Réseaux sociaux, entre exploit et buzz à tout prix . . .

L’autre jour, j’ai écrit un article sur les réseaux sociaux et la façon dont ils pouvaient parfois nous faire passer à côté de notre vie, lorsque nous voulons à tout prix prendre des photos et partager des morceaux de nos vies avant de prendre le temps de les vivre.

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Mais il me semble avoir oublié un point en parlant des réseaux sociaux. Et hier soir, au détour d’une vidéo Youtube et en trouvant un nom d’une soit-disant personnalité sur Snapchat et en faisant une recherche de ce nom sur Google, je tombe sur un article expliquant qui est ce Amine Mojito.

Amine Mojito est un jeune homme d’une vingtaine d’années qui s’est fait connaître auprès des jeunes en publiant une story sur Snapchat en janvier. Jets d’objets, crachats, positions explicites : c’est en dégradant les femmes que le jeune s’est fait connaitre. Le plus célèbre de ses clips ? Une scène où Amine Mojito crache sur la poitrine d’une jeune fille en répétant en boucle : “C’est la keh à Mojito. C’est la kekekeh à Mojito”, littéralement “C’est la pute à Mojito”.

Le jeune homme est fortement critiqué mais il est aussi malheureusement suivi par des milliers de followers et continue de violenter et rabaisser les femmes dans ses vidéos. Vidéos qui lorsqu’elles sortent sont partagées massivement sur les réseaux sociaux. Je trouve ça inadmissible, profondément scandaleux et choquant de montrer de telles images à de jeunes adolescent(e)s. Comment condamner le viol et la violence quand ils baignent dedans comme si tout était normal ?!

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Les jeunes adolescents qui voient ce genre de vidéos ont une image du sexe et des femmes complètement erronées. Le viol apparaît comme quelque chose de sain et de rigolo, ça me rend en colère ! Non, on ne peut pas véhiculer ce genre de messages à de jeunes adolescents qui devraient apprendre à respecter les femmes et à respecter le NON !

Ce genre de phénomène de pacotille n’est sûrement pas le seul et je constate que le voyeurisme est vraiment poussé à son paroxysme dans notre société d’aujourd’hui. Comme l’exemple de cette jeune fille de 19 ans qui s’est suicidée en se filmant en direct sur Periscope, autre application de vidéo instantanée qui rencontre également un franc succès. Elle s’est jetée sous un RER en région parisienne. Un utilisateur qui visionnait en direct a prévenu les gendarmes. C’est choquant pour cette personne, mais surtout pour toutes les personnes qui ont vu ça en direct sans pouvoir agir. Un choc violent.

L’autre jour, une amie me disait qu’elle était tombée sur une vidéo Youtube d’un anglophone, qui habitué à filmer son quotidien, avait posté une vidéo post fausse-couche de sa femme enceinte. Il filme donc la salle d’hôpital ainsi que sa femme en pleurs. Jusqu’où les gens vont aller ?!

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On vit dans une société où les réseaux sociaux sont devenus tellement importants que le jour où on voit quelqu’un se faire agresser dans la rue, on préfèrera filmer plutôt que d’appeler les policiers. On vit dans un monde où il faut à tout prix faire un exploit ou un buzz sur ces fameux réseaux pour enfin exister !

Je ne compte pas les innombrables vidéos de personnes se croyant invincibles et qui publient leur exploit ridicule en espérant faire le buzz et qu’on parle d’eux, ne s’imaginant même pas qu’ils mettent leur propre vie en danger !

Quand aux stars qui publient leurs stories sur Snapchat en direct avec l’endroit bien spécifié d’où ils sont à un instant T ne s’imaginent pas qu’ils peuvent déclencher des moments hystériques si des fans venaient à leur rencontre. Ils ne sont pourtant pas absents lorsqu’il s’agit d’être en colère contre les paparazzis qui les suivraient de trop !

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Bref, je me demande jusqu’où ce phénomène peut aller, j’ai peur pour les jeunes adolescents d’aujourd’hui qui demain seraient capables d’aller jusqu’à filmer leurs propres ébats sexuels pour les mettre en ligne sur le net ! Alors ce midi, ils en parlaient à la télé, et une personne interrogée par le journaliste, avait l’air de dire que l’on ne pouvait rien y faire. Moi je dis, où sont les parents ? Quelle éducation prônent-ils si aujourd’hui la norme est devenue la violence, le viol, le buzz et l’exploit ridicule et le fait d’avoir toujours le téléphone  portée pour filmer n’importe quelle scène sortant de l’ordinaire peu importe les conséquences derrière ?!

