Humeurs, Love

Ce rapport compliqué avec l’intimité de mon corps…

Rien n’a changé depuis deux ans où je vous dévoilais ici pour la première fois, que j’étais vierge. Je l’avais aussi fait dans un article protégé, mais j’en ai parlé plus ouvertement plus tard, dans d’autres articles. Je n’en ai pas forcément honte, mais je n’en suis pas fière non plus.

un fardeau

Ce n’est pas un choix assumé, c’est plutôt un poids, une chose que je porte comme un fardeau. Je ne pense pas être si moche mais on s’est souvent moqué de mon physique à l’école. En primaire, au collège surtout. Au lycée, ça a commencé à s’estomper mais le mal était fait et les paroles ancrées. Je me sentais moche et je n’avais pas du tout confiance en moi ni en mon pouvoir de séduction.

Les rares fois où j’osais dévoiler des sentiments à un garçon, il se moquait de moi. Cela n’a pas aidé à prendre confiance ni à me re-dévoiler par la suite. Alors, Internet, ça a un peu été comme une révélation pour moi. Enfin un endroit où je me sentais bien, où je me sentais moi. Où je pouvais laisser paraître ma personnalité sans que personne ne me juge ou se moque de moi. La fille timide laissait place à une fille rigolote pleine d’autodérision.

Mais, je n’étais pas non plus sereine face aux garçons. C’est tout de même grâce au net que j’ai rencontré les deux seuls qui sont devenus plus tard mes petits amis. Le bilan à presque 30 ans n’est pas bien lourd. Comment ne pas en avoir presque honte quand tu vois qu’aujourd’hui les meufs de 15 ans, changent de petits copains tous les 6 mois, et qu’elles en ont une dizaine par an ! J’exagère mais quand même, quand tu vas au lycée, ce n’est plus du tout pareil qu’avant.

une rareté

A mon époque, les gens en couple au lycée c’était tout de même assez rare et concernaient surtout les terminales. Aujourd’hui, ça commence au collège voir même avant. Soit, on était grave en retard à mon époque, soit c’est le monde d’aujourd’hui qui est trop en avance… Dans une société dominée par le sexe, les publicités en ce sens etc etc… être toujours vierge à quasiment trente ans est perçu comme une tare…

Pourtant quand j’en parle, on me trouve courageuse, j’apparais presque comme une héroïne, c’est noble, c’est beau me dit-on… Il n’y a rien de beau là-dedans, je ne suis pas vierge par conviction ou parce-que j’ai voulu attendre le bon. Je suis vierge car j’ai la phobie de le faire tout simplement… J’ai peur de l’acte en lui-même, peur d’avoir mal, cet endroit de mon corps m’a toujours repoussé…

rien que de toucher…

Me laver les parties intimes sont apparues très compliquées depuis toujours, je n’aimais pas me toucher à cet endroit. Toujours cette peur de me faire mal, de mal faire, de ne pas savoir où faire exactement… Aujourd’hui, ça va mieux depuis longtemps sur ce point mais du coup même l’épilation du maillot a longtemps laissé place à la grande forêt amazonienne. Mon ex m’a beaucoup aidé là-dessus, j’arrive maintenant à raser puis tondre ce qui me gêne à cet endroit…

J’ai conscience que lire ça doit paraître très bizarre et peut-être rigolez-vous derrière votre écran, mais ce n’est pas une chose évidente que d’avouer tout ça ici publiquement. Je ne sais pas qui me lit, et à ce jour, je m’en fous. J’ai besoin de l’écrire, je l’écris. J’ai voulu protéger l’article, et puis finalement, je le laisse pour l’instant ouvert. Peut-être finira-t-il protégé, comme peut-être finira-t-il à la poubelle…

une douleur bien étrange…

Depuis quelque temps, j’ai perdu du poids et sur mon canapé, j’avais mal au coccyx en me relevant. Je ne m’en suis pas inquiétée plus que ça, mettant ça sur le dos de la perte de poids. Des copines ayant aussi perdu du poids m’ont confirmé qu’elles avaient elles aussi eu ce souci. Puis, les douleurs se sont empirées et j’en ai parlé au médecin. Effectivement, à chaque fois qu’elle me touchait le coccyx, j’avais mal. J’ai eu des anti-inflammatoires mais au bout d’une semaine, ce n’était pas mieux.

