Ce rapport compliqué avec l’intimité de mon corps…

Rien n’a changé depuis deux ans où je vous dévoilais ici pour la première fois, que j’étais vierge. Je l’avais aussi fait dans un article protégé, mais j’en ai parlé plus ouvertement plus tard, dans d’autres articles. Je n’en ai pas forcément honte, mais je n’en suis pas fière non plus.

un fardeau

Ce n’est pas un choix assumé, c’est plutôt un poids, une chose que je porte comme un fardeau. Je ne pense pas être si moche mais on s’est souvent moqué de mon physique à l’école. En primaire, au collège surtout. Au lycée, ça a commencé à s’estomper mais le mal était fait et les paroles ancrées. Je me sentais moche et je n’avais pas du tout confiance en moi ni en mon pouvoir de séduction.

Les rares fois où j’osais dévoiler des sentiments à un garçon, il se moquait de moi. Cela n’a pas aidé à prendre confiance ni à me re-dévoiler par la suite. Alors, Internet, ça a un peu été comme une révélation pour moi. Enfin un endroit où je me sentais bien, où je me sentais moi. Où je pouvais laisser paraître ma personnalité sans que personne ne me juge ou se moque de moi. La fille timide laissait place à une fille rigolote pleine d’autodérision.

Mais, je n’étais pas non plus sereine face aux garçons. C’est tout de même grâce au net que j’ai rencontré les deux seuls qui sont devenus plus tard mes petits amis. Le bilan à presque 30 ans n’est pas bien lourd. Comment ne pas en avoir presque honte quand tu vois qu’aujourd’hui les meufs de 15 ans, changent de petits copains tous les 6 mois, et qu’elles en ont une dizaine par an ! J’exagère mais quand même, quand tu vas au lycée, ce n’est plus du tout pareil qu’avant.

une rareté

A mon époque, les gens en couple au lycée c’était tout de même assez rare et concernaient surtout les terminales. Aujourd’hui, ça commence au collège voir même avant. Soit, on était grave en retard à mon époque, soit c’est le monde d’aujourd’hui qui est trop en avance… Dans une société dominée par le sexe, les publicités en ce sens etc etc… être toujours vierge à quasiment trente ans est perçu comme une tare…

Pourtant quand j’en parle, on me trouve courageuse, j’apparais presque comme une héroïne, c’est noble, c’est beau me dit-on… Il n’y a rien de beau là-dedans, je ne suis pas vierge par conviction ou parce-que j’ai voulu attendre le bon. Je suis vierge car j’ai la phobie de le faire tout simplement… J’ai peur de l’acte en lui-même, peur d’avoir mal, cet endroit de mon corps m’a toujours repoussé…

rien que de toucher…

Me laver les parties intimes sont apparues très compliquées depuis toujours, je n’aimais pas me toucher à cet endroit. Toujours cette peur de me faire mal, de mal faire, de ne pas savoir où faire exactement… Aujourd’hui, ça va mieux depuis longtemps sur ce point mais du coup même l’épilation du maillot a longtemps laissé place à la grande forêt amazonienne. Mon ex m’a beaucoup aidé là-dessus, j’arrive maintenant à raser puis tondre ce qui me gêne à cet endroit…

J’ai conscience que lire ça doit paraître très bizarre et peut-être rigolez-vous derrière votre écran, mais ce n’est pas une chose évidente que d’avouer tout ça ici publiquement. Je ne sais pas qui me lit, et à ce jour, je m’en fous. J’ai besoin de l’écrire, je l’écris. J’ai voulu protéger l’article, et puis finalement, je le laisse pour l’instant ouvert. Peut-être finira-t-il protégé, comme peut-être finira-t-il à la poubelle…

une douleur bien étrange…

Depuis quelque temps, j’ai perdu du poids et sur mon canapé, j’avais mal au coccyx en me relevant. Je ne m’en suis pas inquiétée plus que ça, mettant ça sur le dos de la perte de poids. Des copines ayant aussi perdu du poids m’ont confirmé qu’elles avaient elles aussi eu ce souci. Puis, les douleurs se sont empirées et j’en ai parlé au médecin. Effectivement, à chaque fois qu’elle me touchait le coccyx, j’avais mal. J’ai eu des anti-inflammatoires mais au bout d’une semaine, ce n’était pas mieux.

