Chroniques

J’ai lu « Petits goûters entre amies » de Louise Millar

Titre : Petits goûters entres amies

Auteur : Louise Millar

Éditeur : Presses de la Cité

Date de parution : 2012

Nombre de pages : 492

Résumé

Callie et Suzy, deux mères au foyer londoniennes, sont voisines et amies inséparables. Shopping, promenades, goûters : elles passent leurs journées ensemble et peuvent compter l’une sur l’autre à tout moment. Une amitié précieuse pour Callie, qui élève seule sa fille de six ans, atteinte d’une malformation cardiaque. Mais lorsqu’elle décide de reprendre le travail, la jeune femme s’aperçoit que Suzy vit ce changement comme une trahison. C’est pourquoi elle préfère demander à Debs, récemment arrivée dans le quartier, de s’occuper de son enfant après l’école.
Mais que sait-elle exactement de cette nouvelle venue au comportement étrange, contre laquelle son amie Suzy la met en garde ?

Mon avis

J’ai failli abandonner ma lecture au bout de quelques pages. En effet, j’ai eu du mal à me mettre dans l’histoire. J’ai également eu du mal à comprendre qui était qui. Les personnages sont un peu jetés comme un cheveu sur la soupe au début. Et les liens les unissant ne sont pas exprimés de façon claire dans les premiers chapitres. Puis, on commence à comprendre petit à petit. Chaque chapitre évoque le point de vue de l’une des trois principales protagonistes de l’histoire : Callie, Suzy et Debs. Trois voisines.

On comprend rapidement que l’amitié entre Callie et Suzy repose sur des non-dits. Suzy semble un peu possessive et Callie, un brin agacée. La nouvelle voisine, quant à elle, semble avoir des problèmes psychologiques. Elle ne supporte pas le moindre bruit et on soupçonne qu’il a du y avoir quelque chose dans la précédente ville où elle a habité. On ne s’attend pas à un livre à suspens,c’est même parfois à la limite du thriller psychologique. Comme pour ma dernière lecture, je me suis retrouvée dans l’ambiance « Desperate Housewives » mais aussi « Petits secrets entre voisins ».

L’écriture est fluide et agréable. Les chapitres s’enchaînent rapidement. Au fur et à mesure, le suspens est bien rôdé et on a hâte de découvrir le fin mot de l’histoire. Le lecteur se retrouve à s’imaginer différents scénarios tout en restant bluffé par le dénouement. A un moment, j’ai cru que Suzy sortait avec le mari de Callie alors qu’en fait c’était l’inverse. On imagine aisément que Suzy jalouse Callie mais sans se douter un seul instant de la raison. Quant à Debs, même si elle est présentée de façon hystérique, on se doute bien qu’elle n’est pas si méchante que ça.

Les apparences sont trompeuses…

Avec ce livre, il ne faut pas se fier aux apparences et les secrets de famille sont bien cachés. Les personnes dont vous pensez être proches peuvent vous surprendre et vous cacher bien des choses. Ce roman se fait soulever la question de savoir si l’on connaît vraiment ses amis, et si les relations avec eux sont basés de façon saine et désintéressée ?! Mais également si on peut vraiment devenir amis avec ses voisins ou s’il ne vaut mieux pas laisser une certaine distance ?!

Ce roman qui a l’air ennuyeux dès les premières lignes devient donc vite addictif car pleins de suspens. L’atmosphère devient vite pesante et on sent que tout va tourner au drame alors qu’en apparence ce quartier à l’air très calme et sans histoires. On commence à soupçonner tout le monde et à ne plus savoir de qui on devrait se méfier. Entre jalousie, méfiance, paranoïa et vengeance, le cocktail de ce livre est finalement assez explosif. A qui peut-on réellement faire confiance ? Connaît-on réellement bien les personnes qui nous sont proches ?

Ce roman étant le premier de l’auteur que je lis, cela me donne envie de découvrir les suivants.

Chroniques

J’ai lu « Une autre idée du bonheur » de Marc Lévy

Titre : Une autre idée du bonheur

Auteur : Marc Lévy

Éditeur : Robert Laffont

Date de parution : 2014

Nombre de pages : 402

Résumé

Quand une vie ordinaire devient extraordinaire Philadelphie. Au premier jour du printemps 2010, Agatha sort de prison, mais pas par la grande porte. Après trente ans derrière les barreaux, il ne lui restait que quelques années à faire. Alors pourquoi cette évasion ? Dans une station-service proche du campus, elle s’invite à bord de la voiture de Milly et l’entraîne dans sa cavale sans rien lui révéler de sa situation. Dotée d’un irrésistible appétit de vivre, Agatha fait voler en éclats la routine confortable de Milly. Vingt ans les séparent, mais au fil du voyage les deux femmes partagent ces rêves qu’il n’est jamais trop tard pour réaliser et évoquent ces amours qui ne s’éteignent pas. Cinq jours en voiture à travers les États-Unis? À chaque étape, une rencontre avec un personnage surgi du passé les rapprochera du secret d’Agatha. Jusqu’où devons-nous aller dans notre quête insatiable du bonheur? À quoi ne faut-il jamais renoncer ?

Dans ce roman, Marc Levy réaffirme notre besoin inconditionnel de liberté et nous fait aussi découvrir un pan méconnu de l’histoire américaine.
MARC LEVY est l’auteur de 15 romans, traduits en 49 langues, et vendus à plus de 30 millions d’exemplaires à travers le monde.

Mon avis

J’ai beaucoup aimé la façon dont est écrit le roman, à la troisième personne et non en empruntant le « Je ». A la bibliothèque, j’ai pris ce livre car la couverture me faisait pensant à « Thelma et Louise et j’avais envie de m’évader ». J’ai trouvé le rythme assez lent mais pas déplaisant pour autant. En effet, le suspens est au rendez-vous et on a envie d’en découvrir chaque jour un peu plus sur Agatha. On se doute qu’elle n’a pas atterri dans la voiture de Milly par hasard et que la route va être chargée d’émotions, de regrets, de visites dans le passé, de remords, de pardon… et de secrets.

Milly est une jeune femme de 30 ans qui a en apparence tout pour être heureuse, un boulot, un meilleur ami, un petit ami. Mais pourtant sa vie routinière va se retrouver chambouler par la rencontre avec Agatha qui la trouve bien trop plan-plan pour son jeune âge. En effet, sa vie est plutôt calme et sans surprise. Agatha, elle incarne parfaitement la liberté, bien qu’elle s’évade tout juste de prison. En entraînant Milly avec elle, celle-ci ne s’imagine pas à quel point sa vie va se retrouver chambouler. Agatha, elle, sait parfaitement ce qu’elle est venue chercher et ce pourquoi elle s’est évadée.

Un roman sympathique !

On découvre au fil des pages le passé d’Agatha et une partie de l’histoire des États-Unis et de ces jeunes militants qui se sont battu dans les années 70 pour un monde meilleur. On découvre aussi entre les lignes que Milly n’a pas l’air si heureuse que ça dans sa vie de couple, et je me suis demandée à plusieurs reprises si elle n’était pas plutôt amoureuse de son meilleur ami. Mais Milly va se découvrir un sacré petit caractère en remettant parfois Agatha à sa place.

J’ai aimé la façon dont Marc Lévy aborde dans ce livre la question des réseaux sociaux. Notamment de la façon dont ils nous coupent du monde extérieur. Agatha n’a pas connu les téléphones portables ni la révolution Internet et tout ce que l’on peut faire aujourd’hui avec un téléphone et s’offusque de ces nombreux changements. On se parle de moins en moins alors que se développent les moyens de communication.

J’aime beaucoup la façon dont le bonheur est ici abordé. En amenant à l’aventure Milly avec elle, Agatha va chambouler son existence et la faire s’interroger sur le bonheur qu’elle ressent dans sa vie tranquille. On va aussi découvrir petit à petit, ce qui a amené Agatha en prison et à quel point celle-ci a pu sacrifier son propre bonheur pour celui des autres. Et Milly va aussi découvrir qu’Agatha ne l’a pas embarqué par pur hasard !

J’ai beaucoup aimé cette lecture fluide, l’histoire est prenante et l’écriture agréable. Ce qui en fait une lecture plaisante et assez rapide.

Chroniques

J’ai lu « La fille de Brooklyn » de Guillaume Musso

Titre : La fille de Brooklyn

Auteur : Guillaume Musso

Éditeur : XO Éditions

Date de parution : 24 mars 2016

Nombre de pages : 484

© photo Baltel / SIPA

Résumé

Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer. L’horizon scintillait. C’est là qu’Anna m’a demandé :
 » Si j’avais commis le pire, m’aimerais-tu malgré tout ? « 

Vous auriez répondu quoi, vous ?
Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l’aimerais quoi qu’elle ait pu faire.
Du moins, c’est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d’une main fébrile, et m’a tendu une photo.
– C’est moi qui ai fait ça.
Abasourdi, j’ai contemplé son secret et j’ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours.
Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot.
Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu.
Et depuis, je la cherche.

