Ma première consultation gynécologique : tout ça pour ça … !

J’ai enfin franchi le seuil de cette porte. A l’aube de mes 30 ans. Quasiment une quinzaine d’années de retard sur le moment où j’aurais du la franchir pour la première fois. Mais je n’ai jamais été prête et je n’en ai jamais eu vraiment l’utilité non plus à vrai dire. Même si je me suis faite prescrire la pilule à 22 ans quand j’ai eu mon premier copain. Mais, je n’en avais à ce moment là pas eu réellement besoin. Je ne l’ai même pas reprise quand j’ai eu mon deuxième et dernier copain. Pourtant, c’était beaucoup plus sérieux et ça aurait pu vraiment aller plus loin à ce niveau là. Mais hier, j’ai enfin été à ma première consultation gynécologique.

Pas eu de réel besoin de consulter jusque là

Mais non, 29 ans et quelques expériences avec ce mec, mais toujours vierge au sens strict du terme. Je n’ai pas été pénétrée par le sexe de mon partenaire, ni par quelques objets, corps étranger ou encore doigts. Alors non, je n’avais aucune raison d’aller me faire faire un frottis car malgré les frotti-frotta je ne pense pas avoir été exposée de façon sérieuse au papillomavirus. Et puis, la peur du sexe, de mon sexe, a engendré la peur que quelqu’un le touche, que ce soit mon copain ou le corps médical.

J’ai eu la chance de n’avoir eu aucun problème à ce niveau là jusqu’ici car je ne sais pas comment j’aurais pu me laisser manipuler l’endroit. Quand j’ai eu mes douleurs au coccyx, le toucher rectal a déjà été pour moi une terrible épreuve mal vécue. Mon médecin traitant a été douce et rassurante mais le gastro-entérologue a lui été peu rassurant, peu patient et un peu brutal. Une expérience que je n’ai pas voulu réitérer alors que je devais faire une rectoscopie mais sans anesthésie générale, impossible pour moi ! Bref, de toute façon, les douleurs à ce niveau sont moins présentes et supportables, donc j’ai laissé tomber.

L’appréhension de se faire « toucher » à ce niveau là…

Bref, ce n’est pas le sujet ! J’ai toujours occulté le moment où je devrais passer la porte d’un gynécologue. Je n’ai jamais été rassurée par l’examen en lui même et la peur aussi d’être jugée par rapport à mes inexpériences etc etc… Mais cette inexpérience est de plus en plus pesante pour moi au fur et à mesure que le temps passe. J’ai aussi peur de faire des rencontres à cause de ça car peur que cela ne passe pas bien etc etc…. Je suis en pleine remise en question sur pas mal de choses dans ma vie en ce moment. Donc sur cette peur notamment. A l’aube de mes 30 ans, je ne veux plus rester dans cette condition et je sais que je suis la seule à détenir les clés et pouvoir changer tout ça…

C’est pourquoi il y a un mois j’ai enfin décidé de franchir le pas. J’avais lu il y a quelque temps, un article de Rozie et colibri, qui parlait de son expérience gynécologique. Elle passait par une sage-femme car elles étaient réputées pour être plus douces, plus patientes et plus compréhensives comme elles travaillent avec des bébés. Déjà, elle m’a appris que les sage-femmes peuvent effectuer ce genre d’examen gynécologique sur des femmes non enceintes.

Le poids de ma virginité

Mes différents articles traitant de ma virginité et de mes peurs et blocages, et vos différents commentaires d’encouragement, de bienveillance, de non-jugement m’ont fait du bien et ont aussi contribué à ce que je pousse cette porte ! Il y a un ou deux mois, j’ai donc regardé les sage-femmes de ma ville sur Internet et c’est comme ça que j’ai fait un choix. Je ne voulais pas parler de ça avec aucune personne féminine de ma famille et mes amies n’habitent pas ma région donc bon…

J’ai pris RDV en ligne car c’était plus simple pour moi de ne pas devoir par expliquer par téléphone que c’était un premier RDV et pourquoi. J’ai repoussé le RDV deux fois. Je voulais à tout prix l’avoir avant mes trente ans donc je n’ai pas pu repousser plus, car c’est dans quelques jours maintenant ! 🙁 Je n’y ai pas trop pensé les derniers jours mais depuis avant-hier, j’appréhendais beaucoup. J’ai glané quelques infos sur le net pour me rassurer mais les témoignages ne me rassuraient pas forcément ou en tous cas, pas tous !

Le besoin d’être rassurée face à l’inconnu pour moi

J’ai donc arrêté de regarder et je me suis dit que de toute façon, elle ne pouvait m’obliger à rien. Si le courant ne passait pas, bin je n’y retournerais pas. Je suis arrivée dix minutes en avance. Puis, je me suis installée dans la salle d’attente et elle est venue me chercher très rapidement. Cela a évité que je ne stresse de trop ou ne décide de partir en courant ! Mais, elle est venue me chercher avec le sourire, l’air rassurant et en effet, elle l’a été tout du long de l’entretien.

Elle m’a posée des questions sur mes règles, les antécédents familiaux etc etc et on en est venu rapidement au fait. Elle m’a beaucoup rassurée sur le fait que ce n’était pas une honte, encore moins une tare. Que ce n’était pas de ma faute, si je n’avais pas encore rencontré la bonne personne pour passer ce cap. Que c’était un passage plus difficile pour certains, qu’on avait chacun notre propre rapport au corps. Bref, elle m’a vraiment rassurée, elle était patiente, compréhensive, à l’écoute et ne me jugeait absolument pas.

la question de la « ma » normalité

J’ai pu lui poser des questions sur le « sexe » et l’anatomie féminine et le mien en particulier. Là encore, même si elle ne l’a pas examinée, elle m’a rassurée sur ma normalité. Chose que je doutais parfois en me disant, que ce n’était pas tel que je me l’étais représenté. Mais elle m’a appris qu’il existait une multitudes de formes différentes et que ça n’avait rien de bizarre. Elle m’a conseillé d’examiner plus cet endroit, de me mettre en confiance. D’également pourquoi pas essayer d’insérer des tampons et de reprendre rendez-vous à la rentrée pour une palpation des seins pour commencer.

