Chroniques

J’ai lu « Petits goûters entre amies » de Louise Millar

Titre : Petits goûters entres amies

Auteur : Louise Millar

Éditeur : Presses de la Cité

Date de parution : 2012

Nombre de pages : 492

Résumé

Callie et Suzy, deux mères au foyer londoniennes, sont voisines et amies inséparables. Shopping, promenades, goûters : elles passent leurs journées ensemble et peuvent compter l’une sur l’autre à tout moment. Une amitié précieuse pour Callie, qui élève seule sa fille de six ans, atteinte d’une malformation cardiaque. Mais lorsqu’elle décide de reprendre le travail, la jeune femme s’aperçoit que Suzy vit ce changement comme une trahison. C’est pourquoi elle préfère demander à Debs, récemment arrivée dans le quartier, de s’occuper de son enfant après l’école.
Mais que sait-elle exactement de cette nouvelle venue au comportement étrange, contre laquelle son amie Suzy la met en garde ?

Mon avis

J’ai failli abandonner ma lecture au bout de quelques pages. En effet, j’ai eu du mal à me mettre dans l’histoire. J’ai également eu du mal à comprendre qui était qui. Les personnages sont un peu jetés comme un cheveu sur la soupe au début. Et les liens les unissant ne sont pas exprimés de façon claire dans les premiers chapitres. Puis, on commence à comprendre petit à petit. Chaque chapitre évoque le point de vue de l’une des trois principales protagonistes de l’histoire : Callie, Suzy et Debs. Trois voisines.

On comprend rapidement que l’amitié entre Callie et Suzy repose sur des non-dits. Suzy semble un peu possessive et Callie, un brin agacée. La nouvelle voisine, quant à elle, semble avoir des problèmes psychologiques. Elle ne supporte pas le moindre bruit et on soupçonne qu’il a du y avoir quelque chose dans la précédente ville où elle a habité. On ne s’attend pas à un livre à suspens,c’est même parfois à la limite du thriller psychologique. Comme pour ma dernière lecture, je me suis retrouvée dans l’ambiance « Desperate Housewives » mais aussi « Petits secrets entre voisins ».

L’écriture est fluide et agréable. Les chapitres s’enchaînent rapidement. Au fur et à mesure, le suspens est bien rôdé et on a hâte de découvrir le fin mot de l’histoire. Le lecteur se retrouve à s’imaginer différents scénarios tout en restant bluffé par le dénouement. A un moment, j’ai cru que Suzy sortait avec le mari de Callie alors qu’en fait c’était l’inverse. On imagine aisément que Suzy jalouse Callie mais sans se douter un seul instant de la raison. Quant à Debs, même si elle est présentée de façon hystérique, on se doute bien qu’elle n’est pas si méchante que ça.

Les apparences sont trompeuses…

Avec ce livre, il ne faut pas se fier aux apparences et les secrets de famille sont bien cachés. Les personnes dont vous pensez être proches peuvent vous surprendre et vous cacher bien des choses. Ce roman se fait soulever la question de savoir si l’on connaît vraiment ses amis, et si les relations avec eux sont basés de façon saine et désintéressée ?! Mais également si on peut vraiment devenir amis avec ses voisins ou s’il ne vaut mieux pas laisser une certaine distance ?!

Ce roman qui a l’air ennuyeux dès les premières lignes devient donc vite addictif car pleins de suspens. L’atmosphère devient vite pesante et on sent que tout va tourner au drame alors qu’en apparence ce quartier à l’air très calme et sans histoires. On commence à soupçonner tout le monde et à ne plus savoir de qui on devrait se méfier. Entre jalousie, méfiance, paranoïa et vengeance, le cocktail de ce livre est finalement assez explosif. A qui peut-on réellement faire confiance ? Connaît-on réellement bien les personnes qui nous sont proches ?

Ce roman étant le premier de l’auteur que je lis, cela me donne envie de découvrir les suivants.

Chroniques

J’ai lu « Une dernière danse » de Mary Higgins Clark

Titre : Une dernière danse

Auteur : Mary Higgins Clark

Éditeur : Albin Michel

Date de parution : 09/05/2018

Nombre de pages : 337

Résumé

Musique, rires et flirts : on n’est pas sérieux quand on a presque dix-huit ans ! Kerry profite de l’absence de ses parents pour organiser une grande fête de fin d’année. Ce sera sa dernière danse : au petit matin, le corps sans vie de la jeune fille est retrouvé au fond de la piscine.
La thèse de l’accident écartée, la famille de Kerry doit se résigner à l’idée qu’elle a été tuée par un membre de son cercle proche. Son petit ami, avec lequel elle s’est disputée pendant la fête ? Jamie, le voisin de la famille, dont la mère retrouve une pile de vêtements mouillés dans un coin de sa chambre ? Un de ses camarades de classe ?
Aline, sa sœur aînée, qui vient juste d’être nommée conseillère d’orientation dans le lycée de Kerry, est peut-être la mieux placée pour découvrir la vérité. Mais ce sera au péril de sa vie.
Avec le sens du suspense dont elle a le secret, Mary Higgins Clark nous entraîne dans une ronde macabre où vérité et mensonge se tiennent par la main.

Mon avis

J’ai beaucoup aimé cette lecture que j’ai trouvé très addictive. Puis, j’ai aimé le fait que les chapitres soient courts. Effectivement, cela permet de les enchaîner rapidement car il est difficile de rester sur sa faim. Par ailleurs, la lecture est fluide et les personnages principaux attachants. Chaque chapitre se concentre sur un personnage et le suivant sur un autre etc etc. Cela permet de visualiser plusieurs points de vue. J’avais l’impression d’être dans une sorte de « Desperate Housewives » avec chaque famille qui cache un secret.

On a deux suspects potentiels. Toutefois, on se doute rapidement que ni l’un ni l’autre n’est coupable sans deviner pour autant le véritable assassin. Je ne me souviens pas avoir déjà lu de Mary Higgins Clark. Du coup, j’étais bien contente de ne pas connaître sa plume. Je n’ai pas du tout suspecté l’assassin malgré que je ne le sentais pas mais pour d’autres raisons.

Une bonne lecture

La fin est bien amenée et pour ma part, de façon assez coup de théâtre. En effet, je ne m’attendais pas du tout à cela. Et j’étais bien contente de n’avoir rien vu venir. J’ai beaucoup aimé le fait que l’auteur utilise un narrateur omniscient qui nous permet d’avoir accès aux pensées des différents personnages et ainsi de mener l’enquête en même temps. L’écriture est très fluide. Malgré les nombreux personnages, le lecteur est bien ancré dans l’histoire sans s’emmêler les pinceaux. Puis, il faut dire que la lecture est rapide. Par conséquent, les chapitres s’enchaînent les uns à la suite des autres pour connaître rapidement le dénouement.

Ce que je n’ai pas aimé c’est le fait que l’on ne s’attarde pas vraiment sur les sentiments des personnages et plus particulièrement des parents de Kerry après sa mort. Ils partent en vacances très peu de temps après la mort de leur fille et l’auteur n’exprime par leurs pensées. On pourrait presque penser qu’ils passent rapidement à autre chose et ne restent même pas présent durant toute la durée de l’enquête. Comme si peu leur important qui était l’assassin, c’est vrai qu’ils ont leur idée en tête dès le début sans que l’on puisse leur faire admettre quelqu’un d’autre.

Mais cela est resté très secondaire car j’ai beaucoup apprécié cette lecture. Le suspens nous tient vraiment en haleine. Cela m’a donné envie de me plonger dans d’autres romans de l’auteur et dans de bons polars. Si vous avez des idées ?!

