Chronique : « Altitudes » sur France 3 [spoilers]

Je viens de voir le film « Altitudes » qui passait ce soir sur France 3. Pour tout vous avouer, je n’étais pas forcément très emballée par le synopsis. Mais très emballée à revoir Sagamore Stévenin que j’ai découvert dans Falco et dont j’ai adoré le jeu d’acteur. J’apprécie également Claire Borotra, alors je me suis dit pourquoi pas ?!

Et bien, je ne regrette pas du tout d’avoir abandonné le visionnage de mes séries pour me plonger dans ce film. Il a permis à mon imagination de se déclencher et m’a laissé sur une fin me laissant planer le doute. Une fin me permettant d’envisager que ce que j’avais imaginé était en fait la réalité.

Claire Borotra, Déborah Krey, Sagamore Stévenin

synopsis

Après 20 ans d’absence, Isabelle, ancienne championne d’escalade, retourne dans son village des Alpes pour l’enterrement de son père, guide de haute montagne. Elle décide d’entreprendre avec la complicité de Kenza, sa jeune protégée, l’ouverture d’une grande voie qu’elle devait réaliser avec son père avant son départ. Mais le passé et ses secrets vont resurgir à travers la figure d’Antoine, brillant alpiniste devenu cristallier, et amour de jeunesse d’Isabelle.

Mon avis

Le film débute par Isabelle qui revient donc dans son village natale dans la montagne pour les obsèques de son père. On la voit à l’église et une jeune fille vient la rejoindre. On ne connaît pas leurs liens, mais rapidement j’imagine que c’est sa fille. Une scène dans le début du film me met la puce à l’oreille quand la mère de son ex Antoine est avec elles, et qu’on voit une photo d’Isabelle et Antoine avec un bébé…

Antoine lui a refait sa vie avec le médecin du village et ils ont perdu un enfant qui avait un an lorsqu’il est mort. Leur couple ne fonctionne plus très bien. Kenza la jeune fille est montrée comme une amie d’Isabelle qui l’aurait aidée, on sait qu’elle a été de foyers d’accueil en foyers d’accueil et qu’elle ne connaît pas son père. Mais tout au long du film, mon imagination a trouvé le scénario, Isabelle et Antoine, sont les parents de Kenza.

l’ascension

Plus tard, Isabelle va vouloir monter une montagne pour rendre hommage à son père en y déversant ses cendres, mais étant atteinte d’une maladie dégénérative, elle se fatigue très vite. Kenza, ayant cru l’avoir dissuadée, se réveille en pleine nuit, remarquant qu’elle est partie, elle appelle Antoine et ils se lancent à sa poursuite. Kenza qui commence à se poser des questions, demande à Antoine ce qui s’est passé il y a vingt ans mais celui-ci ne répond pas.

Plus tard, lorsque Isabelle se repose, il lui dit qu’il était fou d’elle et qu’il voulait un enfant avec. Mais qu’un jour elle est tombée enceinte, et n’était pas de cet avis, elle disparait puis revient et on comprend alors qu’elle a avorté. Mon cerveau refuse cette information, je reste persuadée dans mon idée et n’en démord pas. Imaginant qu’Isabelle ne va pas faire long feu, je la voyais déjà mourir au sommet en leur annonçant cette nouvelle. Non, ils redescendent et l’emmènent voir le médecin. Celle-ci leur dit qu’il n’y en a plus pour longtemps, et dans une scène où Isabelle est avec le docteur, on l’entend lui faire promettre une chose.

les signes

Là encore j’imagine qu’elle lui a dit et qu’elle veut que ce soit elle qui leur annonce… Mais on ne voit jamais clairement la chose se dire, le médecin dira simplement à Kenza, qu’elle ressemble fortement à Isabelle à son âge. A la fin, à sa mort, Isabelle laisse une lettre à Kenza, là encore je me dis qu’elle va lui dire la vérité et non. Elle lui lègue l’hôtel et lui dit qu’elle en fera ce qu’elle voudra avec qui elle voudra.

Deux ans plus tard, on voit Kenza qui est devenue guide dans la montagne, et Antoine la regarde de loin, et lui envoie un bisous… Le film se termine comme ça, à chacun d’en faire son interprétation. La mienne, je me la suis donc faite dès le début. Kenza est bien la fille d’Antoine et Isabelle.

tout de même une incohérence dans mon scénario ?