J’ai toujours redouté ce premier rendez-vous et je suis aujourd’hui tellement rassurée par rapport à tout ça. Je suis contente d’avoir été voir une sage-femme car effectivement elle a été très douce, très patiente, très compréhensive et très rassurante. Le premier contact est bien passé, je me suis sentie rassurée. Puis, j’ai senti que je pouvais avoir confiance malgré que ce soit compliqué pour moi de me livrer. Mais je pense qu’à force, ça deviendra plus aisé pour moi. Donc oui, je vais continuer avec elle. Je suis contente d’avoir trouvé une bonne personne dès le premier contact. En effet, le contraire aurait pu me bloquer d’autant plus et me faire baisser les bras.

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La virginité tardive n’est pas une tare ! {et il faut que je me le rentre dans le crâne!}

Je m’en suis cachée au début. Il y a trois ans, je vous l’avouais dans un article protégé par mot de passe que je n’avais donné qu’à mes fidèles lectrices. Puis d’autres articles ont vu le jour où j’en parlais sans filtre. Ce n’est pas que je n’en ai pas honte, ce n’est pas que j’en suis fière non plus. C’est une partie de moi et je dois vivre avec, c’est comme ça, je ne vais pas renier ce que je suis et je ne suis pas « résumable » qu’à ça…

La trentaine approchant, la société très sexualisée m’ont longtemps fait penser que j’étais anormale, le jugement des uns parfois aussi. Je m’étais même inscrite sur un forum récemment où j’ai pu voir que je n’étais pas un cas isolé et qu’il y avait même des personnes plus âgées que moi, des mecs aussi… Et puis dans mes connaissances, en en ayant parlé, j’ai eu des personnes qui m’ont avoué la leur et après avoir vu à quoi ressemblaient ces personnes, à quoi je ressemble moi, j’aimerais que les gens arrêtent les gros clichés du genre « T’es vierge parce-que t’es trop moche pour que quelqu’un ait bien voulu de toi ».

Il y a de multiples raisons qui font qu’une personne perde sa virginité sur le tard, qu’une personne soit toujours vierge après 30 ans. Et en surfant sur le net, je me suis vite rendu compte qu’on était pas si rares que ça. Seulement beaucoup ont honte d’en parler, de l’avouer et même de se l’avouer à eux-mêmes. Ils vivent cela comme une tare, un échec. Je ne vous dirais pas que ce n’est pas mon cas. Je vois encore cela comme ça au jour d’aujourd’hui même si je me dis qu’il faut que j’essaye de lâcher-prise et de dédramatiser cela.

Il n’y a pas que la raison d’un traumatisme psychologique et éventuellement sexuel vécu dans l’enfance qui puisse expliquer cela. Comme cette virginité peut être assumée ou cachée, elle peut également être choisie ou subie. Les raisons de la virginité par choix étant essentiellement religieuse. La virginité est considérée comme tardive passée l’âge de 25 ans. Et l’âge moyen est de 17 ans…

 

5 grandes raisons à une virginité tardive

l’attente du prince charmant / de la femme idéale

Certaines personnes fantasment sur un idéal, préfèrent attendre « le bon », « la bonne ». Ils ont en tête un concept romantique de la relation sentimentale et sexuelle. Pour ces personnes, leur première fois se doit d’être inoubliable avec un partenaire « parfait ». Sauf qu’arriver à un moment, ces personnes se rendent compte que l’homme ou la femme parfaite n’existe pas, ensuite le temps passe, la virginité leur pèse, ils n’osent pas faire des rencontres, le temps passe et ils bloquent… Un véritable cercle vicieux qui s’installe…

des traumatismes vécus dans l’enfance

Des abus sexuels, des attouchements, des mauvaises expériences, des violences domestiques sont autant de raisons d’où peuvent découler un dégoût du sexe. Certaines personnes ayant vécu ce genre de traumatisme peuvent ériger une certaine barrière infranchissable à l’encontre de l’autre sexe.

les personnes asexuelles

Certaines personnes ne ressentent absolument aucune libido ni de pulsions sexuelles. Elles ne ressentent aucun désir. Ces personnes ne souffrent pas de leur virginité. Elles ne ressentent aucunement le besoin de faire l’amour.

des croyances religieuses

Certaines personnes ont des convictions religieuses ayant vécu dans un milieu traditionnel ou religieux.

un blocage psychologique

L’angoisse de se mettre à nu, la peur de franchir le cap. Certaines personnes se posent beaucoup trop de questions et sont terrorisées à l’idée de ne pas savoir comment se comporter. Elles craignent l’intimité. Elles sont d’une timidité maladive et manque d’interactions sociales. Généralement se sont des personnes qui se sentent mal dans leur peau et ne se sentent pas attirants. Elles ne pensent pas qu’elles peuvent plaire.