Je me dis qu’il faudrait supprimer toutes ces applications débiles et surtout instaurer de nouveaux cours obligatoires à ces jeunes ados, des cours de respect, de différence entre vie privée et vie publique et de réseaux sociaux et ses conséquences dangereuses. Je ne sais pas, il faudrait vraiment faire quelque chose parce-que la jeunesse d’aujourd’hui me fait terriblement peur. Aujourd’hui, ils se filment en se suicidant, en agressant etc etc, et demain, en tuant ?!

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Hors-sujet, mais l’autre jour dans un article, je lisais même que les jeunes aujourd’hui de 18 à 24 ans et d’après un sondage, que près d’un sur cinq sont prêts à coucher pour obtenir du travail. J’ai l’impression que plus ça va, et plus le sexe est dégradé et considéré comme sale. L’acte qui devrait être un des moments les plus importants dans une vie, devient un acte qu’il convient vite de se débarrasser et qu’on est prêt à dégainer en toutes circonstances et qui n’est plus respecté…

Je crois que je suis d’une autre époque perdue dans un monde parallèle qui est la réalité d’aujourd’hui…

Qu’en penses-tu ?

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Ok, alors les mentalités n’ont pas évolué concernant le viol ?

Ce matin à la radio, en allant au travail, j’ai entendu quelque chose qui m’a sidérée. J’en étais consciente mais je pensais naïvement à priori que les mentalités avaient tout de même un peu évolué à ce sujet. Force est de constater que non. Je n’ai pas retenu les chiffres et étant donné que je navigue entre plusieurs radios, je ne sais plus si c’est Virgin ou NRJ qui a relaté ces chiffres.

Ça parlait de viol. Et un certains nombres de gens discréditent le viol quand la fille porte des vêtements jugés aguicheurs et qu’un non ne veut pas toujours dire non ! Je suis sidérée en cette année 2016 qu’il y ait encore des débiles à penser de cette manière ! Déjà, qu’entend-on par vêtements jugés aguicheurs ? Une mini-jupe, un décolleté ? Une jupe à hauteur des genoux, est-ce trop sexy ?

Est-ce que vraiment on peut considérer les vêtements comme un appel au viol ? C’est un peu trouver une justification toute simple et discréditer le viol. En gros, un violeur peut se justifier en émettant l’hypothèse que la fille qu’il vient de souiller n’avait pas qu’à s’habiller comme ça ? Sérieusement, qui sont ces gens qui pensent encore comme cela ? Faudrait m’expliquer parce-que franchement, je ne comprends pas cette mentalité !

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Non, le viol n’est JAMAIS de la faute de l’agressé mais de l’agresseur ! Non, si une femme te dit non, il n’y a AUCUN moyen que ce soit peut-être ou pourquoi pas ! Même si on est marié avec la personne, même si on a l’habitude d’avoir des rapports tous les vendredis soirs, si ce vendredi la femme a mal à la tête et dit non, c’est non bordel !

J’ai même entendu qu’en fait une fille qui s’habillerait mal n’aurait pas le droit d’aller porter plainte à la police après un viol ! Non, mais franchement qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre ! Non, une fille qui a envie de s’habiller sexy de temps en temps n’invite pas les mecs à la regarder et à la considérer comme un bout de jambon !

Le viol est un «rapport sexuel imposé à quelqu’un par la violence, obtenu par la contrainte, qui constitue pénalement un crime ». Dans le droit français, le viol est défini comme «tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise».

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Dans la plupart des cas, la victime connaît son agresseur. Le mythe du viol dans la rue par un inconnu est en pourcentage moindre par rapport à un viol exercé par un membre de l’entourage de la victime. Il n’y a pas non plus que les filles sexy ou jugées aguicheuses par leurs vêtements qui sont victimes de viol mais bien souvent la victime culpabilise, ressent de la honte de n’ose porter plainte.

Le viol concernent tous les milieux et culture et la victime n’a jamais à être transformée en accusée peu importe la façon dont elle est habillée ! Une jupe un peu courte ne signifie par un appel au viol ! Chaque femme est libre de s’habiller comme elle l’entend sans craindre le mâle en face d’elle.

Malheureusement, nombreux sont les agresseurs non punis par la loi parce-que les victimes n’osent porter plainte, parce-que leurs accusations sont parfois remises en doute et que beaucoup de peines aboutissent finalement à des non-lieux. Je trouve ça tout bonnement scandaleux !

