Et c’est encore le flou dans ma tête…

2 articles en 2 mois. Je n’avais plus l’envie, plus la force. Puis, je ne savais même plus quoi dire. Je pensais n’avoir plus rien à dire. Et puis hier, mes doigts ont glissé sur le clavier. Si facilement que j’en ai oublié pourquoi je n’y arrivais plus. C’est sans doute le thème. Je pourrais parler d’histoires amoureuses tous les jours. Et pourtant je n’ai rien à en dire. La mienne est plutôt chaotique.

J’ai eu aussi cette impression d’avoir eu besoin du blog pour passer un cap. Les 30 ans étant ce cap. C’est à partir de ce moment là que j’ai cessé d’écrire. Comme si ce blog avait été ma thérapie pour mieux aborder la trentaine. J’avais et j’ai surtout l’impression de tourner en rond même ici finalement. Il ne se passait pas assez de choses dans ma vie pour avoir toujours quelque chose à raconter.

après la réaction, l’action

J’ai pris conscience que je devais changer pas mal de choses pour que celles-ci aillent dans le sens que je souhaiterais. Mais la prise de conscience est le premier pas, et je suis toujours autant paralysée par la peur dès qu’il s’agit de mettre en place les actions pour les obtenir. Et puis, j’ai tellement d’idées qui fourmillent qu’au bout du compte, je ne fais rien car je ne sais plus par quoi commencer.

Le sport, la lecture, les séries. C’est ce qui occupe le plus clair de mon temps. J’aimerai donner plus d’importance à l’écriture, que ce soit ici ou ailleurs. Écrire des nouvelles pour des concours, participer à des ateliers d’écriture. Me replonger dans l’écriture d’un roman, chose que je n’ai jamais réussi à aboutir. Une fiction aussi. Ça me travaille depuis quelque temps déjà. Et puis, j’ai pensé abandonné le blog, et à chaque fois que je réécrit, mes écrits sont plébiscités et j’y vois le signe qu’il faut que je continue, que j’ai encore ma place…

pas à pas, les changements opérés

A la rentrée, je vais recommencer les cours de piscine et j’aimerai aussi apprendre le chant. Chose que je veux faire depuis que je suis toute petite mais que j’ai toujours laissé de côté par timidité. Cette fois ci, j’espère qu’au dernier moment, je ne vais me dégonfler. Il faut que je sorte un petit peu de ma zone de confort et ose enfin faire les choses qui me plairaient mais que je n’ai jamais osé par peur, timidité…

Il y a aussi eu quelques petits changements au boulot, dont je vous reparlerai plus longuement dans un autre article. Mais rien ne change dans le fond. Je ne suis pas du tout animée par ce que je fais et je n’y trouve aucun goût. J’aimerai avoir un boulot qui me passionne. Ou du moins qui ne me rende pas amer, aigrie, et parfois désagréable ou en colère. Souvent quand je rentre d’ailleurs. Là-bas, j’arrive encore à me contenir…

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Moi, mon travail et mon épanouissement personnel

les raisons de mon silence

Je n’ai pas fait beaucoup d’articles Humeurs et perso comme à mon habitude en ce moment. En effet, je m’interroge toujours sur la finalité de ce blog. Je me demande parfois s’il sert à quelque chose, à quelqu’un, et si surtout il me sert à moi-même. Il m’a aidé à un moment c’est indéniable. Vous mes lectrices fidèles également et je vous en remercie.

Mais j’ai l’impression d’arriver au bout de quelque chose. Les 30 ans jouent aussi beaucoup sur ce sentiment. J’ai l’impression d’avoir raté les 29 premières années de ma vie et d’être arrivée à un virage. Là, j’ai le choix, continuer dans des choix qui ne me correspondent pas ou prendre ma vie en main, enfin !