Timidité, manque de confiance, pression sociale

Certaines personnes ont pourtant eu des histoires amoureuses mais elles n’ont jamais réussi à dépasser le cap des bisous ou de la pénétration. Le fait de ne pas avoir eu de copain / copine passé un certain âge ne signifie pas être moche pour autant comme le gros cliqué que je peux parfois entendre du « t’es vierge parce-que t’es moche ». Une timidité maladive, un gros manque de confiance en soi font que certaines personnes se sont repliées sur elles-mêmes, ont peu d’amis, et peu d’interactions sociales…

De plus, la pression sociale est telle qu’aujourd’hui, même les ados de 14/15 ans la subissent. Une fille qui a 18 ans n’a pas encore eu sa première fois est regardée de travers alors imaginez à 30 ans ! Les jeunes filles cherchent du coup à se débarrasser de leur virginité le plus rapidement possible. Elles n’attendent même plus de tomber sur un garçon « amoureux » et je trouve ça un peu dommage…

Le pire c’est que passé un certain âge, l’appréhension de la première fois prend une nouvelle forme : peur que le mec, la fille n’attende pas, la peur que la personne ne veuille pas d’une autre personne inexpérimentée… La peur de l’avouer, faut il le dire ou pas ? Autant de questions qui bloquent et empêchent de passer à l’action…

Un phénomène pas si rare…

Le phénomène de virginité tardive n’est pas si rare. En quelques clics sur le net, on s’aperçoit qu’il y a pas mal de témoignages, même un forum où l’ont peut lire des histoires poignantes. Histoires qui indiquent que malgré ce que la société veut bien nous montrer, le sexe n’est pas inné et n’est pas quelque chose de facile pour tout le monde. Il y a l’inquiétude, le cercle vicieux s’installant, la peur de rencontrer quelqu’un, de voir cette personne fuir… La pression sociale des enfants pour une femme et les copains parlant de leur dernière conquête pour les gommes font que ces personnes osent rarement en parler autour d’eux.

Les différentes discussions que j’ai pu avoir sur le forum (auquel je me suis désinscrite car ça ne m’aide pas à lâcher prise sur cette virginité), les différentes photos de ces autres personnes vierges que j’ai pu observer, m’indiquent qu’on est parfois loin du cliché du vilain petit canard ! Par contre, on manque tous cruellement de confiance en nous.

non, nous ne sommes pas des extraterrestres

Être vierge ne veut pas non plus dire qu’on ne puisse pas prendre part à des conversations détaillées sur l’intimité. On est pas forcément plus ignorants que les autres sur certaines choses. Certains ont eu des câlins poussés sans pénétration et ont exploité leur sexualité autrement.

Ce n’est ni une maladie, ni une malédiction, ni une tare. Le fait d’être vierge n’est pas ce qui définit entièrement quelqu’un. Il n’y a pas de courses, pas de concours, pas de médailles et encore moins de date de péremption ! Le fait d’avoir eu besoin de plus de temps vous rend peut-être différent mais pas anormal pour autant ! Il ne faut pas dramatiser, il faut désacraliser la première fois et garder confiance. Le moment venu viendra où vous vous sentirez suffisamment en confiance pour sauter le pas.

Se forcer à coucher avec quelqu’un ? J’avoue y avoir pensé. Mais ce n’est pas une solution. Le fardeau est psychologique mais la virginité n’est pas une fatalité. Il faut apprendre à reconnaître les désirs de son corps, se détacher du concept de la personne parfaite pour le faire avec qui on vivra heureux et aura 2 beaux enfants. Mais il ne pas fermer les yeux sur une personne pour qui l’on éprouve du désir et avec qui on éprouvera une confiance suffisante pour passer le cap, advienne que pourra par la suite.

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Tirer le positif d’une expérience négative… !

Une mésaventure de plus qui ne m’a pas fait tomber plus bas… !

Comme je vous le disais dans un précédent article, je m’étais inscrite sur un forum traitant de virginité tardive. Une expérience finalement plus négative que positive. Je n’y ai jamais pensé autant que depuis ce jour. Bien sûr, ça me travaillait déjà, je me posais beaucoup de questions sur ma normalité à ce sujet et je me suis inscrite pour me rassurer. Mais en fait, c’est l’effet inverse qui s’est produit.

Outre ma mésaventure avec un des mecs du forum, je me suis rendu compte que je ne pensais vraiment plus qu’à ça. Perdre ma virginité est devenue encore plus une obsession ce qui aura pour but de ne faire que me bloquer encore plus. J’imaginais le moment où je pourrais enfin changer mon statut et commençait à me comparer aux autres histoires, aux autres âges surtout en espérant changer ce statut avant certains membres plus jeunes que moi.

De plus, en voyant des personnes dans des situations pires que la mienne, toujours au point mort passé une quarantaine d’années, j’ai pris peur. Bien que la poisse ne se refile pas entre membres, j’ai eu un peu les boules en me disant, et en espérant surtout ne pas galérer autant qu’eux, et surtout ne pas en être encore là dans dix ans !

J’étais donc partie une première fois pour cette raison. Le pessimisme de certaines situations, le fait de côtoyer des gens qui n’avaient aucune interaction sociale n’arrangeait pas mon problème et avait surtout tendance à me dire, je ne suis pas la seule donc c’est bon. Mais en aucun cas, ça ne m’a fait agir ! Et puis, on dit bien que pour être optimiste, il faut s’entourer de gens optimistes non ? Bin là c’est pareil, pour avoir une vie sociale plus riche, je ne dois pas m’encombrer de pensées d’autrui qui n’en ont pas non plus…

En retirer des leçons…

Je ne sais plus bien pour quelle raison, je suis revenue sur ce forum. L’ennui, je pense. Puis, il y a eu l’histoire avec le membre. Le fait qu’en dehors de lui, aller sur le forum, ne m’apportait rien de plus. J’avais toujours cette même sensation de peur et cette peur surtout de galérer plus longtemps qu’autre chose, je suis donc repartie ! J’ai vu que l’on jugeait ma décision (pour le moment, je suis retournée sans me connecter une fois ou deux). Je m’en fous. Ils ne sont pas dans ma tête. Ils n’ont pas toutes les données de l’équation. Le fait qu’ils réussissent à trouver du réconfort là-dedans, grand bien leur fasse, ce n’est pas mon cas…

J’ai appris une chose cependant. Pas grâce au forum en lui-même, mais grâce à l’histoire avec l’autre membre. Je ne suis pas prête à laisser entrer un homme dans ma vie. J’ai des choses à régler avec moi-même auparavant. Et je m’y attelle enfin. J’ai contacté un thérapeute par mail dont la réponse m’a encouragée. D’après lui, ma capacité d’analyse et le fait de me poser autant de questions, est déjà un gros travail d’entrepris. il ne doit pas me manquer grand chose en fait. Juste l’assurance et la confiance qui m’empêchent encore d’être moi-même et de faire ce dont j’ai envie.

