J’ai lu l’autobiographie de Jeremstar

Titre : Jeremstar par Jérémy Gisclon, ma biographie officielle

Auteur : Jérémy Gisclon avec la collaboration de Clarisse Mérigeot

Éditeur : Hugo Doc

Date de parution : Octobre 2017

Nombre de pages : 232

Résumé

Tout le monde connaît Jeremstar. Il a des millions d’abonnés, c’est une question de statistiques. Tout le monde a une copine, une fille ou un frère qui le suit, qui connaît par coeur ses « cris ». Jeremstar se filme 24 heures sur 24, mais est-il vraiment le jeune homme excentrique et bruyant que consomment les jeunes devant leurs écrans ? Il ne l’est pas tout le temps.

Tout le monde regarde Jeremstar évoluer, mais rien n’a été dit sur Jérémy. Personne ne connaît sa vie. Qu’est-ce qui a fait du gentil garçonnet qu’il était le plus excentrique des gays ? Le plus suivi des dénonciateurs de téléréalité ?

Cadre familial, genèse du personnage, expériences foireuses, producteurs véreux. Amourettes, angoisses, business, fric, Snaps, sexe… Jeremstar ouvre à ses Jeremstarlettes les portes d’un monde qu’elles ne s’imaginaient pas : le monde pourri de la téléréalité. Il leur présente pour la première fois son alter ego, un garçon fragile, travailleur, angoissé, soucieux d’être toujours meilleur. Ce garçon s’appelle Jérémy.

© AFP/ JOEL SAGET

Mon avis

Je suis une enfant du Loft. Je regardais Loft Story avec Loana. Puis j’ai regardé toutes les autres téléréalité qui ont suivi, de Scret Story aux Anges, en passant par les téléréalité sur Nabilla.

Je ne sais plus du tout à quel moment j’ai connu Jeremstar. Mais, je le connaissais déjà un peu avant son passage dans les Anges. Je ne l’aimais pas au début. Je le trouvais bizarre et je n’aimais pas sa façon de foutre la merde entre les candidats.

C’est en regardant ses Snaps que j’ai fini par l’apprécier. J’avais cette impression qu’au delà du personnage Jeremstar, au delà de ses interviews baignoire et au delà des articles de la Conciergerie où il n’épargnait aucun candidat, il y avait une personne bien.

Un mec dans lequel je me retrouve beaucoup

En fait, je crois tout simplement que je me suis retrouvée en lui. Et cela se confirme d’autant plus après la lecture de ce livre. On pourra juger cette lecture de facile. C’est une autobiographie donc évidemment non, ce n’est pas un récit historique. Par contre, je suis contente de voir que je ne me suis pas trompée sur ce garçon.

Au final, je me retrouve beaucoup en lui et je crois que c’est pour ça que je l’apprécie. On peut penser que ce n’est qu’un idiot qui a réussi en faisant de la merde. C’est ce que l’on pensera si l’on s’arrête à un jugement hâtif sans fondement. Par contre, si on creuse, on découvre sous la carapace une belle personne, qui a cherché de la reconnaissance pour se faire aimer, mais qui se retrouve bien seul.

Je me retrouve dans ce personnage, derrière la carapace de ce personnage, ce mec me ressemble. Comme lui, j’ai toujours eu très peu d’amis et j’étais plutôt une enfant et une adolescente solitaire. Encore aujourd’hui, mes amis se comptent sur les doigts d’une seule main. Et en dehors de mon boulot et de mes activités, je me retrouve bien seule.

Une enfance pas du tout rose

J’ai aimé en apprendre davantage sur les circonstances de son enfance. Sur la façon dont son enfance a façonné le personnage qu’il est devenu aujourd’hui. Je me reconnais dans cette volonté qui l’habite depuis tout petit de devenir célèbre. Cette volonté de prouver que l’on existe. Cette volonté de s’affranchir d’un corps et d’un tempérament timide et discret au départ.

J’ai appris que derrière la personne gay et derrière les clichés, c’est une personne forte qui a su dévier et ne pas sombrer dans le côté sombre et pervers de la célébrité et de la téléréalité. Il faut une sacré force de caractère pour refuser la facilité et l’argent facile. Jeremstar s’est débrouillé tout seul, et a su éviter les catastrophes en trouvant suffisamment de force pour dire bon à de belles propositions.