Il y a eu ce mec avec qui j’aurais pu envisager une rencontre sans prise de tête mais je ne sais pas faire. Je suis dans le contrôle, dans l’avenir, dans le passé, jamais dans le présent. Bref, tout a capoté avant même que cela ne commence. Et de toute façon, tant que je ne serais pas bien avec moi, j’irais vers des mecs qui ne me correspondent pas et qui m’abandonneront. Cette blessure d’abandon est trop enfouie et pas encore guérie pour que je puisse en faire autrement.

des croyances limitantes

C’est à cause de ces croyances enfouies que je rate tout d’ailleurs. Le sentiment d’être nulle, le sentiment de ne pas être capable de faire les choses seules, le sentiment de ne pas être capable d’y arriver et de réussir, dans n’importe quel domaine que ce soit. Le sentiment de ne pas être légitime et ne pas avoir de mérite. De ne pas mériter les choses. Des croyances infondées. Des croyances qu’il faut casser.

J’ai vu un psy aujourd’hui, j’en ressors avec pas beaucoup plus de changement mais un portefeuille allégé. Je ne suis pas sûre de retourner le voir. C’est quoi, le cinquième différent que je vois. Ce n’est pas pour me vanter, mais il me l’a dit lui-même, je ne suis pas loin du but et je n’ai pas besoin d’aide. Il suffit d’un déclic pour m’affranchir de ces croyances limitantes.

Tout passe par l’amour de soi. Apprendre à m’aimer, à prendre soin de moi, qui me fera m’aimer davantage. Pour gagner confiance en moi, pour m’affirmer, pour oser. Oser dire non quand c’est non au travail par exemple. Par exemple, oser dire à mes collègues quand ils vont trop loin, quand je ne peux pas, quand je n’ai pas le temps. Oser dire ce qui ne va pas et pourquoi.

oser et s’affirmer enfin

Prendre des risques, sortir de ma zone de confort. Pour tout vous dire, pour vous parler de mon travail. Vous savez je bosse en mairie au service accueil et État Civil et je n’aime pas trop mon travail. Surtout la partie accueil en fait. Je n’aime pas recevoir le public, je n’aime pas répondre au téléphone et en six ans, j’appréhende toujours les questions que l’on va me poser etc etc… Je suis quelqu’un qui n’aime pas vraiment les interactions sociales donc répondre au téléphone toute la journée et voir défiler les administrés toute la journée ce n’est pas vraiment ma tasse de thé.

Mon chef et Le Maire de la commune où je bosse le savent. J’avais enfin osé en parler à mon dernier entretien professionnel. Comme quoi je commence enfin à dire ce qui ne va pas et à ne plus me laisser faire. Mais malgré ça, je me suis vue confier récemment une nouvelle mission : la gestion de logements saisonniers avec tenue de régie. Déjà sur la régie, je suis sceptique : avec ce qui s’est passé avec mon ex, question argent, je suis un peu réticente à tout. C’est à dire que je n’aime pas avoir à manipuler autre chose que mon propre argent. Et puis il va falloir que je fasse l’entrée des lieux ainsi que la sortie. Or pour quelqu’un qui n’est pas à l’aise avec le public…

aurais-je du dire non ?

J’ai failli refuser. Le problème c’est que pour ça, on m’augmente mon temps de travail. Et qu’honnêtement ce 35h je l’attends depuis tellement longtemps. J’en ai besoin pour reprendre mon indépendance, pour pouvoir enfin me reprendre un logement et avoir mon petit chez moi sans craindre d’être rapidement dans le rouge. Mais j’ai peur. J’appréhendais déjà d’aller au boulot chaque jour parce que je n’y trouve plus mon compte, que je m’y épanouie pas et qu’avec ma collègue ce n’est pas toujours facile, mais là c’est pire… Zéro motivation à me lever le matin.

Ils devaient me supprimer les samedi et me mettre sur des horaires la semaine, mais cela a été refusé par la commission… Le sentiment d’inutilité que j’ai à venir bosser le samedi matin pour trois pèlerins qui viennent en mairie n’a pas été entendu. Sauf qu’il influe sur le moral et le sentiment d’utilité concrète au sein de cette mairie et de ma place.