Pour le mec en question, je n’ai aucun regrets. Le voir aurait été une erreur, dans le sens où se mettre ensemble aurait été une erreur. Profiter d’un manque affectif en l’assouvissant avec quelqu’un en manque également n’a jamais mené nul part. D’un côté ou de l’autre. Il faut être bien avec soi-même avant de l’être à deux et aucun de nous l’était pour le moment. Nous nous sommes épargnés finalement des semaines ou des mois de souffrance !

Petit à petit, l’oiseau fait son nid…

Pour la confiance en moi, j’ai pris rendez-vous chez le coiffeur, je vais bientôt changer de lunettes. Ce sont des petites choses un peu bêtes qui aident parfois à se sentir plus jolie. Je pense aussi recontacter le thérapeute afin de prendre rendez-vous. Je n’ai pas écrit à ma maman pour l’instant. J’attends d’en parler avec le thérapeute justement. Je vais sûrement écrire la lettre mais attendre avant de la lui donner.

Pour le reste : le boulot, j’ai postulé ailleurs. En fait, je regarde de plus en plus et dès qu’une offre me plaît à plein temps, je postule. On verra bien, je n’ai rien à perdre. Ma collègue va être en vacances pendant deux semaines à la fin de la semaine. Je vais profiter de ces deux semaines, pour vérifier si c’est elle le problème ou si vraiment l’accueil ne me convient plus. Si c’est le cas, j’irais voir mon supérieur pour lui en parler. Lui dire que je n’ai pas de possibilité d’évolution ici et que j’aimerais être aiguillée pour aller voir ailleurs…

Pour ma vie sociale, je suis encore un peu dans le floue. Je crois que l’important c’est d’abord de voir le thérapeute, de travailler sur le taf, puis je serais plus en phase avec moi-même une fois ces étapes de franchies. Le chemin sera peut-être encore long mais il ne sert à rien de tout vouloir changer tout de suite et de brûler les étapes. Un pas après l’autre. Comme pour ma perte de poids, comme pour la natation, doucement mais sûrement. Et je vais y arriver, car une fois que je suis lancée, plus personne ne peut m’arrêter…. 🙂

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Est-ce qu’un jour j’arrêterai d’auto-saboter mes relations ?

Je ne peux me passer des articles « humeurs »…

Je ne voulais plus écrire d’articles « humeurs ». J’avais l’impression de m’être trop livrée. De m’être vidée surtout… Et je n’étais plus qu’une coquille vide et sans intérêt. J’ai relu mes articles « humeurs » depuis le début du blog. Et je me suis rendu compte que je tournais en rond. Que je connaissais mes « problèmes », mes difficultés, mais que j’étais paralysée pour avancer et m’en sortir… Aussi, que j’avais un mode de pensées beaucoup trop ancré et pessimiste, et que je n’arrivais pas à contrôler. Que je savais ce qu’il ne fallait pas faire, mais qu’une force incommensurable me poussait à le faire quand même… Il est temps de cesser d’auto-saboter mes relations…

Le fait est que ne plus publier d’articles « humeurs » me fait probablement plus de mal qu’autre chose… Je voulais juste éviter de montrer qu’en trois ans rien n’a changé… Je ne voulais plus m’épancher. Mais j’en ai encore besoin. Du moins pour cette fois. Vous allez probablement me prendre pour un cœur d’artichaut, une folle, et que sais-je encore… Vous aurez probablement raison.

Tu ne veux plus penser aux mecs, quand soudain…

Il y a deux semaines, j’ai reçu un message d’un garçon sur un forum. Le message était sympa, j’ai répondu… On n’a plus jamais arrêté de s’envoyer des messages. Nous sommes dans la même condition, vierges tous les deux. Et puis, on s’est rendu compte qu’on vivait dans la même région et qu’on traînait tous les deux sur Adopte ! Du coup, on s’y est d’ailleurs ajouté également quand on a trouvé nos profils respectifs. On a passé plusieurs jours voir même plusieurs nuits à s’envoyer des messages. Au delà de notre condition, on avait tellement de points communs que s’en était carrément flippant !

On n’a pas caché notre attirance l’un pour l’autre et puis un jour il m’a demandé si ça me disait que l’on se voit dans un futur plus ou moins proche. C’était exactement de cette façon là qu’il fallait me le demander pour que j’accepte. Je crois aussi que finalement sa condition me rassurait et c’est pourquoi j’avais moins peur de le rencontrer lui qu’un autre mec. Peut-être qu’on a tous les deux vu l’opportunité d’avancer ensemble sur ce terrain-là…

Le cercle vicieux de l’autodestruction qui s’active encore…

Et puis, j’ai pris peur quand j’ai commencé à le sentir plus distant dans ses messages. J’ai commencé par lui faire une première crise et j’ai tout de suite su que ça n’allait pas bien se terminer. Quand je commence comme ça en général, c’est pas bon signe… Alors je lui ai aussi imposé une distance. J’en ai parlé en privé avec l’une d’entre vous, qui m’a dit que peut-être, je cherchais à tester les mecs… Je ne sais pas, j’avoue que je ne comprends pas moi même mon comportement, d’autant que je sais très bien que je devrais me taire, mais que je ne peux m’empêcher d’être blessante même parfois…