J’ai commencé à ressentir les douleurs “à l’intérieur” au niveau de l’anus. Et j’avais comme l’impression d’avoir un corps étranger dans le sillon inter-fessier. Très désagréable. Quand je suis retournée chez le médecin, elle m’a annoncée qu’elle devait faire un toucher rectal pour vérifier l’intérieur, qu’il n’y avait pas de kyste, de fissure, ou d’hémorroïdes. Une épreuve pour moi, j’ai pleuré à cette annonce. J’ai cru refuser mais j’avais envie de savoir ce que j’avais. Alors elle l’a fait et ça a été moins pire que ce que je pensais. Elle n’a rien détecté et m’a envoyé faire une radio. La radio n’a rien révélée non plus…

une consultation plutôt mal vécue

Le médecin voulait m’emmener voir un gastro-entérologue. J’y suis allée lundi dernier et j’en reste marquée. Je devais faire une rectoscopie mais j’ai annulé mon rendez-vous prévu à demain. Il ne pense pas que l’examen va révéler quelque chose et pense que le problème vient bien de l’os du coccyx et de la perte de poids. Il me conseille donc de muscler mon fessier ! Pas de problème, depuis le temps que je parle de faire de la musculation pour me tonifier…

Il a du refaire le toucher rectal. Le médecin m’avait mise en position couchée sur le côté, jambe replié vers le torse. Lui me disait de me mettre accroupi, appuyée sur les coudes. Mais mes jambes se tendaient et impossible dans cette position d’être “sereine”. Alors, j’ai demandé à me mettre comme le médecin. Avec lui, ça a été plus difficile, je ne sais pas si c’est parce-que c’était un homme, un vieux ou parce-qu’il était moins doux. Il a ensuite procédé à une anuscopie avec un spéculum et c’était pas agréable, heureusement que ça ne durait pas bien longtemps.

L’examen que je devais passer, la rectoscopie est fait sans anesthésie mais n’est normalement pas douloureux. Or, je me connais, je vais me crisper alors forcément que la douleur je vais la ressentir. Et il voyait très bien que j’étais très anxieuse et très stressée et aurait du me proposer la coloscopie dans ce cas, je préfère être anesthésiée ! Mais non… Bah tant pis, on verra si ça passe comme c’est venu.

pourquoi est-ce si compliqué ?

Si je vous parle de tout ça, c’est pour évoquer ce rapport à l’intime de mon corps très compliqué. Je ne sais pas pourquoi j’ai si peur dès qu’il s’agit de dévoiler cette partie de mon anatomie. Je n’ai pourtant à ma connaissance, rien vécu qui pourrait permettre de comprendre cette réticence. Et puis, il faut dire que j’ai peur de tout aussi et que le peu d’expériences que j’ai eu, le peu de copains, ne m’a pas aidée à me désinhiber en ce sens.

Sauf que c’est de moins en moins facile maintenant. Déjà que j’ai peur de souffrir mais j’ai aussi peur de ce poids, qui serait un fardeau encore plus pour le mec que pour moi. Alors oui, je ne suis pas obligée de lui dire, mais si je sors avec quelqu’un, il me faudra sûrement du temps pour tenter d’aller plus loin. Sauf que ce temps là, les mecs de trente ans ne l’ont plus. Alors je mets des barrières, je m’empêche de vivre des choses et je refuse des avances de mecs qui potentiellement pourraient me plaire parce-que j’ai pas envie de les confronter à ça…

aurais-je refoulé des actes subis ?

Récemment, je me suis même posée la question, si je n’avais pas vraiment subi d’attouchements ou je ne sais quoi. Quelque chose qui pourrait expliquer cette peur irrationnelle. Ce n’est pas juste la peur de le faire. C’est aussi la peur que l’on me touche à cet endroit. Imaginez ce que les examens médicaux que j’ai subi pour mon coccyx m’ont fait. Je ne peux pas non plus voir de gynécologue. Rien que de penser à un instrument qu’il introduirait dans mon vagin, je sens que je pourrais faire un malaise.

Un malaise, c’est ça en fait. J’entretiens un véritable malaise avec l’intimité de mon corps. Parfois, je pense me faire aider. Et puis j’ai peur. Encore et toujours. Et puis par qui ? Un sexologue, psychologue (non pas encore eux!) ? Parfois, je me dis qu’il faudrait me forcer à le faire, avec n’importe qui on s’en fout juste ce serait fait et je n’aurais plus peur… Ce serait tout de même con que ça se passe mal et d’avoir attendu si longtemps pour le faire avec un mec qui s’en fout et dont je m’en fous, ce serait crétin…

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30 thoughts on “Ce rapport compliqué avec l’intimité de mon corps…