J’ai commencé à ressentir les douleurs « à l’intérieur » au niveau de l’anus. Et j’avais comme l’impression d’avoir un corps étranger dans le sillon inter-fessier. Très désagréable. Quand je suis retournée chez le médecin, elle m’a annoncée qu’elle devait faire un toucher rectal pour vérifier l’intérieur, qu’il n’y avait pas de kyste, de fissure, ou d’hémorroïdes. Une épreuve pour moi, j’ai pleuré à cette annonce. J’ai cru refuser mais j’avais envie de savoir ce que j’avais. Alors elle l’a fait et ça a été moins pire que ce que je pensais. Elle n’a rien détecté et m’a envoyé faire une radio. La radio n’a rien révélée non plus…

une consultation plutôt mal vécue

Le médecin voulait m’emmener voir un gastro-entérologue. J’y suis allée lundi dernier et j’en reste marquée. Je devais faire une rectoscopie mais j’ai annulé mon rendez-vous prévu à demain. Il ne pense pas que l’examen va révéler quelque chose et pense que le problème vient bien de l’os du coccyx et de la perte de poids. Il me conseille donc de muscler mon fessier ! Pas de problème, depuis le temps que je parle de faire de la musculation pour me tonifier…

Il a du refaire le toucher rectal. Le médecin m’avait mise en position couchée sur le côté, jambe replié vers le torse. Lui me disait de me mettre accroupi, appuyée sur les coudes. Mais mes jambes se tendaient et impossible dans cette position d’être « sereine ». Alors, j’ai demandé à me mettre comme le médecin. Avec lui, ça a été plus difficile, je ne sais pas si c’est parce-que c’était un homme, un vieux ou parce-qu’il était moins doux. Il a ensuite procédé à une anuscopie avec un spéculum et c’était pas agréable, heureusement que ça ne durait pas bien longtemps.

L’examen que je devais passer, la rectoscopie est fait sans anesthésie mais n’est normalement pas douloureux. Or, je me connais, je vais me crisper alors forcément que la douleur je vais la ressentir. Et il voyait très bien que j’étais très anxieuse et très stressée et aurait du me proposer la coloscopie dans ce cas, je préfère être anesthésiée ! Mais non… Bah tant pis, on verra si ça passe comme c’est venu.

pourquoi est-ce si compliqué ?

Si je vous parle de tout ça, c’est pour évoquer ce rapport à l’intime de mon corps très compliqué. Je ne sais pas pourquoi j’ai si peur dès qu’il s’agit de dévoiler cette partie de mon anatomie. Je n’ai pourtant à ma connaissance, rien vécu qui pourrait permettre de comprendre cette réticence. Et puis, il faut dire que j’ai peur de tout aussi et que le peu d’expériences que j’ai eu, le peu de copains, ne m’a pas aidée à me désinhiber en ce sens.

Sauf que c’est de moins en moins facile maintenant. Déjà que j’ai peur de souffrir mais j’ai aussi peur de ce poids, qui serait un fardeau encore plus pour le mec que pour moi. Alors oui, je ne suis pas obligée de lui dire, mais si je sors avec quelqu’un, il me faudra sûrement du temps pour tenter d’aller plus loin. Sauf que ce temps là, les mecs de trente ans ne l’ont plus. Alors je mets des barrières, je m’empêche de vivre des choses et je refuse des avances de mecs qui potentiellement pourraient me plaire parce-que j’ai pas envie de les confronter à ça…

aurais-je refoulé des actes subis ?

Récemment, je me suis même posée la question, si je n’avais pas vraiment subi d’attouchements ou je ne sais quoi. Quelque chose qui pourrait expliquer cette peur irrationnelle. Ce n’est pas juste la peur de le faire. C’est aussi la peur que l’on me touche à cet endroit. Imaginez ce que les examens médicaux que j’ai subi pour mon coccyx m’ont fait. Je ne peux pas non plus voir de gynécologue. Rien que de penser à un instrument qu’il introduirait dans mon vagin, je sens que je pourrais faire un malaise.

Un malaise, c’est ça en fait. J’entretiens un véritable malaise avec l’intimité de mon corps. Parfois, je pense me faire aider. Et puis j’ai peur. Encore et toujours. Et puis par qui ? Un sexologue, psychologue (non pas encore eux!) ? Parfois, je me dis qu’il faudrait me forcer à le faire, avec n’importe qui on s’en fout juste ce serait fait et je n’aurais plus peur… Ce serait tout de même con que ça se passe mal et d’avoir attendu si longtemps pour le faire avec un mec qui s’en fout et dont je m’en fous, ce serait crétin…

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Mais où se cache-t-il ?!

