Humeurs

Peut-on légitimer la mort ?

C’est cet article de mfrancetlesmots qui m’amène à écrire celui-ci. En effet, elle a écrit un excellent article sur cet homme qui faisait une crise cardiaque et dont le petit garçon était parti chercher sa maman pour appeler au secours en vélo. On apprend hier que cet homme a finalement décidé de mettre fin à ses jours et s’est suicidé. Le père de famille serait alors décrit comme « fragile psychologiquement ».

Suite à cet article, j’ai posté en commentaire que cet homme avait été lâche de s’être donné la mort. Qu’il avait été égoïste et qu’il n’avait pensé qu’à lui et pas à ceux qu’il laissait derrière lui. A son fils de 5 ans qui développera très certainement des troubles psychologiques par sa faute.

J’ai lu les commentaires des autres blogueuses qui n’étaient pas spécialement d’accord avec moi. Je les respecte dans leur choix, dans leurs opinions, dans leur pensée. Mais une phrase m’a interpellée, un mot plus exactement, le mot « légitimer », et c’est là où je me suis posée la question, peut-on légitimer la mort ? D’un premier abord, je ne suis donc pas d’accord avec cette phrase même si je comprends tout à fait les propos tenus et qu’ils soient tout à faits respectables et défendables. Pour moi, la vie ne doit pas être interrompue par choix. Décider de mettre fin à ses jours est pour moi un acte criminel, et comme je le disais plus haut lâche et égoïste.

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Cependant, oui, j’avoue qu’il y a des limites à mes dires. Un être en phase terminale de cancer qui veut abréger ses souffrances, un tétraplégique qui n’aura de toute façon plus aucune vie même si on l’y maintient etc etc… Mais les douleurs psychologiques peuvent-elles légitimer la mort ? Alors que l’euthanasie, donc ce que je décrivais dans la première partie de ce paragraphe à savoir abréger les souffrances, est encore interdite dans notre pays, comment pourrait-on légitimer le suicide ?

Les souffrances autres que maladies incurables ou accidents de la vie qui font de toi un légume permettent-elles le droit de dire stop, qu’on n’en peut plus et qu’on veut en finir ?! De mon point de vue, non ! Je pense que toutes les souffrances d’ordre psychologiques sont surmontables quand on s’en donne les moyens. J’ai peur d’être maladroite dans mes dires et de froisser des personnes, mais je vous invite à en débattre avec moi, j’accepte tous arguments, je ne suis aucunement fermée mais je pense que l’on peut surmonter chaque peine, chaque épreuve que la vie nous met sur notre chemin.

Il faut réapprendre l’envie de se battre, l’envie de vivre, trouver les petites choses positives qui feront qu’on y croira et qui s’accumuleront et finiront par devenir de grandes choses. Je pense à cette mère que j’ai vue une fois venir dans ma mairie pour effectuer les papiers de cimetière concernant son fils qui s’était suicidé et qui portait le poids du monde sur ses épaules. A ce petit garçon de 5 ans qui malgré sa peur, son jeune âge à pris son courage à deux-mains pour finir par aujourd’hui penser que ce n’était que pour rien. 5 ans ! Vous imaginez ? Alors non, je ne peux pardonner ce fils qui laisse sa mère en total désarroi ni pardonner ce père de famille qui en finissant leur vie gâche celle d’autrui.

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La communication sauve les couples mais la communication sauve de tout. A ce fils et à ce père qui allaient si mal, pourquoi n’avez pas demandé de l’aide ? Oh vous allez me dire que peut-être l’ont-ils fait, que ça ne s’arrangeait pas assez vite et qu’ils n’en pouvaient plus. Qu’ils ont vu dans la mort le seul moyen de ne plus souffrir. Ce à quoi je répondrais qu’ils sont lâches et égoïstes et oui, ils ne pensent qu’à eux. Oh, vous allez me dire qu’il y a des degrés de sensibilité différents et qu’on n’a pas tous les mêmes épaules. La vie met des barrières, des chocs, des épreuves à chacun de nous. Personne n’est épargné. Je pense que tout est surmontable. Je répète que je parle de douleurs morales…

Car, je suis pour l’accompagnement en fin de vie pour les personnes qui de toute façon ne peuvent plus en faire grand chose car ne peuvent plus bouger aucun membre (tétraplégie) ou parce-qu’ils sont en phase terminale de cancer et qu’il n’y a alors plus rien à faire médicalement et que de toute façon fatalement la mort viendra, si cela leur permet d’abréger leurs souffrances.