  1. Le souci, c’est que si tu as un blocage, ce n’est pas te forcer qui va aider. Le sexe sans sentiments c’est un coup à avoir mal parce que tu ne ressentiras aucun désir et seras contractée… et ça va te traumatiser encore plus parce que tu vas avoir mal.
    Si tu sens qu’un psy peut t’aider ma foi, c’est un début. En parler sur ton blog ne fera pas tout, niveau conseils tu auras tout et son contraire. L’avantage d’un psy, c’est que si tu tombes sur un bon, il pourra mettre en avant des sources à tes problèmes auxquelles tu n’aurais pas forcément pensé.
    Quand aux abus, c’est possible mais… il y a peu de chances pour que quelqu’un te l’avoue s’il est au courant. Certains te conseilleront peut-être l’hypnose, mais déjà il faut y croire, et ensuite, il y a beaucoup de charlatanisme avec des praticiens qui te disent ce que tu veux entendre.

    1. Bonjour et merci pour ton commentaire. Je pensais aussi que me forcer pourrait être pire. J’avoue que je pense ça dans la désespérance mais ce n’est pas du tout ce que je souhaite. Je prends des gants et des pincettes quand au retour que je pourrais avoir sur cet article. J’écoute mais je reste aussi très sereine et sait faire le tri entre ce qui sera bon à prendre ou pas. J’ai eu envie de déverser tout ça, je ne me le suis pas interdit. Tout simplement. Quant aux psy je ne sais pas, j’en ai vu plusieurs dans ma vie et ça n’a jamais été une bonne expérience pour moi. Concernant les abus j’y ai pensé car je sais qu’une Atsem avait été condamnée pour attouchements à mon école. Je ne sais pas si j’ai été victime et ai refoulé. D’après ma mère non donc bon je ne pense pas. Mais peut être que ça a suffit à me traumatiser que de le savoir. J’avais dix ans à l’époque. Pour l’hypnose, je n’ai pas suffisamment confiance pour être dans un état de conscience modifié face à qu’un que je ne connais pas.

  2. On ne doit jamais se forcer, surtout la première fois ! C’est la pire chose à faire ! Et le sexe sans sentiment, je trouve ça compliqué, surtout quand on débute. Et je crois aussi qu’il faut être honnête avec le type : tu ne peux pas cacher ça parce que tu n’y arriveras pas, surtout si tu stresses (perso c’est ce qui m’est arrivé, je comptais le cacher et sous le stress j’ai balancé la vérité et le gars l’a très bien pris !).
    Je crois qu’il faut à ce stade-là que tu consultes un psy ou un sexologue. Comme tu le dis, ce n’est pas un choix mais un blocage qui te rend malheureuse voire même malade. Cela dit, tu restes courageuse parce que tu en parles : c’est un premier pas. Mais il faut aller plus loin.

    1. Je n’ai pas forcément envie de me forcer non plus, je dis ça plutôt par désespoir, mais j’aimerais que le mec avec qui je serais, soit patient, même si mon ex l’était , ça ne l’a pas fait et je ne sais pas pk. merci

  3. Se forcer surtout pas, enfin je ne crois pas que ça aide. Parce que l’amour c’est loin d’être un acte banal. J’ai une amie qui a finit par arriver à ça, parce qu’elle avait plus de 25 ans et ne supportait plus d’être vierge. Elle s’en mord les doigts. Une première fois ça reste unique.
    Peut-être qu’en parler à une personne extérieure, dont c’est le métier, t’aiderait. Il est clair qu’il y a un blocage et que ce blocage te rend malheureuse et te fait souffrir physiquement.

    A la maison, la sexualité était un sujet qu’on évoquait assez régulièrement. Et mes parents me l’avaient toujours dit “un garçon qui tient à toi attendra”. J’ai rencontré mon premier grand amour a 19 ans – à l’époque j’avais plein de copines qui n’étaient plus vierges depuis longtemps – il avait 23 ans et il a attendu plus de 8 mois. J’avais la trouille.

    Ton rapport difficile au corps cache peut-être quelque chose, pas forcément lié à des violences sexuelles mais une peur, un manque de confiance, voir même un problème transgénérationnel. Notre corps nous parle, nous délivre des pistes pour avancer. Je pense que la société influence aussi la façon dont nous nous regardons. Le corps des femmes reste un sujet tabou. Les parents, en pensant bien faire, limitent parfois leurs enfants dans cette découverte aussi. Comme si c’était mal de se toucher, de se faire plaisir. Ce sont juste des idées qui me viennent et cela n’a peut-être aucun rapport avec ton vécu.