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Le viol répond à un problème de société. Les hommes se croient encore supérieurs à la femme et ressentent le besoin de les dominer ! C’est le cas d’un violeur ! Attention, je ne dis pas que tous les hommes sont des violeurs, c’est une minorité des hommes qui pensent qu’ils peuvent faire de la femme ce qu’ils veulent et de disposer de leur corps à leur convenance.

Mais non, le corps d’une femme n’appartient qu’à elle-même. Elle est libre d’en disposer selon ses propres envies ! Même si elle est avec quelqu’un, si un jour, elle dit non, il n’a pas à la forcer ! La prétendue volonté des femmes d’être soumises n’est qu’un mythe, arrêtez de prendre « 50 nuances de Grey » pour modèle ! Pour qu’il y ait relation sexuelle, il faut un libre consentement des deux côtés. Une femme qui se laisse caresser, choyée etc etc… si au moment de passer à l’acte, elle dit non, c’est non !

Et l’inverse est vraie également, je parle des femmes violées mais il y a également une minorité d’hommes qui sont violés et en aucun cas, ils n’ont à être placés en accusés. Le viol est toujours de la faute du violeur !

J’ai été choquée d’apprendre ce matin à la radio qu’un sondage remettait en question le « non » et l’apparence vestimentaire des femmes dans la responsabilité d’un viol. C’est justifier ce qui n’est pas justifiable, c’est grave et dangereux… En 2016, je pensais que les mœurs avaient évolué… Je suis attristée de voir que non…

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Je ne veux pas d’enfants et je ne dois rien à personne !

Hier soir, en flânant sur Twitter alors que je devais dormir depuis longtemps, je suis tombée sur un retweet de Flow Magazine. C’était un tweet de la directrice éditorial d’Hellocoton qui citait un article en disant qu’il l’avait effaré. Poussée par ma curiosité, j’ai donc été lire l’article en question. J’étais au début contente de ne rien lire de choquant, j’étais même plutôt d’accord avec la rédactrice de cet article dans les premiers paragraphes. Oh ça n’a malheureusement pas duré longtemps. L’article puait de généralités nauséabondes qui m’ont profondément mises en colère et voilà pourquoi, j’ai eu besoin de sortir de mes gonds en publiant cet article.

Elle commence son article en disant que personne ou en tout cas, personne plus qu’une autre n’est faite pour se lever à 4 h du mat ou changer les couches de bébé. Elle explique ensuite qu’elle a voulu des enfants pour partager l’amour qu’elle avait elle-même reçu de la part de ses parents et qu’elle considérait ainsi que donner la vie était dans la continuité des choses. Soit, c’est une façon de voir les choses assez belle effectivement.

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Seulement là où elle a tort, c’est quand elle dénigre les personnes qui disent qu’ils ne sont pas faits pour avoir des enfants. Je me considère en tant que tel. Comment je le sais ? Quand je m’énerve après mes neveux pour un oui ou pour un non par exemple. Même s’ils sont trop choux, ils peuvent être comme tous les enfants, exécrables par moment !

Elle parle des gens qui ne veulent pas d’enfants comme des égoïstes qui veulent garder tout l’amour qu’ils auraient reçu pour eux. Pardon ? Je peux donner autant d’amour à mon neveu et à ma filleule. Ensuite une phrase m’a hérissé le poil. « Le célibat n’est pas une contrainte, la carrière non plus ». WTF ? Selon ce que je lis entre les lignes, si tu es célibataire mais qu’il est grand temps que tu pondes sous prétexte que tu auras la trentaine, fais donc toi faire un gosse par le premier gugus qui vient et puis tant pis s’il n’a pas de papa ?! Euh et elle parlait d’amour à transmettre ?!

La carrière n’est pas un frein. Je suis plutôt d’accord, bien qu’il faut alors deux parents, un couple bien solide et un des deux qui soit quand même plus souvent à la maison qu’au boulot, sinon l’amour qu’on pourra lui donner en lui achetant tous les jouets dernier cri sous prétexte d’un bon salaire, ne remplacera l’amour dont on parle de partager hein !

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Elle dit qu’en élevant ses enfants, on redonne à la société ce qu’elle nous a donné, une relève. Pour elle, elle contribue au développement et à la pérennité de la société. Elle dit alors qu’elle paie des impôts, qu’elle ne reçoit aucune aide (ça veut donc dire qu’elle gagne bien sa vie, merci !) et que sans les gens qui font des enfants, la société ne serait plus. Soit. C’est un fait. Elle dit qu’elle gagne bien sa vie et que donc l’État ne lui donne rien, j’ai envie de lui dire, soit en contente alors !