Chroniques

J’ai lu « Une autre idée du bonheur » de Marc Lévy

Titre : Une autre idée du bonheur

Auteur : Marc Lévy

Éditeur : Robert Laffont

Date de parution : 2014

Nombre de pages : 402

Résumé

Quand une vie ordinaire devient extraordinaire Philadelphie. Au premier jour du printemps 2010, Agatha sort de prison, mais pas par la grande porte. Après trente ans derrière les barreaux, il ne lui restait que quelques années à faire. Alors pourquoi cette évasion ? Dans une station-service proche du campus, elle s’invite à bord de la voiture de Milly et l’entraîne dans sa cavale sans rien lui révéler de sa situation. Dotée d’un irrésistible appétit de vivre, Agatha fait voler en éclats la routine confortable de Milly. Vingt ans les séparent, mais au fil du voyage les deux femmes partagent ces rêves qu’il n’est jamais trop tard pour réaliser et évoquent ces amours qui ne s’éteignent pas. Cinq jours en voiture à travers les États-Unis? À chaque étape, une rencontre avec un personnage surgi du passé les rapprochera du secret d’Agatha. Jusqu’où devons-nous aller dans notre quête insatiable du bonheur? À quoi ne faut-il jamais renoncer ?

Dans ce roman, Marc Levy réaffirme notre besoin inconditionnel de liberté et nous fait aussi découvrir un pan méconnu de l’histoire américaine.
MARC LEVY est l’auteur de 15 romans, traduits en 49 langues, et vendus à plus de 30 millions d’exemplaires à travers le monde.

Mon avis

J’ai beaucoup aimé la façon dont est écrit le roman, à la troisième personne et non en empruntant le « Je ». A la bibliothèque, j’ai pris ce livre car la couverture me faisait pensant à « Thelma et Louise et j’avais envie de m’évader ». J’ai trouvé le rythme assez lent mais pas déplaisant pour autant. En effet, le suspens est au rendez-vous et on a envie d’en découvrir chaque jour un peu plus sur Agatha. On se doute qu’elle n’a pas atterri dans la voiture de Milly par hasard et que la route va être chargée d’émotions, de regrets, de visites dans le passé, de remords, de pardon… et de secrets.

Milly est une jeune femme de 30 ans qui a en apparence tout pour être heureuse, un boulot, un meilleur ami, un petit ami. Mais pourtant sa vie routinière va se retrouver chambouler par la rencontre avec Agatha qui la trouve bien trop plan-plan pour son jeune âge. En effet, sa vie est plutôt calme et sans surprise. Agatha, elle incarne parfaitement la liberté, bien qu’elle s’évade tout juste de prison. En entraînant Milly avec elle, celle-ci ne s’imagine pas à quel point sa vie va se retrouver chambouler. Agatha, elle, sait parfaitement ce qu’elle est venue chercher et ce pourquoi elle s’est évadée.

Un roman sympathique !

On découvre au fil des pages le passé d’Agatha et une partie de l’histoire des États-Unis et de ces jeunes militants qui se sont battu dans les années 70 pour un monde meilleur. On découvre aussi entre les lignes que Milly n’a pas l’air si heureuse que ça dans sa vie de couple, et je me suis demandée à plusieurs reprises si elle n’était pas plutôt amoureuse de son meilleur ami. Mais Milly va se découvrir un sacré petit caractère en remettant parfois Agatha à sa place.

J’ai aimé la façon dont Marc Lévy aborde dans ce livre la question des réseaux sociaux. Notamment de la façon dont ils nous coupent du monde extérieur. Agatha n’a pas connu les téléphones portables ni la révolution Internet et tout ce que l’on peut faire aujourd’hui avec un téléphone et s’offusque de ces nombreux changements. On se parle de moins en moins alors que se développent les moyens de communication.

J’aime beaucoup la façon dont le bonheur est ici abordé. En amenant à l’aventure Milly avec elle, Agatha va chambouler son existence et la faire s’interroger sur le bonheur qu’elle ressent dans sa vie tranquille. On va aussi découvrir petit à petit, ce qui a amené Agatha en prison et à quel point celle-ci a pu sacrifier son propre bonheur pour celui des autres. Et Milly va aussi découvrir qu’Agatha ne l’a pas embarqué par pur hasard !

J’ai beaucoup aimé cette lecture fluide, l’histoire est prenante et l’écriture agréable. Ce qui en fait une lecture plaisante et assez rapide.

Chroniques

J’ai lu « La fille de Brooklyn » de Guillaume Musso

Titre : La fille de Brooklyn

Auteur : Guillaume Musso

Éditeur : XO Éditions

Date de parution : 24 mars 2016

Nombre de pages : 484

© photo Baltel / SIPA

Résumé

Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer. L’horizon scintillait. C’est là qu’Anna m’a demandé :
 » Si j’avais commis le pire, m’aimerais-tu malgré tout ? « 

Vous auriez répondu quoi, vous ?
Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l’aimerais quoi qu’elle ait pu faire.
Du moins, c’est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d’une main fébrile, et m’a tendu une photo.
– C’est moi qui ai fait ça.
Abasourdi, j’ai contemplé son secret et j’ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours.
Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot.
Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu.
Et depuis, je la cherche.

Intense et captivant, un cold case aussi addictif qu’une grande série télé.

Intrigue diabolique, personnages uniques et attachants, suspense de tous les instants : avec La fille de Brooklyn , Guillaume Musso signe l’un de ses romans les plus ambitieux et les plus réussis.

Mon avis

Encore une fois, avec Guillaume Musso, je n’ai pas été déçu. Je trouve que cet écrivain a un talent indéniable pour mener à bien ces romans. Il me semble impossible de trouver l’issue d’une intrigue écrite de ses mains. Des fois, je me demande même s’il ne sont pas plusieurs auteurs à écrire ses romans, tellement je me demande comment une seule personne peut avoir autant d’imagination.

L’intrigue est très prenante dès le début. Il est quasiment impossible de lâcher le livre. Nous sommes très rapidement happés par l’histoire qui est complètement addictive. Dès le début, le lecteur se pose une tonne de questions et mène l’enquête avec les protagonistes pour chercher la fille de Brooklyn et le pourquoi du comment de sa disparition et de son histoire passée.

Un suspens insoutenable et brillamment traité…

Guillaume Musso réussit avec brio le fait de terminer chaque chapitre par un cliffhanger. Ce qui fait que dès la fin d’un chapitre, on est tenté de lire le suivant directement pour en découvrir plus. La lecture est fluide et défile alors rapidement. On a envie de découvrir la suite de l’enquête qui va se complexifier au fil de la lecture. A un moment, il faut même bien suivre sa lecture, car on peut être rapidement perdu. En effet, Guillaume Musso, montre l’enquête de différents points de vue, et chapitre par chapitre, on suit le point de vue d’un tel ou d’un autre personnage.

La fin est comme pour tous les livres de Guillaume Musso : surprenante et indéchiffrable. La personne qui réussit à deviner la fin d’un roman de Guillaume Musso, je ne la croirais même pas : c’est improbable. L’auteur signe ici un roman policier de grande envergure. Toujours avec le côté romance mais pas gnangnan. J’ai beaucoup aimé la manière dont sont abordés les personnages et leur rôle dans l’histoire, la compréhension de leur passé pour expliquer les faits passés ou présents.

Bref, j’ai encore une fois adoré ce roman de Guillaume Musso, qui est l’un de mes auteurs préférés et auquel j’aimerais le plus demander conseil ! A force de lire de si bons romans, je complexe sur mes écrits et me dit que ce n’est qu’un rêve complètement inaccessible pour moi !