Mais nous ne devons pas légitimer la mort par suicide ! Non jamais. Car pour moi, il sera plus facile alors d’abandonner que de se battre… Mais chacun de nous peut se battre contre les aléas de la vie. Il faut en parler, demander et surtout accepter de l’aide. Ne pas s’enfermer dans ses idées et pensées noires. Et se dire que oui forcément, tout finira par s’arranger car la roue tourne et croyez-moi, la foudre ne frappe pas toujours au même endroit, elle frappe partout mais le bonheur aussi ! C’est bête mais un état d’esprit positif amène le positif et un état d’esprit négatif amène le négatif.

Je m’excuse par avance si mes propos vous semblent crus ou même durs. Je répète que c’est mon avis personnel, que celui-ci n’engage que moi et que chacun est libre de penser autrement. Je vous demande donc vos avis à vous sans pour autant critiquer le mien, j’en ferais de même à votre égard.

Edit : Je pense qu’en fait malgré toutes les épreuves et leur accumulation que la vie peut mettre en travers de notre chemin, il est tout à fait possible de retrouver lorsqu’on est au plus bas, une joie de vivre et l’envie de se battre. C’est vraiment l’idée que j’ai envie de faire passer quand à mon opinion sur le suicide. Je rajoute aussi que c’est mon opinion, qu’elle n’est pas figée. Certaines situations, certains vécus, changeront peut-être cette opinion mais c’est aussi un certain vécu qui a forgé celle-ci.

Cordialement,

life inspilia

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32 thoughts on “Peut-on légitimer la mort ?

  1. Moi je suis plutôt pour.. Si un jour je suis confronté à ça, je préfère laisser la personne partir au lieu de la voir souffrir et ça me rendrait encore plus malheureuse je pense.. C’est peut-être égoïste mais il faut penser à la personne qui souffre plutôt qu’a nous dans ces moments là.. Mon dieu, je n’imagine même pas la peine que cela doit créer de prendre une décision comme ça quand même.. 🙁
    Il fait super réfléchir ton article !

    1. Merci pour ton avis mais tu parles dans quelles circonstances car j’ai bien différencier plusieurs cas de figure. Je ne pense pas qu’on puisse encourager au suicide. Je ne pense pas non plus que c’est ce que tu veux dire. Éclairé moi tu parles en cas de maladie incurable etc ?! Gros bisous et merci pr ton avis

      1. Oui je parle en maladie incurable, en cas extrême , je légitimerais la mort! Mais franchement, comme je n’ai jamais vécu ce genre de situation, je pourrais pas mieux développer ma réponse.. Mais c’est sûr que si un membre de ma famille est très trèèèèès malade, la voir malade me fendrait encore plus le cœur.. Après, chacun à son avis sur cette question 🙂
        Après le suicide est un autre cas..

  2. Je suis d’accord avec toi sur le fait que l’on peut tout endurer avec de la volonté. Sans vouloir me vanter j’en suis la preuve vivante ^^
    Mais s’il y a bien une chose que j’ai pu constater c’est que certains sont bien plus sensibles que d’autres et c’est là que ça coince. Physiquement comme moralement. Tu en as qui pleurent pour s’être un peu coupé le doigt, imagine s’ils devaient subir une douleur type chimiothérapie ou endométriose ? Pareil moralement, tu en as qui pleurent pour une célébrité morte qu’ils n’ont jamais connue personnellement et tu en as qui ne versent pas une larme à l’enterrement de leurs parents/enfants.
    Du coup c’est difficile de mettre tout le monde dans le même sac et de leur dire « lève toi et marche » même si j’avoue que je ne me gêne pas pour le faire quand je vois des connaissances se plaindre un peu trop.