J’espère que les 7h complémentaires ne seront pas juste un test. Car pour le moment mon contrat ne change pas, on me paye juste 7h hebdomadaires complémentaires. Mon chef m’a aussi dit que si vraiment cette nouvelle mission est trop pour moi au bout d’un mois, il l’a redonnera au collègue qui devait l’avoir à la base sans me supprimer cette nouvelle base. Cela reste encore à voir.

travail et épanouissement personnel

L’autre jour, je lisais l’article du blog d’enjoythelittlethings qui s’interrogeait sur son épanouissement personnel et notamment de la place du travail dans cet épanouissement. Le travail est-il une obligation à cet épanouissement ? Je pense qu’au jour d’aujourd’hui, beaucoup trop de personnes, moi y comprise, font un travail qui ne leur plaisent pas uniquement pour avoir de quoi manger…

Oui j’aimerais m’épanouir par le travail mais je ne pense pas que le travail soit la source principale de mon épanouissement. Pour moi l’épanouissement, c’est un bien-être général, le sentiment d’avoir une vie riche et de faire des choses qui nous plaisent, nous apportent, nous transportent. Le sport m’épanouit car il m’aide à me dépasser, à me libérer, à me construire un mental d’acier. L’écriture m’épanouit car elle me libère, elle m’apporte, elle me transporte. Lire m’épanouit car cela fait développer mon imaginaire, ma créativité, que ça me transporte aussi.

Pour moi l’épanouissement ce sont toutes ces activités que l’on a dans la vie en dehors du travail et qui contribue à nous rendre bien, à être en accord avec soi-même et surtout à être heureux. Les amitiés, les sorties, les interactions que l’on noue avec des personnes. Le travail ne devrait pas n’être qu’un job alimentaire dans lequel on ne se plaît pas. Je pense que l’on peut-être heureux en dehors du travail mais que si le travail ne nous épanouit pas cela aura forcément un impact sur notre bien-être général. Le travail devrait être un moteur.

Je pense que le travail contribue à l’épanouissement personnel. Je pense que l’on devrait faire un travail qui nous plaise. Qui nous donne la pêche dès le matin, un travail où l’on prend plaisir à y aller et où on ne va pas à contre-coeur. Mais je me demande si finalement les seules personnes pour qui cela fonctionne, ne sont pas les personnes qui ont fait de leur passion leur travail : footballeurs, photographes, artistes…

la peur de l’échec ou de la réussite

Je parlais tout à l’heure de mes croyances limitantes, ce sentiment d’être nulle et de n’arriver à rien. Ce sentiment qui fait que dès que je dois passer un concours ou autre, je ne le bosse pas car je pense que de toute façon, cela ne servirait à rien, que je ne suis pas douée et que je ne l’aurais pas. C’est ce qui fait aussi que je procrastine sur mon roman bien que j’ai réellement l’envie d’écrire et d’aller plus loin. Cette peur de l’échec qui au final te bloque et t’empêche ne serait-ce qu’essayer.

La peur. C’est bien elle qui domine ma vie en tous points en fait. La peur de quitter un boulot que je n’aime pas pour me retrouver sans rien et galérer. Mais aussi, la peur de dire non et de m’affirmer et de ne plus être reconnue. La peur de prendre des risques et de sortir de ma zone de confort. La peur de vivre seule et d’affronter la solitude qui malgré que je l’ai cherché en zappant quelques rares amitiés, me pèse aujourd’hui…

J’ai passé un entretien pour un poste similaire dans une autre commune, pas rassurée, pas à l’aise, je n’ai pas été retenue. J’ai passé un oral pour l’examen professionnel d’adjoint administratif. J’aurais les résultats mi-juillet, mais pareil, pas à l’aise du tout, je ne le sens vraiment pas. Je préfère me dire d’ailleurs que je ne l’aurais pas. Au moins, je ne peux qu’avoir une bonne surprise dans ce cas.

le passage à la trentaine : ce gros cap

Dans trois semaines, je vais avoir 30 ans. Et je suis bien décidée à rattraper ces trente dernières années. Je vais essayer d’oser et de sortir de ma zone de confort. De manière personnelle aussi déjà, retrouver des amitiés, des nouvelles, en créer. Prendre des cours de chant, chose qui me fait envie depuis que je suis petite. Pour le travail, je suis un peu désabusée, je ne sais plus quoi faire pour me dépêtrer de cette situation.