Intense et captivant, un cold case aussi addictif qu’une grande série télé.

Intrigue diabolique, personnages uniques et attachants, suspense de tous les instants : avec La fille de Brooklyn , Guillaume Musso signe l’un de ses romans les plus ambitieux et les plus réussis.

Mon avis

Encore une fois, avec Guillaume Musso, je n’ai pas été déçu. Je trouve que cet écrivain a un talent indéniable pour mener à bien ces romans. Il me semble impossible de trouver l’issue d’une intrigue écrite de ses mains. Des fois, je me demande même s’il ne sont pas plusieurs auteurs à écrire ses romans, tellement je me demande comment une seule personne peut avoir autant d’imagination.

L’intrigue est très prenante dès le début. Il est quasiment impossible de lâcher le livre. Nous sommes très rapidement happés par l’histoire qui est complètement addictive. Dès le début, le lecteur se pose une tonne de questions et mène l’enquête avec les protagonistes pour chercher la fille de Brooklyn et le pourquoi du comment de sa disparition et de son histoire passée.

Un suspens insoutenable et brillamment traité…

Guillaume Musso réussit avec brio le fait de terminer chaque chapitre par un cliffhanger. Ce qui fait que dès la fin d’un chapitre, on est tenté de lire le suivant directement pour en découvrir plus. La lecture est fluide et défile alors rapidement. On a envie de découvrir la suite de l’enquête qui va se complexifier au fil de la lecture. A un moment, il faut même bien suivre sa lecture, car on peut être rapidement perdu. En effet, Guillaume Musso, montre l’enquête de différents points de vue, et chapitre par chapitre, on suit le point de vue d’un tel ou d’un autre personnage.

La fin est comme pour tous les livres de Guillaume Musso : surprenante et indéchiffrable. La personne qui réussit à deviner la fin d’un roman de Guillaume Musso, je ne la croirais même pas : c’est improbable. L’auteur signe ici un roman policier de grande envergure. Toujours avec le côté romance mais pas gnangnan. J’ai beaucoup aimé la manière dont sont abordés les personnages et leur rôle dans l’histoire, la compréhension de leur passé pour expliquer les faits passés ou présents.

Bref, j’ai encore une fois adoré ce roman de Guillaume Musso, qui est l’un de mes auteurs préférés et auquel j’aimerais le plus demander conseil ! A force de lire de si bons romans, je complexe sur mes écrits et me dit que ce n’est qu’un rêve complètement inaccessible pour moi !

Chroniques

J’ai lu et aimé « Une carte postale du bonheur »

Il y a quelques semaines, je recevais un cadeau dans ma boîte à lettres pour mon plus grand bonheur. Ce cadeau tombait à un moment où j’accumulais mauvaises nouvelles sur mauvaises nouvelles. J’avais l’impression que tout était fait pour me pourrir la vie. Je traversais un truc qui me stressait à mort dont je ne vous ai pas encore parlé ici. Sauf à l’une d’entre vous qui se reconnaîtra et que je remercie d’avoir été une oreille attentive dans ce moment. Elle a su trouvé les mots pour me rassurer sur cette histoire.

Ma mère m’envoie un texto au travail pour me dire que j’ai reçu un colis et que cela à l’air d’être un livre. Je n’en avais pas commandé et ne comprenait pas. Lorsqu’elle m’a dit la provenance, j’ai compris sans y croire. Les Editions Seramis, ne serait-ce pas les éditions qui ont édité le livre à venir de ma copine blogueuse Cristina du Blog de la Cristina sans H ?! Je demande à ma mère d’ouvrir le paquet et de me donner le titre du livre, et elle confirme mon interrogation. Quel plaisir que de le recevoir en avant première. Je ne m’y attendais absolument pas et je remercie encore Cristina pour ce beau présent.

Je n’ai pas eu le temps de me pencher dessus directement. Avec le boulot, les problèmes qui s’accumulaient et le fait que j’avais déjà des lectures en cours, je me suis laissée de côté le bouquin, pour me dire que je le lirais pendant mes vacances. C’est comme cela qu’au retour de chez mon frère, jeudi j’ai commencé cette lecture. Je l’ai terminé hier soir. Je n’ai pas pu le lâcher bien longtemps tellement j’étais pressée de connaître la suite et l’issue. Avant de commencer le dernier chapitre, j’étais heureuse et triste, heureuse parce-que je venais de lire un livre qui m’avait bouleversée et triste parce-que j’allais bientôt le terminer et que j’en voulais encore. A la fin de la lecture, j’ai esquissé un sourire avant de me mettre à pleurer. Triste mais heureuse à la fois, comme l’histoire racontée dans ce bouquin.

Résumé

Juliette vit depuis neuf ans avec un mari qui ne la fait plus rêver. Amoureuse de l’amour, elle le vit désormais par procuration en lisant Jane Austen et en élevant son petit garçon de cinq ans. Mais à quinze jours de fêter son trentième anniversaire, Juliette suffoque et ne parvient plus à faire semblant. Elle décide de demander le divorce.

Quand son mari quitte le domicile familial, Juliette se retrouve plongée dans un état de fragilité et de confusion totale. Thomas débarque alors dans sa vie sans crier gare. Par ses attentions, ses cadeaux et sa présence parfois oppressante, il se rend rapidement indispensable. C’est le début d’une histoire d’amour qui ne va pas tarder à se transformer en une véritable descente aux enfers. En l’espace de quelques mois, Juliette se métamorphose pour devenir une personne qu’elle n’a jamais été : soumise, dépendante, à la recherche d’un physique qui n’est pas le sien. Thomas surveille non seulement son poids, mais aussi ses tenues, ses mails et le moindre de ses mouvements.

Ses amis ont beau l’exhorter à fuir cet homme qu’ils qualifient de pervers narcissique, Juliette ne veut rien entendre. Elle veut croire au bonheur et revient même sur sa décision de ne pas avoir d’autre enfant. A la naissance de son deuxième garçon, il lui faudra pourtant puiser dans ses dernières ressources pour ne pas sombrer définitivement et entamer un combat qui laissera des traces, indélébiles.

Mon avis

Je tiens à dire que je suis la plus neutre possible malgré le fait que Cristina soit pour moi une copine blogueuse ! J’ai pris ce livre comme tous les autres en me disant que j’en ferais une chronique, comme j’ai déjà fait des chroniques sur des lectures sur mon blog, mais que je n’hésiterais pas à dire les points négatifs. Je vous assure, que je n’en ai pas trouver un seul. L’écriture est fluide, fraîche, sans langue de bois. Malgré l’histoire très dramatique et triste, l’auteur réussit avec brio à mêler le drame à l’humour parfois cinglant mais jamais vulgaire.

Comment Juliette va se laisser happer…

Le livre délivre un très beau message : on peut toujours s’en sortir même quand on y croit plus et qu’on tombe au fond de l’abîme et qu’il faut toujours y croire. Juliette a 30 ans quand elle quitte son mari parce-que leur vie de couple routinière ne lui plaît plus. Elle s’ennuie et ne veut plus perdre de temps. Elle se retrouve alors plongée dans un état fragile, de manque de confiance en elle, et d’une faible estime de soi. Une faille que ne tarde pas à découvrir Thomas Narcise qui va la draguer et se jurer de l’avoir. Cet homme égocentrique ne plaît pas de prime abord à Juliette mais elle se laisse charmer et séduire face à toutes les attentions dont il l’affuble.

En effet, elle se sent alors à nouveau belle, désirable et se laisse happer sans se rendre compte dans quoi elle s’embarque. Thomas est jaloux possessif, et ne supporte pas de voir d’autres hommes tourner autour de Juliette, il l’éloigne de tous ses amies et fait le vide autour d’elle. Puis vient les remarques parfois très désobligeantes sur son poids, l’indifférence…. Il l’a charme puis l’ignore. Lui fait sans cesse des reproches, lui fait des scènes de jalousie et quand elle s’en offusque, lui reproche de faire ses scènes et des scandales pour rien… Il retourne toujours les situations pour la faire culpabiliser et finir par lui faire croire que c’est peut-être effectivement elle qui a un problème. Juliette a été aveuglée puis séduite par les attentions et les cadeaux puis quand vient l’indifférence, elle sombre dans la déprime et perd énormément de poids comme pour se perdre elle-même…

Après la séduction et l’emprise, l’indifférence…

Il lui fait croire qu’elle a un problème, que c’est elle qui est jalouse, qu’elle doit voir un psy… Puis, elle tombe enceinte de cet homme et à ce moment là, l’indifférence est encore plus poussée. Il n’y en a plus que pour le bébé, son bébé à lui. Il ne parle plus que lui et ne demande jamais à Juliette comment elle va. Juliette va alors commencer à entrevoir des signes qu’elle aurait du prendre plus en considération comme des signes annonciateurs… Mais à chaque fois qu’il redevient gentil, elle retombe dans le piège. Il exerce un pouvoir dominateur sur elle, et un contrôle.