Je lui ai expliqué ma blessure d’abandon et ma dépendance affective. Oui, je lui ai expliqué ce mode de fonctionnement autodestructeur que j’avais lorsqu’un mec me plaisait et que je m’attachais à lui. Je lui ai expliqué mes peurs. Peur de moi surtout et de ces satanées réactions que j’avais. Je ne voulais plus me torturer et je ne voulais pas le faire souffrir… C’est fou de s’attacher autant à quelqu’un même virtuellement en fait… Je lui ai fait peur aussi, trop de pression sur ses épaules, lui qui n’est en fait jamais sorti avec une fille…

Je lui ai alors dit qu’il valait mieux stoppé ce petit jeu de séduction, qu’on allait se faire du mal, que je me posais trop de questions et que surtout cette première crise n’était que le début de quelque chose de néfaste pour tous les deux. Lui il me disait qu’il s’était posé trop de questions aussi et qu’il s’était auto-persuadé de ne s’être intéressé à moi que parce-qu’il avait alors vu l’opportunité de perdre sa condition avec moi… Je lui disais que ça faisait un peu mal de se dire ça, lui il disait qu’il n’avait pas changé non plus et que dès que ça devenait sérieux, il prenait la fuite.

La perte de soi-même et du contrôle de soi-même…

Ça aurait pu s’arrêter là. Mais il y a eu d’autres crises… Il a rencontré une fille connu sur un site de rencontre amical hier. Et je lui ai refait une crise. Je n’arrive pas à comprendre le décalage entre ce qu’il me disait penser de moi et le fait de vouloir si vite rencontrer quelqu’un d’autre, même amicalement, parce-que bon soyons sérieux, un mec et une fille qui se rencontre ?! Non, je ne  suis pas folle dîtes moi !

Lui me disait que ça avait sans doute été trop vite, qu’il avait l’impression que quoi qu’il se passe, il serait mon bourreau et que je souffrirai. Qu’il avait l’impression qu’on était en couple alors qu’on ne s’était pas vus… Je ne sais pas mais moi quand un mec me plaît, j’ai du mal à avoir envie d’aller voir quelqu’un d’autre… Non, on n’était pas en couple, mais on s’est dit des choses, on s’est séduit quand même un minimum et même si on avait décidé qu’il était préférable de tout stopper, le fait qu’il se remette en selle si rapidement, alors qu’avant, il n’osait même pas le faire, bah oui ça fait un peu mal…

Ce matin, mes mots ont dépassé mes pensées. Mes doigts ont encore glissé tout seul sur le clavier et je l’ai insulté. J’ai regretté deux secondes après mais c’était parti… Je vous le dis, je pars en vrille complètement quand un mec me plaît, quand je suis blessée… Et j’adopte toujours le même comportement autodestructeur en cherchant à faire souffrir l’autre comme moi je souffre. Je me déteste quand je suis comme ça. Surtout que je suis la plus méchante et la plus dure avec les personnes qui me plaisent le plus… J’ai déjà eu des paroles dures envers ma mère, mes frères, les membres très proches de ma famille…

Et toi papa ? peux-tu m’envoyer une réponse de là-haut… ?

Et je suis fatiguée, épuisée de saborder de cette façon toutes mes relations. De me couper des autres comme si je ne les méritais pas. Je pense tellement ne mériter personne que finalement je pousse l’autre à bout pour le pousser à s’éloigner de moi. Comportement typique de la personne souffrant de la blessure d’abandon. C’est comme si je cherchais à tester ces personnes pour voir si finalement je suis digne d’intérêt et si effectivement ils m’en accordent vraiment. Et je pense aussi que le fait d’avoir été l’objet d’humiliation de la part de mecs au primaire et au collège, n’a rien arrangé…

Du coup, je ne sais pas si ce comportement est typiquement en rapport avec mon père. Ce père que je n’ai pas connu et qui est décédé peu avant ma naissance dans un accident de la route dont les circonstances me sont restées un peu floues mais si j’ai bien compris, il avait bu avant de prendre le volant. Et je crois que j’ai toujours cru qu’il ne m’avait pas assez aimée, attendue et que j’étais la cause de sa mort. Je le pense encore toujours. Parfois, je me dis même que si moi je n’avais pas été là, lui il l’aurait peut-être toujours été…

Est-ce que j’ai peur de donner à un homme ce que je n’ai pu donner à lui ? Est-ce que j’ai peur qu’un homme me donne ce qu’il n’a pu me donner ? Jusqu’ici, je me disais que c’était parce-que j’étais tombée sur des crétins finis… Mais même en présence d’un mec bien, d’un mec qui me plaît physiquement, caractériellement et intellectuellement, ça coince. Avec qui je partage des choses communes, centres d’intérêt ou autres, bin ça ne fonctionne pas non plus… Et pourtant, je pense qu’on aurait pu s’apporter beaucoup de choses tous les deux…

Il devient primordial de sortir de cette dépendance affective…

Aujourd’hui, je vais faire comme lui. Et je vais m’auto-persuader que je ne me suis intéressée à lui pour qu’une seule et unique raison, que je n’ai vu là moi aussi, que l’opportunité de perdre ma condition. Et il n’en restera rien… Même plus de regrets, ça ne sert à rien. Même pas de rancoeur, après tout comme il me l’a dit, il aurait été un véritable connard, s’il était vraiment venu se dépuceler et m’avait ignoré après…

Mais je refuse de me sentir uniquement responsable de cet échec. Il n’y a jamais qu’un seul responsable. Nos peurs respectives ont eu toutes les deux eues raison de cet échec. Cet échec qui me confirme qu’il faut absolument que j’arrête de m’attacher à un garçon avant de le voir et avant de sortir avec… Qu’il faut que je règle mon problème de dépendance affective et de blessure d’abandon.