Le milieu fake de la téléréalité

Il est connu pour clasher les candidats, pour faire des articles révélant leurs secrets, leurs tromperies, leur hypocrisie et j’en passe. Il n’est donc pas très aimé de la plupart de ses candidats qui appréhendent les articles qu’il peut sortir sur eux. Quand il est apparu dans les Anges, il a été un peu le souffre-douleur de ces autres candidats.

Ces autres candidats qui lui lèchent aussi le cul pour espérer gagner un peu plus en notoriété et apparaître en bookings et s’amasser ainsi du fric sur son dos. Mais Jerem n’est pas dupe et il sait qu’il ne compte que très peu d’amis dans ce milieu pourri de la téléréalité.

Je me retrouve beaucoup en lui dans le fait qu’il ait très peu d’amis. Et qu’il souffre de la solitude. Le fait d’allumer la TV pour entendre un son et ressentir une présence lorsqu’on se retrouve seul chez soi. Le fait d’angoisser parfois au moment d’éteindre la lumière et de se rendre compte qu’on est tout seul. Avoir des gens qui le suivent sur les réseaux lui apportent quoi, si en rentrant chez lui, il se retrouve seul et qu’il n’a en réalité que très peu d’amis ?

Seul avec si peu d’amis…

Il se demande même s’il sait ce qu’est l’amitié, tout comme moi je me pose également cette question. Je n’ai jamais eu de réelles amitiés où tu ferais tout pour l’autre, où tu confierais toutes tes peurs, tes doutes, tes joies, tes peines… Je n’ai jamais été suffisamment à l’aise avec personne pour cela. Peut-être suis-je trop pudique ?

D’ailleurs, en parlant de ça, j’ai été surprise du fait que Jeremstar ne soit pas un mec expérimenté. Il n’a eu qu’un seul mec dans sa vie. Lui qui a l’air pourtant si à l’aise en parlant de sexe, j’ai appris que cela n’était qu’une façade, et qu’il n’était pas doué pour les relations amoureuses. Et que le sexe était pour lui quelque chose qui se donnait par amour. Tout comme lui, la sexualité du monde moderne me dépasse un peu.

Aurait aimé naître dans la peau d’un autre…

Comme lui, j’aurais aimé naître dans la peau d’une autre. Une fille plus à l’aise dans son corps, sa féminité, sa sexualité, sa sensualité et son charme. Une fille ne doutant pas d’un pouvoir de séduction qu’elle pourrait avoir. Je pense que ma vie aurait été aussi vraiment plus simple. C’est peut-être, comme pour Jérémy, pour cette raison que j’aime regarde la téléréalité car la plupart de ses filles que je suis derrière le petit écran, me fascinent.

Jeremstar n’est pas seulement un mec qui dit de la merde et qui fait des interviews dans sa baignoire. Jeremstar est une société. Il travaille. Il a plusieurs arcs et tient plusieurs casquettes : journaliste, reporter, interviewer, monteur, chroniqueur télé, développeur web… Sa vie est chargée et il ne trouve que très peu moments de répit. Mais il ne s’en plaint pas, il aime ce qu’il fait et même malade, il assure ses promotions.

Je crois surtout qu’il est jalousé parce-qu’il a réussi quelque chose d’assez fascinant sur pas grand chose au départ. Cela prouve bien qu’il est intelligent et qu’il a su tirer les bonnes ficelles aux bons moments. Alors il faut cesser de critiquer et de dire qu’il gagne trop pour ce qu’il fait parce-que de toute façon, il n’est pas non plus responsable du malheur des autres. Si lui a réussi, tant mieux pour lui. Il n’a pas à porter de culpabilité d’avoir réussi tout de même.

Deux en un…

Tout comme lui, et comme je le disais dans mon dernier article, j’ai la sensation moi aussi d’être deux personnages en un. Il y a Charlotte / Jeremy et il y a Dounia / Jeremstar. Jeremstar aide Jeremy à s’exprimer plus facilement comme Dounia m’aide à m’exprimer plus facilement également. Alors que Jeremstar est sûr de lui, Jérémy est timide et pudique. Incarner Jeremstar le rend plus fort, l’aide à sortir de sa zone de confort et lui donne plus de force. Il est pour lui une armure qui l’aide à vaincre sa timidité.