Elle indique donc que les gens qui n’ont pas d’enfants leur en doivent une à ceux qui en font car dans 30 ans, on bénéficiera aussi de notre retraite, des services sociaux, etc etc. On va selon ses dires « profiter des mêmes avantages que ceux qui ont dû faire plusieurs sacrifices en ayant des enfants.  » Waw !!!!! Euh, elle veut une médaille en fait c’est bien ça ?! Elle se demande si c’est juste. Elle dit même que les parents sont une élite. Mdr laissez-moi rire, ou plutôt m’étouffer là ! Tout ça parce que eux, ils font des sacrifices en ayant des enfants !

Ah donc, quand son gosse aura 18 ans, qu’elle s’engueulera avec pour des conneries, elle se plaindra à lui en lui disant, j’ai sacrifié toute ma vie pour toi ?! Pitié, c’est de l’amour transmis ça ou plutôt de la culpabilité ? J’ai décidé de ne pas avoir d’enfant. Je ne suis pas la seule. C’est un choix qui ne regarde pas la société. Chacun est encore libre de décider de son corps et de son avenir à ce que je sache.

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Et puis, les gens qui n’ont pas d’enfants, paient leurs impôts comme tout le monde, ne bénéficie pas plus d’aides de l’État que les autres. C’est tout de même préférable aux cas sociaux qui pondent 15 gosses, ne sont pas capables de les élever et qui vivent des allocations ! Ils vous doivent quoi eux hein, on en parle ? Et puis, choix égoïste ? Non, personnellement c’est justement parce-que je pense à l’avenir de cet hypothétique enfant que je n’en veux pas. Alors oui, on est d’accord, si tout le monde pense ainsi, c’est la fin du monde. Mais nous sommes en minorité ceux qui décidons de ne pas enfanter, mais est-ce pour autant que nous avons tort et devons être pointé du doigt ? Je ne pense pas…

Elle a fait un second article où elle déplore les commentaires négatifs qu’elle a reçu. Je suis d’accord sur le fait qu’elle n’a pas à recevoir d’insultes et encore moins de menaces de mort. Elle a tout à fait le droit d’exprimer son opinion, par contre, j’ai le droit également, d’exprimer mon opinion contraire et je me permets de dire que j’ai trouvé son article un peu trop généralisé et puant. C’était le coup de gueule du jour !

Edit : si je pousse ma réflexion, que devraient dire les personnes qui n’ont pas d’enfants à ces mères de foyer qui décident de ne pas travailler. Bah oui après tout si je vais dans le même sens que cet article qui me débecte, pourquoi nous sans enfants et travaillant, cotiserions pour elles ? Et puis quelqu’un pourrait lui rappeler que la personne célibataire paye toute sa vie des taxes et des impôts qui vont, en partie : aux allocations familiales, aux garderies et aux commissions scolaires. C’est aussi ça le partage ! Merci !

Merci aussi à Marilyse Hamelin qui est passée à la radio ce matin avec l’auteur dudit article. Si vous voulez l’écouter, c’est ici.

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La différence entre blogging et journalisme . . .

La blogueuse « humeurs » ne parle pas seulement d’elle et de ses états d’âme, mais elle publie aussi sur des sujets d’actualité, des faits de société auxquels elle donne son avis. L’autre jour, un article d’une blogueuse et un autre de moi-même ont fait polémique. Une lectrice nous a notamment reproché de parler d’un fait divers sans omettre de nous faire remarquer qu’on était blogueuse et non pas journaliste. L’article de l’autre blogueuse ayant ce jour là été sélectionné, je pense que si elle avait manqué de respect à ce fait divers, Hellocoton n’aurait pas choisi de mettre ledit article en avant.

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Je ne vois pas pourquoi nous n’aurions pas le droit d’écrire sur des sujets divers ou des faits de société. Cela voudrait dire qu’on ne pourrait pas en parler autour d’un diner quand on regarde les infos par exemple, donner notre opinion sur ce qui se passe dans le monde ? Qu’on ne vienne pas me dire que les faits divers ne sont pas comme les autres faits d’actualité et qu’ils sont personnels parce-qu’à partir du moment où ils sont publiés et qu’ils passent aux infos, ils deviennent un peu publics.

D’autant plus, que je suis bien d’accord sur le fait que nous parlons alors sans connaissance de cause car effectivement nous ne connaissons pas ces personnes à qui ils arrivent ces faits mais cependant, le journaliste parle aussi sans connaissance de cause dans un premier temps. L’autre jour dans le journal, je lisais l’article sur ces élèves et leur professeur qui ont été surpris par une avalanche et je vous assure que le journaliste y allait de suppositions en suppositions sans savoir encore ce qui c’était réellement passé. Il avançait des arguments, tous les arguments possibles et imaginables sans savoir lequel s’avérait effectivement vrai.

