C’est l’histoire d’une fille banale qui aurait voulu une vie non banale…

Je suis d’une banalité sans nom. Une fille super naturelle, et sans filtre mais aucunement extravertie ou extravagante. Une fille simple qui ne cherche pas à faire trop parler d’elle. Ainsi, je reste dans mon coin, je ne fais pas de bruit, je n’ai pas beaucoup d’amis. Je ne sors pas beaucoup et je reste très tranquille. J’ai toujours été plus ou moins posée, jamais de folies, jamais d’écarts de conduite, jamais d’extravagances.

Trop banale… Et trop simple… Trop introvertie, je suis une rêveuse dans l’âme. Une fille qui au lieu de vivre ses rêves, je suis cette fille qui rêve sa vie. Je suis celle qui a mille projets en tête mais qui n’ose pas se lancer. Par peur. De l’échec. De ne pas aboutir ses projets. Que ça ne rencontre aucun succès… Je suis cette fille banale qui rêve de reconnaissance. Je suis cette fille à la vie simple qui rêve d’une vie sous les projecteurs.

J’aurais voulu être cette fille non timide, débordante de confiance en elle. Cette fille qui ose faire les choses qu’elle a toujours rêvé de faire. J’aurais pris des cours de chant plus tôt, des cours de théâtre aussi… Du coup, j’aurais passé des castings… Et puis, j’aurais fait en sorte de vivre ce besoin de reconnaissance et de connaissance qui m’habite. J’aurais tenté de me faire connaître en ayant cette sûreté de qui je suis…

Cette fille banale qui rêve d’une vie non banale…

Je suis cette fille banale qui aurait voulu une vie non banale… Une vie non banale pour moi, c’est le fait d’être connue, reconnue. J’aurais voulu vivre cela. Avoir un talent qui fait que je puisse en vivre. Faire d’une passion un métier, ma vie, mon tout… Ou le vivre à travers quelqu’un d’autre… Un ami, un amant… Devenir l’épouse d’une star et vivre par procuration dans la lumière.

Je suis cette fille simple, solitaire et avec peu d’amis qui aurait aimé être entourée… Je m’ennuie, ma vie est pour moi trop routinière. Le matin tu te lèves et le soir tu te couches, avec cette sinistre sensation de n’avoir rien accompli, d’avoir encore passé une journée inutile sur cette terre… Enfermée dans un métier qui ne l’épanouit plus et des tâches qui lui semblent de plus en plus futiles et ridicules…

Moi je rêve de paillette, de vie, de sourires, de reconnaissance… Je rêve d’être suivie par des milliers, des millions de gens, que des jeunes filles s’identifient à moi. Je rêve d’être un modèle… Une personne que l’on admire. J’aimerais être une personne qu’on envie… A qui on rêve de ressembler. Je rêve d’une vie à l’opposé de celle que je vis actuellement…

Cette fille qui rêve de paillettes, de star et de reconnaissance…

Je suis cette fille banale qui rêve d’une vie non banale… Cette fille solitaire qui rêve d’être entourée par un tas d’amis. Je suis cette personne non confiante en elle qui rêve d’en déborder. Cette fille souvent mélancolique qui voudrait répandre de la joie. Je suis cette fille si peu sûre d’elle qui aimerait s’assumer pleinement et acquérir cette confiance qui lui pousserait à gravir des montagnes…

Je rêve ma vie, et je m’imagine chanteuse, actrice, femme de star, écrivain… J’ai une vie non banale, je suis sollicitée par tout le monde… Mais aurais-je les épaules assez forte dans ce monde envahi par les réseaux sociaux et la brutalité des mots haineux pouvant y être déversés ? S’exposer à être connue et reconnue, c’est s’exposer aux critiques mais aussi à la méchanceté gratuite. Je suis cette fille qui a si peu confiance en elle qu’elle ne sait pas si elle aurait les épaules pour cela…

Alors cette peur qui est la plus forte a raison de mes projets, de mes envies. Alors, je suis cette fille qui tait toutes ses envies pour ne pas se mouiller. Pour ne pas risquer de ne pas y arriver, de n’avoir aucun succès. Et pour ne pas craquer sous la haine des gens… Je suis cette fille qui ne supporte plus sa vie si banale et qui ne supporterait pas les effets négatifs d’une vie en pleine lumière…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Je ne suis pas faite pour ça ! . . .