L’auteure nous raconte alors comment Juliette va finalement s’en sortir, de quelle manière, elle va partir pour resombrer plus tard. Jusqu’au moment, où elle finira enfin par se rendre compte qu’elle est tombée sur un pervers narcissique. On sent les notes autobiographiques et que l’auteur a vécu une histoire semblable. Tout est rudement bien mené, rudement bien expliqué, rudement bien ficelé.

La plume dévoile une grande sensibilité et un humour décadent, à l’image des articles de l’auteur sur son blog. Grâce à ce livre, on comprend, que le fait de tomber sur un pervers narcissique n’est en aucun cas un signe de faiblesse. Non, le pervers narcissique trouve juste une faille, sur les personnes manquant de confiance en elles. Et il ne suffit pas de dire à la personne d’ouvrir les yeux, le contrôle que le pervers narcissique a sur ces personnes est très puissant. Il faut beaucoup de volonté, de force, de détermination pour s’en sortir.

Une écriture fluide, des personnages tous intéressants

J’ai aimé les quelques chapitres partant d’un point de vue d’un autre personnage. D’ailleurs tous les personnages du livre sont très intéressants. Le plus bluffant est Tom, le premier fils de Juliette. En effet, du haut de son jeune âge, il fait preuve d’une maturité à couper le souffle. Je conseille ce livre à toutes les personnes qui souffrent par amour, toutes les personnes qui sont un jour ou qui sont sous l’emprise d’un homme toxique comme Thomas. Pour leur prouver qu’on peut s’en sortir, qu’il faut se battre, ne jamais perdre espoir, et toujours s’extasier des petits moments de bonheur…

J’ai adoré cette lecture. J’aurais bien voulu une suite ou encore plus de chapitre consacré au point de vue de Thomas… Expliquant comment lui est tombé dans cette maladie de perversité narcissique. On sent bien que la relation avec la mère a grandement joué dans cette construction. J’espère avoir lu là le premier roman d’une lignée ! J’aimerais découvrir d’autres histoires écrites par les mains de Cristina. Et puis, je ne serais vraiment pas étonnée si ce roman voyait le jour à la télévision, car il ferait un très beau film…

Sortie du livre le 8 mars aux éditions Seramis. Bientôt disponible en pré-commande sur la Fnac ou Amazon.

Chroniques

« La Consolation », téléfilm tiré du récit autobiographique de Flavie Flament

Je viens de regarder « La Consolation » téléfilm tiré de l’histoire de Flavie Flament violée à 13 ans par un photographe, diffusé ce mardi 07 novembre 2017 sur France 3. J’ai été troublée, gênée et nauséeuse à la vision de ce téléfilm qui m’a mise très mal à l’aise.

Synopsis

Flavie, la quarantaine, est animatrice de télévision. Accompagnée de son psychanalyste et d’un album photo, elle se souvient. Son père dont elle n’a pas beaucoup profité. De plus, sa mère, frustrée, malheureuse et manipulatrice qui l’a admirée autant que maltraitée. Cela à coups de paroles cinglantes et de régimes draconiens. Et cet été. Celui de ses treize ans, celui où elle a été violé. Celui qui a été immortalisé par une photo de David Hamilton.

© GUYON Nathalie/FTV

Mon avis

J’ai aimé la façon dont est traité le film. A savoir une femme adulte, qui se remémore avec l’aide d’un psychanalyste son enfance, à différents âges. J’ai regardé ce film parce-que le sujet du viol est un sujet qui me touche et me rend très colérique. Effectivement, c’est un acte que je ne peux comprendre, que j’exècre au plus haut point. Et je suis écœurée de la façon dont la justice impunie ou punie de façon tellement injuste les agresseurs de ce genre.

Le film me donne envie de lire le récit autobiographique de Flavie Flament paru en octobre 2016. J’aime beaucoup lire les livres des films que j’ai lu et vice-versa. D’autant plus quand cela est tiré d’histoires vraies. Encore plus quand ce sont des histoires de personnes connues que l’on apprend alors à mieux connaître à travers leurs écrits.

Flavie est une adolescente de 13 ans lorsqu’elle se fait violée par un photographe de mode. Sa mère lui fait subir une pression incessante à propos de son poids et son apparence pour qu’elle réussisse dans ce domaine. Jusqu’à lui asséner des paroles blessantes du genre « Tu es moche, tu es grosse, j’ai honte d’être la mère d’un boudin pareil ». On s’aperçoit que cette mère tyrannique vit à travers sa fille ce qu’elle aurait elle même pouvoir vivre, en ayant du succès dans la mode ou le fait d’être connu et reconnu.

© GUYON Nathalie

Une mère aveuglée et maltraitante…

Une mère maltraitante et abusive qui ferme les yeux sur les agissements d’un photographe pourtant connu pour faire des photos à consonance érotique. A quel moment est-ce qu’une mère laisse son enfant des après-midi entières avec un photographe qui ouvre la porte en étant nu ? Et où il fait des photos de ta fille nue sous des robes transparentes et qu’il lui demande de se changer devant lui ? Une mère flattée de l’intérêt porté par ce photographe mondialement connu à sa fille et frustrée de n’avoir pas vécu elle cela dans sa propre enfance. Elle lui dira même « J’aurais aimé avoir ta gueule, et que tu aies mon intelligence ».

Cette mère qui apparaît comme une femme perdue, mal aimée et par son mari et par sa propre mère. Une femme qui avait des rêves enfouis, brisés. Quand elle dit des méchancetés à sa fille, elle pense sûrement le faire pour son bien. Elle pense que c’est pour l’aider. Et surtout, je pense qu’elle pense résoudre ses propres problèmes et névroses personnelles à travers sa fille. Elle la manipule et va jusqu’à lui jouer la corde sensible en pleurant devant sa fille. En lui disant qu’elle espère qu’elle n’aura pas la même vie de merde, tout ça pour obtenir une lettre qu’elle lui cachait. Est-elle à ce moment là réellement manipulatrice ou montre-t-elle enfin ses propres blessures ?

© LP / Olivier LEJEUNE

Une fascination malsaine envers sa fille…

Elle est fascinée et en même temps en colère contre sa propre fille qui brille et qui est jolie. Cette mère qui a une propre blessure narcissique due à sa propre place au sein de sa famille. Elle domine un père de Flavie complètement absent et qui ferme les yeux sur les névroses de sa femme. De plus, elle envoie sa fille passer tout un week-end chez ce photographe. Tout cela en étant dans le déni complet de ce qui pourrait se passer tellement elle est aveuglée par son ambition, son rêve qu’elle vit à travers Flavie.

Elle fait abstraction de tout, obnubilée par cette soif de succès qu’elle souhaite pour sa fille. Par conséquent, elle a une réelle emprise sur cette dernière car elle vit par procuration. Elle fait de sa fille un jouet pour qu’elle vie la vie dont elle-même a toujours rêvée. Car elle même ayant été délaissée par sa propre mère, elle cherche à réparer cette blessure narcissique… Et une jeune fille qui ne peut se confier à sa mère car cette manipulation, cette violence, et l’aveuglement de sa mère font qu’elle se dirait qu’elle ne la croirait pas…

© GUYON Nathalie

Un déni tellement assoiffée de succès…

Un déni qui s’installe alors également chez l’enfant qui finit par se persuader qu’il ne s’est rien passé. Et  qui développe alors une amnésie traumatique. Cela se traduit par un mécanisme de survie, les souvenirs se sont perdus. Flavie emmène alors ses souvenirs enfouis dans sa vie d’adulte jusqu’à ce que des objets lui rappellent petit à petit ce qui s’est passé. Comme le cliché qui tombe chez le psychanalyste et qui lui font tout remonter à la surface.

Le combat de Flavie aujourd’hui

Aujourd’hui, Flavie a verbalisé son viol. Elle a ainsi pu se libérer par la parole et encourage toutes les victimes à le faire pour se faire entendre. Pour elle, la parole et le fait de pouvoir en parler librement est un chemin vers la reconstruction. Aujourd’hui, Flavie Flament oeuvre pour que le délai de prescription des viols sur mineurs soit allongé.

Chroniques, Humeurs

J’ai lu l’autobiographie de Jeremstar

Titre : Jeremstar par Jérémy Gisclon, ma biographie officielle

Auteur : Jérémy Gisclon avec la collaboration de Clarisse Mérigeot

Éditeur : Hugo Doc

Date de parution : Octobre 2017

Nombre de pages : 232

Résumé

Tout le monde connaît Jeremstar. Il a des millions d’abonnés, c’est une question de statistiques. Tout le monde a une copine, une fille ou un frère qui le suit, qui connaît par coeur ses « cris ». Jeremstar se filme 24 heures sur 24, mais est-il vraiment le jeune homme excentrique et bruyant que consomment les jeunes devant leurs écrans ? Il ne l’est pas tout le temps.