    J’espère que tu trouveras des personnes à même de t’aider. Car tu verras le jour où tu arriveras à t’assumer, à aimer ton corps, tu te sentiras pleinement vivante.
    Prends soin de toi et merci pour avoir eu le courage de partager cet article avec nous. Je pense que cela peut aider d’autres personnes en souffrance.
    Je t’embrasse.

    1. je sais bien que me forcer ne résoudra rien et pourra même aggraver la situation, je dis ça parce que je me rends compte que je suis vraiment désespérée, je ne fais pas de rencontres et le temps défile de plus en plus à toute allure. j’ai besoin d’être bien et je sais que ça passe aussi par l’amour… qu’entends tu par un problème transgénérationnel ? je ne comprends pas ? on ne m’a jamais parlé de ces choses là c’est bien simple… merci en tout cas à toutes pour votre bienveillance, ça n’a pas été facile de jeter ce pavé dans la mare… s’il peut aider j’en suis contente, je l’aurais pas écrit pour rien dans ce cas… ton commentaire me fait pleurer, pas parce qu’il est dur, au contraire, merci de ta bienveillance, mais parce que je me rends compte que ça me pèse encore bien plus que ce que je pensais…

      1. Dans transgénérationnel, j’entends “un blocage” qui est né avant toi, dans les générations qui t’ont précédé.
        Pour être plus claire je partage un exemple tiré de mon vécu – ma rencontre avec mon ex et la violence psychologique. J’ai vécu toute mon enfance – heureuse au demeurant – avec l’histoire de ma mère, de la maltraitance dont elle a été victime enfant et des violences subies par sa mère – ma grand-mère – au sein de son couple. Ma mère en parlait énormément et je crois que j’ai intériorisé tout ça pendant des années. J’ai connu des hommes et puis un jour j’ai fais la rencontre de trop. Après 4 années, j’ai compris que j’avais reproduis le schéma de vie de ma grand-mère. Il n’y avait pas les coups – pas encore. J’y ai mis fin et ainsi pu couper avec ce drame qui s’étirait depuis 3 générations. Autant te dire que j’ai été suivie pendant ces 4 ans par une femme, psychologue, qui m’a énormément aidé à comprendre ce mécanisme.
        Qu’on le veille ou non, nous sommes tous marqués par ce qui s’est passé dans la vie de nos parents, grand-parents et plus parfois aussi. Après tout dépend de notre sensibilité.

        Je comprends sincèrement que ce soit difficile et en cet instant j’aimerais pouvoir te serrer dans mes bras et te dire que demain le ciel sera plus clément et que la lumière éclairera les zones d’ombres qui te pèsent.
        Je t’envoie plein de courage et de douceur.Prends soin de toi Charlotte.

        1. Je comprends mieux mais j’avoue que je ne sais pas du tout ce qui aurait pu se passer dans ma famille avant moi. Et dur de briser un tabou quand on a pas une famille communicative sur ce genre de choses. C’est effectivement assez dur. Je pensais que l’écriture de l’article serait le plus dur mais au final c’est qu’à travers vos réponses, je suis encore plus désespérée et ennuyée de tout ça que ce que je pensais. Je n’aspire qu’à rencontrer une bonne personne pour moi’ qu’un qui m’aimera suffisamment pour m’attendre et m’aider dans cet “apprentissage” . Mais j’ai peur que le regard d’un homme de 30 ans la dessus soit dur, moqueur et que le mec soit pas patient… Plus j’attendrais plus ce sera difficile’ j’ai bloqué un tas de rencontres pour cette raison. Aujourd’hui je veux essayer. Essayer avec un mec qui me plaît. Pas de faire l’amour hein. Non déjà essayer de passer le cap de la rencontre. J’ai envoyé un message à un mec qui me plaît sur un site de rencontre. On se parle. On verra la suite. Mais il faut que j’agisse un jour ou l’autre. Il faut aussi que je prenne le courage de voir un pro, sexologue peut être, qui pourrait m’éclairer.