J’aimerais faire un boulot qui me plaise mais à part dans l’écriture, ou le sport ou je n’ai aucune compétences. Et je ne vois pas ce qui pourrait me plaire d’autre. Si je continue dans la Fonction Publique, j’aimerais un poste en Ressources Humaines. Mais là où je bosse, aucune possibilité avant plusieurs années, et je n’ai plus de temps à perdre. Je me donne un an maximum (je crois que je l’ai déjà dit d’ailleurs) mais je ne veux plus rester dans un endroit qui me donne envie de fuir dès que j’y suis…

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L’entretien d’embauche… Ce j(a)ugement… !

Je vous annonçais dans un précédent article que j’avais postulé à un autre poste au sein d’une autre collectivité toujours dans le même service. Le service État Civil d’une mairie beaucoup plus conséquente que celle où je suis actuellement. Je ne m’attendais plus à recevoir de réponses positives ou négatives même car il était indiqué dans l’annonce que si nous n’avions pas de nouvelles après le 15, nous devions considéré que nous n’étions pas retenu.

Et pourtant j’ai reçu mon courrier il y a de cela quelques jours pour m’inviter à une mise en situation professionnelle et un entretien ce jour. Je me suis bien habillée pour l’occasion, j’ai révisé quelques trucs, je me suis mis en tête 3 qualités et 3 défauts que j’amène dans le positif et j’avais préparé la question de ce que je pouvais apporter au poste.

Je suis arrivée à l’entretien, on m’envoie vers une première personne qui me demande de patienter. Quelques minutes plus tard, elle m’emmène dans une pièce seule et je comprends que la mise en situation professionnelle est une petite étude de cas par écrit. Je ne suis pas du tout satisfaite de ce que je produis, répondre par écrit à une difficulté que tu peux rencontrer à la mairie, je trouve ça un peu difficile et pas du tout concret. La deuxième épreuve est raturée alors qu’ils voulaient certainement voir la rigueur. On repassera !

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Bref, on vient me chercher au bout de 20 minutes et on m’emmène patienter dans une autre salle. Là j’attends encore un bon quart d’heure puis on vient me chercher pour l’entretien. Le jury est composé de trois femmes, la responsable du service où je serais potentiellement acceptée ainsi que deux responsables plus hautes. La responsable Ressources Humaines dirige l’entretien.

Rapidement, je vois qu’ils essayent de me mettre en difficulté et de voir mes réactions, je pense que je suis stressée, maladroite et pas du tout à l’aise dans mes réponses. Ce qui m’amenait à penser qu’un entretien d’embauche, c’est vraiment la débauche ! Se faire jauger comme cela, comme si on était un vulgaire bout de viande à qui il faudrait attribuer une note de goût, ça m’agace profondément. Un entretien d’embauche raté ne signifie pas que la personne n’est pas un bon élément de travail en plus… Ils ne savent pas ce par quoi tu es passée ni les difficultés que tu as déjà rencontrées.

Je n’ai pas aimé que les questions soient uniquement dans un but à mettre mal à l’aise et en difficulté, d’autant qu’ils n’ont pas vraiment cherché à comprendre mon expérience professionnel et à me poser des questions là-dessus. Tout ce que j’avais préparé ne m’a finalement servi strictement à rien.