Je note tout de même une petite incohérence à mon scénario. En effet, la photo qui montre Antoine, et on imagine Isabelle avec un bébé, s’il croyait qu’elle avait avorté, signifiait quoi ? Parce-qu’en fait cette photo, j’ai l’impression que c’est Antoine et Isabelle il y a 20 ans avec un bébé. Or s’il croyait qu’elle ne l’avait pas gardé ? A moins que ce ne soit une photo d’Antoine avec le médecin et leur bébé mort à un an ?… J’ai trouvé que lorsqu’on a vu la scène de la photo, on a vu la mère regarder sa fille qui voyait cette photo et qui était mal à l’aise… Pour moi ça voulait dire, qu’elle savait que c’était sa fille…

scènes et jeu d’acteurs

Le jeu d’acteurs est époustouflant. La jeune Déborah Krey qui interprète Kenza, est très convaincante. L’interprétation des trois acteurs principaux est juste. Les paysages sont magnifiques. Le scénario reste classique et sans surprise. Plusieurs scènes sont prévisibles. J’imagine que tout le monde aura eu plus ou moins la même interprétation. A mon avis, il y en a deux différentes. Cependant, j’aime beaucoup l’idée que justement rien n’est clairement dit et le fait de laisser le spectateur dans sa propre imagination et le propre scénario qu’il s’est inventé au fil du film… J’ai passé un très bon moment devant ce film du réalisateur Pierre-Antoine Hiroz. Et vous, vous avez regardé ? Vous avez bien compris comme moi ?

une fin selon la propre imagination de chacun ?

J’ai échangé sur Twitter avec un réalisateur qui regardait le film avec l’actrice qui jouait Kenza. Il a lu mes hypothèses. Il a aimé les lire, et me laisse aussi dans mon suspens. Me disant que mon imagination doit faire la suite. Une autre personne a pris par à notre conversation et elle, elle pense comme ma maman. A savoir que Kenza et Isabelle étaient vraiment amies et que Kenza serait maintenant avec Antoine… Le réalisateur qui commentait avec nous a alors dit à cette autre fille que c’était ça mais moi je préfère ce que mon imagination m’a dictée… Il a aussi dit que notre imagination doit nous donner la réponse. Alors je pense que la réponse est personnelle et propre à l’interprétation de chacun. J’aime ce genre de film qui laisse place à diverses fins… Alors, c’est quoi votre idée à vous ?

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J’ai pris une grosse claque devant « The Revenant » !

Je ne suis pas une bonne critiqueuse de films. En réalité, je n’ai jamais fait ça et je ne sais absolument pas de quelle façon, on doit s’y prendre.

Je sors du cinéma. J’ai été voir « The Revenant », après l’Oscar décerné à Léo et avoir revu Shutter Island l’autre soir, je me suis décidée bien que la bande-annonce ne m’avait pas emballée et que j’avais donc peur d’être déçue en sortant.

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Synopsis :

Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.

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Mon avis, attention spoilers :

Dès la première scène du film, on est plongé au cœur de l’action. La façon dont il est filmé nous plonge littéralement au cœur de la scène comme si nous voyons tout ce qui se passe de nos propres yeux.

Les scènes de violence sont maîtrisées à la perfection et sans non plus être complètement gores, je n’ai détourné les yeux qu’une ou deux fois ! Elles sont omniprésentes dans le film mais en 2h30, il n’y en a pas on plus tant que ça. Il y a de grands moments d’accalmie ou juste la beauté des paysages nous coupe le souffle ou encore des moments ou justement nous n’entendons que le souffle de Hugh Glass (Léonardo Dicaprio).

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J’ai beaucoup aimé les flash-back que revit le héros en rêvant de la mère de son fils et de l’amour qu’ils se portaient et lui portaient tous les deux. J’ai aimé qu’elle soit indienne alors qu’il est un trappeur qui chasse pour piéger les animaux à fourrure afin de les revendre et qu’en cela, lui et ses coéquipiers soient ennemis avec les indiens. Leur amour est une sorte de Roméo et Juliette (tiens encore toi Léo ?!) des temps anciens pour le coup !