Chroniques

J’ai lu et aimé « Une carte postale du bonheur »

Il y a quelques semaines, je recevais un cadeau dans ma boîte à lettres pour mon plus grand bonheur. Ce cadeau tombait à un moment où j’accumulais mauvaises nouvelles sur mauvaises nouvelles. J’avais l’impression que tout était fait pour me pourrir la vie. Je traversais un truc qui me stressait à mort dont je ne vous ai pas encore parlé ici. Sauf à l’une d’entre vous qui se reconnaîtra et que je remercie d’avoir été une oreille attentive dans ce moment. Elle a su trouvé les mots pour me rassurer sur cette histoire.

Ma mère m’envoie un texto au travail pour me dire que j’ai reçu un colis et que cela à l’air d’être un livre. Je n’en avais pas commandé et ne comprenait pas. Lorsqu’elle m’a dit la provenance, j’ai compris sans y croire. Les Editions Seramis, ne serait-ce pas les éditions qui ont édité le livre à venir de ma copine blogueuse Cristina du Blog de la Cristina sans H ?! Je demande à ma mère d’ouvrir le paquet et de me donner le titre du livre, et elle confirme mon interrogation. Quel plaisir que de le recevoir en avant première. Je ne m’y attendais absolument pas et je remercie encore Cristina pour ce beau présent.

Je n’ai pas eu le temps de me pencher dessus directement. Avec le boulot, les problèmes qui s’accumulaient et le fait que j’avais déjà des lectures en cours, je me suis laissée de côté le bouquin, pour me dire que je le lirais pendant mes vacances. C’est comme cela qu’au retour de chez mon frère, jeudi j’ai commencé cette lecture. Je l’ai terminé hier soir. Je n’ai pas pu le lâcher bien longtemps tellement j’étais pressée de connaître la suite et l’issue. Avant de commencer le dernier chapitre, j’étais heureuse et triste, heureuse parce-que je venais de lire un livre qui m’avait bouleversée et triste parce-que j’allais bientôt le terminer et que j’en voulais encore. A la fin de la lecture, j’ai esquissé un sourire avant de me mettre à pleurer. Triste mais heureuse à la fois, comme l’histoire racontée dans ce bouquin.

Résumé

Juliette vit depuis neuf ans avec un mari qui ne la fait plus rêver. Amoureuse de l’amour, elle le vit désormais par procuration en lisant Jane Austen et en élevant son petit garçon de cinq ans. Mais à quinze jours de fêter son trentième anniversaire, Juliette suffoque et ne parvient plus à faire semblant. Elle décide de demander le divorce.

Quand son mari quitte le domicile familial, Juliette se retrouve plongée dans un état de fragilité et de confusion totale. Thomas débarque alors dans sa vie sans crier gare. Par ses attentions, ses cadeaux et sa présence parfois oppressante, il se rend rapidement indispensable. C’est le début d’une histoire d’amour qui ne va pas tarder à se transformer en une véritable descente aux enfers. En l’espace de quelques mois, Juliette se métamorphose pour devenir une personne qu’elle n’a jamais été : soumise, dépendante, à la recherche d’un physique qui n’est pas le sien. Thomas surveille non seulement son poids, mais aussi ses tenues, ses mails et le moindre de ses mouvements.

Ses amis ont beau l’exhorter à fuir cet homme qu’ils qualifient de pervers narcissique, Juliette ne veut rien entendre. Elle veut croire au bonheur et revient même sur sa décision de ne pas avoir d’autre enfant. A la naissance de son deuxième garçon, il lui faudra pourtant puiser dans ses dernières ressources pour ne pas sombrer définitivement et entamer un combat qui laissera des traces, indélébiles.

Mon avis

Je tiens à dire que je suis la plus neutre possible malgré le fait que Cristina soit pour moi une copine blogueuse ! J’ai pris ce livre comme tous les autres en me disant que j’en ferais une chronique, comme j’ai déjà fait des chroniques sur des lectures sur mon blog, mais que je n’hésiterais pas à dire les points négatifs. Je vous assure, que je n’en ai pas trouver un seul. L’écriture est fluide, fraîche, sans langue de bois. Malgré l’histoire très dramatique et triste, l’auteur réussit avec brio à mêler le drame à l’humour parfois cinglant mais jamais vulgaire.

Comment Juliette va se laisser happer…

Le livre délivre un très beau message : on peut toujours s’en sortir même quand on y croit plus et qu’on tombe au fond de l’abîme et qu’il faut toujours y croire. Juliette a 30 ans quand elle quitte son mari parce-que leur vie de couple routinière ne lui plaît plus. Elle s’ennuie et ne veut plus perdre de temps. Elle se retrouve alors plongée dans un état fragile, de manque de confiance en elle, et d’une faible estime de soi. Une faille que ne tarde pas à découvrir Thomas Narcise qui va la draguer et se jurer de l’avoir. Cet homme égocentrique ne plaît pas de prime abord à Juliette mais elle se laisse charmer et séduire face à toutes les attentions dont il l’affuble.

En effet, elle se sent alors à nouveau belle, désirable et se laisse happer sans se rendre compte dans quoi elle s’embarque. Thomas est jaloux possessif, et ne supporte pas de voir d’autres hommes tourner autour de Juliette, il l’éloigne de tous ses amies et fait le vide autour d’elle. Puis vient les remarques parfois très désobligeantes sur son poids, l’indifférence…. Il l’a charme puis l’ignore. Lui fait sans cesse des reproches, lui fait des scènes de jalousie et quand elle s’en offusque, lui reproche de faire ses scènes et des scandales pour rien… Il retourne toujours les situations pour la faire culpabiliser et finir par lui faire croire que c’est peut-être effectivement elle qui a un problème. Juliette a été aveuglée puis séduite par les attentions et les cadeaux puis quand vient l’indifférence, elle sombre dans la déprime et perd énormément de poids comme pour se perdre elle-même…

Après la séduction et l’emprise, l’indifférence…

Il lui fait croire qu’elle a un problème, que c’est elle qui est jalouse, qu’elle doit voir un psy… Puis, elle tombe enceinte de cet homme et à ce moment là, l’indifférence est encore plus poussée. Il n’y en a plus que pour le bébé, son bébé à lui. Il ne parle plus que lui et ne demande jamais à Juliette comment elle va. Juliette va alors commencer à entrevoir des signes qu’elle aurait du prendre plus en considération comme des signes annonciateurs… Mais à chaque fois qu’il redevient gentil, elle retombe dans le piège. Il exerce un pouvoir dominateur sur elle, et un contrôle.

L’auteure nous raconte alors comment Juliette va finalement s’en sortir, de quelle manière, elle va partir pour resombrer plus tard. Jusqu’au moment, où elle finira enfin par se rendre compte qu’elle est tombée sur un pervers narcissique. On sent les notes autobiographiques et que l’auteur a vécu une histoire semblable. Tout est rudement bien mené, rudement bien expliqué, rudement bien ficelé.

La plume dévoile une grande sensibilité et un humour décadent, à l’image des articles de l’auteur sur son blog. Grâce à ce livre, on comprend, que le fait de tomber sur un pervers narcissique n’est en aucun cas un signe de faiblesse. Non, le pervers narcissique trouve juste une faille, sur les personnes manquant de confiance en elles. Et il ne suffit pas de dire à la personne d’ouvrir les yeux, le contrôle que le pervers narcissique a sur ces personnes est très puissant. Il faut beaucoup de volonté, de force, de détermination pour s’en sortir.