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Pendant tout l’entretien, j’ai eu l’impression d’être un lion en cage que l’on admire et ça m’a profondément agacée. L’entretien m’a aussi permis de me rendre compte, mais je le savais déjà, que la fonction publique ce n’est clairement pas pour moi. Le service public n’est pas quelque chose auquel j’adhère, devoir être à la merci des gens n’a jamais été dans mon tempérament, je me rends même compte que je ne suis même pas moi-même lorsque je suis au travail et je comprends mes différences de caractère selon l’environnement dans lequel j’évolue.

J’étais bien contente quand l’entretien s’est terminé, j’ai éprouvé un véritable sentiment de soulagement, j’ai senti que si ça se prolongeait, j’aurais pu craquer ou partir en courant. Les difficultés vers lesquelles ils ont voulu m’emmener m’ont mises mal à l’aise et me font douter de mes capacités. Je sais pourtant que je suis un bon agent, mes notations le prouvent, mes chefs de service sont toujours ravis de mon travail, de ma polyvalence, de ma compréhension, de mon adaptabilité et de ma rapidité de compréhension et d’exécution des tâches. J’ai été ravie de m’entendre dire par mon chef que les tâches que j’effectuais actuellement n’étaient pas à la hauteur de ce que je pouvais prétendre, mais pourtant j’ai senti que je n’avais pas non plus les épaules, pour prétendre plus haut.

Je ne suis pas déçue. Comme on dit, on verra. Les autres candidats auront sûrement eu affaire aux mêmes difficultés et j’ai peut-être encore mes chances. J’aurais la réponse d’ici deux semaines. Si elle est négative, je saurais qu’il faut que je travaille sur ces difficultés et capacité de réaction dans lesquelles on veut m’amener, si c’est positif, je serais surprise et je prendrais même sûrement peur, car au vu de l’entretien en l’état actuel des choses, j’ai senti que le jury ne me sentait pas à la hauteur. Ou alors c’est moi qui tombe dans la facilité ne souhaitant pas non plus me mettre en difficulté.

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Je ne sais pas ce que je veux. Je sais que si je continue en collectivité, mon souhait serait un service Ressources Humaines, suivre la carrière et l’évolution des agents, m’occuper des paies etc etc… C’est ce vers quoi je me dirigeais à la base avec ma licence d’Administration Économique et Sociale mention Ressources Humaines et que je n’ai pas eu le temps et l’occasion de poursuivre dans cette voie. J’avais postulé à un poste dans ce genre il y a quelques mois dans une autre collectivité mais ça n’avait pas fonctionné. Le manque d’expériences, je suppose.

Je devrais sûrement demander une formation en ce sens à ma collectivité actuelle pour pouvoir évoluer ce vers quoi j’aspire et voir si effectivement ça me convient mieux que le poste que j’occupe actuellement. Vous le savez, l’accueil ce n’est vraiment pas ma tasse de thé et me retrouver dans un bureau où je n’aurais pas de public ne serait absolument pas pour me déplaire. Mais je ne sais vraiment pas si j’ai envie de poursuivre dans cette voie, le problème c’est que je ne sais pas ce que je peux et veux faire d’autres…

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Cette lettre que je n’attendais plus, qui me redonne espoir et me fait peur à la fois…

Hier, j’ai reçu une lettre que je n’attendais plus. Vivant chez ma maman qui était au courant de cette lettre et de cette entête qui devait potentiellement m’arriver, a ouvert le courrier avant moi. Elle savait que de toute façon, si elle me disait que le courrier était arrivé, je lui aurais demandé de l’ouvrir et de me dire son contenu.

Alors quand j’ai reçu le sms qui me disait que la lettre était arrivée et qu’elle était positive, je n’y croyais pas ! J’étais à la fois contente et tout à coup, j’avais peur aussi. Je ne vous ai pas caché ma volonté de trouver mieux. Que je n’étais pas assez mise en valeur et que le travail effectué n’était pas à la hauteur de mes compétences et d’autres raisons qui faisaient que je ne me plaisais plus au boulot.

