Humeurs Love

Lettre ouverte à toi avec qui j’aurais pu être heureuse si . . .

Je ne t’ai rien caché. J’ai été, on ne peut plus entière avec toi. Je t’ai exposé mes failles, mes peurs, mes névroses… 3 ans que tu me parlais. 3 ans que tu me lançais. 3 ans où tu m’exposais ta volonté de me rencontrer. 3 ans où je trouvais des bonnes excuses pour te dire non. 3 ans où je te disais que je n’étais pas prête.

Jusqu’à il y a quelques semaines… Je ne sais pas ce qui s’est passé. On s’est beaucoup parlé pendant l’Euro de foot, je ne sais pas pourquoi, j’ai commencé à être plus réceptive à tes messages à ce moment là. Alors que je pouvais jusque là ne pas te répondre pendant des jours, j’ai commencé à discuter chaque jour avec toi.

Et de là, j’ai commencé à vraiment m’attacher à toi. J’aimais parler avec toi. D’ailleurs si je t’ai répondu pendant 3 ans, c’est que je t’aimais bien déjà… D’ailleurs en 3 ans de mes refus, tu ne m’as dit qu’une seule fois, je ne sais plus c’était quand, que tu avais rencontré quelqu’un, mais ça n’avait pas duré entre cette fille et toi, et je t’avouerais que j’en avais été un peu jalouse de savoir que tu avais eu quelqu’un…

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Et puis, à force de te parler tous les jours, je commençais à bien apprécier nos conversations, toujours sur le net, puisque je refusais encore de te rencontrer. Toi tu avais hâte et moi, j’avais besoin de contrôler ça. J’avais besoin que la décision vienne vraiment de moi. Et à force de m’attacher, j’ai eu peur de te perdre et je me suis lancée… Je me sentais enfin prête à prendre le risque.

Alors, on s’est vu… Une fin de soirée sur la plage… Des débuts très timides, je me sentais presque mal à l’aise. 3 ans de célibat, peu de relations, n’aident pas à se sentir à l’aise en de pareilles circonstances. Je ne savais pas quoi dire, je n’ai jamais su séduire. On s’est beaucoup taquiné. Qui dit jeux de mains, jeux de vilains… Tu as finir par m’embrasser au moment où je m’y attendais le moins ! J’avais perdu toute maîtrise, tout savoir-faire… J’ai été gênée, un peu surprise et beaucoup gauche…

Tu devais partir et je devais rentrer. On a marché jusqu’à ta voiture. Main dans la main, j’étais toujours un peu gênée mais en même temps, j’étais bien. A ta voiture, on s’est embrassé à nouveau. Tu m’as raccompagné en voiture jusqu’à la mienne garée un peu plus loin. On s’est encore beaucoup embrassé et de façon vraiment langoureuse… On s’est quitté et tu m’as dit que tu m’enverrais des messages toute la soirée… Chose que tu as faite. J’étais contente…

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On devait se revoir le lendemain après-midi. Mais j’attendais que mon frère passe à la maison et je ne savais pas à quelle heure j’allais être disponible. Première crise de ma part quand tu tardais à m’envoyer des messages pour me dire toi tes disponibilités. Tu m’avais bien dit que tu avais mal au crane, j’aurai pu me dire que tu t’étais endormi mais non, mon cerveau partait encore dans ses délires tout seul…

Finalement, on s’est bien revu… On a été boire un verre. J’étais toujours timide, toi aussi je pense, et je n’étais toujours pas trop à l’aise. Beaucoup de blancs dans nos conversations, des petites choses qui me dérangeaient aussi mais je t’en ai parlé après et tu as bien tenté de me rassurer… On est allé se promener et j’ai craqué devant toi… J’ai pleuré parce-que je n’y arrivais pas. Je sentais toutes mes peurs revenir à la surface. Tout ce que je ressentais à chaque fois que j’étais en couple, notamment à ma dernière histoire, il y a plus de trois ans…

Tu as bien tenté de me rassurer encore une fois… Mais toute la semaine suivante, j’ai eu des moments de doutes. J’oscillais entre le fait que je sentais que j’allais avoir trop de peurs incontrôlées, que je ne savais pas trop si j’étais vraiment à l’aise avec toi, que j’avais peur de nos blancs, alors que si on se parle par écrit, tout semble si fluide, si naturel… Peut-être que 3 ans, c’était trop long…