J’ai détesté son ennemi. On s’attache tellement au personnage de Hugh Glass qu’on a nous-mêmes envie de tuer John Fitzgerald (Tom Hardy) qui le laisse pour mort et tue son fils… Le jeu de cet acteur est là aussi parfaitement maîtrisé, il incarne le parfait méchant qu’on a tous envie d’aller étriper, mission accomplie !

Le film est puissant et prenant. A chaque seconde, à chaque souffle, le film nous tient en alerte, en attente de quelle sera la suite. 2h30, on ne les voit pas passer, limite on en redemande encore. Les émotions du personnage principal, on les ressent avec lui, à travers son regard, son souffle parfois même sans un mot, étant donné qu’il y a parfois de longs moments sans paroles. Tout cela sans que jamais, on ne s’ennuie ! La performance de Léo est tout simplement magnifique et l’Oscar est plus qu’amplement mérité.

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La photographie du film est tout simplement géniallissime. Tout est filmé en lumière naturelle, ce qui a conditionné seulement quelques heures de tournage par jour et donc il a fallu recréer les répétitions et tout est tellement parfaitement joué que s’en est impressionnant !

On ressent la quête de vengeance du héros et dans cette quête chaque étape le rend plus fort. Chaque arrêt, chaque rencontre l’anime d’une force encore plus puissante. J’ai beaucoup aimé quand il rencontre un Indien avec qui il se lie et qui feront un bout du chemin ensemble et qui lui dit « La vengeance, c’est à Dieu d’en décider ». En fait, ce que j’ai aimé, c’est quand Hugh Glass redit cette phrase à la fin du film quand il tient enfin la possibilité de tuer celui qui a assassiné son fils, failli le tuer et laissé pour mort.

Les thèmes abordés dans ce film sont ainsi : Dieu, la vengeance, la survie, la rédemption, la paternité et le racisme. John hait tellement les indiens qu’il voue une haine viscérale à Hugh Glass car il a eu un enfant indien. A travers cette haine, nous voyons bien la dualité et les oppositions qui existaient entre ces différents peuples. Nous apprenons aussi la façon dont les hommes chassaient pour la fourrure ainsi que le commerce avec les Indiens, les liens entre chasseurs et Indiens etc etc… A travers ce film, nous vient une quantité monstre de questions : jusqu’où aller par vengeance ? Où et comment puiser la force de survivre ? La question de la foi est également abordée ; un décor de vieille église est d’ailleurs là pour montrer que la foi est importante.

La foi du héros c’est ce désir de vengeance envers celui qui lui a infligé une douleur suprême. C’est cette colère et cette haine envers lui qui le maintient en vie, qui le pousse à gravir ces kilomètres et à ne surtout rien lâcher, jamais. Et lorsque finalement, il est sur le point de pouvoir savourer sa vengeance, c’est ce rappel de Dieu qui le freine, ce rappel de cette rencontre avec l’Indien. Comme quoi, même de la haine entre deux peuples, peut naître parfois une grande sagesse…

Bien que le film reste d’une violence inouïe, il est aussi, à certains moments, magique par la beauté des paysages et les émotions qu’il réussit à nous transmettre, mais également poétique notamment lors des réminiscences du héros concernant la mère de son fils. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la façon dont le passé douloureux qu’il a vécu avec sa femme et son fils, qui en a d’ailleurs gardé des séquelles visibles sur le visage, le hante.

J’ai appris que le film était une adaptation du roman de Michael Punke qui s’ajoute à ma liste déjà énorme de pile à lire !

Je vous conseille donc amplement de courir au cinéma voir le film auquel je donne 10 / 10 sans hésiter !

Et toi, tu l’as vu ? Qu’en as-tu pensé ?

Edit : J’ai aussi beaucoup aimé l’amour que porte ce père à son fils. Au début du film, après s’être engueulé avec Fitzgerald, il engueule son fils et j’ai presque l’impression qu’il a honte de lui, ce n’est qu’une impression sur cette scène particulière car il emploie un ton particulièrement dur envers lui mais finalement, sa quête de vengeance pour se venger de celui qui l’a tué, prouve son attachement à son fils et qu’il cherchait juste à lui montrer qu’il n’a pas à avoir honte de ses origines. Et que de se battre avec ceux qui s’en moquent ne sert à rien.

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Quand Martin Scorsese m’a torturé le cerveau . . . !