Ça fait maintenant trop longtemps que je t’attends. Qu’est-ce que tu fous bordel ? J’irais pas jusqu’à dire que l’horloge biologique tourne puisque je n’ai quand même que 28 ans et que je ne veux pas d’enfants, mais quand même ça fait un bail que je poireaute là à t’attendre ! Alors, je ne suis pas sûre que tu sois à dos de cheval blanc, à mon avis t’es plus sur le dos d’une tortue à ce train-là !

 Je ne sais pas vraiment si je suis prête à te rencontrer. J’ai certes appris de mes erreurs mais suis-je capable de ne plus être d’une jalousie maladive comme je l’étais ? Suis-je capable de réussir à pouvoir te faire confiance si tu ne fais rien en sorte de la briser ? Vais-je réussir à m’affranchir d’une relation fusionnelle et passionnelle, chose que je veux effectivement ne plus vivre du tout ?

Déjà, il faudrait que je te rencontre. Et pour ça, il faudrait peut-être que je sorte, tu ne vas pas venir me trouver jusque chez moi, si ?! Ce serait tellement facile ! Mais, j’ai peur. Je n’ai pas vraiment de copines célibataires avec qui je pourrais sortir et puis toute seule, j’ai bien trop peur. Car j’ai beau être inscrite sur quelques sites de rencontres, je ne discute pas avec grand-monde, et je n’ose jamais faire le pas d’en rencontrer.

Oh, j’en ai bien rencontré quelques-uns, mais il s’est avéré que c’était des tocards donc ça refroidit au bout d’un moment. Je n’ai pas envie de rencontrer tous les mecs de l’univers. Je pense que je suis très exigeante et je n’ai pas envie de finir avec un mec par dépit ou par envie de ne plus être seule comme les dernières fois. J’ai envie d’être séduite.

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Mais je ne le suis jamais. Ou quand je le suis, il s’avère que ce sont des cons. J’aime un peu trop les mauvais garçons je crois. Et puis, je ne laisse pas la chance à d’autres. Parce-qu’avec eux, je n’ai pas la petite étincelle, l’adrénaline que j’aime tant… A croire que j’aime quand ça clashe ! J’ai besoin de sentir que le mec me plaît. Mais ça devient rare. Soit le physique me plaît mais pas le reste ou l’inverse…

Pourtant, je n’ai jamais été exigeante finalement. Mais peut-être que je le suis devenue. Je veux un bogoss, intelligent, fidèle, sérieux mais drôle avec la tête sur les épaules. Comment ça c’est trop demandé ? Rah, je refuse de croire que ça n’existe plus ! Il doit forcément y en avoir encore, ils ne sont pas tous pris, ce n’est pas possible ! Je crois juste qu’ils se cachent bien…

Mes critères physiques ? Je n’en ai pas ! Je peux aimer les blonds, les bruns, les roux, les yeux bleus, verts ou marrons, s’il a un charme auquel je ne suis pas insensible, c’est tout ce qui compte. Même si tu as un gosse, ça ne fait pas peur, surtout si tu n’en veux plus, ça me va très bien, car moi je n’en veux pas !

Bref, je t’attends mais je sais pertinemment que ce n’est pas derrière mon écran que je vais te trouver ! Peut-être qu’on finira par se bousculer au supermarché et puis hop coup de foudre ?! Comment ça je crois trop aux contes de fées ?!

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La bonne copine . . .

. . . Voilà comment j’ai l’impression qu’ils me voient…

Un mec est capable de me faire une demi déclaration puis… plus rien !

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Ou alors, ils viennent me parler, et puis s’en vont… Quand c’est moi qui engage la conversation, ils n’ont bizarrement jamais le temps… En gros, c’est quand ils veulent, comment ils veulent et ferme ta gueule !

Je suis bien en ce moment, et je n’attends plus le prince charmant, je ne traîne même plus sur les sites de rencontre mais certains mecs qui m’ont ajouté sur FaceBook ou ici et là viennent me parler parfois.

Et je fais souvent cette constatation. Ils me parlent quoi 5 minutes et puis voilà, aussi rapidement qu’ils sont arrivés, ils se cassent. Alors je sais qu’à la plupart j’ai refusé plusieurs demandes de rencontre. Mais moi, avant de rencontrer quelqu’un, j’ai besoin qu’on me donne envie, qu’on me donne des preuves de confiance, mais là, ce comportement qu’ils ont, ne me rassurent pas.