    Par contre, la mort en soi, l’euthanasie, je suis entièrement pour. J’ai d’ailleurs plusieurs fois dit à mon homme que si ma maladie devait me rendre trop dépendante, trop me diminuer, alors je voudrais qu’il m’amène en Suisse pour en finir (là-bas, c’est légal, même s’il peut avoir des ennuis une fois revenu en France). Si les gens expriment un choix, de quel droit les en empêche-t-on ? Dans le cas du petit garçon et de son père, est-ce que c’est le petit garçon qui subissait les souffrances (psychologiques, visiblement) du père ? Quand tu souffres, au bout d’un moment tu te dis que tu ne vas pas te forcer pour les autres, les autres qui ne comprennent pas ou qui ne subissent pas. C’est le corps du père, il en dispose, il fait ce qu’il veut avec. Et ce même s’il a un gamin. Et puis un père absent ne signifie pas forcément un enfant qui deviendra un psychopathe.

    1. merci pour ton commentaire et ton opinion très complète sur le sujet 🙂
      Je suis d’accord avec toi sur le degré de sensibilité différent selon les personnes. Je suis hypersensible et pourtant je me sens capable d’endurer certaines choses. Ce que je trouve dommage ce sont les gens qui renoncent sous prétexte qu’ils sont sensibles. La vie nous impose des épreuves mais je suis sûre qu’elles ttes surmontables.
      Je suis d’accord comme je le dis dans l’article pour l’euthanasie encadrée médicalement en cas de maladie et douleurs incurables (douleurs physiques) pour moi je le repète les douleurs morales et psychiques sont ttes surmontables.
      Quand à cette histoire du petit garçon et de son père, je suis dsl mais pr moi être père de famille engage une certaine responsabilité vis à vis de son enfant. Et non tu ne peux pas laisser sur le carreau ton gosse pour aller mieux ou alors dans ce cas tue le avec toi… c dur mais franchement… si tu as lu mon article « lettre à mon père », tu comprendras… car ça m’a laissé bien trop de bagages.. ce petit garçon en aura forcément trop aussi….

      1. J’ai eu le cas à l’époque où je vivais chez ma mère. Le fils de ma voisine s’est suicidé alors qu’il avait trois filles. Et son suicide… a été un soulagement pour sa famille. C’est cruel à dire comme ça mais il était profondément mal, alcoolique au point d’avoir vidé le compte en banque de ses enfants pour s’acheter de la piquette, il était violent… sa femme a divorcé mais il restait menaçant. Il a eu de l’aide mais a replongé à chaque fois. Il s’est suicidé parce qu’il allait mal, et ses enfants grandiront au contraire mieux comme ça, sans personne pour les terroriser, leur montrer la déchéance humaine, ou leur vider leur compte en banque. Sans connaître le cas de ce père et de son fils on ne peut pas juger. Il y a de l’amour venant du fils, mais si ça se trouve c’est le même type d’amour que celui qui pousse une femme à ne pas quitter son mari violent alors que sa vie est en danger. Des responsabilités, il y en a certes quand on est parent, mais on ne peut pas vraiment juger si on ne connaît pas la situation. Peut-être que ce père battait son fils et qu’il grandira dans un climat plus sain ainsi ? Ou peut-être que non. On ne sait pas.

        1. Je me suis dit (vécu personnel, relire mon article lettre à mon père) il ne m’aimait peut être pas assez pr vouloir se battre et rester en vie, c’est en ça que je trouve le geste égoïste, ce petit garçon grandira peut être aussi avec cette pensée même si elle est fausse….

          1. Le souci c’est que tu transposes ton expérience à ce cas, et à tous les cas en général, alors que chaque suicide est unique en soi. Et surtout, on ne peut pas connaître les motivations de la personne, le contexte, ni rien. Ce petit garçon pensera peut-être ça mais s’il a assisté à la déchéance de son père en grandissant il pensera peut-être autrement. Parfois ce n’est même plus une question d’amour. Même par amour il est difficile d’endurer certaines choses, surtout lorsque ceux que l’on aiment ne peuvent/veulent rien faire.
            J’ai eu l’occasion de voir trois de mes proches de suicider : le fils de ma voisine, le frère jumeau de ma meilleure amie et un de mes ex. Chaque cas était différent, chaque « raison » différente, chaque soutien reçu différent. On ne peut pas juger une personne qui se suicide sans savoir, c’est impossible. Enfin on peut juger, rien ne nous en empêche, mais juger sans avoir toutes les clés en main est assez inutile et souvent dégradant.

