Humeurs, Love

Mon passé, mes blessures, mon futur, mes envies et moi . . . !

Je crois que je n’aurais jamais appris autant de choses qu’en tenant ce blog. Je vous suis tellement reconnaissance à vous qui commentez toujours avec bienveillance et de très bons conseils mes articles. Vous qui m’apprenez à me voir telle que je suis, telle que je ne me vois pas encore. Je suis quelqu’un et quelqu’un de bien et je commence à prendre conscience de tellement de choses qui me pourrissent la vie au quotidien et que cela ne sert tellement à rien de se faire du mal comme ça. Qu’il faut oublier le passé, enfin surtout s’en affranchir !

Avec mes lectures de blog, de livres sur le développement personnel, j’ai mis depuis peu une expression sur mes blessures du passé qui m’empêchent d’avancer. Je souffre de la blessure d’abandon, celle de rejet et par conséquent de dépendance affective. A cause de ces blessures, je porte un masque depuis mon enfance pour m’empêcher de souffrir. Le masque du fuyant et celui du dépendant. Je me dévalorise sans cesse car je ne me donne pas le droit d’exister par moi-même mais uniquement au travers du regard des autres. J’ai ainsi beaucoup de mal à m’aimer et surtout à croire que l’on puisse m’aimer. Le dépendant pense qu’il ne peut arriver à rien tout seul. Il a peur de la solitude et pourtant il se l’engendre pour s’éviter de souffrir. Il vit des relations amoureuses trop passionnelles et étouffe l’autre.  Car il manque cruellement de confiance en lui.

L’origine de mes blessures

Ma blessure d’abandon me vient de mon passé. Mon père est décédé alors que ma mère était enceinte de moi. Les circonstances de sa mort ne m’ont jamais été dévoilées de façon très claire. A ce que j’en sache, il avait bu, il a grillé un feu rouge. Il a percuté une autre voiture. Il est mort. Point. Ma mère et mes deux grands frères m’ont couvé, surprotégé et rien laisser faire seule. Je n’ai jamais appris très tôt à faire les choses par moi-même, on me jamais montré. Encore aujourd’hui, en famille, j’ai cette impression de ne pas exister, lorsque je prends la parole et que de toute façon personne ne m’écoute. J’ai laissé tomber avec eux depuis longtemps…

Mes relations amoureuses m’ont prouvé que je souffrais vraiment de dépendance affective. Je manifeste alors des émotions et des sentiments qui ne sont pas moi. Je deviens jalouse, excessive, possessive. A m’en rendre malade et à en étouffer l’autre. C’est comme si j’essayais de pousser l’autre à bout pour le pousser à m’abandonner. Parce-que je ne suis pas digne d’être aimée. Lorsque je suis amoureuse, je le suis entièrement trop. Je ne connais aucune nuance, je m’emballe bien trop vite. J’aime trop et de façon déséquilibrée.

Je peux tout remettre en question sur une simple phrase, un simple “non”, ou un silence trop long selon moi. Aussi, je ne fais plus rien sans l’autre et surtout je ne supporte pas qu’il fasse des choses sans moi. Du coup, je peux mettre de côté mes véritables passions, envies, passe-temps pour ne plus passer que du temps qu’avec l’autre. Les ruptures me sont très douloureuses. Cette impression de n’être qu’une moins que rien et que plus personne ne pourra jamais m’aimer…

La prise de conscience

J’ai pris conscience de tout ça. J’ai mis des mots sur mes souffrances. Et je comprends d’où elles viennent. La prise de conscience est un premier pas vers la guérison. Je sens que je dois modifier mes pensées, mon comportement et ne plus reproduire le même schéma de pensée destructeur que je m’inflige et que j’inflige à l’autre. J’ai compris que je dois faire un travail sur moi-même et que tant que je ne m’aimerais pas, je ne pourrais ni aimer ni me faire aimer…

Ce premier pas est important. Il me prouve que je suis prête à changer. Maintenant je lis pleins de livres sur le développement personnel mais je ne sais pas encore comment modifier ce schéma de pensée. Et pour le moment, je ne suis pas prête à retourner par la case “psy”. J’en ai vu plusieurs, aucun ne m’a aidé… Et puis, ce n’est pas gratuit à force. J’aurais peut-être plus besoin d’une thérapie très brève avec un thérapeute qui me pousserait dans mes retranchements mais je ne sais vers quel thérapeute me tourner.

La solitude me fait peur mais je dois à tout prix apprendre à l’apprivoiser. Pour cela, j’ai décidé d’enfin me reprendre en main et de requitter le nid familial. J’étais partie pour vivre avec mon ex mais cette fois-ci, il est important que je parte pour vivre seule. Vivre seule me permettra, je le pense, d’agir, de décider, d’oser plus et d’enfin me prouver à moi-même que je suis capable et que l’on peut être heureux en étant seul.