Selon lui, un Jeremstar sommeille en chacun de nous, un personnage décomplexé et drôle qui nous aide à nous transcender. Dounia, la blogueuse, est ce personnage pour moi Charlotte, la fille timide et pudique qui est toujours restée dans l’ombre…

Une mère qui ne lui a pas beaucoup montré son amour

J’ai beaucoup aimé les passages sur sa mère aussi, qui ne croyait pas à son succès et qui était très pudique dans le fait d’exprimer les sentiments et ce qu’elle éprouvait pour son fils. L’article émouvant qu’avait fait le journal « Libération » lui avait permis de d’exprimer, c’est grâce à cela qu’un dialogue s’est instauré entre les deux, quand elle lui a envoyé une longue lettre pour lui montrer à quel point elle était fière de lui.

Jeremstar est détesté par les téléréalité car ils les épient et sort les scoops avant qu’il ne soit vu mais c’est aussi pour cette raison qu’elles sont bien contentes qu’il existe, car il contribue également à augmenter leur taux d’audience. Il ne révèle jamais ses taupes. En général, il entretient des fausses guerres avec pour détourner l’attention. Si Jeremstar n’était pas là pour déballer les histoires, les émissions ne vivraient pas.

Fatigué de la téléréalité

Aujourd’hui, Jeremstar est un peu fatigué par la téléréalité, car il a vu des choses qui montrent que c’est un monde tout pourri. J’en reparlerais dans un autre article, mais il dénonce un réseau de prostitution au sein de la téléréalité. Il est fatigué de se sentir épié, harcelé etc etc… Il ne peut plus mettre un pied nul part sans être envahie de fans qui le suivent partout où il va. Les gens n’ont aucune limite et pensent qu’il prend la grosse tête quand il demande un peu de paix. C’est juste que parfois, il suffoque, il n’en peut plus.

Il est prisonnier de la manière dont il a démarré sa carrière. Il ne veut plus être célèbre, il voudrait seulement être aimé, mais être aimé réellement. Et exister en paix car sa vie est parfois devenue insupportable. Son succès le dépasse un peu. Il est fatigué de tous ces gens qui ne le cotoient que par intérêt et d’avoir cru à des amitiés qui n’en étaient pas. De plus, il peine à expliquer son mal être car évidemment il vit la vie dont il rêvait mais il se rend compte qu’elle n’est pas tellement telle qu’il l’imaginait. Il n’est pas entouré du groupe d’amis qu’il voudrait.

© JOEL SAGET/AFP
Toutes ces années pour combler ce qui lui manque le plus…

Il se rend compte qu’en dix ans, il a tout simplement oublié de vivre, et qu’il a travaillé comme un fou pour avoir ce niveau de notoriété. Sauf qu’il est devient lasse, et qu’il ressent une profonde lassitude. Il ne regarde même plus la téléréalité car ce monde le dégoûte. Il apprend les potins par ses taupes. Ce milieu malsain et les candidats l’exaspèrent. Il voudrait une vie plus équilibré. En effet, il doit quitter sa baignoire avant de s’y noyer…

Il se rend compte que toutes ses années n’ont servi qu’à combler sa misère affective. Qu’aujourd’hui, il voudrait aimé et être aimé pour de bon. Il souhaiterait quitter ce monde de la téléréalité un jour mais il sait que ce n’est pas pour tout de suite, que ça le tuerait de tuer Jeremstar. Il aimerait être aimer pour ce qu’il est réellement et pas uniquement parce-qu’il est drôle…

J’ai aimé cette lecture, je savais que j’y retrouverai un garçon émouvant, sensible et caché derrière une carapace. Je ressens en lui une profonde détresse, un être en manque profonde d’affection malgré la reconnaissance qu’il a réussi à obtenir. Je conseille ce livre à tous ceux qui pensent que ce mec n’est qu’un idiot qui commente et crache sur la téléréalité…

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Antoine Griezmann, « Derrière le sourire », autobiographie