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Quelques crises que je ne contrôle pas, c’est comme si j’essayais de tester la personne. Je ne sais pas ce que c’est au juste. Je sais juste que j’ai peur. En couple, je me sens vulnérable, à fleur de peau, ultra sensible, très susceptible mais surtout d’une jalousie maladive qui me rend complètement hystérique… Une émotion qui prend le dessus et qui pourtant ne définit pas la personne que je suis…

Après avoir voulu tenter, essayer de prendre le dessus, me dire que j’allais finir par y arriver, j’ai une nouvelle fois rebrousser chemin… Et hier soir, je t’ai dit que c’était fini… Que je ne pouvais plus. Que je ne pouvais pas. Et malgré le fait qu’au fond de moi, je suis persuadée que tu es un mec bien et que l’on aurait pu vivre quelque chose de beau, je sais qu’on ne le pourra pas tant que je serais comme ça.

Loin de toi, j’ai peur. De ce que tu fais. D’où tu es. Mais surtout avec qui. Et je déteste le sentiment de peur que ça me laisse dans le ventre, dans le cœur et dans la tête. Je me pose dix mille questions, je me fais des films dans ma tête et si par malheur tu mets un peu trop de temps à répondre, alors je pars en vrille complet. Je ne le maîtrise pas. Je suis dépendante affective. Dès que quelqu’un me donne de l’intérêt, je ne veux pas le perdre…

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Je me suis même demandée si je ne m’étais pas attachée à toi pour l’intérêt que tu me portais. Et je me sens dégueulasse et égoïste de dire ça. Je suis beaucoup trop perdue, beaucoup trop confuse et beaucoup trop en attente quand je suis en couple. Je pense que le fait d’être perdue dans mon taf, dans ma vie tout court, n’aide en rien. Je crois qu’il faut absolument que je m’épanouisse seule avant de m’épanouir en couple… Je ne pourrais pas vivre une relation de couple sereine si je ne suis moi-même pas sereine.

Je ne veux pas te faire de mal. Je ne veux pas me faire du mal. Je ne veux pas nous faire du mal. J’ai aimé nos discussions sur le net. J’ai aimé savoir quelques petites choses que tu m’as confiées sur toi. J’ai aimé tes baisers. J’ai aimé être dans tes bras. J’ai aimé tes mots doux. J’ai aimé ta gentillesse, j’ai aimé ta patience surtout… J’ai aimé tes yeux, ton sourire, ta voix, ton allure…

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Je vais peut-être le regretter… Je ne sais pas. Ce que je sais c’est que je n’ai pas envie de souffrir. J’ai envie de faire le point sur ma vie, d’aller mieux déjà toute seule. Et je n’ai pas envie de m’être attachée pour de mauvaises raisons… J’ai re-supprimé mon compte FB, je n’aurais pas supporté de continuer à t’y voir… Je ne veux pas savoir quand tu rencontreras une autre… Mais je te le souhaite… Et j’espère qu’elle, elle saura te rendre heureux, moi j’en suis malheureusement actuellement incapable, je ne suis déjà pas heureuse moi-même.

Tu vas me manquer… Tu m’as renvoyé un message tout doux que j’ai bien lu. Je ne peux pas te répondre pour l’instant. Je ne peux pas non plus rester amie avec toi. Je ne veux pas voir quand tu rencontreras une autre fille, même si je te le souhaite. Crois-moi, je déteste si je te fais souffrir, je ne me supporte pas si cela te rend malheureux car si je pars, c’est justement pour ne pas qu’on se fasse trop de mal… Merci pour tes mots, merci pour la parenthèse enchantée… Mais c’était sans doute encore trop tôt… Ou alors trop tard… Je suis désolée joli cœur…

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34 thoughts on “Lettre ouverte à toi avec qui j’aurais pu être heureuse si . . .”