  4. Je vais t’avouer quelque chose : si je pouvais être encore vierge aujourd’hui, je le ferais. Je n’ai pas eu 36 histoires, juste 3 assez sérieuses et qui ont atteint le palier de relation sexuelle, mais j’aurais aimé attendre de rencontrer Habibi. Parce qu’aujourd’hui, après une opération délicate en 2013, mon intimité n’est plus la même, mon rapport à elle beaucoup plus apaisée et j’aurais aimé me “préserver”, “me garder” rien que pour lui, parce que nous nous aimons comme je n’aurais jamais cru possible d’aimer…

    Ne te compare pas aux autres, et surtout pas maintenant. Le sexe est devenu quelque chose de trop facile, de superficiel pour celles et ceux qui veulent s’amuser. Autoriser quelqu’un à nous toucher, à entrer en nous, ce n’est pas anodin. Même si c’est par plaisir, il faut tout de même s’offrir, et je trouve ça difficile à faire avec le premier venu, ou juste parce qu’on veut savoir ce que ça fait. Faire l’amour, c’est se donner sans aucune limite, c’est se mettre à nu au niveau de l’âme autant qu’au niveau des sentiments. Alors ce ne serait pas bon pour toi de te forcer, de te presser si au final tu ne te sens pas… ça ne fera qu’empirer les choses, et tu serais encore plus mal à l’aise avec ton intimité.

    J’espère que tu réussiras à te muscler pour ne plus avoir mal au coccyx. J’imagine que ça doit être terriblement gênant et douloureux. Ton malaise par rapport à ton intimité n’a peut-être rien à voir avec des abus mais avec un état général de ton rapport envers toi-même : accepter sa féminité, sa sexualité, c’est quelque chose qui prend du temps et qui se fait seule et puis avec un homme (ou une femme !) qui saura faire preuve de beaucoup d’amour et de patience.

    <3

    1. J’ai encore pleure en lisant ce commentaire. Pas parce qu’il est dur hein. Au contraire, merci pour ta bienveillance mais je me rends compte en fait à quel point je souffre de tout ça et que la je n’en peux plus. Je ne veux pas me forcer à le faire. Je n’y arriverais pas de toute façon. J’ai dit ça par désespoir. Je veux tomber amoureuse et que ce qu’un m’aime aussi et puisse être patient… Mais j’avoue que la j’essaie de sortir de ma zone de confiance. Un mec me plaît. J’ai osé lui envoyé un message. Alors depuis qq heures on a commencé à discuter et cette fois j’essayerai de ne pas prendre la fuite au moment où il voudra me rencontrer et s’il le veut d’ailleurs. Je pense que je devrais aussi essayer de voir un, mais peut être une ce serait pour moi plus facile je ne sais pas, sexologue afin de discuter de tout ce qui me ronge à ce niveau là. Merci

      1. Si tu penses qu’un medecin peut t’aider, alors n’hésite pas à consulter.
        Par rapport à ce garçon, prends ton temps. Ne te mets pas la pression, livre-toi doucement et surtout laisse-toi le temps de tomber amoureuse, si tu dois arriver à un stade intime, ça doit se faire par étape. L’amour demande du respect et de la patience, tu as besoin de tout ça et surtout que ça se passe bien !

  5. Hum pas évident pour moi d’écrire ce commentaire. Parce que si tu as le courage de l’assumer, ce n’est pas mon cas.

    A presque 30 ans, je suis également vierge. Les raisons se rapprochent des tiennes, sans être aussi profondes.

    Peu de garçons dans ma vie, 2 pour être exacte.
    Le premier, j’étais jeune et pas prête. Ca n’a pas duré mais pas parce qu’il ne voulait pas attendre, juste parce que c’était trop passionnel et destructeur pour moi.

    Le second il y 3 ans. J’étais prête mais stressée parce que complexée de l’être encore. Lui voulait que je prenne des initiatives mais moi je n’en étais pas capable, parce que je ne savais pas faire, parce que je stressais. Encore une fois, ça ne s’est pas fini à cause de ça. Mais ça n’a pas duré assez longtemps pour que je surmonte ma peur.

    Aujourd’hui, je crois que je désespère un peu. J’ai peur de faire fuir un éventuel garçon lorsqu’il saura que je le suis, peur de ne pas réussir à surmonter cette peur.
    Alors lors que j’en ai envie ( pas au point de sauter sur le premier venu non plus )

    Et puis je ne rencontre pas de garçon à la pelle, alors j’ai peur de le rester encore longtemps voir même de finir vieille fille.

    Tout ça pour dire que ton article m’a beaucoup touché. Je comprends jusqu’à un certain point ta situation, en tout cas jusqu’à la situation du blocage parce que je ne suis pas dans cette situation. J’espère en tout cas que tu trouveras les clés pour comprendre ce qu’il se passe en toi.