Comme vous le savez, ou si vous ne le savez pas encore, je travaille en collectivité territoriale, à l’accueil d’une mairie plus précisément. Je m’occupe donc principalement de l’accueil physique et téléphonique ainsi que de l’État Civil.

Autant j’adore l’État Civil, et c’est très intéressant mais alors l’accueil… J’ai vraiment beaucoup de mal ! J’avais d’ailleurs déjà fait un article où je disais que « Travailler à l’accueil, c’est s’en prendre plein la gueule !« . Et je le pense toujours autant.

keyboard-616492_640

La mentalité des gens est de plus en plus à craindre, et dans tous les sens du terme ! Les gens craignent et je crains les gens. J’en ai marre de me faire engueuler parce-qu’ils n’ont pas tous leurs papiers et qu’ils sont obligés de revenir une seconde fois, je n’y suis pour rien ! J’en ai marre qu’ils pensent qu’ils sont exemptés de ces dits-papiers parce-qu’ils sont connus du Maire ! Et alors ?!

J’en ai marre de devoir être la messagère, j’en ai marre de transférer les appels. J’en ai marre de prendre des messages. J’en ai marre de me faire engueuler parce-qu’ils n’ont pas la personne qu’il faut au bout du fil et avec qui il faudrait s’expliquer, sous prétexte que faut bien se défouler sur quelqu’un ! J’en ai marre d’être ce quelqu’un.

Je demande juste un peu plus de reconnaissance, et en travaillant à l’accueil, je n’ai pas l’impression d’en recevoir. Le public n’est pas reconnaissant en général. Limite, ils te disent comment faire ton travail ou te donnent des ordres. Je n’aime pas l’accueil et je crois que je n’aime pas non plus le Service Public.

man-597178_640

Alors pourquoi je suis allée là-dedans, vous me demanderez bien hein ?! Et bien, c’était plus un choix par défaut. Je n’ai jamais eu vraiment d’idées précises sur ce que je voulais faire plus tard. J’ai voulu être avocate, puis juge pour enfant ou encore architecte. Et puis, je ne voulais pas défendre les méchants, ni faire de trop grandes études. Je suis donc allée au bac général ES car le plus diversifié et j’ai suivi la licence Administration Économique et Sociale. Je l’ai obtenu avec mention, et j’aurais très bien pu décrocher un master, mais je ne voulais ni continuer mes études, ni les continuer dans la ville où j’y étais obligée que je ne supportais pas !

Alors j’ai arrêté, je me suis inscrite à Pôle Emploi qui ne m’a pas du tout aidé ! Leur rendez-vous mensuel ne servait strictement à rien et surtout la seule offre d’emploi qu’ils m’ont proposé, c’était conductrice de train alors que j’avais un profil administratif ! L’été de fin de ma licence, alors que l’été d’avant, je n’avais rien décroché, j’avais trois réponses positives pour un job saisonnier. Il a fallu faire un choix. J’ai choisi ceux qui m’avaient répondu en premier.

Ensuite, j’ai galéré pendant plusieurs mois avant de trouver dans ma ville, j’ai fait le recensement en hiver 2010. Puis ensuite, je me suis inscrite au Centre de Gestion et j’ai fait quelques missions intérimaires pendant quelques mois. C’était par défaut. Parce-qu’il fallait bien faire quelque chose et que les candidatures spontanées n’aboutissaient pas. Et puis ensuite, je regardais la Bourse de l’Emploi du Centre de Gestion et c’est comme ça que je suis arrivée dans cette mairie. Ça fait 4 ans maintenant et j’ai été titularisée le 1er juillet 2014. Je suis donc stagiaire comme ils appellent ça dans la Fonction Publique pendant un an.

paper-clip-400821_640

Alors, je ne sais pas si c’est le poste qui ne me convient pas, c’est-à-dire l’accueil ou si c’est vraiment le service public. Je suis contente d’être titularisée mais je ne me vois pas restée ici pendant 40 ans, comme je ne me vois pas bosser dans la Fonction Publique pendant 40 ans non plus.

Mais je ne sais pas ce que je veux, moi ce que j’aime, c’est écrire… Mais avant d’être la prochaine Guillaume Musso, j’ai du chemin !

Et toi, tu es en phase avec ton travail ? Ça te plaît ? Tu te vois l’exercer toute ta vie, et au même endroit ?!

logo-fondrose-150x50

20150108071927

Rendez-vous sur Hellocoton !
%d blogueurs aiment cette page :