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Alors quelles différences entre journalistes et blogueurs ? Le journaliste, premièrement n’est déjà pas propriétaire de sa plateforme comme l’est le blogueur qui écrit sur son propre site et qui est le seul à écrire sur son propre site. Le journaliste lui doit écrire pour le compte de son journal en collaboration avec d’autres journalistes.

« Un journaliste est un professionnel de l’écriture qui apprend une thématique alors que le blogueur est un professionnel (ou un passionné) d’une thématique qui apprend l’écriture. » Frédéric Cavazza

Le blogueur est libre de s’exprimer sur n’importe quel sujet, le journaliste lui a une ligne éditoriale à respecter, un thème à suivre. Le journaliste se doit d’informer en toute impartialité, il se doit de vérifier ses informations et de les transmettre de façon claire et précise à ses lecteurs. Le blogueur lui est réellement libre de prendre telle ou telle position, de prendre part de se réagir en donnant sa propre opinion. Il n’a pas l’obligation d’analyser comme doit le faire le journaliste.

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Le journaliste a le droit d’avoir sa propre opinion mais il se doit d’aller au déjà et d’analyser pour rechercher la vérité et informer à travers des faits et des analyses. Le blogueur lui pourra prendre part et concorder les faits avec son vécu et son expérience personnelle et on ne pourra pas lui en vouloir. Les blogs n’ont pas vocation à informer, si on lit un blog c’est parce-qu’on apprécie le créateur, ses écrits et ce qui émane de lui à travers ses écrits. Moi personnellement, je n’ai jamais lu un blog dans le but de m’informer !

Cependant, certains blogueurs sont très doués dans l’analyse et cherchent à vérifier leur informations, étayer leurs sources etc etc, aussi bien que le ferait un journaliste. Quand au journaliste, leur travail est parfois mis à mal par la quête du scoop et d’être le premier à relayer l’information sans fournir alors un contenu professionnel.

Je pense que de toute façon la différence réside dans le fait qu’on ne lit pas un journal d’informations ou un blog pour les mêmes raisons. Quand on lit le journal, c’est pour s’informer, comprendre, connaître, alors que lorsqu’on lit un blog, c’est pour comprendre parfois une autre vision que la sienne, découvrir des opinions et des points de vue… C’est en cela qu’on ne peut pas comparer blogueur et journaliste !

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Les deux peuvent donc travailler sur les mêmes sujets, dans la mesure où ils n’en feront pas le même contenu. En ce sens, rien n’empêche un blogueur de réagir à un fait de société ou autres, et je ne vois pas pourquoi on pourrait le lui reprocher ! Je ne vois pas bien ce qu’on peut bien vouloir lire sur un blog si on doit se brider sur ses écrits ! Alors oui, le blogueur pourra parfois manquer un peu d’impartialité mais il n’est pas journaliste, un blogueur écrit son opinion basée sur son vécu.

Si le blogueur n’a pas le droit d’avoir d’avis sur les faits de société, pourquoi certaines blogueuses pourraient parler de maquillage ou de mode alors que ce n’est pas leur métier ? Pareil pour ceux et celles qui bloguent en émettant des critiques de films ou de livres ! Alors, c’est sûr que si l’article est juste un ramassis de j’aime ou je n’aime pas sans analyser un peu, ça n’a pas grand sens ou autres, mais j’ai lu quelques articles de blogueuses qui émettent ce genre de critiques sur les films qu’elles ont vu au cinéma et c’est toujours très neutre et objectif, tout en laissant leur opinion personnelle. La différence avec la critique de ceux dont c’est le métier ? C’est qu’on connaît la blogueuse et ses goûts et qu’on peut s’identifier à elle et donc être amené à apprécier lire ses critiques car elle a les mêmes goûts que nous.

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J’ai toujours bien identifié la barrière entre moi la petite blogueuse et un travail journalistique. Je suis bien loin de me vanter de pouvoir me comparer à un journaliste, non, je n’analyse pas toutes les informations, je ne fais pas de travail de recherches approfondies car ce n’est ni mon travail ni dans mes aspirations. Je me contente juste de livrer ici mes états d’âmes et quand un fait m’inspire, je pense encore avoir le droit d’y émettre ma propre opinion. Je le fais toujours en précisant que ma pensée n’engage que moi et en nuançant ce que les autres pourraient penser. Je sais que je suis parfois bien loin d’avoir une opinion de masse et je n’ai jamais eu vocation à prôner la vérité.

Qu’en penses-tu ?

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