Une écriture fluide, des personnages tous intéressants

J’ai aimé les quelques chapitres partant d’un point de vue d’un autre personnage. D’ailleurs tous les personnages du livre sont très intéressants. Le plus bluffant est Tom, le premier fils de Juliette. En effet, du haut de son jeune âge, il fait preuve d’une maturité à couper le souffle. Je conseille ce livre à toutes les personnes qui souffrent par amour, toutes les personnes qui sont un jour ou qui sont sous l’emprise d’un homme toxique comme Thomas. Pour leur prouver qu’on peut s’en sortir, qu’il faut se battre, ne jamais perdre espoir, et toujours s’extasier des petits moments de bonheur…

J’ai adoré cette lecture. J’aurais bien voulu une suite ou encore plus de chapitre consacré au point de vue de Thomas… Expliquant comment lui est tombé dans cette maladie de perversité narcissique. On sent bien que la relation avec la mère a grandement joué dans cette construction. J’espère avoir lu là le premier roman d’une lignée ! J’aimerais découvrir d’autres histoires écrites par les mains de Cristina. Et puis, je ne serais vraiment pas étonnée si ce roman voyait le jour à la télévision, car il ferait un très beau film…

Sortie du livre le 8 mars aux éditions Seramis. Bientôt disponible en pré-commande sur la Fnac ou Amazon.

Chroniques, Coups de coeur, Humeurs

Griezmann Confidentiel, reportage d’Alexandra Sublet pour TMC

Hier soir était diffusé sur TMC, un reportage mené par Alexandra Sublet sur Antoine Griezmann. L’animatrice a suivi le footballeur et ses proches pendant plusieurs mois pour recueillir un maximum d’informations. La star de l’Atletico de Madrid et de l’Equipe de France a ouvert les portes de son petit monde aux caméras de l’animatrice et productrice de ce documentaire.

© AFP PHOTO / CHRISTOPHE SIMON

Un mec simple, humble, discret et réservé

Ses proches sont également de la partie. Notamment sa sœur, son frère, son père et son meilleur ami. On voit que les Griezmann sont un clan et qu’ils sont très soudés et proches d’Antoine malgré les kilomètres qui les séparent. Son père s’occupe de ses finances et sa soeur est son attachée de presse et son marketing manager.

Sa femme, très discrète, n’a pas souhaité apparaître dans ce documentaire. On voit qu’elle n’est pas là pour se montrer, se pavaner au côté d’Antoine. C’est une fille simple, classe, élégante et qui reste dans son coin sans chercher à faire du buzz autour d’elle. Mía est protégée de la médiatisation également. Les seuls clichés que l’on peut voir d’elle sont toujours de dos, et on a encore jamais vu son visage.

Antoine ouvre les portes de chez lui sans montrer où se situe la résidence pour des raisons évidentes de sécurité. Il ne montre pas non plus l’intérieur de sa maison, ni les nombreuses pièces qui doivent la composer. C’est un jeune homme qui n’est pas vantard et ne cherche pas à étaler sa richesse. Il reste très simple, humble, discret et réservé. On voit qu’il a des difficultés à se dévoiler, à parler de lui comme ça.

Un mec qui n’aime pas parler de lui…

Il éprouve également des difficultés à se rappeler la peur qu’il a eu ce soir du 13 novembre 2015 alors que sa sœur était au Bataclan. C’est finalement elle qui en parle, sans en faire trop, et ce pour la première fois. Elle n’a jamais cherché à se faire plaindre là-dessus et même avec sa famille, elle n’en a parlé qu’une fois et plus jamais ensuite…

Il a ensuite des difficultés à évoquer Eric Olhats, l’entraîneur qui l’a recruté à la Real Sociedad alors que personne ne lui donnait sa chance en France. Il était ensuite devenu son agent. J’avais entendu parlé de désaccords concernant la carrière d’Antoine et les publicités qu’il faisait, Eric le lui reprochant de trop s’éparpiller. Mais le point de rupture le plus impactant a été le fait qu’Eric n’a pas souhaité venir au mariage de celui qui le considérait pourtant comme un deuxième père.

Est-ce qu’il ne s’éparpillerait pas un peu trop ?

Beaucoup lui reprochent de s’éparpiller et de ne pas rester cantonnée au football. C’est vrai qu’il a commencé à faire pleins de choses, des publicités pour des marques, un livre, et une série de livres pour enfants. Le succès a toujours dérangé en France. Dès que tu es bon dans un domaine, tu dois resté cantonné à ce domaine sans pouvoir être bon ailleurs… C’est la mentalité française et c’est bien dommage.

On lui reproche tout l’argent qu’il gagne. Le fait de le dépenser. Et les sommes disproportionnées. Le foot, ça a toujours été comme ça. Oui, il gagne sûrement beaucoup trop mais en attendant, quand on voit les sacrifices qu’il y a derrière, Antoine est parti de chez lui à 14 ans pour se retrouver dans un pays étranger, dont il ne connaissait pas la langue et avec une personne qu’il connaissait à peine.

On lui reproche aussi d’avoir dit qu’il se sentait plus espagnol que français. En mettant en avant le fait que si Benzema sortait un truc pareil, ce serait le chaos mais comme c’est un petit blanc on ne dit rien ! Mais est-ce que Benzema a vécu en Algérie ?! Faut arrêter de comparer l’incomparable. Ça fait 12 ans qu’il vit en Espagne, qu’il parle espagnol, il est marié à une espagnol, oui il se sent espagnol : normal !!!!

Griezmann se dévoile de façon discrète et pudique sans chercher à faire du buzz ni à montrer sa richesse et encore moins sa supériorité. C’est un garçon qui est resté les pieds totalement sur terre et bien ancré dans le sol. Une personne qui ne se prend pas la tête, d’une simplicité exemplaire. Et toute la famille a ce côté humble et naturel, comme si finalement Antoine n’était qu’un mec de 26 ans comme les autres…

Chroniques

« La Consolation », téléfilm tiré du récit autobiographique de Flavie Flament

Je viens de regarder « La Consolation » téléfilm tiré de l’histoire de Flavie Flament violée à 13 ans par un photographe, diffusé ce mardi 07 novembre 2017 sur France 3. J’ai été troublée, gênée et nauséeuse à la vision de ce téléfilm qui m’a mise très mal à l’aise.

Synopsis

Flavie, la quarantaine, est animatrice de télévision. Accompagnée de son psychanalyste et d’un album photo, elle se souvient. Son père dont elle n’a pas beaucoup profité. De plus, sa mère, frustrée, malheureuse et manipulatrice qui l’a admirée autant que maltraitée. Cela à coups de paroles cinglantes et de régimes draconiens. Et cet été. Celui de ses treize ans, celui où elle a été violé. Celui qui a été immortalisé par une photo de David Hamilton.

© GUYON Nathalie/FTV

Mon avis

J’ai aimé la façon dont est traité le film. A savoir une femme adulte, qui se remémore avec l’aide d’un psychanalyste son enfance, à différents âges. J’ai regardé ce film parce-que le sujet du viol est un sujet qui me touche et me rend très colérique. Effectivement, c’est un acte que je ne peux comprendre, que j’exècre au plus haut point. Et je suis écœurée de la façon dont la justice impunie ou punie de façon tellement injuste les agresseurs de ce genre.

Le film me donne envie de lire le récit autobiographique de Flavie Flament paru en octobre 2016. J’aime beaucoup lire les livres des films que j’ai lu et vice-versa. D’autant plus quand cela est tiré d’histoires vraies. Encore plus quand ce sont des histoires de personnes connues que l’on apprend alors à mieux connaître à travers leurs écrits.