Tout le monde regarde Jeremstar évoluer, mais rien n’a été dit sur Jérémy. Personne ne connaît sa vie. Qu’est-ce qui a fait du gentil garçonnet qu’il était le plus excentrique des gays ? Le plus suivi des dénonciateurs de téléréalité ?

Cadre familial, genèse du personnage, expériences foireuses, producteurs véreux. Amourettes, angoisses, business, fric, Snaps, sexe… Jeremstar ouvre à ses Jeremstarlettes les portes d’un monde qu’elles ne s’imaginaient pas : le monde pourri de la téléréalité. Il leur présente pour la première fois son alter ego, un garçon fragile, travailleur, angoissé, soucieux d’être toujours meilleur. Ce garçon s’appelle Jérémy.

© AFP/ JOEL SAGET

Mon avis

Je suis une enfant du Loft. Je regardais Loft Story avec Loana. Puis j’ai regardé toutes les autres téléréalité qui ont suivi, de Scret Story aux Anges, en passant par les téléréalité sur Nabilla.

Je ne sais plus du tout à quel moment j’ai connu Jeremstar. Mais, je le connaissais déjà un peu avant son passage dans les Anges. Je ne l’aimais pas au début. Je le trouvais bizarre et je n’aimais pas sa façon de foutre la merde entre les candidats.

C’est en regardant ses Snaps que j’ai fini par l’apprécier. J’avais cette impression qu’au delà du personnage Jeremstar, au delà de ses interviews baignoire et au delà des articles de la Conciergerie où il n’épargnait aucun candidat, il y avait une personne bien.

Un mec dans lequel je me retrouve beaucoup

En fait, je crois tout simplement que je me suis retrouvée en lui. Et cela se confirme d’autant plus après la lecture de ce livre. On pourra juger cette lecture de facile. C’est une autobiographie donc évidemment non, ce n’est pas un récit historique. Par contre, je suis contente de voir que je ne me suis pas trompée sur ce garçon.

Au final, je me retrouve beaucoup en lui et je crois que c’est pour ça que je l’apprécie. On peut penser que ce n’est qu’un idiot qui a réussi en faisant de la merde. C’est ce que l’on pensera si l’on s’arrête à un jugement hâtif sans fondement. Par contre, si on creuse, on découvre sous la carapace une belle personne, qui a cherché de la reconnaissance pour se faire aimer, mais qui se retrouve bien seul.

Je me retrouve dans ce personnage, derrière la carapace de ce personnage, ce mec me ressemble. Comme lui, j’ai toujours eu très peu d’amis et j’étais plutôt une enfant et une adolescente solitaire. Encore aujourd’hui, mes amis se comptent sur les doigts d’une seule main. Et en dehors de mon boulot et de mes activités, je me retrouve bien seule.

Une enfance pas du tout rose

J’ai aimé en apprendre davantage sur les circonstances de son enfance. Sur la façon dont son enfance a façonné le personnage qu’il est devenu aujourd’hui. Je me reconnais dans cette volonté qui l’habite depuis tout petit de devenir célèbre. Cette volonté de prouver que l’on existe. Cette volonté de s’affranchir d’un corps et d’un tempérament timide et discret au départ.

J’ai appris que derrière la personne gay et derrière les clichés, c’est une personne forte qui a su dévier et ne pas sombrer dans le côté sombre et pervers de la célébrité et de la téléréalité. Il faut une sacré force de caractère pour refuser la facilité et l’argent facile. Jeremstar s’est débrouillé tout seul, et a su éviter les catastrophes en trouvant suffisamment de force pour dire bon à de belles propositions.

Le milieu fake de la téléréalité

Il est connu pour clasher les candidats, pour faire des articles révélant leurs secrets, leurs tromperies, leur hypocrisie et j’en passe. Il n’est donc pas très aimé de la plupart de ses candidats qui appréhendent les articles qu’il peut sortir sur eux. Quand il est apparu dans les Anges, il a été un peu le souffre-douleur de ces autres candidats.

Ces autres candidats qui lui lèchent aussi le cul pour espérer gagner un peu plus en notoriété et apparaître en bookings et s’amasser ainsi du fric sur son dos. Mais Jerem n’est pas dupe et il sait qu’il ne compte que très peu d’amis dans ce milieu pourri de la téléréalité.

Je me retrouve beaucoup en lui dans le fait qu’il ait très peu d’amis. Et qu’il souffre de la solitude. Le fait d’allumer la TV pour entendre un son et ressentir une présence lorsqu’on se retrouve seul chez soi. Le fait d’angoisser parfois au moment d’éteindre la lumière et de se rendre compte qu’on est tout seul. Avoir des gens qui le suivent sur les réseaux lui apportent quoi, si en rentrant chez lui, il se retrouve seul et qu’il n’a en réalité que très peu d’amis ?

Seul avec si peu d’amis…

Il se demande même s’il sait ce qu’est l’amitié, tout comme moi je me pose également cette question. Je n’ai jamais eu de réelles amitiés où tu ferais tout pour l’autre, où tu confierais toutes tes peurs, tes doutes, tes joies, tes peines… Je n’ai jamais été suffisamment à l’aise avec personne pour cela. Peut-être suis-je trop pudique ?

D’ailleurs, en parlant de ça, j’ai été surprise du fait que Jeremstar ne soit pas un mec expérimenté. Il n’a eu qu’un seul mec dans sa vie. Lui qui a l’air pourtant si à l’aise en parlant de sexe, j’ai appris que cela n’était qu’une façade, et qu’il n’était pas doué pour les relations amoureuses. Et que le sexe était pour lui quelque chose qui se donnait par amour. Tout comme lui, la sexualité du monde moderne me dépasse un peu.

Aurait aimé naître dans la peau d’un autre…

Comme lui, j’aurais aimé naître dans la peau d’une autre. Une fille plus à l’aise dans son corps, sa féminité, sa sexualité, sa sensualité et son charme. Une fille ne doutant pas d’un pouvoir de séduction qu’elle pourrait avoir. Je pense que ma vie aurait été aussi vraiment plus simple. C’est peut-être, comme pour Jérémy, pour cette raison que j’aime regarde la téléréalité car la plupart de ses filles que je suis derrière le petit écran, me fascinent.

Jeremstar n’est pas seulement un mec qui dit de la merde et qui fait des interviews dans sa baignoire. Jeremstar est une société. Il travaille. Il a plusieurs arcs et tient plusieurs casquettes : journaliste, reporter, interviewer, monteur, chroniqueur télé, développeur web… Sa vie est chargée et il ne trouve que très peu moments de répit. Mais il ne s’en plaint pas, il aime ce qu’il fait et même malade, il assure ses promotions.

Je crois surtout qu’il est jalousé parce-qu’il a réussi quelque chose d’assez fascinant sur pas grand chose au départ. Cela prouve bien qu’il est intelligent et qu’il a su tirer les bonnes ficelles aux bons moments. Alors il faut cesser de critiquer et de dire qu’il gagne trop pour ce qu’il fait parce-que de toute façon, il n’est pas non plus responsable du malheur des autres. Si lui a réussi, tant mieux pour lui. Il n’a pas à porter de culpabilité d’avoir réussi tout de même.

Deux en un…

Tout comme lui, et comme je le disais dans mon dernier article, j’ai la sensation moi aussi d’être deux personnages en un. Il y a Charlotte / Jeremy et il y a Dounia / Jeremstar. Jeremstar aide Jeremy à s’exprimer plus facilement comme Dounia m’aide à m’exprimer plus facilement également. Alors que Jeremstar est sûr de lui, Jérémy est timide et pudique. Incarner Jeremstar le rend plus fort, l’aide à sortir de sa zone de confort et lui donne plus de force. Il est pour lui une armure qui l’aide à vaincre sa timidité.

Selon lui, un Jeremstar sommeille en chacun de nous, un personnage décomplexé et drôle qui nous aide à nous transcender. Dounia, la blogueuse, est ce personnage pour moi Charlotte, la fille timide et pudique qui est toujours restée dans l’ombre…

Une mère qui ne lui a pas beaucoup montré son amour

J’ai beaucoup aimé les passages sur sa mère aussi, qui ne croyait pas à son succès et qui était très pudique dans le fait d’exprimer les sentiments et ce qu’elle éprouvait pour son fils. L’article émouvant qu’avait fait le journal « Libération » lui avait permis de d’exprimer, c’est grâce à cela qu’un dialogue s’est instauré entre les deux, quand elle lui a envoyé une longue lettre pour lui montrer à quel point elle était fière de lui.