Alors, nous voilà dans une impasse car eux, ils ne veulent pas s’accrocher à quelqu’un qui leur dira toujours non…

Je comprends mieux pourquoi ça faisait si longtemps que je n’avais pas écrit dans ma rubrique « Love ». Il n’y a tristement rien à dire. Soit c’est moi qui change en acceptant des rencontres à tout va, soit ce sont eux qui vont devoir changer leur comportement. Sans ça, j’ai plus qu’à m’inscrire en tant que nonne !

Il y a ce garçon qui me plaisait, je lui plaisais aussi, j’en suis sûre. Puis, je ne le sentais pas. J’ai pris peur et j’ai arrêté de lui parler. On se parle depuis peut-être deux ou trois ans je n’en sais rien. Rencontré sur Adopte. Mais jamais vu. On se parle quelques mois puis s’en va. Puis il revient. Et là, il est encore revenu, en me disant qu’il a peur de s’attacher, de devenir accro, de tomber amoureux et que c’est pour ça qu’il part à chaque fois.

Les mecs, z’avez pas le droit de faire ça ! Ça me rappelle au lycée. J’étais amoureuse d’un mec que j’avais connu grâce à une amie en commun. Je sentais que je lui plaisais aussi mais je n’osais pas faire le premier pas. Il ne le faisait pas non plus. Et puis, un matin, je l’ai vu arriver, et il avait une fille à ses bras. Je lui ai écrit mes sentiments, j’ai demandé à lui parler et là tout ce qu’il a trouvé à me dire c’est : « Si tu me l’avais demandé plus tôt, je t’aurais dit oui »… « Mais alors quoi ?! Tu vas pas me dire que c’est autre fille que tu ne connaissais pas hier, tu as déjà des sentiments pour elle si ?! Il te suffit juste de lui dire que tu t’es trompé et que non, tu ne veux pas être avec elle finalement. » Ça, c’est ce que j’ai pensé très fort. Mais je ne lui ai pas dit. C’était fini. C’était trop tard. J’avais laissé passer ma chance. Après ça, il est devenu distant et puis plus de nouvelles dès que nous n’étions plus dans le même lycée. Il y a quelques années, j’ai eu vaguement des nouvelles par une connaissance en commun et ils étaient toujours ensemble. Peut-être que certaines personnes dans ta vie sont là juste de passage. Mais je ne peux m’empêcher parfois de penser à ce qu’aurait été ma vie aujourd’hui si j’étais sortie avec lui. Est-ce que nous serions toujours ensemble ?! Aurions-nous gardé plus de contacts avec nos autres ami(e)s que nous avions en commun ?!

Parfois, je regarde sa page sur FaceBook mais depuis des années, il a la même photo de profil et son compte a l’air complètement inactif. Mais que se passerait-il si je lui envoyais une invitation ?! La verrait-il déjà ? L’accepterait-il ? Qu’aurions-nous à nous dire ?! « Oh bah moi deux histoires foireuses et puis c’est tout ». Ce à quoi il me répondrait : « Moi je suis toujours avec Anaïs » (J’ai changé le prénom par souci de confidentialité malgré la prescription lol).

Finalement, je n’étais que pour lui une bonne copine ? Avec qui il aurait quand même pu sortir avec apparemment ? Parfois, j’ai vraiment l’impression d’être pour eux une roue de secours. Comme l’autre qui revient des mois et des mois après vers moi, pourquoi ?! Il n’a pas trouvé chaussure à son pied, il veut s’assurer que moi non plus ?!

Je n’en sais rien, ce que je sais, c’est que je veux un mec qui me parle quand c’est moi qui engage la conversation, pas qu’il me parle 5 minutes et aille faire autre chose même quand il n’a rien à faire. Moi s’il engage la conversation, je lui accorde plus que 5 minutes ou rien du tout, je ne lis pas, je ne réponds pas ! Ou alors, tu dis dès le départ que tu ne restes pas. Bref, ce n’est qu’un tissu de conversations les unes après les autres, sans un bonjour sans un au-revoir et qui ne servent à rien.

Mais en même temps, moi je ne suis pas une grande bavarde, c’est très rare que je commence une conversation et puis comme je n’aime plus parler de moi et que je n’accorde plus d’attention aux mecs qui ne parlent que d’eux, je ne vois pas ce qu’il reste ?!

Peut-être que je me pose pas les bonnes questions, ou que je m’en pose trop ?! Alors, j’attends, mais en attendant, je blogue, je chante, je photographie, je fais mon sport, je fais ma vie, et je ne désespère pas, mon prince charmant arrivera bien un jour… Et j’espère juste que je saurais le reconnaître….

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