C’est vrai que de toute façon, j’ai besoin d’un poste à 35h et pour l’instant je n’en suis qu’à 28. Alors depuis ma titularisation, je cherche ailleurs. Et j’ai postulé à cette offre, il y a un peu plus d’un mois. Une ville à une heure de chez moi, un service État Civil beaucoup plus conséquent puisqu’il s’agit d’une grande ville.

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Ils me convoquent donc à l’entretien. Je suis contente car cela signifie que ma lettre de motivation ainsi que mon CV les intéresse mais je suis à la fois flippée car actuellement je suis dans une petite commune où il y a peu d’État Civil au final, et j’ai un peu peur qu’ils me posent des questions pointues etc etc…

De toute façon, je vais le préparer un peu cet entretien, mais je vais y aller cool, j’ai déjà un boulot, c’est une opportunité pour en changer, mais ce n’est pas non plus une question alimentaire, je veux dire « ça passe ou ça casse » on verra bien. D’ailleurs, il faut que je commence à peser le pour et le contre d’une éventualité positive car ça changera alors beaucoup de choses dans ma vie actuelle, pas seulement professionnellement donc c’est à y réfléchir bien posément.

En effet, comme on dit « On sait ce qu’on perd, mais on ne sait pas ce qu’on gagne ». Et si c’était pire ailleurs ? Et si le changement de pression à l’inverse était compliqué à gérer ? Et si je n’étais pas à la hauteur ? Et si je ne m’entendais pas avec les futurs collègues ? Et si je n’arrive pas à me faire à cette ville que je détestais lorsque j’y étudiais ?

Tout un tas de questions et pas de réponses. C’est presque un coup de poker. En attendant, rien n’est fait, ce n’est qu’un premier pas dont je n’ai pas encore l’issue ça ne dépend pas que de moi ni de ma prestation à cet entretien mais également à celle des autres convoqués également. Il faut réussir à être celle qui les convaincra le plus.

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Au final, cette lettre que je n’attendais plus me rend heureuse et me fait très peur à la fois. J’ai peur de faire un mauvais choix, de partir dans la mauvaise direction, que ce soit pire après, de ne pas être dans le bon chemin, le bon cheminement pour changer de cap. Je sais que je veux changer quelque chose dans ma vie et notamment mon travail depuis très longtemps et que c’est peut-être l’opportunité qu’il me fallait mais si ce n’était pas de changer complètement de taf mais de complètement changer aussi de voie ?

C’est vrai que je me pose de plus en plus de questions à savoir si je suis vraiment faite pour une vie de bureau, derrière un écran et que l’accueil me rebute aussi un peu, je sais que j’en aurais encore mais dans un domaine bien particulier qui est censé être un domaine que je commence à connaître, même s’il y aura bien plus de particularités et qu’ayant été formée sur le tas, j’ai peur de ne pas être à la hauteur.

Je travaille en mairie, en tant qu’agent d’accueil état civil et je sais que j’aimerais plutôt travailler dans les Ressources Humaines, alors pas assistante RH ou autres, mais être l’agent qui s’occupe des paies, des avancements de carrière, de grades, d’échelons, etc etc… ça c’est l’un des postes dans ma fonction publique territoriale qui me plairait le plus, le mieux serait même au sein d’un Centre de Gestion directement et non d’une collectivité, mais j’ai postulé à ce genre de poste il y a plusieurs mois et n’ayant pas d’expériences malgré ma licence Administration Économique et Sociale mention Ressources Humaines, je n’ai pas été retenue, même pour un entretien.

Alors que faire ? Vers où aller ? J’avoue que je suis dans flou artistique…

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Je ne suis pas faite pour ça ! . . .

Comme vous le savez, ou si vous ne le savez pas encore, je travaille en collectivité territoriale, à l’accueil d’une mairie plus précisément. Je m’occupe donc principalement de l’accueil physique et téléphonique ainsi que de l’État Civil.