Je ne sais pas si je vais le faire avec un psy. Aucun de m’a aidé jusque présent. J’ai réussi à perdre du poids et à vaincre ma peur de l’eau sans l’aide de personne… Mais peut-être que là c’est plus profond quand même alors j’y réfléchis, je vais essayer d’envoyer un mail à quelques thérapeutes pour voir déjà un premier rapport lequel pourrait me convaincre de réessayer. J’ai été faire une marche avec ma mère tout à l’heure et j’ai failli tout lui dire, mais je n’ai pas réussi et elle ne m’a pas vu verser quelques larmes…

Tourner la page, l’arracher et oublier…

Je laisse cette histoire derrière moi. Je vais cesser de penser à ce qu’elle aurait pu être. Il ne sert à rien que je me fasse du mal. Il ne s’agit de rien d’autre qu’une opportunité ratée d’être heureux. Mais je ne suis pas prête à ce bonheur là. Je ne suis pas prête d’être heureuse avec un mec tant que je ne le suis pas avec moi-même. Et il est grand temps d’arrêter les frais… ! Alors, je vais apprendre à m’aimer et arrêter de penser qu’un mec pourra être la seule condition pour me rendre heureuse… De toute façon, dès qu’un mec me montre un minimum d’intérêt, je pars en vrille complet.

Je ne dis pas que je ne vais plus y penser… J’aurai sûrement encore quelques coups de cafard. Mais si je m’éloigne de l’endroit où je l’ai rencontré, si on cesse de se parler comme on a décidé de le faire, alors je finirai par lui aussi l’oublier… Comme les autres avant lui… Je suis trop entière. Je veux trop et tout, tout de suite. En effet, je ne sais pas faire semblant, je ne sais pas me protéger, je ne sais pas m’épargner, je donne tout ce que j’ai peut-être parce qu’il m’a toujours manqué quelqu’un à qui le donner… à toi papa…

Ou peut-être que je pense que dès que je vais trouver l’amour et le bon, que si on commence une vie, je vais le perdre, comme ma mère a perdu mon père… Ça expliquerait pourquoi je cherche à tout précipiter… Pourquoi j’ai tant besoin qu’il ne se passe quelque chose avant qu’il ne se passe plus rien… Et puis au final, il ne se passe jamais grand chose et il ne se passe rien… Dès que je suis avec un mec, j’ai cette épée de Damoclès au dessus de la tête qui me dit « Profite parce-qu’un jour, tout va s’arrêter… ». Et puisqu’au final, tout s’est toujours passé comme cela, pourquoi aurais-je tort de le penser ? Le seul point positif dans l’histoire, c’est qu’il m’a passablement fait oublier le taximan… Quoique…

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Ce rapport compliqué avec l’intimité de mon corps…

Rien n’a changé depuis deux ans où je vous dévoilais ici pour la première fois, que j’étais vierge. Je l’avais aussi fait dans un article protégé, mais j’en ai parlé plus ouvertement plus tard, dans d’autres articles. Je n’en ai pas forcément honte, mais je n’en suis pas fière non plus.

un fardeau

Ce n’est pas un choix assumé, c’est plutôt un poids, une chose que je porte comme un fardeau. Je ne pense pas être si moche mais on s’est souvent moqué de mon physique à l’école. En primaire, au collège surtout. Au lycée, ça a commencé à s’estomper mais le mal était fait et les paroles ancrées. Je me sentais moche et je n’avais pas du tout confiance en moi ni en mon pouvoir de séduction.

Les rares fois où j’osais dévoiler des sentiments à un garçon, il se moquait de moi. Cela n’a pas aidé à prendre confiance ni à me re-dévoiler par la suite. Alors, Internet, ça a un peu été comme une révélation pour moi. Enfin un endroit où je me sentais bien, où je me sentais moi. Où je pouvais laisser paraître ma personnalité sans que personne ne me juge ou se moque de moi. La fille timide laissait place à une fille rigolote pleine d’autodérision.

Mais, je n’étais pas non plus sereine face aux garçons. C’est tout de même grâce au net que j’ai rencontré les deux seuls qui sont devenus plus tard mes petits amis. Le bilan à presque 30 ans n’est pas bien lourd. Comment ne pas en avoir presque honte quand tu vois qu’aujourd’hui les meufs de 15 ans, changent de petits copains tous les 6 mois, et qu’elles en ont une dizaine par an ! J’exagère mais quand même, quand tu vas au lycée, ce n’est plus du tout pareil qu’avant.

une rareté

A mon époque, les gens en couple au lycée c’était tout de même assez rare et concernaient surtout les terminales. Aujourd’hui, ça commence au collège voir même avant. Soit, on était grave en retard à mon époque, soit c’est le monde d’aujourd’hui qui est trop en avance… Dans une société dominée par le sexe, les publicités en ce sens etc etc… être toujours vierge à quasiment trente ans est perçu comme une tare…

Pourtant quand j’en parle, on me trouve courageuse, j’apparais presque comme une héroïne, c’est noble, c’est beau me dit-on… Il n’y a rien de beau là-dedans, je ne suis pas vierge par conviction ou parce-que j’ai voulu attendre le bon. Je suis vierge car j’ai la phobie de le faire tout simplement… J’ai peur de l’acte en lui-même, peur d’avoir mal, cet endroit de mon corps m’a toujours repoussé…

rien que de toucher…

Me laver les parties intimes sont apparues très compliquées depuis toujours, je n’aimais pas me toucher à cet endroit. Toujours cette peur de me faire mal, de mal faire, de ne pas savoir où faire exactement… Aujourd’hui, ça va mieux depuis longtemps sur ce point mais du coup même l’épilation du maillot a longtemps laissé place à la grande forêt amazonienne. Mon ex m’a beaucoup aidé là-dessus, j’arrive maintenant à raser puis tondre ce qui me gêne à cet endroit…