Flavie est une adolescente de 13 ans lorsqu’elle se fait violée par un photographe de mode. Sa mère lui fait subir une pression incessante à propos de son poids et son apparence pour qu’elle réussisse dans ce domaine. Jusqu’à lui asséner des paroles blessantes du genre « Tu es moche, tu es grosse, j’ai honte d’être la mère d’un boudin pareil ». On s’aperçoit que cette mère tyrannique vit à travers sa fille ce qu’elle aurait elle même pouvoir vivre, en ayant du succès dans la mode ou le fait d’être connu et reconnu.

© GUYON Nathalie

Une mère aveuglée et maltraitante…

Une mère maltraitante et abusive qui ferme les yeux sur les agissements d’un photographe pourtant connu pour faire des photos à consonance érotique. A quel moment est-ce qu’une mère laisse son enfant des après-midi entières avec un photographe qui ouvre la porte en étant nu ? Et où il fait des photos de ta fille nue sous des robes transparentes et qu’il lui demande de se changer devant lui ? Une mère flattée de l’intérêt porté par ce photographe mondialement connu à sa fille et frustrée de n’avoir pas vécu elle cela dans sa propre enfance. Elle lui dira même « J’aurais aimé avoir ta gueule, et que tu aies mon intelligence ».

Cette mère qui apparaît comme une femme perdue, mal aimée et par son mari et par sa propre mère. Une femme qui avait des rêves enfouis, brisés. Quand elle dit des méchancetés à sa fille, elle pense sûrement le faire pour son bien. Elle pense que c’est pour l’aider. Et surtout, je pense qu’elle pense résoudre ses propres problèmes et névroses personnelles à travers sa fille. Elle la manipule et va jusqu’à lui jouer la corde sensible en pleurant devant sa fille. En lui disant qu’elle espère qu’elle n’aura pas la même vie de merde, tout ça pour obtenir une lettre qu’elle lui cachait. Est-elle à ce moment là réellement manipulatrice ou montre-t-elle enfin ses propres blessures ?

© LP / Olivier LEJEUNE

Une fascination malsaine envers sa fille…

Elle est fascinée et en même temps en colère contre sa propre fille qui brille et qui est jolie. Cette mère qui a une propre blessure narcissique due à sa propre place au sein de sa famille. Elle domine un père de Flavie complètement absent et qui ferme les yeux sur les névroses de sa femme. De plus, elle envoie sa fille passer tout un week-end chez ce photographe. Tout cela en étant dans le déni complet de ce qui pourrait se passer tellement elle est aveuglée par son ambition, son rêve qu’elle vit à travers Flavie.

Elle fait abstraction de tout, obnubilée par cette soif de succès qu’elle souhaite pour sa fille. Par conséquent, elle a une réelle emprise sur cette dernière car elle vit par procuration. Elle fait de sa fille un jouet pour qu’elle vie la vie dont elle-même a toujours rêvée. Car elle même ayant été délaissée par sa propre mère, elle cherche à réparer cette blessure narcissique… Et une jeune fille qui ne peut se confier à sa mère car cette manipulation, cette violence, et l’aveuglement de sa mère font qu’elle se dirait qu’elle ne la croirait pas…

© GUYON Nathalie

Un déni tellement assoiffée de succès…

Un déni qui s’installe alors également chez l’enfant qui finit par se persuader qu’il ne s’est rien passé. Et  qui développe alors une amnésie traumatique. Cela se traduit par un mécanisme de survie, les souvenirs se sont perdus. Flavie emmène alors ses souvenirs enfouis dans sa vie d’adulte jusqu’à ce que des objets lui rappellent petit à petit ce qui s’est passé. Comme le cliché qui tombe chez le psychanalyste et qui lui font tout remonter à la surface.

Le combat de Flavie aujourd’hui

Aujourd’hui, Flavie a verbalisé son viol. Elle a ainsi pu se libérer par la parole et encourage toutes les victimes à le faire pour se faire entendre. Pour elle, la parole et le fait de pouvoir en parler librement est un chemin vers la reconstruction. Aujourd’hui, Flavie Flament oeuvre pour que le délai de prescription des viols sur mineurs soit allongé.

Chroniques

Chronique : « Mention particulière » fiction de TF1

Je viens de regarder la fiction « Mention Particulière » diffusé ce lundi soir sur TF1. J’avais vu les extraits et j’ai été touchée par la façon dont le handicap avait l’air d’être traité dans ce téléfilm. En effet, la fiction se présentait plutôt drôle et l’actrice qui joue le rôle de Laura avait l’air d’avoir un réel talent.

Je n’ai pas été déçue du tout ! Le téléfilm était effectivement drôle mais également très touchant. Le jeu d’acteurs des parents rudement bien mené avec Bruno Salomone et Hélène De Fougerolles. Ils ont joué à la perfection ces parents aimant et quelque peu axé sur leur fille trisomique bien qu’ils aient une autre fille.

Synopsis

Laura, 20 ans, est une jeune femme trisomique qui décide de passer son baccalauréat, comme n’importe quelle jeune fille de son âge. Elle va devoir braver les difficultés, les doutes de son entourage et le regard parfois cruel des autres. Jour après jour, épreuve après épreuve, elle va se battre pour obtenir la chance de vivre la vie qu’elle s’est choisie.

Attention spoilers

Dans ce film, on suit donc Laura, une jeune trisomique de 21 ans. Elle a une jeune soeur Chloé de 15 ans. Ses parents ont délaissé cette dernière pour s’occuper un peu plus de Laura. Laura a décidé de passer son bac et son père est très présent pour l’aider dans ses révisions. Sa mère y croit un peu moins au début. Laura souhaiterait devenir journaliste et elle pense que c’est la laisser espérer…

Au début, elle arrive au bac et son père l’a fait passer devant tout le monde. D’autres parents demandent pourquoi, et le surveillant répond « Parce qu’elle est » en montrant son visage. Réactions des parents « Elle passe le bac ?! » Elle passe une première épreuve et est interviewé à la fin par une journaliste gentille qui l’encourage et qui lui dit qu’elle est exceptionnelle. Laura est enchantée et ravie de passer dans le journal télévisé. Cependant, grande est sa déception, quand elle se rend compte qu’ils ont sous-titrés ses propos.

Au lycée, pendant la seconde épreuve, elle attend dans une salle seule sans savoir que l’épreuve a été changée de salle. Un autre élève ne sachant pas non plus arrive et se demande pourquoi il n’y a personne puis il se rend compte qu’il y a une affiche à l’entrée de la porte. Il lui dit de se dépêcher et part en courant mais elle n’a aucun sens de l’orientation et se perd. Quand il arrive à son épreuve, il en fait part au surveillant et directeur qui lui demandent d’aller la chercher.

Quand elle perturbe les épreuves du bac…

Mais l’épreuve va mal se passer car elle parle tout haut et perturbe les autres élèves. Le directeur convoque alors ses parents pour lui dire qu’il va devoir interrompre les épreuves pour Laura car il n’a pas été prévu de la mettre dans une salle seule et qu’elle devra repasser les épreuves en septembre car là il réussira à adapter quelque chose pour elle. Son père part énervée et sa mère pleure et fait comprendre au directeur que si il accepte, elle fera une interview comme lui a proposé la journaliste et fera de la pub au directeur et au lycée. Alors il cède et rêve d’avoir une palme académique et qu’elle décroche son bac…

Un jour, elle rejoint Ludo, le garçon qui lui avait prêté un crayon durant une épreuve et dont elle est tombée amoureuse. Il est avec un ami et deux autres amies. L’ami en question lui fait boire de la bière et fumer quand Ludo part se chercher à manger. Il la ramène et lui demande la bise pour se dire au revoir. Là son « pote » les prend en photos… Le père de Laura arrive et son « pote » chambre Ludo méchamment.