Jeremstar est détesté par les téléréalité car ils les épient et sort les scoops avant qu’il ne soit vu mais c’est aussi pour cette raison qu’elles sont bien contentes qu’il existe, car il contribue également à augmenter leur taux d’audience. Il ne révèle jamais ses taupes. En général, il entretient des fausses guerres avec pour détourner l’attention. Si Jeremstar n’était pas là pour déballer les histoires, les émissions ne vivraient pas.

Fatigué de la téléréalité

Aujourd’hui, Jeremstar est un peu fatigué par la téléréalité, car il a vu des choses qui montrent que c’est un monde tout pourri. J’en reparlerais dans un autre article, mais il dénonce un réseau de prostitution au sein de la téléréalité. Il est fatigué de se sentir épié, harcelé etc etc… Il ne peut plus mettre un pied nul part sans être envahie de fans qui le suivent partout où il va. Les gens n’ont aucune limite et pensent qu’il prend la grosse tête quand il demande un peu de paix. C’est juste que parfois, il suffoque, il n’en peut plus.

Il est prisonnier de la manière dont il a démarré sa carrière. Il ne veut plus être célèbre, il voudrait seulement être aimé, mais être aimé réellement. Et exister en paix car sa vie est parfois devenue insupportable. Son succès le dépasse un peu. Il est fatigué de tous ces gens qui ne le cotoient que par intérêt et d’avoir cru à des amitiés qui n’en étaient pas. De plus, il peine à expliquer son mal être car évidemment il vit la vie dont il rêvait mais il se rend compte qu’elle n’est pas tellement telle qu’il l’imaginait. Il n’est pas entouré du groupe d’amis qu’il voudrait.

© JOEL SAGET/AFP
Toutes ces années pour combler ce qui lui manque le plus…

Il se rend compte qu’en dix ans, il a tout simplement oublié de vivre, et qu’il a travaillé comme un fou pour avoir ce niveau de notoriété. Sauf qu’il est devient lasse, et qu’il ressent une profonde lassitude. Il ne regarde même plus la téléréalité car ce monde le dégoûte. Il apprend les potins par ses taupes. Ce milieu malsain et les candidats l’exaspèrent. Il voudrait une vie plus équilibré. En effet, il doit quitter sa baignoire avant de s’y noyer…

Il se rend compte que toutes ses années n’ont servi qu’à combler sa misère affective. Qu’aujourd’hui, il voudrait aimé et être aimé pour de bon. Il souhaiterait quitter ce monde de la téléréalité un jour mais il sait que ce n’est pas pour tout de suite, que ça le tuerait de tuer Jeremstar. Il aimerait être aimer pour ce qu’il est réellement et pas uniquement parce-qu’il est drôle…

J’ai aimé cette lecture, je savais que j’y retrouverai un garçon émouvant, sensible et caché derrière une carapace. Je ressens en lui une profonde détresse, un être en manque profonde d’affection malgré la reconnaissance qu’il a réussi à obtenir. Je conseille ce livre à tous ceux qui pensent que ce mec n’est qu’un idiot qui commente et crache sur la téléréalité…

Chroniques, Coups de coeur

J’ai lu « Revanche » de Cat Clarke

Titre : Revanche

Auteur : Cat Clarke

Éditeur : Robert Laffont

Collection : R

Date de parution : 2013

Nombre de pages : 491

Résumé

« Kai et Jem sont inséparables. Jem aime secrètement son meilleur ami, qui serait l’homme idéal s’il ne préférait les garçons… À la fin d’une soirée d’ivresse chez des amis communs, Jem rentre seule chez elle, Kai demeurant étonnamment introuvable.

C’est le lendemain que tout bascule : la jeune fille reçoit un email de la part de ce dernier, avec en pièce jointe une vidéo de lui en compagnie d’un garçon qu’il a trouvé postée sur Internet. Cette vidéo plus que compromettante est très vite partagée par tout le lycée et Kai reçoit une salve d’e-mails agressifs qu’il ne peut bientôt plus supporter.

Lui qui n’avait pas encore fait son coming out finit par craquer et se suicide… À la suite à ce drame, Jem prend alors trois résolutions : découvrir la vérité, venger son ami et se suicider elle aussi. Alors qu’elle mène sa petite enquête, elle reçoit un jour une lettre anonyme contenant trois noms : ceux des responsables. Sans hésitation, Jem abandonne son look gothique et décide d’approcher ces garçons. Mais sont-ils réellement les coupables ? »

Mon avis

C’est le premier livre que je lis de Cat Clarke et je ne suis pas déçue. Je suis même très curieuse de lire ses autres romans tellement j’ai adoré ma lecture. Ce livre est haletant et lorsqu’on l’a commencé, on est très curieux de connaître la suite et de savoir si Jem parviendra à ses fins.

Jem et Kaï sont meilleurs amis depuis l’enfance. Jem est secrètement amoureuse de Kaï mais celui-ci est gay. Un jour, il pousse Jem à venir avec lui à une soirée. Mais cela tourne mal quand une vidéo embarrassante le film avec un autre garçon à cette soirée.

Il ne supporte pas les moqueries qu’on lui assène en commentaire sous les vidéos et n’ose affronter ses camarades en réel. Il met fin à ses jours et laisse Jem dans le plus profond désarroi. On ressent sa douleur, sa peine, sa colère et son sentiment de vengeance et de revanche au plus profond de nous au fil de la lecture.

Mini spoilers

Jem prévoit d’en faire autant un mois plus tard, jusqu’au jour où une visite va faire basculer ses plans. Derrière la porte, Louise, la soeur de Kaï est venue lui apporter un tas d’enveloppe de la part de son défunt frère. 12 enveloppes, une lettre pour chaque mois à venir.

Dans ces lettres, Kaï cherche à aider Jem de façon maladroite pour qu’elle s’amuse et continue de vivre sa vie. Mais Jem est déterminée, malgré qu’elle soit sûre que Kaï n’approuverait pas sa démarche. Elle veut tout faire pour venger sa mort. Pour finir par se suicider elle-même, un an jour pour jour après le suicide de son meilleur ami.

La démarche de Jem est poignante. Elle est persuadée que le groupe populaire du lycée sont les harceleurs et les investigateurs de la vidéo. Ainsi, elle va tout faire pour s’incruster au sein de leur bande et mettre au point son plan pour tous les faire tomber.

Un suspens haletant

La lecture est telle que nous sommes pressés de connaître le dénouement et le fin mot de l’histoire. On apprend au fil du temps les relations entre Jem et Kaï. Puis également comment Jem se perd dans ce groupe qui finit par l’accepter comme l’une des leurs.

Elle finit par ne plus savoir où sont ses limites et qui elle est elle-même. En effet, elle se rend compte qu’elle est en train de tomber vraiment amoureuse de Lucas. Celui avec qui elle sort juste par esprit de vengeance. Elle finit par apprécier à leur manière chacun des protagonistes de ce groupe populaire même si elle reste déterminée à se venger d’eux.

Au final, on finit par douter qu’ils soient les véritables coupables et même Kaï la pousse à parler à tout le monde et au final à pardonner. On voit à sa dernière lettre qu’il a lui-même fini par pardonner malgré qu’il ait été au courant de qui avait l’investigateur de la vidéo. J’avoue avoir été surprise de qui avait balancé la vidéo mais pas tellement du garçon avec lequel Kaï s’est retrouvé dessus.

Une lecture bouleversante

On finit par s’attacher aux personnages malgré qu’ils soient dépeints de façon odieuse au début du roman Lucas est surprenant et fidèle  à l’adage de ne pas se fier aux apparences. Sacha quant à elle, j’ai l’impression qu’elle est en recherche permanente de reconnaissance et de se faire aimer par tout le monde.

J’avoue avoir eu un peu de mal avec le personnage de Kaï que l’on découvre seulement à travers les lettres. Je l’ai trouvé un peu condescendant, donneur de leçons… Même si la leçon de ses lettres est au final extrêmement touchante… Dommage que Jem n’ait pas été plus curieuse. Du coup, je regrette qu’elle n’ait pas lu sa dernière lettre avant qu’elle n’achève sa soif de vengeance qui va s’avérer dévastatrice…

La fin est brusque, frustrante et déstabilisante. Mais on ne peut être déçu de ce roman tant il est bouleversant, haletant, déstabilisant, horrifiant et passionnant. C’est une histoire poignante qui ne peut nous laisser indifférent. Par conséquent, on ressort de cette lecture avec un tas de questions en tête. La leçon que l’on peut en retirer c’est que le soif de vengeance ne sert qu’à faire du mal inutilement aux autres et à soi-même…

Bref, j’ai beaucoup aimé ma lecture et j’ai hâte de lire les autres romans de cette auteur.