Apprendre à se faire confiance et s’aimer

Je dois apprendre la patience, la solitude, à dire non, à m’aimer, à connaître mes besoins et mes désirs, à faire les choses par et pour moi-même, à me foutre du regard et du jugement des autres (de toute façon quoi que tu fasses, y’aura toujours un con à te critiquer!), à me connaître, à m’exprimer, à parler de moi, à écouter les messages que mon corps m’envoie, à changer ma façon de pensée, à avoir confiance en moi, me libérer de mon passé, de vivre dans le présent et non plus le passé ou l’avenir, seul le présent compte, ne plus m’inquiéter pour un avenir lointain, ne plus me compliquer la vie avec des choses futiles, ne pas m’inquiéter ni me créer de peur, de me respecter, de me définir par moi-même et non plus par les autres et de faire preuve de bienveillance envers moi.

J’ai envie d’aller mieux, d’aller tout simplement bien et d’être heureuse seule. De m’auto-suffir. De sentir que ma vie est riche et de faire des choses qui me plaisent. Je vais réfléchir à mes besoins et à mes désirs très sérieusement. Ce que j’aimerais faire, essayer, etc etc… Je décide de sourire, de dire bonjour, d’être confiante, de marcher la tête haute… Je décide de changer mon mode de pensée et de ne plus me laisser parasiter l’esprit ni me torturer comme j’en ai toujours eu l’habitude.

Toujours se souvenir de ce qui nous rend fier de nous

Quand je regarde en arrière, je sais que je suis capable. J’ai prouvé à maintes fois que je pouvais y arriver par moi-même seule et sans l’aide de personne. Ma peur de l’eau, mon affrontement de celle-ci, je l’ai vaincu et j’en suis fière. Ma perte de poids, sans l’aide ni de diététicienne, ni de nutritionniste mais en apprenant à écouter mon corps et grâce au sport dont je ne pourrais plus me passer aujourd’hui, ces 25 kilos délestés, c’est à ce jour, l’une de mes plus grande fierté avec la perte de le peur de l’eau…

Cela me prouve que je peux affronter mes peurs et les vaincre. Je veux, et je peux ! Alors je ferais ! C’est certain, je suis confiance, j’y arriverais. Alors comme l’angoisse devant une piscine, comme la perte de poids, ça ne se fera pas en un jour, mais je ne vais rien lâcher, je n’abandonnerais pas cette fois! La persévérance paye. Ces deux choses m’ont prouvé que je peux être indépendante. Je peux y arriver par moi-même, je peux faire des choses seules et d’ailleurs ça rend heureux… !

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44 thoughts on “Mon passé, mes blessures, mon futur, mes envies et moi . . . !

  1. Cela fait plaisir de lire cet article où on sent “que tu en veux”, je te souhaite bon courage (même si tu n’en manque pas). J’espère que le futur t’apportera tout le bonheur que tu mérites 😉 !

  2. Franchement si tu as réussi à avoir cette prise de conscience et cette analyse toute seule chapeau. Un bon psy t’aiderai sans doute, mais tu me donne l’impression d’être capable d’y arriver seule.. mais ne te mets pas trop la pression, ton programme a l’air chargé ! Tout ça ne se fera pas en un jour… petit à petit tu avanceras ( appelle moi yoda 😂😂)

    1. Bon je ne me ferme pas à l’idée mais j’essaye d’avancer seule et on verra ! Je ne vais pas me mettre de pression, un pas après l’autre ! 🙂 merci

  3. Tu avances bien, je suis vraiment contente pour toi ! Peut-être que le psy ne t’a pas pour l’instant convaincu parce que tu n’étais pas prête aussi à accepter cette aide ? Ne te bloque pas totalement à cette idée. Et si tu testais les psy en ligne ?

    1. psy en ligne ? ça existe ? ça doit coûter bonbon la aussi !
      Je n’abandonne pas forcément l’idée mais j’essaye de voir comment j’avance, si je bloque, j’y repenserais

  4. Oui ! Après il faut regarder les tarifs et différentes propositions (et vérifier s’ils sont bien certifiés et tout ça) mais selon, ca peut être un premier pas et ça devient de plus en plus courant.

  5. Je me reconnais dans ce que tu as écrit. Pas dans tout mais certains points m’interpellent notamment la dépendance affective, le fait de se dévaloriser, de ne pas avoir confiance en soi, de ne pas avancer,
    “Il vit des relations amoureuses trop passionnelles et étouffe l’autre. Car il manque cruellement de confiance en lui.” C’est exactement ce que je ressens et ce que tu dis est vrai, si on ne s’aime pas d’abord soi-même, comment peut-on nous aimer? Je me suis déjà fait cette réflexion. En prendre conscience est une première étape, le reste suivra, il faut juste qu’on se donne le temps.