Son père va plus tard voir Ludo pour lui demander de laisser Laura tranquille. Du coup quand Laura le rejoint au lycée, il l’envoie sur les roses. Laura rentre chez elle en pleurant. Du coup, les parents se partagent les torts et Chloé leur dit qu’ils ont tous les deux torts, le père d’être allé voir Ludo et la mère de surprotéger Laura.

Quand elle s’échappe…

Celle-ci s’échappe pour aller retrouver Ludo et les autres mais se perd. Elle retrouve une amie trisomique dans le restaurant où celle-ci travaille. Elle la ramène chez elle. Son père arrive mais Laura veut rester dormir chez son amie. Le père rentre et jette tous les bouquins du bac. Ils ont une discussion avec sa femme et ils se retrouvent.

Le lendemain matin chez son amie, Laura est mal. La photo du pote de Ludo est sur Facebook et les autres se moquent d’elle. Elle se fâche avec son amie et part en courant, elle veut laisser tomber le bac. Son ami la rattrape et l’emmène au bac avec un voisin. Elle arrive à temps à cette épreuve et Ludo qui est devenu son ami vient dans la salle seul avec elle. Puis tous les élèves la rejoignent. Laura est contente et le directeur ne sait plus quoi faire. Il n’a pas d’autres choix que de les laisser tous dans cette même pièce.

Il y a désormais pleins de commentaires gentils sous la photo et même le directeur pose un « Like » dessus. Elle rentre chez elle et retrouve son père. Ils se réconcilient et elle veut continuer les révisions pour la dernière épreuve avec lui.

Quand elle se rend compte que ses parents ont délaissé sa soeur…

Chloé quand à elle est triste. Le garçon avec qui elle a perdu sa virginité à une fête à une copine. Elle pique la voiture de sa mère qui s’en rend compte avec son mari et Laura quand ils rentrent après la dernière épreuve de bac. Laura l’appelle et Chloé veut que les parents ne l’engueule pas quand elle rentre et des heures de conduite. Laura rajoute qu’elle veut un scooter ! Ils vont la chercher. Laura et Chloé ont une touchante conversation de sœurs. Et les parents se rendent compte qu’ils n’ont pas fait assez attention à Chloé.

Aux résultats du bac, les parents et Chloé l’accompagnent mais elle veut aller voir seule. Elle revient bredouille. Mais elle a réussi et avec mention Assez Bien, tout le monde est fier et Ludo vient la chercher pour aller faire un tour entre amis avec les autres qui l’ont finalement acceptée.

© Jean-Philippe Baltel/Caminando

Mon avis

J’ai vraiment aimé la façon dont le handicap est traité dans ce film. En effet, le téléfilm est drôle pour montrer que l’on peut rire du handicap sans que ce soit dans la moquerie. Ce film met un coup de pied aux préjugés sur les handicapés. En effet, on se rend compte qu’encore trop de personnes pensent qu’un trisomique est une personne débile avec rien dans la tête. Comme le montre dans le film les réactions de certains élèves et parents quand Laura passe son bac ou essaie de se faire des amis.

L’actrice joue extrêmement bien et à un vrai talent d’actrice. Je pense qu’elle peut prétendre à jouer dans d’autres films sans problème. Le jeu d’acteurs était touchant, Bruno Salomone et Hélène De Fougerolles jouant les parents étaient parfaitement crédibles dans leur rôle.

Un film avec un beau message…

Le message du film est parfaitement mené. Faire changer le regard sur le handicap. Faire changer les mentalités sur le handicap. Les personnes handicapées éprouvent déjà assez de difficultés dans leur vie sans avoir à subir moqueries, bassesses et médisances des autres.

J’ai beaucoup aimé la complicité entre la sœur atteinte de trisomie et l’autre non. Elles s’adorent, semblent très proches et semblent se raconter leurs petits secrets. De plus, Chloé la plus jeune, n’est pas jalouse du fait que sa sœur est plus d’attention qu’elle. Elle en veut juste à ses parents pour cela mais pas à Laura. Et j’ai bien aimé ce lien entre les deux.

Le film est adapté d’histoires vraies. Une jeune fille de 19 ans atteinte de trisomie 21 ayant eu son bac au Maroc avec la mention assez bien. Le combat de parents qui se sont battus pour que leur fille ait une scolarité normale, comme tout le monde. Le film a parfaitement réussi à faire passer ce message en étant ni mièvre ni dans le pathos. Et la jeune actrice trisomique est étonnante.

Chroniques, Humeurs

J’ai lu l’autobiographie de Jeremstar

Titre : Jeremstar par Jérémy Gisclon, ma biographie officielle

Auteur : Jérémy Gisclon avec la collaboration de Clarisse Mérigeot

Éditeur : Hugo Doc

Date de parution : Octobre 2017

Nombre de pages : 232

Résumé

Tout le monde connaît Jeremstar. Il a des millions d’abonnés, c’est une question de statistiques. Tout le monde a une copine, une fille ou un frère qui le suit, qui connaît par coeur ses « cris ». Jeremstar se filme 24 heures sur 24, mais est-il vraiment le jeune homme excentrique et bruyant que consomment les jeunes devant leurs écrans ? Il ne l’est pas tout le temps.

Tout le monde regarde Jeremstar évoluer, mais rien n’a été dit sur Jérémy. Personne ne connaît sa vie. Qu’est-ce qui a fait du gentil garçonnet qu’il était le plus excentrique des gays ? Le plus suivi des dénonciateurs de téléréalité ?

Cadre familial, genèse du personnage, expériences foireuses, producteurs véreux. Amourettes, angoisses, business, fric, Snaps, sexe… Jeremstar ouvre à ses Jeremstarlettes les portes d’un monde qu’elles ne s’imaginaient pas : le monde pourri de la téléréalité. Il leur présente pour la première fois son alter ego, un garçon fragile, travailleur, angoissé, soucieux d’être toujours meilleur. Ce garçon s’appelle Jérémy.

© AFP/ JOEL SAGET

Mon avis

Je suis une enfant du Loft. Je regardais Loft Story avec Loana. Puis j’ai regardé toutes les autres téléréalité qui ont suivi, de Scret Story aux Anges, en passant par les téléréalité sur Nabilla.

Je ne sais plus du tout à quel moment j’ai connu Jeremstar. Mais, je le connaissais déjà un peu avant son passage dans les Anges. Je ne l’aimais pas au début. Je le trouvais bizarre et je n’aimais pas sa façon de foutre la merde entre les candidats.

C’est en regardant ses Snaps que j’ai fini par l’apprécier. J’avais cette impression qu’au delà du personnage Jeremstar, au delà de ses interviews baignoire et au delà des articles de la Conciergerie où il n’épargnait aucun candidat, il y avait une personne bien.

Un mec dans lequel je me retrouve beaucoup

En fait, je crois tout simplement que je me suis retrouvée en lui. Et cela se confirme d’autant plus après la lecture de ce livre. On pourra juger cette lecture de facile. C’est une autobiographie donc évidemment non, ce n’est pas un récit historique. Par contre, je suis contente de voir que je ne me suis pas trompée sur ce garçon.