    Si tu souhaites en parler par mail, te confier, ou même parler d’autre chose, n’hésite pas : mycocoonblog@gmail.com

    Des bisous

    1. Est ce que tu as un compte Facebook ou on pourrait parler via messenger. Sinon oui je t’enverrais un mail plus tard dans la soirée. Je te remercie énormément d’avoir eu le courage de me le dire. Grâce à ton commentaire et toi je l’espère grâce à mon article, nous nous sentons moins seules

  6. Bonjour,

    Je découvre ton blog grâce à la une Hellocoton ce matin. Et j’ai l’impression de retrouver un peu du moi d’avant dans tes écrits. Alors pourquoi ne pas te donner mon point de vue, celui d’une autre qui a été vierge jusqu’à 30 ans…

    Tout d’abord, je trouve ça extrêmement courageux de ta part d’en parler ici aussi ouvertement. Et quand je parle de courage, ce n’est pas celui d’assumer ton inexpérience, mais plutôt de parler de ce qui est pour toi une réelle souffrance, qui ne peut être comprise par beaucoup. ça c’est courageux.

    Tu parles des ados qui couchent à tout va. Je t’avoue que le “generation gap” se fait de plus ressentir et je ne les comprends pas moi non plus toujours. Mais ces ados sont certainement très à l’aise avec leur corps. Ce dont tu ne bénéficies pas malheureusement.

    Et puis, tu as sans doute dû te forger une carapace avec les années, une petite prison même. Et trouver la sortie doit te sembler difficile.

    Concernant ton problème intime, je ne peux que te conseiller d’aller en parler à un/des professionnel/s. Dis-toi qu’ils ne pourront que t’aider, ou alors au moins t’aiguiller vers d’autres personnes plus spécialisées. Mais il faut se lancer. Vraiment.

    J’ai moi-même été vierge jusqu’à mes 30 ans. Vierge ET célibataire depuis toujours. Impossible de m’ouvrir aux autres, j’avais une profonde honte de mon corps. Et puis, j’ai perdu du poids et je me suis trouvée plus “normales”, en tout cas habillée. J’ai suivi un cours qui m’intéressait et un camarade a commencé à me tourner autour. Subtilement mais pas trop 😉

    J’ai mis 2 mois avant d’accepter d’aller boire un verre avec lui. Et puis, comme on avait déjà des points communs grâce au cours, c’était plus simple. On est sorti ensemble 2 semaines plus tard. J’étais un peu éméchée, je n’aurais pas pu me lâcher sans. Mais je savais que c’était quelqu’un de respectueux. Alors oui, des mecs qui attendent 2 mois un rencard et qui sont respectueux, ça existe, rassure-toi.

    On a fait l’amour au bout d’un petit mois. Parce qu’il me respectait et que j’en avais envie tout simplement. Il a su que j’étais vierge le tout premier jour et n’a jamais eu le moindre commentaire désobligeant. Cela fait 20 mois et il est toujours aussi parfait.

    Ce que j’en retire c’est que pour rencontrer des gens, il faut aller vers eux. Inscris-toi à un cours ou une formation qui t’intéresse, pratique les sports collectifs, va à une conférence sur un sujet qui te passionne… peu importe, mais cherche des gens qui partagent certains de tes goûts. Et essaie de t’ouvrir doucement.

    Aussi, et malgré tout ce que la société met en place pour nous prouver le contraire, un corps parfait, ça n’existe pas. Même moi, bourrée de complexes, je n’en voudrais pas. Ton corps, il t’appartient. Si tu veux le partager avec quelqu’un d’autre, c’est ton choix. Peu importe son aspect. L’autre doit juste être capable de respecter ton rythme. Si ce n’est pas le cas, passe ton chemin et entoure-toi de meilleures personnes.

    Enfin, sortir de sa zone de confort, ça peut paraître clicher, mais ça fonctionne vraiment. Petit à petit, complexe par complexe, crainte par crainte. Mais essaye de nouvelles choses.

    J’espère que mon (long) commentaire te donnera de l’espoir. C’est le but en tout cas.

    Prends soin de toi surtout. Et cherche de l’aide si tu le peux.

    L.

    1. déjà merci bcp pour ton témoignage. tu décris une sorte de prison dans laquelle je serais enfermée et c’est je pense tout à fait ça.
      j’ai perdu du poids également et je suis plus à l’aise dans mon corps mais ce n’est pas vraiment ça qui me bloque, mon ex m’aimait comme j’étais et j’avais confiance quand j’exposais mon corps face à lui, son regard me faisait me sentir belle donc je ne pense pas avoir développé un complexe face à mon corps, du moins je ne pense pas que ce soit ça qui explique mon blocage du passage à l’acte.
      je sais que ça existe ce genre de gars, un mec m’a attendu trois ans, mais je n’ai pas eu de véritable feeling ni coup de coeur de mon côté, j’ai l’impression d’être attirée par ceux qui me feraient du mal.
      pour ce qui est de se bouger, j’ai le déclic dans ma tête mais pas encore dans les jambes ! Je sais qu’il faut que je me pousse, que je me force et que j’agisse ! j’en prends deja conscience et c’est un bon point, plus qu’à agir !
      merci pour ton commentaire, c’est vraiment ça, il faut que je sorte de ma zone de confort, prendre des risques et agir !