J’ai conscience que lire ça doit paraître très bizarre et peut-être rigolez-vous derrière votre écran, mais ce n’est pas une chose évidente que d’avouer tout ça ici publiquement. Je ne sais pas qui me lit, et à ce jour, je m’en fous. J’ai besoin de l’écrire, je l’écris. J’ai voulu protéger l’article, et puis finalement, je le laisse pour l’instant ouvert. Peut-être finira-t-il protégé, comme peut-être finira-t-il à la poubelle…

une douleur bien étrange…

Depuis quelque temps, j’ai perdu du poids et sur mon canapé, j’avais mal au coccyx en me relevant. Je ne m’en suis pas inquiétée plus que ça, mettant ça sur le dos de la perte de poids. Des copines ayant aussi perdu du poids m’ont confirmé qu’elles avaient elles aussi eu ce souci. Puis, les douleurs se sont empirées et j’en ai parlé au médecin. Effectivement, à chaque fois qu’elle me touchait le coccyx, j’avais mal. J’ai eu des anti-inflammatoires mais au bout d’une semaine, ce n’était pas mieux.

J’ai commencé à ressentir les douleurs « à l’intérieur » au niveau de l’anus. Et j’avais comme l’impression d’avoir un corps étranger dans le sillon inter-fessier. Très désagréable. Quand je suis retournée chez le médecin, elle m’a annoncée qu’elle devait faire un toucher rectal pour vérifier l’intérieur, qu’il n’y avait pas de kyste, de fissure, ou d’hémorroïdes. Une épreuve pour moi, j’ai pleuré à cette annonce. J’ai cru refuser mais j’avais envie de savoir ce que j’avais. Alors elle l’a fait et ça a été moins pire que ce que je pensais. Elle n’a rien détecté et m’a envoyé faire une radio. La radio n’a rien révélée non plus…

une consultation plutôt mal vécue

Le médecin voulait m’emmener voir un gastro-entérologue. J’y suis allée lundi dernier et j’en reste marquée. Je devais faire une rectoscopie mais j’ai annulé mon rendez-vous prévu à demain. Il ne pense pas que l’examen va révéler quelque chose et pense que le problème vient bien de l’os du coccyx et de la perte de poids. Il me conseille donc de muscler mon fessier ! Pas de problème, depuis le temps que je parle de faire de la musculation pour me tonifier…

Il a du refaire le toucher rectal. Le médecin m’avait mise en position couchée sur le côté, jambe replié vers le torse. Lui me disait de me mettre accroupi, appuyée sur les coudes. Mais mes jambes se tendaient et impossible dans cette position d’être « sereine ». Alors, j’ai demandé à me mettre comme le médecin. Avec lui, ça a été plus difficile, je ne sais pas si c’est parce-que c’était un homme, un vieux ou parce-qu’il était moins doux. Il a ensuite procédé à une anuscopie avec un spéculum et c’était pas agréable, heureusement que ça ne durait pas bien longtemps.

L’examen que je devais passer, la rectoscopie est fait sans anesthésie mais n’est normalement pas douloureux. Or, je me connais, je vais me crisper alors forcément que la douleur je vais la ressentir. Et il voyait très bien que j’étais très anxieuse et très stressée et aurait du me proposer la coloscopie dans ce cas, je préfère être anesthésiée ! Mais non… Bah tant pis, on verra si ça passe comme c’est venu.

pourquoi est-ce si compliqué ?

Si je vous parle de tout ça, c’est pour évoquer ce rapport à l’intime de mon corps très compliqué. Je ne sais pas pourquoi j’ai si peur dès qu’il s’agit de dévoiler cette partie de mon anatomie. Je n’ai pourtant à ma connaissance, rien vécu qui pourrait permettre de comprendre cette réticence. Et puis, il faut dire que j’ai peur de tout aussi et que le peu d’expériences que j’ai eu, le peu de copains, ne m’a pas aidée à me désinhiber en ce sens.

Sauf que c’est de moins en moins facile maintenant. Déjà que j’ai peur de souffrir mais j’ai aussi peur de ce poids, qui serait un fardeau encore plus pour le mec que pour moi. Alors oui, je ne suis pas obligée de lui dire, mais si je sors avec quelqu’un, il me faudra sûrement du temps pour tenter d’aller plus loin. Sauf que ce temps là, les mecs de trente ans ne l’ont plus. Alors je mets des barrières, je m’empêche de vivre des choses et je refuse des avances de mecs qui potentiellement pourraient me plaire parce-que j’ai pas envie de les confronter à ça…

aurais-je refoulé des actes subis ?

Récemment, je me suis même posée la question, si je n’avais pas vraiment subi d’attouchements ou je ne sais quoi. Quelque chose qui pourrait expliquer cette peur irrationnelle. Ce n’est pas juste la peur de le faire. C’est aussi la peur que l’on me touche à cet endroit. Imaginez ce que les examens médicaux que j’ai subi pour mon coccyx m’ont fait. Je ne peux pas non plus voir de gynécologue. Rien que de penser à un instrument qu’il introduirait dans mon vagin, je sens que je pourrais faire un malaise.

Un malaise, c’est ça en fait. J’entretiens un véritable malaise avec l’intimité de mon corps. Parfois, je pense me faire aider. Et puis j’ai peur. Encore et toujours. Et puis par qui ? Un sexologue, psychologue (non pas encore eux!) ? Parfois, je me dis qu’il faudrait me forcer à le faire, avec n’importe qui on s’en fout juste ce serait fait et je n’aurais plus peur… Ce serait tout de même con que ça se passe mal et d’avoir attendu si longtemps pour le faire avec un mec qui s’en fout et dont je m’en fous, ce serait crétin…

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Il y a ceux qui te jugent, ceux qui respectent et ceux qui respectent mais jugent quand même . . .

De nos jours, ne pas avoir eu beaucoup de relations équivaut à être un extra-terrestre. Dans notre société Kleenex, avoir bientôt 30 ans et être vierge, équivaut à être né sur une autre planète. Le sexe est partout et est présenté de façon parfois un peu sale dans les pubs. Le sexe est banalisé comme une chose à se débarrasser au plus vite.