Titre : Derrière le sourire

Auteur : Antoine Griezmann, co-écrit par Arnaud Ramsay

Éditeur : Robert Laffont

Date de parution : 2017

Nombre de pages : 272

Si j’aime les sportifs, ce n’est pas uniquement pour leurs muscles. Moi ce que j’aime c’est l’état d’esprit. Un gagnant, un combattant, quelqu’un qui a la gnaque et la rage de vaincre, je vais en être admirative. Le premier sportif a m’avoir donné cet exemple, c’était il y a maintenant douze / treize ans : Rafael Nadal. Sa rage de vaincre, son talent, sa fraîcheur, sa jeunesse. L’envie de toujours aller plus loin. C’est quelque chose que j’admire et que j’aimerais également posséder en toute circonstance.

Je n’avais pas reconnu ça dans un autre sportif depuis longtemps, jusqu’à Antoine Griezmann lors de la Coupe du Monde 2014… Comme Rafael, c’est un joueur dont je suis depuis les performances et regarde les plus grands matchs. J’aime sa fraîcheur, sa spontanéité, sa joie de vivre, sa gueule d’ange, son efficacité sur le terrain, sa justesse de jeu… et son sourire ! Alors quand j’ai su qu’il sortait son autobiographie co-écrite à l’aide du journaliste Arnaud Ramsay, j’avais très hâte de pouvoir l’avoir entre les mains.

Le 18 mai, jour de sa sortie, je me suis précipitée à la librairie où je l’avais commandé après le travail. J’ai commencé à le lire ce soir là très tranquillement en prenant des notes au moment de ma lecture. J’ai fini le livre aujourd’hui, soit une semaine plus tard. J’aurais pu le lire plus rapidement en ne prenant aucune note et le finir plus tôt mais je ne voulais rien oublier d’important. J’ai appris des choses que je ne savais pas même en étant « fan ». Je n’avais jamais vraiment fait de recherches sur sa vie avant et la façon dont il avait été recruté. Je savais qu’il avait galéré en France mais c’est tout.

derrière le sourire

Je connaissais Antoine discret mais j’ai appris avec ce livre qu’il l’était effectivement bien plus que je ne le pensais. Il n’exprime que très peu ses sentiments. Derrière le sourire se cache pourtant quelques accros et zones de turbulence. Il aurait pu facilement se décourager lorsque les clubs français lui ont toujours fermé la porte au nez parce-qu’il était trop petit, trop frêle… Puis, quel délivrance lorsque Eric Olhats, recruteur de la Real Sociedad l’a remarqué. Ses parents étaient réticents, ils ne voulaient pas lui infliger une nouvelle déception, mais Antoine voulait y croire cette fois. Face à sa persévérance, ses parents ont craqué… Et ont bien fait !

La séparation avec sa famille n’a pas été aisée. Il était très proche d’eux. C’est pour cela qu’Eric l’a pris sous son aile et l’a pris chez lui. Il se doutait que s’il allait en internat, il aurait craqué et serait rentré chez lui ! Il a été son épaule, son mentor, son coach, son conseiller et bien plus encore. Ils sont restés très proches et il lui est encore de précieux conseils aujourd’hui.

résumé du livre (spoilers)

Antoine Griezmann est un joueur qui pense collectif et qui ne joue pas du tout de façon individualiste sur le terrain. Il aime aussi bien marquer que d’être le passeur de celui qui marque. C’est un attaquant non égoïste qui pense avant tout au collectif. C’est un joueur complet qui n’hésite jamais à mettre en avant ses coéquipiers plutôt que lui.

Il a toujours souhaité devenir footballeur professionnel. C’est son père qui lui a transmis la passion du ballon rond. Il n’aimait pas l’école. Il allait partout avec un ballon à la main. Un jour, sa mère lui demande s’il n’oublie rien. Il lui répond : « Non c’est bon, j’ai mon ballon ». Ce à quoi sa mère rétorque « Et ton cartable ? » !

Il est conscient de la chance qu’il a de pouvoir réussir dans sa passion lui qui était peu doué pour les études. Il ne renie pas l’importance de l’école pour autant.