          2. Je n’ai pas de raison de te reprocher ton point de vue, radical ou non, surtout que tu acceptes la critique 😉

          3. bien sur, c’est important d’accepter la critique. ce que j’ai apprécié avec toi et d’autres, c’est que vous m’avez apporté une vision des choses que je ne voyais pas sans jugement de ma personne. ca n’a pas été le cas de tous. quand j’ai vu une forte critique à mon égard je n’ai plus vu que ça je me suis sentie attaquée sans fondement. tu as eu une façon de m’apporter ta vision des choses qui m’a énormément fait réfléchir. c’est aussi ce que je souhaitais en écrivant cet article. qu’on m’explique l’autre vision. toi et d’autres y sont parvenues. c aussi pr ça que le débat est intéressant. la critique quand elle est constructive et non ds le jugement permet d’avancer. j’ai aussi cmpris que le vécu personnel influence chaque vision, propre donc à chaque vécu 🙂

  3. J’ai lu ton article sur Inspilia et j’ai beaucoup aimé même si je ne suis pas forcément d’accord avec tout ce que tu dis. Différencier maladie et problèmes psychologiques pour moi n’est pas une bonne chose, déjà parce que de nombreuses études montrent que finalement il y aurait un déficit physiologique donc on parlerait bien de troubles physiques et non psychologiques. Et puis ce n’est pas tant une question de légitimité que d’empathie et de pardon, je ne peux pas me mettre à la place de quelqu’un qui a envie de se suicider car je n’ai jamais connu ça mais je peux me dire que la souffrance doit être tellement insupportable pour en arriver là et ça c’est horrible souffrir quotidiennement, n’avoir plus aucun espoir je crois qu’il n’y a rien de pire finalement! Biz

    1. merci pr ton commentaire et ton avis !!! c’est tout simplement ça le plus triste et qui me chagrine bcp c que tt ceux qui pensent à passer à l’acte ou qui snt passés à l’acte n’ont pas reçu de l’aide, et n’ont vu aucun espoir…

  4. Je crois qu’on peut avoir envie d’en finir, envie de mourir parce que la vie perd tout son sens. Parce qu’on a perdu ses proches, parce qu’on se sent seul et incompris, parce qu’on souffre d’une maladie que de toute façon nous tuera alors on veut partir avec toute sa dignité, parce qu’on ne se remet pas d’une certaine épreuve. Comme tu dis, toutes ces difficultés rencontrées dans la vie peuvent nous donner envie de ne plus vivre. Certains traumatismes sont difficiles à gérer si personne ne nous accompagne, et trouver la force seul de se relever est parfois très très long, très épuisant, et peut nous donner envie de disparaître parce qu’on n’a l’impression que la souffrance ne s’arrêtera jamais, que ça n’ira jamais mieux. Je sais de quoi je parle, je suis passée par-là et c’était il n’y a pas très longtemps. Je n’ai rien tenté mais un soir, j’ai pris plusieurs comprimés pour dormir au lieu d’un seul. La peur m’a rattrapée, et surtout l’envie de vivre.

    J’ai alors appris que je n’avais pas le pouvoir de décider de ma mort. Sans exagérer, l’amour et la foi m’ont sauvée. J’ai trouvé des réponses à mes angoisses, j’ai trouvé une force quand je me sentais faible. L’Eglise dit que le suicide est le pêché impardonnable parce que seul Dieu nous donne la mort. Pourtant, je suis pour qu’on aide les malades à partir s’ils sont en phase terminale d’une maladie incurable. Pourtant, je refuserais qu’un de mes proches finisse en légume sur un lit d’hôpital juste parce que son cerveau fonctionne encore. Une personne, c’est un corps mais aussi un caractère, une âme. Et quand l’âme ne peut plus s’exprimer, quand la personne ne peut plus vivre selon ses habitudes, ses convictions, ses valeurs… la mort apparaît comme la conclusion logique.