Dans ces conditions, je pourrais croire que je ne suis pas normale. La société et les gens qui sont lobotomisés par les messages qu’elle renvoie me le font croire. Mais ils sont qui ces gens pour juger mes choix, mes envies, mes peurs, mes angoisses ?

J’en parle à cœur ouvert ici, il y a un an, je le cachais. J’avais écrit un article protégé où j’expliquais les raisons de ma virginité. Le manque d’opportunité d’une part n’ayant eu que peu de relations et la peur d’autre part, de l’acte en lui même puis de l’abandon qui fait que je n’arrive pas à m’abandonner moi-même…

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Ici, j’ai besoin de parler. D’écrire ce que je ressens sans fard. C’est mon journal intime en quelque sorte sauf qu’il est lu. Je ne sais pas si des connaissances le lisent. Je n’ai jamais dit ouvertement à personne que je connais que je tiens un blog mais il est facilement trouvable sur mon Facebook, mon Twitter ou mon Instagram.

Mais j’en ai marre du jugement des autres et du fait de devoir se sentir obligée de le cacher sous prétexte qu’on a pas envie que les gens nous jugent justement. J’ai l’impression que même ceux qui te comprennent finissent par te juger. Mais surtout tu as l’impression d’être incomprise car tu te sens seule.

Quand je me mets en couple, je suis un cœur ouvert. J’expose tout à l’autre. Mes peurs, mes angoisses, je ne peux m’empêcher de tout lui dévoiler. Lui exposer ce à quoi il s’attend, ce dans quoi il se fourre et peut-être ainsi le pousser à fuir, à me fuir… Je n’ai jamais caché mon manque de relation et mon peu d’expérience à ce niveau là.

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J’ai pourtant eu de la chance de ce côté là, mon ex a été très patient à ce niveau et celui avec qui j’aurais pu me mettre en couple récemment, l’aurait été aussi, à ses dires. Mais quand j’expose mes peurs de les voir réagir comme d’autres mecs et de ne pas avoir la patience d’attendre, ils s’énervent.

Sauf que quand les gens te pointent sans cesse en te disant que tu n’as pas eu beaucoup d’éléments de comparaison, ça commence à saouler. Je sais que la tendance est aux sales putes mais désolée,  il y a encore des filles qui se respectent. Alors oui seulement eu 2 mecs dans ma vie mais pas eu besoin d’en essayer 500000 pour les comprendre.

Je vois même comment agissent des mecs mariés envers moi ou d’autres donc j’en déduis simplement des choses… Je pense que pour les filles c’est pareil. Moi même je pense être comme ça aussi. Les réseaux sociaux ont exacerbés tout ça. Aujourd’hui, continuer de voir que tu plais même si t’es en couple, c’est aussi instinctif que d’aller pisser.

Alors oui, je n’arrive pas à accorder ma confiance même aux mecs qui le mériteraient. Chaque humain est sensible quand il se fait draguer, qu’il soit en couple ou non. Et des meufs qui draguent des mecs en couple en sachant que leur copine est jalouse et n’a pas confiance en elle, j’en connais aussi…

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Le secret au final c’est sans doute les couples libres quand c’est assumé des deux côtés. Mais ce n’est clairement pas pour moi. Moi, j’ai juste envie de voir si avec une fille je serais aussi mal…. Des fois je me demande si je ne devrais pas essayer… Mais je ne suis pas attirée par les filles. Du tout. Donc non, ce n’est pas une solution.

Moi, je veux surtout qu »‘on cesse de me juger. Que les quelques personnes qui m’ont dit que je n’étais pas normale sous prétexte que je sois vierge, c’est quoi être normale franchement ? Le faire à 15 ans et puis regretter toute sa vie de ne pas l’avoir fait avec quelqu’un qu’on aime franchement ? Le faire pour se débarrasser, le faire sans s’en rendre compte parce-qu’on est trop bourrée ?

Il n’y a pas de normalité ou pas. Il y a différentes expériences, différent passé, différent vécu et c’est tout ! Cessez de juger l’autre dans ses relations, occupez-vous des vôtres ! Moi, je dis rien à ceux qui ont eu 150 relations et pourtant ce n’est pas mon délire non plus, mais chacun fait ce qu’il veut de son cul, ça ne me regarde pas. Et puis surtout, comme le dirait une amie : il n’y a pas de médailles à la fin de la vie, alors faîtes comme vous voulez. Et personne n’a la science infuse mais n’avoir eu que peu de relations ne veut pas dire que je ne peux pas comparer ou avoir mes propres opinions ! J’analyse ce que je vois c’est tout…

Edit : J’ai reçu un commentaire de Pandora que vous pouvez lire sous l’article et qui m’a fait une remarque sur une phrase de mon texte. Le pire c’est que je l’ai écrite sous le coup de la colère que j’ai voulu la reprendre en me relisant et que je n’ai pas réussi. La phrase incriminée : « Je sais que la tendance est aux sales putes mais désolée, il y a encore des filles qui se respectent ». Pandora me reproche de juger les filles qui couchent. Alors en fait, ce n’est même pas mon cas puisque comme je le dis, je respecte les choix sexuels de chacun mais ce qui me fait de la peine, comme je l’ai un peu exposée dans mon article sont les filles qui ne peuvent s’empêcher de graviter autour d’un mec en couple en leur proposant juste de coucher avec. J’en ai vu, connu et donc c’est une chose qui me fait peur moi étant vierge si je me mets en couple… Mais Pandora a totalement raison de me l’avoir fait remarquer. J’aurai du retourner ma phrase d’une autre façon et je m’excuse toutes celles qu’elle offensera de la même manière que Pandora.

douniajoy

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