Au final, je me retrouve beaucoup en lui et je crois que c’est pour ça que je l’apprécie. On peut penser que ce n’est qu’un idiot qui a réussi en faisant de la merde. C’est ce que l’on pensera si l’on s’arrête à un jugement hâtif sans fondement. Par contre, si on creuse, on découvre sous la carapace une belle personne, qui a cherché de la reconnaissance pour se faire aimer, mais qui se retrouve bien seul.

Je me retrouve dans ce personnage, derrière la carapace de ce personnage, ce mec me ressemble. Comme lui, j’ai toujours eu très peu d’amis et j’étais plutôt une enfant et une adolescente solitaire. Encore aujourd’hui, mes amis se comptent sur les doigts d’une seule main. Et en dehors de mon boulot et de mes activités, je me retrouve bien seule.

Une enfance pas du tout rose

J’ai aimé en apprendre davantage sur les circonstances de son enfance. Sur la façon dont son enfance a façonné le personnage qu’il est devenu aujourd’hui. Je me reconnais dans cette volonté qui l’habite depuis tout petit de devenir célèbre. Cette volonté de prouver que l’on existe. Cette volonté de s’affranchir d’un corps et d’un tempérament timide et discret au départ.

J’ai appris que derrière la personne gay et derrière les clichés, c’est une personne forte qui a su dévier et ne pas sombrer dans le côté sombre et pervers de la célébrité et de la téléréalité. Il faut une sacré force de caractère pour refuser la facilité et l’argent facile. Jeremstar s’est débrouillé tout seul, et a su éviter les catastrophes en trouvant suffisamment de force pour dire bon à de belles propositions.

Le milieu fake de la téléréalité

Il est connu pour clasher les candidats, pour faire des articles révélant leurs secrets, leurs tromperies, leur hypocrisie et j’en passe. Il n’est donc pas très aimé de la plupart de ses candidats qui appréhendent les articles qu’il peut sortir sur eux. Quand il est apparu dans les Anges, il a été un peu le souffre-douleur de ces autres candidats.

Ces autres candidats qui lui lèchent aussi le cul pour espérer gagner un peu plus en notoriété et apparaître en bookings et s’amasser ainsi du fric sur son dos. Mais Jerem n’est pas dupe et il sait qu’il ne compte que très peu d’amis dans ce milieu pourri de la téléréalité.

Je me retrouve beaucoup en lui dans le fait qu’il ait très peu d’amis. Et qu’il souffre de la solitude. Le fait d’allumer la TV pour entendre un son et ressentir une présence lorsqu’on se retrouve seul chez soi. Le fait d’angoisser parfois au moment d’éteindre la lumière et de se rendre compte qu’on est tout seul. Avoir des gens qui le suivent sur les réseaux lui apportent quoi, si en rentrant chez lui, il se retrouve seul et qu’il n’a en réalité que très peu d’amis ?

Seul avec si peu d’amis…

Il se demande même s’il sait ce qu’est l’amitié, tout comme moi je me pose également cette question. Je n’ai jamais eu de réelles amitiés où tu ferais tout pour l’autre, où tu confierais toutes tes peurs, tes doutes, tes joies, tes peines… Je n’ai jamais été suffisamment à l’aise avec personne pour cela. Peut-être suis-je trop pudique ?

D’ailleurs, en parlant de ça, j’ai été surprise du fait que Jeremstar ne soit pas un mec expérimenté. Il n’a eu qu’un seul mec dans sa vie. Lui qui a l’air pourtant si à l’aise en parlant de sexe, j’ai appris que cela n’était qu’une façade, et qu’il n’était pas doué pour les relations amoureuses. Et que le sexe était pour lui quelque chose qui se donnait par amour. Tout comme lui, la sexualité du monde moderne me dépasse un peu.

Aurait aimé naître dans la peau d’un autre…

Comme lui, j’aurais aimé naître dans la peau d’une autre. Une fille plus à l’aise dans son corps, sa féminité, sa sexualité, sa sensualité et son charme. Une fille ne doutant pas d’un pouvoir de séduction qu’elle pourrait avoir. Je pense que ma vie aurait été aussi vraiment plus simple. C’est peut-être, comme pour Jérémy, pour cette raison que j’aime regarde la téléréalité car la plupart de ses filles que je suis derrière le petit écran, me fascinent.

Jeremstar n’est pas seulement un mec qui dit de la merde et qui fait des interviews dans sa baignoire. Jeremstar est une société. Il travaille. Il a plusieurs arcs et tient plusieurs casquettes : journaliste, reporter, interviewer, monteur, chroniqueur télé, développeur web… Sa vie est chargée et il ne trouve que très peu moments de répit. Mais il ne s’en plaint pas, il aime ce qu’il fait et même malade, il assure ses promotions.

Je crois surtout qu’il est jalousé parce-qu’il a réussi quelque chose d’assez fascinant sur pas grand chose au départ. Cela prouve bien qu’il est intelligent et qu’il a su tirer les bonnes ficelles aux bons moments. Alors il faut cesser de critiquer et de dire qu’il gagne trop pour ce qu’il fait parce-que de toute façon, il n’est pas non plus responsable du malheur des autres. Si lui a réussi, tant mieux pour lui. Il n’a pas à porter de culpabilité d’avoir réussi tout de même.

Deux en un…

Tout comme lui, et comme je le disais dans mon dernier article, j’ai la sensation moi aussi d’être deux personnages en un. Il y a Charlotte / Jeremy et il y a Dounia / Jeremstar. Jeremstar aide Jeremy à s’exprimer plus facilement comme Dounia m’aide à m’exprimer plus facilement également. Alors que Jeremstar est sûr de lui, Jérémy est timide et pudique. Incarner Jeremstar le rend plus fort, l’aide à sortir de sa zone de confort et lui donne plus de force. Il est pour lui une armure qui l’aide à vaincre sa timidité.

Selon lui, un Jeremstar sommeille en chacun de nous, un personnage décomplexé et drôle qui nous aide à nous transcender. Dounia, la blogueuse, est ce personnage pour moi Charlotte, la fille timide et pudique qui est toujours restée dans l’ombre…

Une mère qui ne lui a pas beaucoup montré son amour

J’ai beaucoup aimé les passages sur sa mère aussi, qui ne croyait pas à son succès et qui était très pudique dans le fait d’exprimer les sentiments et ce qu’elle éprouvait pour son fils. L’article émouvant qu’avait fait le journal « Libération » lui avait permis de d’exprimer, c’est grâce à cela qu’un dialogue s’est instauré entre les deux, quand elle lui a envoyé une longue lettre pour lui montrer à quel point elle était fière de lui.

Jeremstar est détesté par les téléréalité car ils les épient et sort les scoops avant qu’il ne soit vu mais c’est aussi pour cette raison qu’elles sont bien contentes qu’il existe, car il contribue également à augmenter leur taux d’audience. Il ne révèle jamais ses taupes. En général, il entretient des fausses guerres avec pour détourner l’attention. Si Jeremstar n’était pas là pour déballer les histoires, les émissions ne vivraient pas.

Fatigué de la téléréalité

Aujourd’hui, Jeremstar est un peu fatigué par la téléréalité, car il a vu des choses qui montrent que c’est un monde tout pourri. J’en reparlerais dans un autre article, mais il dénonce un réseau de prostitution au sein de la téléréalité. Il est fatigué de se sentir épié, harcelé etc etc… Il ne peut plus mettre un pied nul part sans être envahie de fans qui le suivent partout où il va. Les gens n’ont aucune limite et pensent qu’il prend la grosse tête quand il demande un peu de paix. C’est juste que parfois, il suffoque, il n’en peut plus.