    De là à légitimer le suicide, je ne sais pas. En parler, oui. Que ce ne soit plus un sujet tabou, c’est important. Accompagner ceux qui perdent un proche à cause du suicide, c’est important. Essayer de préserver la vie, c’est important. Respecter le choix de celui qui veut mourir, c’est important aussi. Sous certaines conditions bien sûr.

    Je ne sais pas si je m’exprime bien…

  5. En lisant ton article, je me suis rendue compte de beaucoup de choses.
    Lorsqu’un de mes proches s’est suicidé, je n’ai jamais ressenti de rencoeur envers lui. Je ne me suis jamais dit qu’il aurait du se battre, qu’il le pouvait, que c’était son rôle. En fait, ça ne m’est jamais venu à l’esprit. Et ça me fait bizarre de lire ça et de découvrir ce sentiment. Je me demande si les choses auraient été différentes avec cette pensée.
    Moi, quand quelqu’un se suicide, je ne peux pas m’empêcher de me sentir coupable. L’acte de suicide est un geste totalement désespéré qui montre une grande tristesse et une immense solitude. Alors je me sens coupable oui. Coupable de ne pas avoir su le voir avant, coupable de ne pas avoir fait quelque chose, trouvé le moyen de redonner le gout à la vie. Je me sens vide et inutile. Pourquoi n’as-t’il pas demandé de l’aide ? Parce qu’il n’avait personne à qui parler. Personne ? Et pourtant je suis là moi, je l’ai aimé, chéri, je lui ai tout donné. Mais à l’évidence pas assez. Qu’est ce que j’ai fait de travers ? Qu’est ce que j’aurais pu faire de plus ? Coupable. Coupable de l’avoir laissé se dire que la vie ne valait pas la peine d’être vécu, coupable de l’avoir laissé se dire qu’il n’avait pas n’importance sur cette terre, coupable de ne pas lui avoir confié qu’il méritait tout le bonheur du monde, que je voulais qu’il vive, parce qu’il méritait d’être heureux et qu’il aurait pu l’être.
    Je me rends compte de toutes les petites choses, même anodines, qui auraient pu rendre sa vie plus douce et qui, peut-être, l’aurait persuadé qu’il reste des choses à découvrir, et des belles.

    Je ne me suis jamais dit qu’une personne qui se suicide est une personne lâche. Je me suis toujours dit que le lâche c’était moi, parce que je n’avais pas su voir un désespoir qui se jouait juste sous mes yeux.

    Alors depuis, je fais tout ce que je peux pour prendre soin des gens que j’aime. Au final, j’en ressors plus forte, attentionnée et à l’écoute de mes proches. C’est assez étrange mais ça me fait du bien de me dire que cette mort n’était pas pour rien finalement. Je n’ai qu’une peur, c’est d’en perdre un de plus. Alors je mets un point d’honneur à leur montrer que la vie vaut la peine d’être vécu.

    C’est ma thérapie à moi 🙂

  6. J’entends ce que tu dis, et tu écris avec respect en nuançant ton article et en précisant bien que c’est ton avis et qu’il n’engage que toi. Je ferai donc pareil. Moi, je pense que l’on ne peut pas se mettre à la place des gens qui passent à un tel acte. Je parle là du cas de figure « souffrance psychologique ». Si une personne en vient à une telle extrémité, ce n’est pas par caprice ou flemmardise (encore une fois, ce n’est que mon avis), mais simplement parce qu’elle ne voit plus aucune autre issue possible, et que la vie lui est devenue impossible, que la perspective de jours meilleurs et de se sentir mieux est quelque chose qu’elle ne peut même pas se figurer. Il me semble dans ton article que tu parles de lueurs d’espoir en quelque sorte. Mais tu parles avec ta personnalité à toi, ton « filtre » si je puis dire. Parce que tu as probablement en toi un instinct de survie et une force que d’autres n’ont pas. Mon grand frère s’est suicidé à 22 ans. Pour ma part, je ne lui en ai jamais voulu. J’ai par contre beaucoup souffert de savoir qu’il avait été mal au point d’en arriver là, parce que je me suis dit que ç’avait dû être horrible. Puis je me suis dit « c’est son choix ». Je sais qu’il ne voyait aucune possibilité d’aller mieux, qu’il voulait juste que sa souffrance psychologique (ne surtout pas la sous-estimer) lui était intolérable. Si c’était égoïste ? Oui, probablement. Mais pour lui, c’était la seule alternative. C’est ce qu’il a exliqué dans les lettres qu’il a laissé. Voilà mon avis, comme toi, selon mon vécu 🙂

