, et sortir seule avec mon appareil photographique, me ferait peur. Je n’ai pas envie de me faire agresser et piquer mon matériel. Vous voyez jusqu’où mon cerveau va !

Je n’arrive pas à lâcher prise, à baisser ma garde, et ceci dans les choses de la vie quotidienne mais dans mes relations avec les autres. Je n’ai pas beaucoup d’amis et je n’en veux pas forcément parce-que je n’ai pas plus envie d’être déçue. Pareil pour mes relations amoureuses. Je ne veux pas rencontrer de nouveaux mecs parce-que je n’ai pas envie de souffrir ni d’être déçue. Alors, je préfère ne rien faire.

J’aimerais être plus cool, lâcher-prise, ne plus avoir peur de rien. Faire les choses sans avoir peur de ce qui se pourrait se passer. Ne plus me poser trente-six mille questions et agir tout simplement. Mais comment faire pour y parvenir ?

Et toi, est-ce que tu sais lâcher prise ?

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Mon hypersensibilité m'emmerde !

L’hypersensibilité désigne une sensibilité accrue, plus haute que la moyenne, provisoirement ou durablement, voire exagérée ou extrême.

L’hypersensibilité émotionnelle se traduit par un état anxieux, à fleur de peau. C’est une réactivité accrue aux émotions, à l’affectif.

L’hypersensibilité n’est pas une maladie mais un trait de caractère qui concernerait 15 à 20 % de la population.

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L’hypersensibilité est souvent mal vécue par la personne qui en « souffre ». En effet, les personnes hypersensibles ont beaucoup de mal à gérer leurs émotions et peuvent passer du rire aux larmes en une fraction de seconde. Elles sont extrêmement sensibles au stress et peuvent être particulièrement très stressées, perturbées par des changements ou des imprévus. Ces personnes sont également très empathiques et donc sensibles aux humeurs des autres. Elles sont également timides, susceptibles et très sensibles au regard d’autrui.

Au travers de cette définition, je peux donc en déduire que je suis une personne hypersensible. Enfant, j’étais déjà très timide et très réservée, très introvertie. J’ai été élevée de façon hyper-protectrice par ma maman qui a élevé ses trois enfants toute seule. J’étais la petite dernière, chouchoutée et choyée bien au-delà du nécessaire.

J’étais déjà très souvent anxieuse et j’ai développé beaucoup de peurs. Le changement m’a toujours rendue nerveuse. A chaque rentrée scolaire, l’arrivée au collège, au lycée, à la fac, dans mes jobs… J’ai une grande faculté d’adaptation pourtant, mais l’inconnu me fait peur, m’angoisse et me stresse.

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Je pleure facilement aussi. Et bien plus qu’avant, je trouve. Je pleure devant ma télé trop facilement. L’autre soir, rien qu’en regardant « SOS, ma famille a besoin d’aide » suivi d’un reportage sur des personnes qui entament des démarches pour retrouver des proches disparus. Je ressens la douleur et la joie des autres comme si leurs émotions, leurs ressentis m’atteignaient moi.

Quand une personne est triste, je le ressens. L’autre jour, un collègue apprenait la maladie d’une amie à lui et j’avais les larmes aux yeux. Je ne connais pas ces gens mais ça m’atteint.

Dans mon travail aussi, je suis hypersensible. Il m’est déjà arrivé de pleurer suite à des remarques d’administrés. Travaillant à l’accueil, je subis leurs mauvaises humeurs et leur « engueulades » avec un peu trop de poids. J’ai parfois beaucoup de mal à prendre du recul face à tout ça.

Être hypersensible a tout de même quelques avantages. Il parait que notre côté artistique est plus développé que les autres et que notre empathie nous pousse à une très bonne écoute des autres. Pour mon côté artistique, j’écris, je fais de la photo et je chante…

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Pour mieux vivre cette hypersensibilité, il faut s’entourer de personnes positives, travailler sur le lâcher-prise, utiliser des techniques de relaxation comme la sophrologie, faire des activités comme le yoga. Pour ma part, le sport m’aide beaucoup, je pense ! Vivre dans un environnement sain, avoir une hygiène de vie saine, dormir 8h par jour, avoir une alimentation saine. Pratiquer une discipline comme la méditation peut aussi aider. Je devrais penser à tout ça ! On peut aussi recourir à des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) ou à des thérapies interpersonnelles (TIP) pour apprendre à mieux gérer nos émotions. Au quotidien, se ménager des moments de calme dans la journée, essayer le plus possible de prendre du recul face aux événements, entretenir sa créativité, pratiquer une activité physique (30 minutes 3 fois par semaine). Personnellement, je dois faire au moins 5h de sport par semaine !

Le sport m’aide à canaliser mes émotions comme mon agressivité, mais il reste encore du chemin pour l’hypersensibilité, je devrais le conjuguer avec une autre activité !

Et toi, es-tu hypersensible ? Comment le gères-tu ?

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