  1. Tu as dit une chose absolument exacte que j’ai toujours répété à certaines de mes amies qui multipliaient les relations foireuses : il faut être capable d’être heureux seul pour être heureux à deux. Et cela est fondamental, car si ce n’est pas le cas, on choisit l’autre pour les mauvaises raisons et dès lors cela ne peut pas fonctionner. Si je peux me permettre, c’est bien dommage car ce garçon a l’air fort patient et à l’écoute car crois moi que peu d’entre eux aurait eu cette patience. Je pense que le fait que tu n’aies pas de relations et je ne sais pas trop comment s’est terminée la dernière ne t’aident pas à gérer les choses. Si j’ai deux conseils que je te donne comme je le ferais à une amie : la peur n’évite pas le danger. Être en couple c’est prendre un risque à vie, comme ceux qui sont devenus riches le sont devenus car ils ont pris des risques. En ne faisant rien on ne risque rien et surtout pas d’être heureux. Deuxième chose, à ta place, je ne montrerais jamais mes faiblesses. Cela risque de lasser et de faire fuir la personne (ce qui n’est pas le cas ici). Mais imagine toi un mec dans toute sa masculinité dirais-je, qui s’attend à passer du bon temps et se retrouve à faire pleurer une fille. Ils n’aiment pas cela. Tant que tu es avec les hommes, tu es forte et sensuelle. Et quand tu rentres chez toi, si tu veux crie et pleure. Je te dis cela car c’est ce que je faisais (pas pleurer mais ne jamais rien montrer). Mais appliqué toi à faire le point sur ta vie et à cicatriser de tes anciennes relations et à vaincre tes peurs quitte à consulter un hypnotherapeute ou un psy

    1. Bonjour Zeli, je sais qu’il a été patient et que d’autres ne l’auraient pas été, j’en suis parfaitement consciente. C’est vrai que c’est un risque que de tomber amoureux et de se mettre en couple, mais je n’arrive pas à assumer ce risque pour le moment 🙁
      Je sais aussi que je montre trop mes faiblesses. Je suis trop entière, trop sensible, on lit en moi comme dans un livre ouvert, mes émotions me gouvernent et ça me devient insupportable à vivre 🙁
      Je vois une psychopatricienne depuis peu mais je ne suis pas sûre qu’elle va m’aider. Je pense en changer.
      Merci pr ton commentaire 🙂

  2. Même si le chemin est long j’espère que tu vas te trouver et te faire confiance très bientôt. J’ai une fille (beaucoup plus petite que toi) qui a de gros problèmes relationnel et d’anxiété. On m’a conseillé des séances d’hypnose qui aide à débloquer l’inconscient. J’espère que tu vas trouver la solution pour t’aider. Je te souhaite beaucoup de bonheur dans la vie.

    1. bonjour et merci, je me retrouve dans ces pbms relationnels et d’anxiété. A-t-elle déjà fait une séance ? mais l’hypnose ou on nous endort ? j’aurais du mal à faire confiance à ce genre d thérapie… :s Je n’arrive pas à me laisser aller..
      merci en tt cas pr ces mots bienveillants 🙂

      1. J’ai une collègue qui a suivi des séances d’hypnose car elle rencontrait des difficultés conjugales et ça lui a beaucoup apporté, appris des choses sur elle-même et sur sa relation avec ses enfants etc… Moi aussi j’étais sceptique par rapport à l’hypnose je n’y croyais pas du tout. Mais avec le temps je m’y suis sensibilisée, et à présent j

      2. j’arrive à être hypnotisée ( je connais un anesthésiste qui m’a hypnotisée plusieurs fois). L’hypnose nécessite de lâcher prise, et permet d’atteindre un état de bien-être que j’aime beaucoup. Tu pourrais trouver un bon thérapeute et essayer (et change de thérapeute jusqu’à ce que tu trouves le bon). Mais si tu es consciente de ce dont tu as besoin c’est déjà énorme. Tu dois avoir confiance en toi. Tu es une fille intelligente, avec une écriture superbe. Nous avons toutes été trahies, mais il faut s’efforcer de rester optimiste et de croire en l’avenir. Je te souhaite de trouver la paix intérieure

      3. Coucou. Pour ma fille la première séance a été une discussion de contact. Il faut se sentir à l’aise pour que cela marche et le thérapeute est hyper important. J’espère que tu vas trouver une solution pour t’aider. Gros bisous