Les non ne l’ont pas découragé

Ça l’a galvanisé, motivé encore plus pour la suite. L’Espagne a été sa chance, ce pays qui avait compris qu' »il n’y a pas que la taille qui compte ».

Antoine n’avait pas beaucoup d’amis. Il était très réservé, très discret et passer tout son temps sur les entrainements et à jouer au foot, non seulement sur le terrain mais à la console ! Lorsqu’Éric s’absentait, il devait se gérer tout seul. Il a grandi d’un coup et appris très tôt le sens des responsabilités. Cela lui a forgé le caractère, il serait prêt aujourd’hui à affronter n’importe quoi. Il a vécu dans sa bulle, ce qui fait qu’il a encore du mal à s’exprimer, à verbaliser ses émotions. Non, il n’est pas du genre à se confier, s’épancher. Il n’aime pas le conflit, préférant même l’éviter.

Le foot de haut niveau exige de la discipline. Il ne sortait pas beaucoup, n’allait pas aux anniversaires. Il n’a pas eu de jeunesse classique.

l’admiration pour d’autres joueurs

Aujourd’hui, Antoine admire David Beckham pour son foot et son style. Il aimerait lui ressembler. Beckham a su imposer une marque de fabrique, ce qu’il souhaiterait également. Il ne dit pas oui à toutes les demandes de collaboration. Antoine admire Beckham car il su remporter les trophées et générer de l’attention. Son numéro 7 et les manches longues quand il joue sont en hommage à ce joueur.

Il sait qu’il est convoité mais ça lui passe au dessus. Il lit toutes les lettres qu’il reçoit. Les tentations existent mais Antoine est fidèle, en amour comme en amitié d’ailleurs.

Les voitures, c’est son seul péché mignon. Sinon, il essaye de ne pas faire n’importe quoi avec l’argent. Il reste discret malgré tout et ne cherche aucunement à se la raconter.

Il est heureux avec Erika. Elle lui a fait hausser son niveau de jeu. Grâce à elle, il se dit être un homme meilleur et un meilleur footballeur également. Il l’a dragué pendant un an et demi avant qu’elle ne consente à sortir avec lui. Comme lui, Erika est casanière et discrète. Elle tenait un blog de mode mais a tout arrêté lorsqu’elle a commencé à recevoir des messages insultants et que cela la blessait.

sourire ne représente aucun effort pour Antoine

Il aime détendre l’atmosphère et mettre l’ambiance. C’est un grand déconneur derrière ses airs timides. Il fonctionne de façon simple et naturelle mais il sait râler quand il le faut.

Il ne lit pas la presse le concernant. Au premier match de l’Euro contre la Roumanie, les grands titres « l’inquiétude Griezmann » l’avait miné. Il venait de perdre la Ligue des Champions et savait qu’il n’avait pas fait un départ flamboyant pour cet euro. Mais il n’appréciait pas cette façon d’enfoncer le clou.

Il est très fier de sa sœur qui gère ses relations avec les médias et de son frère qui a lancé sa propre marqué de vêtement « The GZ Brand ». Il a une confiance aveugle en sa sœur.

Son père est comme lui, réservé et discret dans ses émotions et sentiments. Il tient à regarder tous les matchs d’Antoine mais seul et n’hésite jamais à lui dire quand il n’a pas été bon, tout comme à l’encourager et le féliciter.

être heureux en dehors pour être heureux sur le terrain

Antoine a besoin d’être heureux en dehors du terrain pour être bon sur le terrain. Si dispute familiale, il y a, il va moins bien jouer. En saison, il ne sort jamais de chez lui, mais profite de sa femme et sa fille.

Antoine a été suspendu de 2012 à 2103 pour avoir fait une virée nocture avec quatre autres joueurs lors d’un rassemblement. Ils ont mal joué et ont perdu le jour d’après. Il savait qu’il avait fait une grosse bêtise. Il a eu peur que sa carrière en soit ébranlée. Ca lui a foutu une grosse claque. Mais il a su transformer cela en positif.

L’Amérique le fascine, la culture, la façon de vivre. Il aimerait terminer sa carrière là-bas et ainsi regarder tous les matchs en NBA, fan de basket comme il est !