  7. Je rejoins un peu les commentaires précédents sur le fait qu’il ne faut pas se forcer. Et en même temps, je comprends tellement ton cri de désespoir…

    D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu du mal avec ma virginité. Tout comme toi, je ne l’avais pas choisie, c’est juste que je n’avais jamais eu de vraies relations et que j’étais très complexée par mon corps (que je trouvais trop gros et trop poilu !). A 20 ans, j’ai eu mon premier petit ami. Tout se passait bien, jusqu’à ce qu’au bout de quelques mois, j’ose lui avouer que j’étais vierge. Sa première réaction a été assez dure, il m’a limite repoussée, en me reprochant de ne lui avoir rien dit, puis en me disant “ah ouais mais t’es une sainte nitouche en fait, je savais pas, blabla”. Ensuite, après réflexion, il a changé et décidé de me traiter comme quelque chose d’unique et de précieux et osait à peine me toucher. Bref, ce que je craignais était arrivé : l’annonce de ma virginité l’avait fait vriller et il ne se comportait définitivement pas avec moi comme il l’aurait fait si je n’étais pas vierge.

    J’ai eu quelques relations courtes, après lui, n’osant jamais passer le cap. Puis à l’âge de 23 ans, j’en ai eu marre. Je suis donc sortie avec un gars avec qui j’étais en confiance, lui ai tout avoué et l’ai imploré de me déflorer. Je voulais vraiment me débarrasser de cette “tare”. Il a accepté. Résultat : beaucoup de douleur pendant l’acte, j’étais très tendue, j’ai vraiment eu l’impression qu’on me “déchirait dans mon intérieur” et j’ai pleuré. Désolée de rentrer dans ce degré de détails mais c’est pour te dire à quel point l’action peut être désagréable lorsqu’on n’en a pas envie, lorsqu’on le fait pour les mauvaises raisons.
    Je ne suis restée que quelques mois avec ce garçon (pour diverses raisons sans rapport avec le sexe). Mais pour être honnête avec toi, je me suis sentie libérée. Oui parce que dans la vie, tout n’est pas noir ou blanc… ! Je savais que me forcer n’était pas top, mais je ne regrettais pas de l’avoir fait. Et pour cause : après lui, j’ai enfin découvert les joies du sexe avec d’autres (et je peux te dire que lorsqu’on en a envie, c’est vraiment cool ^^). J’ai repris confiance en moi sur cet aspect, j’ai même réussi à oublier que je n’avais pas un physique de rêve. Je n’ai pas côtoyé non plus des masses de garçons après cette expérience puisque je privilégie la qualité à la quantité :p et surtout, que j’ai rencontré mon conjoint actuel peu après, à l’âge de 24 ans (j’en ai 27 aujourd’hui). Je lui ai parlé de ma sexualité, et très vite, j’ai compris qu’il m’aurait aimé peu importe mon état (vierge ou non). Il m’aimait pour ce que j’étais.
    Tout ce blabla pour te dire 3 choses (à mon avis) :
    – la première, c’est que oui, c’est sans doute une erreur de se forcer. Mais si c’est vraiment la seule solution que tu trouves pour te débarrasser de ce gros complexe et pour avoir une sexualité épanouie par la suite, alors ne te sens pas coupable de céder. Fais-le avant tout pour toi, parce que cette situation te fait vraiment mal, et dis-toi que ce sera un mal pour un bien.
    – si tu décides de ne pas te forcer, alors parles-en à un spécialiste, fais-toi aider, mais ne reste pas seule dans ce cercle vicieux car l’aide ne viendra pas toute seule
    – quoi qu’il en soit, le mec qui t’aimera pour ce que tu es n’en aura que faire de ta virginité. S’il te juge pour ça, ça veut juste dire que c’est pas un type bien pour toi 🙂

    Voilà, c’était mon témoignage, je ne sais pas si ça va t’aider mais je l’espère ! Peu importe ta décision, même si c’est pas la “meilleure”, fais ce qui te semble le mieux pour toi et ne te préoccupe pas des jugements extérieurs.

    Prends soin de toi.