Chroniques, Coups de coeur

Antoine Griezmann, « Derrière le sourire », autobiographie

Titre : Derrière le sourire

Auteur : Antoine Griezmann, co-écrit par Arnaud Ramsay

Éditeur : Robert Laffont

Date de parution : 2017

Nombre de pages : 272

Si j’aime les sportifs, ce n’est pas uniquement pour leurs muscles. Moi ce que j’aime c’est l’état d’esprit. Un gagnant, un combattant, quelqu’un qui a la gnaque et la rage de vaincre, je vais en être admirative. Le premier sportif a m’avoir donné cet exemple, c’était il y a maintenant douze / treize ans : Rafael Nadal. Sa rage de vaincre, son talent, sa fraîcheur, sa jeunesse. L’envie de toujours aller plus loin. C’est quelque chose que j’admire et que j’aimerais également posséder en toute circonstance.

Je n’avais pas reconnu ça dans un autre sportif depuis longtemps, jusqu’à Antoine Griezmann lors de la Coupe du Monde 2014… Comme Rafael, c’est un joueur dont je suis depuis les performances et regarde les plus grands matchs. J’aime sa fraîcheur, sa spontanéité, sa joie de vivre, sa gueule d’ange, son efficacité sur le terrain, sa justesse de jeu… et son sourire ! Alors quand j’ai su qu’il sortait son autobiographie co-écrite à l’aide du journaliste Arnaud Ramsay, j’avais très hâte de pouvoir l’avoir entre les mains.

Le 18 mai, jour de sa sortie, je me suis précipitée à la librairie où je l’avais commandé après le travail. J’ai commencé à le lire ce soir là très tranquillement en prenant des notes au moment de ma lecture. J’ai fini le livre aujourd’hui, soit une semaine plus tard. J’aurais pu le lire plus rapidement en ne prenant aucune note et le finir plus tôt mais je ne voulais rien oublier d’important. J’ai appris des choses que je ne savais pas même en étant « fan ». Je n’avais jamais vraiment fait de recherches sur sa vie avant et la façon dont il avait été recruté. Je savais qu’il avait galéré en France mais c’est tout.

derrière le sourire

Je connaissais Antoine discret mais j’ai appris avec ce livre qu’il l’était effectivement bien plus que je ne le pensais. Il n’exprime que très peu ses sentiments. Derrière le sourire se cache pourtant quelques accros et zones de turbulence. Il aurait pu facilement se décourager lorsque les clubs français lui ont toujours fermé la porte au nez parce-qu’il était trop petit, trop frêle… Puis, quel délivrance lorsque Eric Olhats, recruteur de la Real Sociedad l’a remarqué. Ses parents étaient réticents, ils ne voulaient pas lui infliger une nouvelle déception, mais Antoine voulait y croire cette fois. Face à sa persévérance, ses parents ont craqué… Et ont bien fait !

La séparation avec sa famille n’a pas été aisée. Il était très proche d’eux. C’est pour cela qu’Eric l’a pris sous son aile et l’a pris chez lui. Il se doutait que s’il allait en internat, il aurait craqué et serait rentré chez lui ! Il a été son épaule, son mentor, son coach, son conseiller et bien plus encore. Ils sont restés très proches et il lui est encore de précieux conseils aujourd’hui.

résumé du livre (spoilers)

Antoine Griezmann est un joueur qui pense collectif et qui ne joue pas du tout de façon individualiste sur le terrain. Il aime aussi bien marquer que d’être le passeur de celui qui marque. C’est un attaquant non égoïste qui pense avant tout au collectif. C’est un joueur complet qui n’hésite jamais à mettre en avant ses coéquipiers plutôt que lui.

Il a toujours souhaité devenir footballeur professionnel. C’est son père qui lui a transmis la passion du ballon rond. Il n’aimait pas l’école. Il allait partout avec un ballon à la main. Un jour, sa mère lui demande s’il n’oublie rien. Il lui répond : « Non c’est bon, j’ai mon ballon ». Ce à quoi sa mère rétorque « Et ton cartable ? » !

Il est conscient de la chance qu’il a de pouvoir réussir dans sa passion lui qui était peu doué pour les études. Il ne renie pas l’importance de l’école pour autant.

Les non ne l’ont pas découragé

Ça l’a galvanisé, motivé encore plus pour la suite. L’Espagne a été sa chance, ce pays qui avait compris qu' »il n’y a pas que la taille qui compte ».

Antoine n’avait pas beaucoup d’amis. Il était très réservé, très discret et passer tout son temps sur les entrainements et à jouer au foot, non seulement sur le terrain mais à la console ! Lorsqu’Éric s’absentait, il devait se gérer tout seul. Il a grandi d’un coup et appris très tôt le sens des responsabilités. Cela lui a forgé le caractère, il serait prêt aujourd’hui à affronter n’importe quoi. Il a vécu dans sa bulle, ce qui fait qu’il a encore du mal à s’exprimer, à verbaliser ses émotions. Non, il n’est pas du genre à se confier, s’épancher. Il n’aime pas le conflit, préférant même l’éviter.

Le foot de haut niveau exige de la discipline. Il ne sortait pas beaucoup, n’allait pas aux anniversaires. Il n’a pas eu de jeunesse classique.

l’admiration pour d’autres joueurs

Aujourd’hui, Antoine admire David Beckham pour son foot et son style. Il aimerait lui ressembler. Beckham a su imposer une marque de fabrique, ce qu’il souhaiterait également. Il ne dit pas oui à toutes les demandes de collaboration. Antoine admire Beckham car il su remporter les trophées et générer de l’attention. Son numéro 7 et les manches longues quand il joue sont en hommage à ce joueur.

Il sait qu’il est convoité mais ça lui passe au dessus. Il lit toutes les lettres qu’il reçoit. Les tentations existent mais Antoine est fidèle, en amour comme en amitié d’ailleurs.

Les voitures, c’est son seul péché mignon. Sinon, il essaye de ne pas faire n’importe quoi avec l’argent. Il reste discret malgré tout et ne cherche aucunement à se la raconter.

Il est heureux avec Erika. Elle lui a fait hausser son niveau de jeu. Grâce à elle, il se dit être un homme meilleur et un meilleur footballeur également. Il l’a dragué pendant un an et demi avant qu’elle ne consente à sortir avec lui. Comme lui, Erika est casanière et discrète. Elle tenait un blog de mode mais a tout arrêté lorsqu’elle a commencé à recevoir des messages insultants et que cela la blessait.

sourire ne représente aucun effort pour Antoine

Il aime détendre l’atmosphère et mettre l’ambiance. C’est un grand déconneur derrière ses airs timides. Il fonctionne de façon simple et naturelle mais il sait râler quand il le faut.

Il ne lit pas la presse le concernant. Au premier match de l’Euro contre la Roumanie, les grands titres « l’inquiétude Griezmann » l’avait miné. Il venait de perdre la Ligue des Champions et savait qu’il n’avait pas fait un départ flamboyant pour cet euro. Mais il n’appréciait pas cette façon d’enfoncer le clou.

Il est très fier de sa sœur qui gère ses relations avec les médias et de son frère qui a lancé sa propre marqué de vêtement « The GZ Brand ». Il a une confiance aveugle en sa sœur.

Son père est comme lui, réservé et discret dans ses émotions et sentiments. Il tient à regarder tous les matchs d’Antoine mais seul et n’hésite jamais à lui dire quand il n’a pas été bon, tout comme à l’encourager et le féliciter.

être heureux en dehors pour être heureux sur le terrain

Antoine a besoin d’être heureux en dehors du terrain pour être bon sur le terrain. Si dispute familiale, il y a, il va moins bien jouer. En saison, il ne sort jamais de chez lui, mais profite de sa femme et sa fille.

Antoine a été suspendu de 2012 à 2103 pour avoir fait une virée nocture avec quatre autres joueurs lors d’un rassemblement. Ils ont mal joué et ont perdu le jour d’après. Il savait qu’il avait fait une grosse bêtise. Il a eu peur que sa carrière en soit ébranlée. Ca lui a foutu une grosse claque. Mais il a su transformer cela en positif.

L’Amérique le fascine, la culture, la façon de vivre. Il aimerait terminer sa carrière là-bas et ainsi regarder tous les matchs en NBA, fan de basket comme il est !

Il est également admiratif de la mentalité sud-américaine : leur positivisme, état d’esprit, générosité et solidarité. Carlos Bueno, l’un de ses coéquipiers, lui a fait découvrir le maté, cette boisson qui l’accompagne partout maintenant. Carlos est d’ailleurs le coéquipier le plus important qu’il ait eu, celui qui l’a le plus aidé sur et en dehors du terrain.

Antoine n’est pas un gros râleur

Il n’a jamais reçu de cartons rouges et les cartons jaunes se font très rares. Il ne s’énerve pas sur le terrain. Mais il ne supporte toutefois pas de perdre. Sur le terrain, il a la hargne, il ne supporte pas le manque d’envie ni le fait de ne pas tout donner.