  3. Je rejoins l’avis de zeli. C’est dur de prendre des risques, surtout quand on est blessé, mais il faut dépasser ses peurs. J’ai vécu une histoire de 8 ans, et en 8 ans c’est fou ce que le monde a pu changer, et ça fait peur. Je te comprends. Un collègue m’a dit n’attend pas trop, plus tu attendras plus tu n’y arriveras pas et c’est vrai. 6 ans après j’ai eu des aventures, une histoire d’un an bien compliqué, mais je suis dans mon cocon, un mélange de peur, de facilité et plein d’autres choses.
    Oui ce garçon est bien patient, et il connaît comme tu dis, tes peurs, tes névroses, tes faiblesses, tu n’as pas à avoir qu’il s’enfuit en découvrant tout ça ☺. Laisse toi une chance d’être heureuse, ça ne fait pas mal. Courage bisous

  4. D’un côté, je te comprends car je me retrouve en toi mais d’un autre, tu m’énerves parce que tu fuis ! En tout cas, tu dois faire ce tu penses le mieux pour toi. Si tu crois qu’il vaut mieux t’arrêter là avec ce garçon, alors arrêtes-toi là. Tu en rencontreras d’autres de toute manière avec qui tu te sentiras peut-être mieux ! Bisous

  5. Coucou 🙂

    Je suis sûre que avec le temps, une thérapie et quelques changements dans ta vie tu vas réussir à t’épanouir et à être heureuse ! Je te trouve vraiment courageuse et je suis sûre que tu vas réussir à vaincre toutes ces choses qui te rendent mal. Tu mérites d’être heureuse !

  6. Tu fais bien de te recentrer sur toi si tu sens que tes peurs viennent déjà en début de relation… Et en parler à l’autre, je suis partagée, soit il saura pas quoi faire de cette information, soit il s’en servira, mais parce qu’il l’aura mal interpretée (j’ai fait l’erreur d’en parler à mon ex, et il m’a répété plusieurs fois que mes comportements étaient dus à une peur de m’engager parce que j’avais souffert avec un autre mec avant blablabla, mais bon c’était pas la bonne raison…) Après ça l’aide à comprendre c’est sûr, et une personne équilibrée saura sûrement t’aider.
    Je te conseille le livre “les 5 blessures qui empêchent d’être soi même”, il explique d’où vient la dépendance, entre autres, et il explique quels sont les comportements qui sont dictés par cette blessure, et c’est vraiment intéressant, et ça permet de prendre du recul sur soi.
    Continue sur ce chemin, tu es en bonne voie, même si c’est long 🙂

    1. je sais que c’est une erreur de se livrer autant sur ses peurs en début de relations, je n’ai pas réussi à me contrôler et j’ai besoin effectivement de me sentir bien tte seule avant de me sentir bien à 2. J’ai préféré arrêter maintenant car ça me faisait vivre dans la peur et la souffrance. Je dois être bien.
      Merci pour le livre, je vais me le procurer le plus rapidement possible.
      merci bcp Illyria, ça me fait plaisir de te revoir par ici.. 🙂
      bisous

      1. Tu fais bien de lui en parler aussi, il faut qu’il comprenne pourquoi tu préfères arrêter maintenant, c’est plutôt important comme vous vous connaissez depuis longtemps
        Et de rien, je te lis toujours un peu 🙂 bisous

  7. Je découvre ton blog et ce que j’y lis me touche beaucoup.. je suis aussi une grande peureuse affective et peureuse tout court en fait… Mais j’essaie tant bien que mal de travailler là-dessus dans tous les domaines de ma vie. Alors j’ai simplement envie de te partager un point de vue en espérant que cela puisse t’aider…
    Ce que tu décris là me fait penser à un mécanisme très simple : la phobie ! En gros pour moi, tu es devenue phobique de la relation de couple. Certainement as-tu été traumatisée par ton expérience de couple passé comme tu le laisse entendre et que tu as une peur panique de revivre la même chose (=ta jalousie, tes crises panaoïques etc…) et tu EVITES donc la situation. Mais, d’après mon expérience, rien ne se soigne psychologiquement par l’évitement. Un agoraphobe aura toujours plus peur des lieux publics en les évitant. Certes, il faut y aller doucement mais il faut affronter la peur pour cesser de l’alimenter et de lui donner raison. C’est un long travail mais primordial…
    Tu as fait preuve d’une grande volonté (d’après ce que j’ai lu) en t’imposant un rythme pour perdre du poids et faire du sport et tu as réussi. Cette volonté est en toi, tu es forte, il faut simplement que tu en prennes conscience et que tu en uses pour affronter tes peurs et ton mal-être affectif ! Tu as déjà conscience d’un grand nombre de chose (dépendance affective, manque de confiance en soi), beaucoup sont incapable de poser des mots sur leurs mal-être, pour moi, tu as déjà fait une bonne partie du chemin… Et ce rendez-vous avec lui était aussi un grands pas vers la confrontation de tes peurs… Donc tu y vas doucement mais tu y vas et tu peux déjà être fière de ça. 🙂