Il est prisonnier de la manière dont il a démarré sa carrière. Il ne veut plus être célèbre, il voudrait seulement être aimé, mais être aimé réellement. Et exister en paix car sa vie est parfois devenue insupportable. Son succès le dépasse un peu. Il est fatigué de tous ces gens qui ne le cotoient que par intérêt et d’avoir cru à des amitiés qui n’en étaient pas. De plus, il peine à expliquer son mal être car évidemment il vit la vie dont il rêvait mais il se rend compte qu’elle n’est pas tellement telle qu’il l’imaginait. Il n’est pas entouré du groupe d’amis qu’il voudrait.

© JOEL SAGET/AFP
Toutes ces années pour combler ce qui lui manque le plus…

Il se rend compte qu’en dix ans, il a tout simplement oublié de vivre, et qu’il a travaillé comme un fou pour avoir ce niveau de notoriété. Sauf qu’il est devient lasse, et qu’il ressent une profonde lassitude. Il ne regarde même plus la téléréalité car ce monde le dégoûte. Il apprend les potins par ses taupes. Ce milieu malsain et les candidats l’exaspèrent. Il voudrait une vie plus équilibré. En effet, il doit quitter sa baignoire avant de s’y noyer…

Il se rend compte que toutes ses années n’ont servi qu’à combler sa misère affective. Qu’aujourd’hui, il voudrait aimé et être aimé pour de bon. Il souhaiterait quitter ce monde de la téléréalité un jour mais il sait que ce n’est pas pour tout de suite, que ça le tuerait de tuer Jeremstar. Il aimerait être aimer pour ce qu’il est réellement et pas uniquement parce-qu’il est drôle…

J’ai aimé cette lecture, je savais que j’y retrouverai un garçon émouvant, sensible et caché derrière une carapace. Je ressens en lui une profonde détresse, un être en manque profonde d’affection malgré la reconnaissance qu’il a réussi à obtenir. Je conseille ce livre à tous ceux qui pensent que ce mec n’est qu’un idiot qui commente et crache sur la téléréalité…

Chroniques, Coups de coeur

J’ai lu « Revanche » de Cat Clarke

Titre : Revanche

Auteur : Cat Clarke

Éditeur : Robert Laffont

Collection : R

Date de parution : 2013

Nombre de pages : 491

Résumé

« Kai et Jem sont inséparables. Jem aime secrètement son meilleur ami, qui serait l’homme idéal s’il ne préférait les garçons… À la fin d’une soirée d’ivresse chez des amis communs, Jem rentre seule chez elle, Kai demeurant étonnamment introuvable.

C’est le lendemain que tout bascule : la jeune fille reçoit un email de la part de ce dernier, avec en pièce jointe une vidéo de lui en compagnie d’un garçon qu’il a trouvé postée sur Internet. Cette vidéo plus que compromettante est très vite partagée par tout le lycée et Kai reçoit une salve d’e-mails agressifs qu’il ne peut bientôt plus supporter.

Lui qui n’avait pas encore fait son coming out finit par craquer et se suicide… À la suite à ce drame, Jem prend alors trois résolutions : découvrir la vérité, venger son ami et se suicider elle aussi. Alors qu’elle mène sa petite enquête, elle reçoit un jour une lettre anonyme contenant trois noms : ceux des responsables. Sans hésitation, Jem abandonne son look gothique et décide d’approcher ces garçons. Mais sont-ils réellement les coupables ? »

Mon avis

C’est le premier livre que je lis de Cat Clarke et je ne suis pas déçue. Je suis même très curieuse de lire ses autres romans tellement j’ai adoré ma lecture. Ce livre est haletant et lorsqu’on l’a commencé, on est très curieux de connaître la suite et de savoir si Jem parviendra à ses fins.

Jem et Kaï sont meilleurs amis depuis l’enfance. Jem est secrètement amoureuse de Kaï mais celui-ci est gay. Un jour, il pousse Jem à venir avec lui à une soirée. Mais cela tourne mal quand une vidéo embarrassante le film avec un autre garçon à cette soirée.

Il ne supporte pas les moqueries qu’on lui assène en commentaire sous les vidéos et n’ose affronter ses camarades en réel. Il met fin à ses jours et laisse Jem dans le plus profond désarroi. On ressent sa douleur, sa peine, sa colère et son sentiment de vengeance et de revanche au plus profond de nous au fil de la lecture.

Mini spoilers

Jem prévoit d’en faire autant un mois plus tard, jusqu’au jour où une visite va faire basculer ses plans. Derrière la porte, Louise, la soeur de Kaï est venue lui apporter un tas d’enveloppe de la part de son défunt frère. 12 enveloppes, une lettre pour chaque mois à venir.

Dans ces lettres, Kaï cherche à aider Jem de façon maladroite pour qu’elle s’amuse et continue de vivre sa vie. Mais Jem est déterminée, malgré qu’elle soit sûre que Kaï n’approuverait pas sa démarche. Elle veut tout faire pour venger sa mort. Pour finir par se suicider elle-même, un an jour pour jour après le suicide de son meilleur ami.

La démarche de Jem est poignante. Elle est persuadée que le groupe populaire du lycée sont les harceleurs et les investigateurs de la vidéo. Ainsi, elle va tout faire pour s’incruster au sein de leur bande et mettre au point son plan pour tous les faire tomber.

Un suspens haletant

La lecture est telle que nous sommes pressés de connaître le dénouement et le fin mot de l’histoire. On apprend au fil du temps les relations entre Jem et Kaï. Puis également comment Jem se perd dans ce groupe qui finit par l’accepter comme l’une des leurs.

Elle finit par ne plus savoir où sont ses limites et qui elle est elle-même. En effet, elle se rend compte qu’elle est en train de tomber vraiment amoureuse de Lucas. Celui avec qui elle sort juste par esprit de vengeance. Elle finit par apprécier à leur manière chacun des protagonistes de ce groupe populaire même si elle reste déterminée à se venger d’eux.

Au final, on finit par douter qu’ils soient les véritables coupables et même Kaï la pousse à parler à tout le monde et au final à pardonner. On voit à sa dernière lettre qu’il a lui-même fini par pardonner malgré qu’il ait été au courant de qui avait l’investigateur de la vidéo. J’avoue avoir été surprise de qui avait balancé la vidéo mais pas tellement du garçon avec lequel Kaï s’est retrouvé dessus.

Une lecture bouleversante

On finit par s’attacher aux personnages malgré qu’ils soient dépeints de façon odieuse au début du roman Lucas est surprenant et fidèle  à l’adage de ne pas se fier aux apparences. Sacha quant à elle, j’ai l’impression qu’elle est en recherche permanente de reconnaissance et de se faire aimer par tout le monde.

J’avoue avoir eu un peu de mal avec le personnage de Kaï que l’on découvre seulement à travers les lettres. Je l’ai trouvé un peu condescendant, donneur de leçons… Même si la leçon de ses lettres est au final extrêmement touchante… Dommage que Jem n’ait pas été plus curieuse. Du coup, je regrette qu’elle n’ait pas lu sa dernière lettre avant qu’elle n’achève sa soif de vengeance qui va s’avérer dévastatrice…

La fin est brusque, frustrante et déstabilisante. Mais on ne peut être déçu de ce roman tant il est bouleversant, haletant, déstabilisant, horrifiant et passionnant. C’est une histoire poignante qui ne peut nous laisser indifférent. Par conséquent, on ressort de cette lecture avec un tas de questions en tête. La leçon que l’on peut en retirer c’est que le soif de vengeance ne sert qu’à faire du mal inutilement aux autres et à soi-même…

Bref, j’ai beaucoup aimé ma lecture et j’ai hâte de lire les autres romans de cette auteur.