Sa sélection en Équipe de France l’a fait pleuré de joie. Mais ce n’était pas une finalité en soi. Le plus dur allait commencer ! Perdre la Coupe du Monde, la Ligue des Champions, l’Euro aux portes des demies ou de la finale l’ont beaucoup frustré et marqué. Pour lui, il y a comme un gout d’inachevé.

Pour lui, le pire ennemi d’un footballeur, c’est son mental. Parfois il n’est pas dans un bon état d’esprit pour marquer. Il a besoin d’être heureux, de savoir que sa famille le soutient pour être au top.

L’Atlético a vu en lui un grand joueur, capable de faire monter leur niveau et d’atteindre leurs ambitions : passer les huitièmes de finales en Ligue des Champions. Il aligne les titres de meilleur joueur de la Liga depuis plusieurs mois.

la générosité d’ANtoine

Le Soulier d’Or reçu pour avoir été le meilleur buteur de la compétition à l’Euro 2016 ne l’a pas consolé du fait que l’équipe ait perdu. Il était triste pour lui mais aussi pour ses coéquipiers et l’entraîneur Didier Deschamps.

Antoine est généreux avec les supporteurs. Il a ainsi offert le ballon d’un match de l’Euro au fils du commandant de police tué à Magnanville dans un acte terroriste. Antoine a parfaitement conscience qu’un geste, un sourire ou une attention peuvent toucher les supporters.

Il est aujourd’hui perçu comme un joueur important aux yeux de ses coéquipiers et du coach mais il ne se prend pas pour un patron. Antoine aime tout autant faire marquer ses coéquipiers que marquer lui-même. Il ne souhaite pas devenir capitaine dans l’immédiat. Non, il a d’autres choses à prouver comme gagner un trophée avec son pays.

mon ressenti

Antoine est dépeint dans le livre tel que je l’avais imaginé. Discret, casanier, timide mais un brin déconneur. Un mec qui donne tout sur le terrain, et qui joue collectif et pas seulement pour lui. Un footballeur qui a la hargne et qui souhaite gagner, non seulement pour lui mais pour l’équipe dans lequel il évolue.

J’ai appris des choses que je ne savais pas comme pour la suspension. J’ai beaucoup aimé la façon dont il a parlé de cet épisode, on ne reniant pas les faits mais en expliquant que cela l’avait changé, fait prendre conscience qu’il se devait d’être un modèle et la façon dont il s’est trouvé changé et a appris de cette erreur. Aussi, j’ai pu savoir de quelle façon il s’était vu refusé les portes en France et comment un recruteur espagnol l’a abordé.

Ce que j’aime chez ce joueur c’est sa simplicité, la seule folie qu’il s’accorde ce sont ses voitures. Pour le reste Antoine reste discret et ne cherche pas à se faire mousser. Il est naturel, frais, et fidèle en amour comme en amitié. J’aime le fait qu’il soit avec une fille comme Erika, belle naturellement sans artifice, sans gros seins, sans chirurgie esthétique comme la plupart des meufs de footballeur…

J’apprécie la profonde reconnaissance qu’il a envers sa famille et les personnes ayant cru en lui tel Éric Olhats. Antoine n’a pas pris la grosse tête et sait d’où il vient. Il se rappelle la galère que ça a été pour lui et sait que tout peu basculer du jour au lendemain en cas de grosse connerie à nouveau.

Bref, Antoine est donc un mec aussi beau à l’extérieur qu’à l’intérieur !

Chroniques

Mon avis sur « Amelia », le roman de Kimberly McCreight

Titre : Amelia

Auteur : Kimberly McCreight

Éditeur : Le Cherche Midi

Collection : Thriller Le livre de poche

Date de parution : 2013

Nombre de pages : 569

Résumé : « À New York, Kate élève seule sa fille de 15 ans, Amelia. Très proches, elles n’ont pas de secrets l’une pour l’autre. Jusqu’à ce matin d’octobre où elle reçoit un appel du lycée qui lui demande de venir de toute urgence. Elle ne reverra plus jamais sa fille. Amelia a sauté du toit de l’établissement. Désespoir et incompréhension. Pourquoi une jeune fille en apparence si épanouie a-t-elle décidé de mettre fin à ses jours ? Rongée par le chagrin et la culpabilité, Kate tente d’accepter l’inacceptable… Mais un jour, elle reçoit un SMS anonyme qui remet tout en question :  » Amelia n’a pas sauté.  » Obsédée par cette révélation, Kate s’immisce alors dans la vie privée de sa fille et réalise bientôt qu’elle ne la connaissait pas si bien qu’elle le pensait. À travers les SMS, les mails d’Amelia, les réseaux sociaux, elle va tenter de reconstruire la vie de son enfant afin de comprendre qui elle était vraiment et ce qui l’a poussée à monter sur le toit ce jour-là. La réalité qui l’attend sera beaucoup plus sombre que tout ce qu’elle avait pu imaginer. »

Mon avis : Dès le début du roman, on est pris dedans. Le roman est divisé en deux. Les chapitres du présent où l’on suit l’enquête sur le suicide de sa fille est les chapitres du passé qui retranscrivent les dernières pensées d’Amelia ses derniers jours de vie.

On est plongé au cœur du système scolaire américain et ses sororités au fonctionnement secret. Le roman évoque le mal-être des adolescents : leurs premiers amours, premières expériences en tous genres et les mécanismes du harcèlement tout en utilisant les technologies modernes, tels que les réseaux sociaux.

En effet, on retrouve ainsi tout au long du roman des articles de blog d’un journal à potins du lycée qui nous rappelle l’univers de la série Gossip Girl, des SMS échangés entre Amelia et ses amis etc etc…

En alternant entre les deux points de vue, le roman est rythmé et le suspens est à son maximum. L’enquête est très prenante avec pas mal de rebondissements. On se met à soupçonner tout le monde et pourtant la fin réussit à nous surprendre.

Ce livre évoque à travers le suicide, le deuil. Une mère qui pensait être proche de sa fille mais qui découvre qu’il y a pleins de choses d’elle qu’elle ne savait pas et qu’elle ne soupçonnait pas que celle-ci se sentait si délaissée. Grâce à l’enquête, elle va le découvrir petit à petit. Elle va se sentir coupable même car une des scène du livre raconté par le point de vue de Kate apparaît comme une lubie de sa fille mais quand on découvre à travers le point de vue d’Amelia qu’il s’agissait en fait d’un véritable appel à l’aide désespérée face au harcèlement subi, elle se rend compte qu’elle est passée à côté des problèmes de sa fille.

Les non-dits et toutes ses incompréhensions entre mère et fille conduisent au drame. A travers cette recherche de vérité, le roman aborde de façon juste et poignante tout ce qui touche à l’adolescence : premiers amours, trahisons, harcèlement, secrets… Le roman est addictif, on ne veut pas le lâcher avant de connaître le dénouement.

Les personnages sont attachants. On découvre une adolescente fragile qui n’a pas connu son père et se sent délaissée par une mère overbookée par son travail et une mère qui elle se rend compte petit à petit de ses erreurs, qu’elle ne connaissait finalement que très peu sa fille et qu’elle n’a que très peu profité d’elle.

Tant de questions nous hantent pendant la lecture. A-t-elle sauté ? Pourquoi ? L’a-t-on poussé ? Mais qui ? Et pourquoi ? On croit résoudre un mystère mais un autre surgit jusqu’au dénouement final qui nous surprend malgré tout !

Un bon roman, une lecture bouleversante et intrigante qu’il faut mettre entre toutes les mains ! Un thriller au suspens haletant qui vous tiendra en haleine jusqu’au bout.

Club de lecture

Dounia-Joy’s book club, récapitulatif de septembre et thème du mois d’octobre

Ce mois-ci le thème du club de lecture était de faire une chronique  sur « un livre adapté au cinéma, en série ou en film » ou un livre que vous avez détesté. Je crois que la totalité d’entre vous ont été emballées par le thème cinématographique et j’en suis ravie !

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Le mag chic & pratique : Cette blogueuse est une adepte des séries adaptées à la fois sur le petit écran et en livre telles que Twilight, The Lying Game (perso j’ai été très déçue que la série ne soit pas continuée) ainsi que le film et livre Da Vinci Code. Mais pour le thème, elle a choisi le thème de l’affaire Jérôme Kerviel. Le livre et le film ont un titre différent. Le livre s’intitule « L’Engrenage, mémoires d’un trader » alors que le film a pour titre « L’Outsider ». Elle a relu le livre après la sortie du film car elle en avait stoppé la lecture avant la fin. Lire et voir le film lui ont permis d’avoir deux approches différentes sur cette affaire.