    1. j’ai eu la main tendue, j’ai pensé moi aussi à un tel acte il y a 3 ans et il y a 3 ans et demi , j’ai poussé ma propre voiture ds un fossé avec mon copain de l’époque. je voulais en finir. je ne voulais pas qu’il vive. j’ai été moi meme cette fille égoiste, je n’avais pas de droit sur « sa » mort. je n’en ai pas parlé dans l’article, parce que c’est auj encore dur de parler de ça. parce que je n’étais plus moi meme . parce que j’ai été idiote (encore une fois selon moi). c’est ce que je me tue à dire en comm tte la journée, c mon vécu qui forge cette opinion comme ton vécu te forge ta propre opinion etc, ce qui m’a blessée auj c qu’on me dise que j’ai rien vécu pr dire ça alors que c mon propre vécu à moi qui a forgé cette opinion, et là je ne t’ai pas parlé de mon papa mais il me semble que tu as lu mon article de ce soir. je savais que mon opinion n’allait pas etre apprécié car ce n’est pas une opinion de masse, je ne m’attendais juste pas à être jugée sur ce seul écrit quand certaines m’insultent ou autres alors qu’elle ne me connaissent ni moi ni mon vécu. Je suis vraiment désolée pour ton vécu aussi très douloureux. Je ne minimise pas leur souffrance psychologique, je crois même que ce que je regrette c que tout ceux qui en passent par cet acte ou qui l’envisage ne trouve pas de l’aide, de l’espoir, la paix en restant en vie… ça me chagrine bcp. merci pr ton opinion, pr le partage de ton vécu et pr ton respect à mon égard 🙂

      1. Oui je l’ai lu ton article sur ton père. Et c’est pourquoi je dis que je suis consciente que nos avis divergent en fonction de ce que l’on a tous vécu. Des sujets délicats comme celui là entrainent forcément des avis très variés, et certains peuvent être très touchés, se sentir un peu comme « attaqués ». C’est inévitable je crois. Ce qui est important, c’est que tu exposes ton point de vue calmement, ce qui est le cas. Et du coup ça devrait appeler des points de vue peut-être différents, mais eux aussi calmes. Je n’ai pas suivi tous les échanges, juste cet article et celui sur ton père, et un peu les commentaires sous l’article de Marie-France. Après si tu est prise à partie de manière « virulente », eh bien ce n’est du coup pas de ton fait, 😉 Perso, j’ai toujours un peu de mal à écrire des articles sur des sujets sensibles… Mais c’est assez intéressant en fait, ça ouvre le débat 🙂

        1. merci ma belle, ça me soulage et me réconforte concernant la personne qui m’a attaquée, je lui ai envoyé un comm tt calme sur sa page qu’elle a supprimé, je trouve ça dommae surtt qu’elle me disait immature. je pense que tt le monde n’est pas prêt à entendre des opinions différentes et c’est bien dommage. gros bisous !

  7. Coucou, je comprends ton point de vue, non seulement au regard de ton histoire que tu as pu nous livrer par bribes mais aussi sûrement par ta personnalité entière et sensible. En revanche je te trouve un peu « radicale ». Je ne veux pas légitimer le suicide qui est un acte tellement violent dans une histoire familiale et se transforme d’ailleurs souvent en tabou, secret de famille. Néanmoins, je pense qu’il n’est pas réellement possible de porter un jugement de valeur sur l’acte. J’ai rencontré des personnes, dans le cadre professionnel, en crise suicidaire, qui étaient dans des souffrances psychiques terribles et ne parvenaient pas à avoir l’espoir d’une vie meilleure. Là où je te rejoins c’est que la communication est fondamentale mais une personne en crise n’arrive pas forcément à alerter et l’entourage ne réalise pas toujours la souffrance énorme dans laquelle se trouve la personne.
    Il faut savoir aussi reconnaître les signes quand une personne va mal et ne pas hésiter à employer des « gros mots » et à parler ouvertement du suicide. C’est ce que l’on m’a appris et ce que j’ai pratiqué avec des personnes suicidaires et elles sont souvent soulagées d’en parler et cela permet d’enlever une tension.
    Une chose est sûre, je n’ai pas eu le sentiment d’avoir face à moi des personnes lâches et égoïstes mais des personnes dans une souffrance immense.