Il est également admiratif de la mentalité sud-américaine : leur positivisme, état d’esprit, générosité et solidarité. Carlos Bueno, l’un de ses coéquipiers, lui a fait découvrir le maté, cette boisson qui l’accompagne partout maintenant. Carlos est d’ailleurs le coéquipier le plus important qu’il ait eu, celui qui l’a le plus aidé sur et en dehors du terrain.

Antoine n’est pas un gros râleur

Il n’a jamais reçu de cartons rouges et les cartons jaunes se font très rares. Il ne s’énerve pas sur le terrain. Mais il ne supporte toutefois pas de perdre. Sur le terrain, il a la hargne, il ne supporte pas le manque d’envie ni le fait de ne pas tout donner.

Sa sélection en Équipe de France l’a fait pleuré de joie. Mais ce n’était pas une finalité en soi. Le plus dur allait commencer ! Perdre la Coupe du Monde, la Ligue des Champions, l’Euro aux portes des demies ou de la finale l’ont beaucoup frustré et marqué. Pour lui, il y a comme un gout d’inachevé.

Pour lui, le pire ennemi d’un footballeur, c’est son mental. Parfois il n’est pas dans un bon état d’esprit pour marquer. Il a besoin d’être heureux, de savoir que sa famille le soutient pour être au top.

L’Atlético a vu en lui un grand joueur, capable de faire monter leur niveau et d’atteindre leurs ambitions : passer les huitièmes de finales en Ligue des Champions. Il aligne les titres de meilleur joueur de la Liga depuis plusieurs mois.

la générosité d’ANtoine

Le Soulier d’Or reçu pour avoir été le meilleur buteur de la compétition à l’Euro 2016 ne l’a pas consolé du fait que l’équipe ait perdu. Il était triste pour lui mais aussi pour ses coéquipiers et l’entraîneur Didier Deschamps.

Antoine est généreux avec les supporteurs. Il a ainsi offert le ballon d’un match de l’Euro au fils du commandant de police tué à Magnanville dans un acte terroriste. Antoine a parfaitement conscience qu’un geste, un sourire ou une attention peuvent toucher les supporters.

Il est aujourd’hui perçu comme un joueur important aux yeux de ses coéquipiers et du coach mais il ne se prend pas pour un patron. Antoine aime tout autant faire marquer ses coéquipiers que marquer lui-même. Il ne souhaite pas devenir capitaine dans l’immédiat. Non, il a d’autres choses à prouver comme gagner un trophée avec son pays.

mon ressenti

Antoine est dépeint dans le livre tel que je l’avais imaginé. Discret, casanier, timide mais un brin déconneur. Un mec qui donne tout sur le terrain, et qui joue collectif et pas seulement pour lui. Un footballeur qui a la hargne et qui souhaite gagner, non seulement pour lui mais pour l’équipe dans lequel il évolue.

J’ai appris des choses que je ne savais pas comme pour la suspension. J’ai beaucoup aimé la façon dont il a parlé de cet épisode, on ne reniant pas les faits mais en expliquant que cela l’avait changé, fait prendre conscience qu’il se devait d’être un modèle et la façon dont il s’est trouvé changé et a appris de cette erreur. Aussi, j’ai pu savoir de quelle façon il s’était vu refusé les portes en France et comment un recruteur espagnol l’a abordé.

Ce que j’aime chez ce joueur c’est sa simplicité, la seule folie qu’il s’accorde ce sont ses voitures. Pour le reste Antoine reste discret et ne cherche pas à se faire mousser. Il est naturel, frais, et fidèle en amour comme en amitié. J’aime le fait qu’il soit avec une fille comme Erika, belle naturellement sans artifice, sans gros seins, sans chirurgie esthétique comme la plupart des meufs de footballeur…

J’apprécie la profonde reconnaissance qu’il a envers sa famille et les personnes ayant cru en lui tel Éric Olhats. Antoine n’a pas pris la grosse tête et sait d’où il vient. Il se rappelle la galère que ça a été pour lui et sait que tout peu basculer du jour au lendemain en cas de grosse connerie à nouveau.

Bref, Antoine est donc un mec aussi beau à l’extérieur qu’à l’intérieur !

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