    Caro

    1. merci pour ton témoignage. Je ne pense pas avoir envie de me forcer à le faire, ou il faudrait vraiment que le mec me plaise de ouf physiquement déjà… qu’il soit doux aussi parce-que si c’est un bourrin, ça le fera pas. Mais je ne pense pas avoir les crans d’en arriver là. Je pense qu’il va falloir que j’aille voir un spécialiste mais pas un psy, j’en ai déjà trop vu dans ma vie, et ça n’a été une réussite avec aucun. merci en tout cas

  8. Je voulais souligner ton courage et ta force.

    Le courage et la force de parler de ce sujet, le courage et la force d’avoir su maîtriser ton poids.

    Tu es belle, ton âme est belle, reste toi-même, ne joue pas à être quelqu’un d’autre.

    Ne cherche pas la quantité, ne te jette pas sur le premier venu, ton corps ne te suivra pas sur ce chemin.

    Tu vas le rencontrer, celui qui te séduira, te fera fondre, que tu séduiras et fera fondre, et alors le gué se franchira

  9. La nuit portant conseil, parfois… j’aborderai bien ton article sous un angle différent, avec quelques questions assez directes et intimes.
    Si tu ne veux pas répondre à mes questions où que tu préfères le faire en privé je comprendrai.

  10. J’arrive à ton article tard, mais je pense que se forcer n’est pas une bonne solution, et je pense que tu devrais effectivement trouver un psychologue pour avoir les réponses.
    Pour ma part je n’ai pas autant de problèmes avec cette partie de mon corps (quoique… en tout cas ça ne se manifeste pas comme ça, mais je veux pas trop en parler ici parce que tout le monde pourrait le lire, et même si je suis sous pseudonymat… enfin bref) mais je suis encore vierge et comme toi je ne suis pas très confiante sur mon potentiel de séduction x) J’avais même écrit un article là-dessus (« Il me reste 5 ans »)… je me souviens quand j’étais gamine ma mère m’avait dit que c’était dommage de pas avoir vécu « ça » à 25 ans et qu’elle espérait que je le vivrais avant. J’ai 20 ans, je vais dans quelques mois sur mes 21. Et voilà. Aucun petit copain en vue, je ne suis même pas amoureuse… et dans quelques mois il ne me restera plus que 4 ans. Pour l’instant ça va… mais à vrai dire je ne sais pas trop comment je vivrais les choses quand j’approcherais vraiment des 25 ans. Je sais que c’est complètement con, que 25 ou 30 ans ou plus on s’en fout, mais ça s’est ancr dans mon esprit, et mon inconscient refuse de lâcher l’affaire…

    1. Imagine dans quel état d’esprit j’appréhende mes trente ans…. C’est assez dur, je le vis comme un gros échec dans ma vie. Pourtant je me pense parfois jolie et j’ai réussi à faire de mon corps ce que je voulais qu’il soit physiquement ou en tout cas ça s’en approche mais voilà, j’ai tjs pas confiance en moi.

          1. Ben je me souviens avoir entendu mon père dire qu’un des gars qu’il avait vu en entretien d’embauche avait eu une formation pour avoir plus confiance en lui. Je ne sais pas si ça existe seulement rattaché au Pôle Emploi ou aussi pour les particulier, mais en tout cas je sais que ça se fait.

    2. tu sais à ton âge, 5 ans c’est long ! Moi j’ai l’impression que plus la trentaine approche et plus le temps passe vite. N’y pense pas trop c’est le meilleur conseil que je puisse te donner et surtout, ne te bloque pas, si tu as envie de vivre qqch avec un garçon, vis les, tombe amoureuse si tu en as envie, sans te dire ça y est c’est le moment ou autre, en fait, je sais que c dur mais faut lâcher prise. Je te dis ça car moi je ne l’ai pas fait, et voilà où j’en suis… Dix ans de plus que toi. Tu es encore très jeune tu sais, et qui sait peut-être que tu vas bientôt trouver ton prince charmant qui te donnera envie de passer ce cap! 🙂

      1. Oui, je sais que c’est long, mais ça passe aussi très vite et ce n’est presque rien du tout. Quand je me rends compte que j’ai passé trois ans à la fac… j’ai pas l’impression ! Donc c’est long mais aussi très court. Je sais bien tout ça, mais c’est ancré dans mon inconscient alors pour l’en faire sortir… et j’ai pas 50 euros par semaine à mettre dans un psy… puis façon j’ai du mal à faire confiance aux gens donc un psy… Comme toi j’ai beaucoup de mal à lâcher prise !

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