Autant j’adore l’État Civil, et c’est très intéressant mais alors l’accueil… J’ai vraiment beaucoup de mal ! J’avais d’ailleurs déjà fait un article où je disais que « Travailler à l’accueil, c’est s’en prendre plein la gueule !« . Et je le pense toujours autant.

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La mentalité des gens est de plus en plus à craindre, et dans tous les sens du terme ! Les gens craignent et je crains les gens. J’en ai marre de me faire engueuler parce-qu’ils n’ont pas tous leurs papiers et qu’ils sont obligés de revenir une seconde fois, je n’y suis pour rien ! J’en ai marre qu’ils pensent qu’ils sont exemptés de ces dits-papiers parce-qu’ils sont connus du Maire ! Et alors ?!

J’en ai marre de devoir être la messagère, j’en ai marre de transférer les appels. J’en ai marre de prendre des messages. J’en ai marre de me faire engueuler parce-qu’ils n’ont pas la personne qu’il faut au bout du fil et avec qui il faudrait s’expliquer, sous prétexte que faut bien se défouler sur quelqu’un ! J’en ai marre d’être ce quelqu’un.

Je demande juste un peu plus de reconnaissance, et en travaillant à l’accueil, je n’ai pas l’impression d’en recevoir. Le public n’est pas reconnaissant en général. Limite, ils te disent comment faire ton travail ou te donnent des ordres. Je n’aime pas l’accueil et je crois que je n’aime pas non plus le Service Public.

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Alors pourquoi je suis allée là-dedans, vous me demanderez bien hein ?! Et bien, c’était plus un choix par défaut. Je n’ai jamais eu vraiment d’idées précises sur ce que je voulais faire plus tard. J’ai voulu être avocate, puis juge pour enfant ou encore architecte. Et puis, je ne voulais pas défendre les méchants, ni faire de trop grandes études. Je suis donc allée au bac général ES car le plus diversifié et j’ai suivi la licence Administration Économique et Sociale. Je l’ai obtenu avec mention, et j’aurais très bien pu décrocher un master, mais je ne voulais ni continuer mes études, ni les continuer dans la ville où j’y étais obligée que je ne supportais pas !

Alors j’ai arrêté, je me suis inscrite à Pôle Emploi qui ne m’a pas du tout aidé ! Leur rendez-vous mensuel ne servait strictement à rien et surtout la seule offre d’emploi qu’ils m’ont proposé, c’était conductrice de train alors que j’avais un profil administratif ! L’été de fin de ma licence, alors que l’été d’avant, je n’avais rien décroché, j’avais trois réponses positives pour un job saisonnier. Il a fallu faire un choix. J’ai choisi ceux qui m’avaient répondu en premier.

Ensuite, j’ai galéré pendant plusieurs mois avant de trouver dans ma ville, j’ai fait le recensement en hiver 2010. Puis ensuite, je me suis inscrite au Centre de Gestion et j’ai fait quelques missions intérimaires pendant quelques mois. C’était par défaut. Parce-qu’il fallait bien faire quelque chose et que les candidatures spontanées n’aboutissaient pas. Et puis ensuite, je regardais la Bourse de l’Emploi du Centre de Gestion et c’est comme ça que je suis arrivée dans cette mairie. Ça fait 4 ans maintenant et j’ai été titularisée le 1er juillet 2014. Je suis donc stagiaire comme ils appellent ça dans la Fonction Publique pendant un an.

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Alors, je ne sais pas si c’est le poste qui ne me convient pas, c’est-à-dire l’accueil ou si c’est vraiment le service public. Je suis contente d’être titularisée mais je ne me vois pas restée ici pendant 40 ans, comme je ne me vois pas bosser dans la Fonction Publique pendant 40 ans non plus.

Mais je ne sais pas ce que je veux, moi ce que j’aime, c’est écrire… Mais avant d’être la prochaine Guillaume Musso, j’ai du chemin !

Et toi, tu es en phase avec ton travail ? Ça te plaît ? Tu te vois l’exercer toute ta vie, et au même endroit ?!

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