  6. Bon courage pour ton nouveau départ, comme tu dis la prise de conscience est déjà un énorme premier pas. Je me retrouve dans certaines de tes phrases, te lire à quelque chose d’encourageant et de réconfortant. Bonne continuation

  7. Quel chemin parcouru! Bravo à toi. Tu avances et surtout tu as fais la lumière sur le / les nœuds qui te retiennent encore prisonnière. Pourquoi pas un groupe de parole? Je ne jamais essayé mais ça peut ouvrir des portes.
    Oui s’aimer est la clé de tout et s’estimer. Tu vas y arriver, parce que tu le veux. Et que le vouloir donne le pouvoir de changer les choses.
    Je te souhaite d’être heureuse et épanouie.

    1. Un groupe de parole ? sur les dépendants affectifs ? je ne sais pas comment je pourrais en trouver pas loin de chez moi ? y’a un site qui regroupe ça ?
      Merci pour tes mots ! qui boostent ! Je le veux !!!! Oui !!! Merci ! 🙂

      1. Il y a des groupes de parole pour tout Charlotte – regarde meetup peut-être. Je ne suis pas dans ton coin, je ne sais pas ce qui est proposé mais je sais que ça se fait de plus en plus.
        Belle semaine!

  8. Je me suis vraiment reconnue dans ton article. Je n’ai pas perdu mon père, mais j’ai été abandonné à la naissance et en suite adoptée. Cela fait deux ans que je suis avec mon copain, et je suis hyper jalouse, j’ai peur de le perdre tout le temps. Je suis bretonne, et j’adore être en bretagne. Mais quand j’y vais sans lui, je ne profite pas, je suis sans cesse sur mon téléphone alors que j’aimerai justement profiter à fond. Je suis comme toi, je vais maintenant essayer de changer et de profiter avec mon copain sans être sur lui sans cesse. Bravo pour ton article !

    1. dis moi tu es d’ou en Bretagne !? merci pour ton petit comm ! Ah mais tu vis ailleurs si je comprends bien ! Oui pas facile d’être sans l’autre, je sais mais il faut se dire qu’il nous aime ! et les retrouvailles ne sont que meilleures ! 🙂 merci encore

    1. oh merci bcp !!!!!! il ne faut pas que je lache alors mais j’ai cette impression que il y a la prise de conscience mais que derrière je ne sais comment agir !

  9. Coucou,
    Je me pense dépendante affective, mais j’ai fait des efforts et je me “soigne”.
    Un site intéressant sur la psychologie : http://www.vergiberation.wordpress.com (mais qui ne traite pas de la dépendance affective, peut-être un jour, selon ce sont l’auteur aura envie de parler à l’avenir.)
    Bisous et bravo pour tout ce que tu as accompli jusqu’ici :).
    Bonne continuation !
    Lugedesable

  10. Tu es sur la bonne voie, et tu avanceras, un jour à la fois <3
    Tu es une belle personne, et certainement plus forte face aux épreuves que tu ne le crois. Comme tu dis, mettre des mots sur tout ce qui peut te briser, c'est déjà faire un pas – et un très grand ! – vers la guérison.
    Il y aura des coups de fatigue, des coups de mou… et au plus profond de la solitude, tu ressentiras que tu n'es pas seule. Que nous sommes là pour t'aider, te soutenir, t'encourager du mieux que nous pouvons <3

  11. Bonjour,
    Très bon texte ! Pour avoir eu un parcours semblable au tient, je peux te dire que tu es sur la bonne voie. Il n’y a pas de recette miracle et de prendre conscience par soi même de nos forces et nos faiblesses est un très bon départ. Ensuite, le défi est de trouver les outils pour nous permettre de faire face aux faiblesses qui nous font souffrir.

    J’ai consulté une psychothérapeute pendant 2 ans et cela m’a aidé à comprendre prendre bien des choses, mais pas complètement. Ce qui m’aide le plus c’est la thérapie cognitive comportementale.
    http://www.psychologies.com/Therapies/Toutes-les-therapies/Psychotherapies/Articles-et-Dossiers/Les-therapies-cognitives-et-comportementales

    Bien sûr, ce qui fonctionne pour moi, ne fonctionnera pas nécessairement pour d’autre. Il faut l’essayer !! Qui n’essaye rien n’a rien 😉

    Bonne continuité dans ton cheminement 🙂

  12. Je suis impressionné par le chemin que tu as parcouru.
    Je crois que le blog à les mêmes vertu que celles d’un psy qui souvent te demande simplement de mettre des mots sur tes expériences.
    La route est peut-être encore longue, mais tu as déjà la carte pour la déchiffrer.

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