La première fois que j’ai vu Shutter Island, j’ai tout de suite été littéralement plongée dans l’histoire sans pouvoir m’en détacher. Je cherchais désespérément de comprendre qui était Rachel, comment elle avait disparu et qui était le 67ème malade mental enfermé.

A la fin, j’étais skotchée ! Je ne m’attendais pas du tout à ça, je n’y avais même pas songé un seul instant pendant le film. Hier soir, le film est passé à la télévision et j’ai eu envie de le re-regarder. Je me souvenais du dénouement mais j’avais envie de voir si j’allais mieux comprendre cette fois-ci.

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Synopsis :

En 1954, le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule sont envoyés enquêter sur l’île de Shutter Island, dans un hôpital psychiatrique où sont internés de dangereux criminels. L’une des patientes, Rachel Solando, a inexplicablement disparu. Comment la meurtrière a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée de l’extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre cohérente d’une malade, ou cryptogramme ?

Attention spoilers :

En 1954, les US marshals Teddy Daniels et Chuck Aule débarquent pour enquêter sur la disparition d’une patiente d’un hôpital psychiatrique de « haute sécurité », sur Shutter Island, une île au large de Boston. À leur arrivée, le docteur Cawley leur explique que cette patiente, Rachel Solando, a tué ses trois enfants en les noyant.

Lors de la recherche de Rachel, Teddy aperçoit un phare, déjà fouillé aux dires de McPherson, le directeur-adjoint. En interrogeant le personnel de l’hôpital, Teddy apprend que le psychiatre de Rachel, le docteur Sheehan, a quitté l’île le matin même. Il se voit de plus refuser l’accès aux fichiers du personnel médical. Pendant la nuit, il rêve de sa femme, Dolores Chanal, disparue dans un incendie deux ans auparavant. Dans ce rêve, elle lui dit que Rachel est toujours sur l’île, tout comme Andrew Laeddis, le pyromane responsable de l’incendie qui l’a tuée.

Le lendemain, alors qu’il interroge les patients de la thérapie de groupe à laquelle participait Rachel, l’un d’entre eux lui enjoint de quitter l’île. Teddy avoue alors à Chuck le motif réel de sa visite sur l’île : prouver que l’on mène des expériences sur le cerveau des patients.

Rachel Solando réapparaît soudain, saine et sauve contre toute attente. Après leur rencontre, Teddy Daniels tombe malade, développant une photosensibilité et de violents maux de tête. Il s’évanouit. Au réveil, il se joint au personnel qui tente de remettre de l’ordre dans le bâtiment C : avec la tempête, le générateur est tombé en panne, libérant les patients les plus dangereux de l’institut. Il y rencontre George Noyce, qui lui explique que tout n’est qu’un jeu destiné à l’attirer sur l’île et qu’il craint qu’on le conduise au phare afin de le lobotomiser.

Teddy et Chuck s’échappent de l’institut afin de pénétrer dans le phare. Chuck disparaît et Teddy découvre une caverne dans laquelle se cache la vraie Rachel Solando. Celle-ci lui explique qu’elle était une psychiatre réputée avant d’être internée et que les patients sont drogués pour ne sentir ni amour ni douleur, afin de devenir des agents dormants de la Guerre froide. Teddy aurait été drogué de cette façon dès son arrivée sur l’île.

Teddy parvient alors au phare, sans y trouver quoi que ce soit d’anormal. Lorsqu’il arrive au sommet du phare, il rencontre le docteur Cawley, qui l’attend. Teddy apprend qu’il s’appelle en vérité Andrew Laeddis, qu’il est patient depuis deux ans à Shutter Island et que Chuck n’est autre que le docteur Sheehan, qui le suit depuis deux ans. Pour éviter d’affronter une réalité difficile — il a tué sa femme après avoir découvert qu’elle avait noyé leurs enfants —, il s’est créé un univers de personnages dont les noms sont des anagrammes : Dolores Chanal, sa femme, est devenue Rachel Solando, et Andrew Laeddis, s’est transformé en Edward (Teddy) Daniels. Le docteur Cawley explique à Teddy que son état est cyclique : il redécouvre régulièrement sa véritable histoire, puis le cycle recommence. C’est pour cette raison que Cawley et Sheehan ont décidé cette fois de jouer son jeu et d’organiser un jeu de rôle à l’échelle de l’île : si Andrew ne guérit pas cette fois-ci, c’est la lobotomie qui l’attend.