    1. C’est peut être ça, je vais travailler dessus, mais je préfère vraiment le faire seule. Je ne me sens pas sereine dès le début dans cette relation et je pense que ça n’annonce rien de bon pour la suite en l’état actuel des choses.
      C’est vrai que j’ai eu une sacré volonté sur le sport, l’amincissement, je dois faire de ça ma force pr m’aider à avancer 🙂
      merci pr ton gentil commentaire Marjolaine 🙂

  8. Tu dis quelque chose de très juste, il faut être heureuse seule et être en paix avec soi même pour vivre et construire une relation de couple saine et épanouie. C’est un travail long et difficile mais tu y arriveras il te fait juste du temps…
    J’ai eu 1 mariage très difficile puis ensuite une relation toute aussi difficile. J’ai attendu 4 ans avant d’essayer d’envisager de construire qqch avec qqn d’autre puis j’ai rencontré un homme adorable et patient à qui j’ai montré et expliqué mes faiblesses. J’ai essayé et persévéré en me disant que le temps me ferait avoir peur. Je pensais être prête. De nombreux mois ont passé, il est toujours aussi patient mais je n’arrive pas. Je reste sur mes gardes, je n’arrive à me lâcher avec lui et je n’y suis épanouie et lui non plus je le sens bien. Je suis tellement sur la defensive que je suis incapable de dire ce que je ressens pour lui à part le fait que je tiens à lui. C’est pourquoi il vaut mieux arrêter avant de faire trop de mal.
    Tout ça pour dire que je te comprends parfaitement… il faut ne pas insister si tu ne te sens pas prête, je pensais l’être et je me suis trompée. Fais ce travail sur ses faiblesses et ses peurs seule. Laisse toi du temps. Tu y réussiras à vaincre tout ça et tu n’en sortiras que plus forte pour enfin être heureuse.
    (Je rejoins Illyria sur le livre « les 5 blessures qui empêchent d’être soi même », il est vraiment très bien et peut sûrement t’aider 😉 )

  9. Je me suis reconnue dans tout ce que tu écris.. J’ai toujours fuis quand je me mettais en couple par peur de souffrir. Il faut d’abord se concentrer sur soi et une fois que tu auras confiance en toi, le reste se fera tout seule je pense. J’essai de suivre mon propre conseil aussi d’ailleurs. Ne te mets pas la pression et vis ta vie comme tu l’entend parce qu’elle est trop courte ! Toi et moi on est un peu pareil je crois ! 🙂

  10. J’ai vécu la même chose, à ma façon. J’ai rencontré un homme, sur internet, il y a 11 ans. (J’avais donc 14 ans). J’ai toujours énormément discuté avec lui, on s’envoyait même des lettres, beaucoup de lettres. On discutait à travers un écran. Nous avons traversé nombreuses épreuves ensemble, où chaque jour on se racontait nos déboires d’adolescents. Je me sentais bien. Comprise et attachée. A certains de ses mots, je sentais des papillons au creux du ventre. J’aimais ça. J’aimais qu’il me dise que j’étais son âme sœur et que je le rendais fou. J’aimais entendre chacun de ses mots. Il me faisait du bien.

    Etrangement, je n’ai jamais parlé de lui à mon entourage. Il était mon jardin secret. Je me suis attachée à lui, il s’est mis à faire partie de moi, de tout mon être. Sans jamais l’avoir vu, je devinais ses mots, ses humeurs, j’avais l’impression de ressentir ses douleurs ou ses sourires. Je me voyais en lui et il s’identifiait à moi. Nous nous ressemblions beaucoup. Et plus les années passèrent, plus il connaissait le moindre détail de moi, comme un journal intime.