Le blog d’une Item Liz Girl : Lisa a choisi d’évoqué « Persuasion » écrit par Jane Austen, publié en 1818 et réalisé pour la BBC par Adrian Shergold. Le livre raconte l’histoire d’une jeune femme de 27 ans qui ne s’est pas mariée car elle était tombée amoureuse d’un jeune homme qui n’était pas digne d’elle selon sa famille et elle n’a pas souhaité braver l’interdit. Cependant quelques années plus tard, ce jeune homme a gagné en rang et il ne calcule désormais plus la jeune femme qui se morfond en privé. Lisa a aimé l’adaptation cinématographique par l’interprétation des acteurs ainsi que la restitution de l’Angleterre au 19ème siècle. J’avoue que je suis curieuse d’à la fois découvrir ce film et ce livre. Pourtant, je crois que je n’ai jamais lu de « vieux » romans mais il faut une première à tout !

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Tinalakiller : Tina m’envoie ses chroniques par mail. Elle a choisi un livre adapté en film et que j’ai adoré ‘Il faut qu’on parle de Kévin » écrit par Lionel Shriver et réalisé par Lynn Ramsay. Le résumé : « À la veille de ses seize ans, Kevin Khatchadourian exécute neuf personnes dans son lycée. A travers des lettres au père dont elle est séparée, sa mère retrace l’itinéraire meurtrier de leur fils. Un roman coup-de-poing, violent, complexe, qui s’attaque aux pires des tabous. ». Je ne sais plus si j’ai vu le film ou si j’ai lu le livre en premier mais les deux m’ont fasciné. La personnalité de Kevin m’a intriguée et le jeu des acteurs est époustouflant ! J’ai beaucoup aimé le côté émouvant et tragique et l’absence de réponses car il n’y en a pas vraiment en fait, chacun est libre d’interpréter selon ses propres ressentis je pense.

Les délices de Corylus : Corylus a choisi de nous parler d’un livre qui parle de livres qui ont été adaptés au cinéma en nous évoquant le livre « La saga Hunger Games décryptée ». Je n’ai pas encore lu ces livres qui sont dans ma PAL mais j’ai vu le premier film et j’avais adoré ! Le livre dont Corylus parle va plus loin en approfondissant les thèmes et en permettant de mieux comprendre chaque détail de cet univers fascinant. « Un jeu imposé. 24 candidats. 1 seul survivra. » Ce livre permet de mieux comprendre les personnages ainsi que leurs relations et évoque aussi les influences et références historiques de la saga. L’auteur pose ainsi cette série comme une critique du monde actuel. Cependant , Corylus regrette le fait que l’auteur aille plus loin et qu’elle extrapole les pensées de l’auteur de la saga. Bref, j’ai envie de finir la saga, les livres et cette critique maintenant !

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Ecrire pour un rien, pour un tout : Cécile a choisi de parler des deux thèmes en évoquant un livre qu’elle a détesté ainsi qu’un livre adapté au théâtre. Le livre qu’elle a détesté est « Windows on the world » de Frédéric Beigbeder. Cependant, Cécile me donne très envie de lire ce livre qui parle d’un drame qui m’a profondément touchée et de lui en donner mon propre avis. « Vous connaissez la fin : tout le monde meurt.  L’originalité de cette histoire, c’est qu’ils vont tous mourir en même temps et au même endroit. Est-ce que la mort crée des liens entre les hommes ? Le seul moyen de savoir ce qui s’est passé dans le restaurant situé au 107e étage de la Tour Nord du World Trade Center, le 11 septembre 2001, entre 8 h 30 et 10 h 29, c’est de l’inventer. » Intriguant, n’est-ce pas ? Cécile n’a pas aimé le ton hautain de l’auteur dans ce livre et l’absence d’empathie. Le livre adapté au théâtre dont Cécile nous parle en second lieu est « Inconnu à cette adresse » de Kressmann Taylor. « Il s’agit de la relation épistolaire entre un allemand et un Juif au tout début de la montée du Nazisme, le premier étant de retour en Allemagne et le second resté aux Etats-Unis pour gérer leur galerie d’art. » Grâce à ce livre, elle a compris que tout choix à des conséquences et qu’il ne fallait pas porter de jugements.

Distrayante : Distrayante a choisi de nous parler d' »Orgueil et préjugés », de Jane Austen. « l’héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n’est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l’épousera-t-elle ? ». Distrayante a aimé ce roman grâce à l’héroïne qui se fout un peu des conventions sociales et qui est plus indépendante que les femmes de son époque. Elle a aimé l’interprétation de l’héroïne par Keira Knitley.

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Blue Dream In the Sky : Blue dream et moi avons nos lectures en commun. Nous avons les mêmes goûts livresques et c’est donc un plaisir d’échanger avec elle. Elle a choisi le roman « Avant toi » écrit par Jojo Moyes. « Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années, met la clé sous la porte, c’est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l’Angleterre, elle se démène pour dégoter un job qui lui permettra d’apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. On lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. C’est alors que la jeune femme découvre Will, un jeune tétraplégique qui rêve de mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis.. » Ce livre a beaucoup touché, ému et bouleversé cette blogueuse. On s’identifie selon elle beaucoup aux personnages. On se met à leur place en se posant la question : qu’aurions-nous fait à leur place justement ? Elle a aussi aimé le fait d’aborder la tétraplégie de façon parfois rigolote dans le livre. Elle parle d’un livre émouvant évoquant le suicide, le handicap et l’amour… J’avoue que j’ai très hâte de lire et voir le film mais que j’ai également très peur d’y être un peu trop sensible…

Poussières de bonheur : Ophélie a choisi d’évoquer « Le Liseur » de Bernhard Schlink. « A l’âge de quinze ans, Michaël Berg découvre l’amour dans les bras d’Hanna, une voisine de vingt ans son ainée.. Pendant six mois, il la rejoint tous les jours et partage avec elle un rituel amoureux autour de moments de  lecture qu’il lui fait à haute voix. Mais sa maitresse, personnage secret et difficile à suivre, disparait, mystérieusement du jour au lendemain sans laisser de traces. Sept ans plus tard, alors qu’il est étudiant Michaël retrouve par hasard celle qui l’a obnubilé… » Selon Ophélie, ce livre est une réflexion sur la justice, la culpabilité et la réparation amoureuse. Un livre en trois actes, trois rencontres, trois périodes différentes et aux impacts multiples. J’aime beaucoup l’idée de lier deux personnes diamétralement opposée. Ophélie parle d’une œuvre émouvante et sobre. Comme Blue Dream, Ophélie a aimé le fait que ce roman lui fait se poser la question « qu’aurais-je fait à leur place ? ». L’adaptation cinématographique reste fidèle au roman et elle y a retrouvé les mêmes émotions.

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Ma vie, mes humeurs : Cette blogueuse a décidé de nous parler du livre « Les fabuleuses aventures d’un indien malchanceux qui devient milliardaire ». Elle m’a appris que le film « Slumdog millionnaire en est l’adaptation cinématographique. Je ne savais pas du tout que ce film s’était inspiré d’un film. « Un enfant des bidonvilles de Bombay à qui tout au long de sa vie il est arrivé des péripéties. Un jour Ram Mohammad Thomas se retrouve à jouer qui veut gagner des roupies. Quelles sont les probabilités pour qu’un jeune homme qui n’a à priori reçu aucune éducation, n’a pas été à l’école, réussisse à répondre aux questions ? » On apprend donc sa vie, ses galères et le pourquoi du comment il a réussi ce jeu. La blogueuse a lu le livre des années avant l’adaptation au cinéma et elle ne se doutait pas qu’il puisse intéresser le grand écran mais elle est ravie du résultat. J’ai pour ma part bien hâte de découvrir le livre !

Merci à mes fidèles participantes ! C’est un plaisir de lire et résumer vos chroniques, merci pour les idées de lecture que vous me faîtes partager. Place au prochain thème :

Chaque mois, un ou deux thèmes seront proposés voir trois selon vos propositions de thèmes si il y en a auxquels je n’ai pas pensé et que vous êtes plusieurs à proposer. Ces deux thèmes peuvent tout à fait être fait en même temps, de façon séparée ou vous pouvez ne répondre qu’à un seul des deux thèmes et même regrouper les deux ! Si jamais aucun thème ne vous plaît sur un mois, vous pouvez faire une chronique sur un livre de vos choix et me l’envoyer ! Tous les articles que vous m’enverrez seront récapitulés dans mon article du mois suivant.

Voici donc les thèmes d’Octobre :

1 -« un livre que vous avez envie de faire découvrir aux autres ». Choisissez le livre que vous souhaitez, que vous aimez et qui répond à ce critère et faîtes une chronique sur ce bouquin. Donnez envie aux autres participantes de lire ce livre si elles ne le connaissent pas !

2- ou alors :  « avis sur un livre qui vous a fait pleurer ».

A très vite ! Et n’hésitez pas à utiliser la bannière pour vos articles ! Merci !