Andrew reconnaît son histoire. Cependant, quelque temps plus tard, en discutant avec le docteur Sheehan, il s’adresse à lui en utilisant le prénom Chuck. Le docteur Sheehan adresse un signe discret au docteur Cawley qui vient chercher Andrew avec deux infirmiers, dans l’intention de le lobotomiser.

Cependant Andrew ajoute les phrases suivantes : « Cet endroit me laisse un peu perplexe. […] Qu’est-ce qu’il y a de pire pour vous ? Vivre en monstre ou mourir en homme de bien ? » qui laisse à penser qu’il est guéri et a pleinement conscience de qui il est et de ce qu’il a commis. Dans cette hypothèse, il ne supporterait pas le poids de cette culpabilité et, n’étant plus dans le déni, ferait délibérément croire au docteur Sheehan à une énième rechute et donc à l’échec de sa méthode ; il choisirait donc d’être lobotomisé pour se libérer de son fardeau, son double fictif Teddy permettant de le supporter n’existant plus.

Quand on regarde le film, la seconde fois, nous n’avons donc plus du tout le même point de vue et nous remarquons les détails nous faisant penser qu’effectivement Teddy / Andrew est fou ! Pourtant une simple scène à la fin nous fait douter encore plus quand il est avec le soi-disant docteur qu’il pensait être son coéquipier quand il dit « vaut-il mieux vivre en monstre ou mourir en homme de bien » ? Alors est-il vraiment fou et il retombe dans le déni ou se souvient-il vraiment de son passé mais préfère l’oublier et s’en libérer en se faisant effectivement lobotomiser ? Est-il manipulé pour lui faire croire qu’il est fou ? Après tout, pendant toute la durée du film, ces maux de tête lui font administrer des cachets par le personnel soignant. Est-ce vraiment pour soigner le fou ou pour l’amener à lui faire croire qu’il l’est ?

Est-il manipulé afin qu’on lui fasse croire qu’il est fou ? Mais dans quel but ? Qui est-il vraiment ? A-t-il vraiment tué sa femme ? Et comment s’appelle-t-il vraiment ? Quelle théorie est la bonne ? Il est devenu fou après la guerre qu’il a servie ? Après le meurtre de sa femme ? Il n’a pas supporté est devenu fou mais est tombé dans le déni ? On a voulu le remettre sur le chemin de la vérité en lui faisant prendre conscience qu’il s’était inventé un personnage ou est-il manipulé depuis le début et tout ça n’est qu’un vaste complot ? Mais dans quel but ?

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« Mieux vaut-il vivre en monstre ou mourir en homme de bien ? » et ensuite il se fait emmener par le personnage soignant sûrement pour subir une lobotomie, mais est-ce parce qu’il sait qu’il a été manipulé qu’il préfère ne pas vivre avec ce complot sur la conscience ? Son coéquipier ou médecin l’appelle-il Teddy à la fin parce-que c’est son vrai nom ou pour le piéger ? Fait-il croire qu’il a rechuté ou qu’il a compris le complot ?

Moi j’aurais tendance à croire qu’il est vraiment fou et qu’il ne veut plus vivre avec la culpabilité de ne pas avoir fait enfermer sa femme après qu’elle ait tué leurs trois enfants et par rapport à la guerre et aux morts qu’elle a engendré de ses propres mains. Il préfère ainsi oublier et fait croire à sa rechute pour se faire lobotomiser. Car je ne trouve pas d’explications plausibles sur le fait qu’il aurait été victime d’un complot et manipulé.

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Je crois qu’il va falloir que je relise également le livre une seconde fois et puis peut-être qu’au visionnage du film pour la troisième fois, mon opinion changera ?!

Et toi, tu as vu ce film ? Quelle est selon toi la véritable explication ?

PS : Entre nous, Léo il aurait bien mérité un Oscar pour ce rôle aussi !

PS 2 (pas la console !) : c’est vrai qu’une série va être adaptée avec ce livre aussi ? Oui pour ceux qui ne le savaient pas le film est une adaptation du livre de Dennis Lehane.

douniajoy

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