    Puis j’ai rencontré le pervers narcissique – je passe cet épisode – et je continuais à parler à cet homme, en me cachant. J’écoutais ses mots doux, ses « Je t’aime » en ayant l’impression de faire quelque chose de mal, puisque j’étais en couple, mais je ne pouvais m’arrêter. J’ai voulu couper les ponts plus d’une fois, je suis partie, lui brisant le cœur puis je suis revenue. Je suis toujours revenue car j’avais l’impression de ne pouvoir me passer de lui, de ne pouvoir vivre sans lire ses mots dans ma boîte mail. J’avais cette immense impression d’être complétement liée à cet homme. Il a connu mon histoire avec le pervers narcissique, presque dans les moindres détails. Il en était fou. Un matin, il m’a dit qu’il « partait écrire le livre de sa vie » et il a traversé la France pour me rencontrer. A 7h00 du matin, alors que je me préparais à aller au travail, il est arrivé. Il m’a regardé avec des yeux pleins d’étincelles et moi, j’étais complétement paniquée. Il m’a dit qu’il me trouvait aussi belle qu’en photo/vidéo et il m’a embrassé alors que je n’y étais pas du tout préparée. J’étais maladroite et le cœur n’y était pas vraiment. Complétement perdue et apeurée. Le jour même, j’ai quitté le pervers narcissique. Grâce à cet homme. Car il m’a donné la force, le courage et le soutien nécessaire pour le faire.

    Il a voulu qu’on se retrouve à l’hôtel, le soir même. On s’y est retrouvé. J’étais paniquée à l’idée d’avoir quitté le pervers et complétement perdue face à mes sentiments. Je essayé d’éviter tout contact physique avec lui, je ne pouvais pas le laissé me serrer dans ses bras. Je n’étais pas prête, c’était trop compliqué.

    On s’est revu plusieurs fois puis j’ai décidé de mettre fin à cette relation. J’adorais nos conversations mais je ne pouvais être avec lui physiquement. J’aurais préféré qu’il reste juste mon jardin secret. Je n’aimais pas être en compagnie de lui physiquement, j’étais mal à l’aise et vraiment pas prête. Il connaissait tous mes défauts, toutes mes failles, toutes mes pensées. Comment aurais-je pu me sentir à l’aise ? Je l’aimais comme une âme sœur mais pas une âme sœur d’amour. Comme un confident, mais pas comme un compagnon.

    Il ne s’agissait pas d’être « prête » ou non pour une nouvelle relation. Il ne s’agissait pas de « peur de s’engager ». C’était simplement qu’il n’était pas l’Homme de ma vie, amoureusement parlant.

    Puis quelques mois plus tard j’ai rencontré l’Homme de ma vie. Simple, doux, affectueux. La première fois que nous nous sommes vraiment vu, j’ai plongé dans ses yeux et je me suis juste sentie bien. Sans me poser de questions. Les silences n’étaient pas pesants, les contacts n’étaient pas dérangeants.

    Enfin voilà. Long témoignage mais ton histoire m’a beaucoup fait penser à la mienne donc irrésistible envie d’écrire 🙂

  11. Coucou ! On en a déjà longuement parlé, notamment en ce qui concerne la patience de cet homme. Si c’est vraiment ce dont tu as besoin, tu as pris la bonne décision même là dedans tout le monde en souffre. J’espère que ta thérapie te fera du bien, t’aidera aussi à prendre confiance en toi et à sortir d’une sorte de dépendance affective. Tu as raison : on ne peut pas se lancer dans une relation si on n’arrive pas à s’aimer. Gros bisous <3

  12. “Quelques crises que je ne contrôle pas, c’est comme si j’essayais de tester la personne.”
    Je comprends tellement ce sentiment.
    Tu pousses la personne à bout pour savoir jusqu’à quel point elle t’aime, jusqu’à quel point elle va rester. C’est un schéma assez vicieux, puisque la personne fini forcément par te rejeter au bout d’un moment (si tu ne le fais pas avant pour te protéger de tout ça), et tu te complets dans ta position de victime. C’est typique de la dépendance affective.
    Mais sache que ça se guérit. Ton article m’a rendue triste, parce que je m’y suis identifiée dans certaines phrases, et je sais que ça fait mal, beaucoup de mal. Et que pour se protéger, tu finis par rejeter toute forme d’amour pcq t’as trop peur de retomber dans tes schémas. Mais ne perdons pas espoir, ça se guérit. Je te conseille vraiment le livre que je t’ai donné dans l’autre commentaire, il est génial. Je te conseille aussi ce site : http://magneticobonheur.com ; qui m’aide au quotidien (elle a écrit un livre également).

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