    J’espère que tu n’es pas trop heurtée par les propos qui ont pu t’être renvoyés, je ne suis pas en accord avec toi, sur l’usage de certains termes mais je peux comprendre que ce sujet réveille en toi des choses douloureuses.

    Bises

    1. Je ne suis pas radicale…. Je l’ai moi même dit en comm, ce qui m’attriste au final c’est qu’ils n’ont pas reçu l’aide ou qu’ils n’ont pas communiqué leur détresse et que personne n’a pu leur montrer que la vie valait le coup qu’on se batte. Merci pr ton opinion sans jugement en tt cas 🙂

  8. Je ne suis pas du tout d’accord avec ce que tu dis Dounia, j’en suis navrée.
    J’ai pour ultime principe dans la vie de ne pas juger les gens et j’ai malheureusement le sentiment que c’est ce que tu fais dans cet article.
    On es tous différents. On fonctionne différemment et on vit des choses différentes. Certaines personnes vont décider de mettre fin à leur vie, c’est triste, révoltant, mais tu ne peux pas les juger pour cela. Peut-être qu’ils auraient pu s’en sortir s’ils en avaient parlé, s’ils s’étaient battus davantage ou quoi que ce soit, mais tu ne connais pas leurs vies.
    La dépression est une maladie. Mentale, certes, mais une maladie tout de même, une maladie qui fait énormément souffrir.
    Je pense que les personnes qui se suicident ou font des tentatives sont conscientes qu’elles vont faire du mal autour d’elles, mais, à mon sens, leur souffrance prend le dessus, ce qui montre bien de l’intensité que ce mal-être peut prendre.

    Bref, j’ai l’impression que je m’égare.
    Ce que je voulais surtout dire, c’est que tu ne peux pas généraliser tes propos en parlant de choses que tu ne connais pas. J’entends par là que, même si tu as souffert d’une dépression à un moment de ta vie, il n’y a pas deux dépressions qui sont vécues de la même manière. Les maladies mentales, comme leur nom l’indique, sont dans la tête et on n’est pas dans la tête des gens.

    1. Je vais répéter ce que j’ai répondu à un peu tout le monde. Ma vision des choses n’a pas à être jugée non plus je pense dans le sens où je ne juge pas les personnes mais où je déplore leur façon de faire que je revis comme un abandon (ce père avec ce petit garçon). Je trouve ça hyper compliqué à expliquer mais ce qui me navre en réalité dans ce que me renvoie le suicide, c’est que la personne n’a pas reçue l’aide escomptée et que personne ne lui a tendu une main pr pouvoir lui montrer et lui prouver que la vie valait le coup d’être vécue. Du coup ça me renvoie à l’abandon, à mon histoire personnelle, et la neutralité de mes propos est donc fortement engagée. Ceci étant j’entends bien ce que vous dites, je l’ai d’ailleurs dit moi même dans l’article. Dans le sens où je savais ce qu’on allait me répondre. Vous n’êtes pas dans le faux. Je ne suis pas dans le jugement des personnes. Je ne vois pas la chose comme cela. Chaque histoire personnel influence l opinion aussi, moi je vois ça comme ça car je l’ai vécu comme cela, si demain je vis une autre histoire differrement, j’aurais peut être un avis différent. Mes avis ne sont jamais tranches ni où tout noir ou tout blanc. Ils sont tout en nuances et évaluables dans me temps. Merci de m’avoir exprimé ton point de vue

      1. Je comprends que tu dises que ton jugement soit influencé par ton histoire personnelle mais tu aurais peut-être pu le dire en début d’article pour éviter que cela ne froisse autant de personnes.
        La dépression est une maladie tout comme le cancer ou n’importe quelle autre maladie. On peut la détecter avec des examens, on peut la soigner avec des médicaments etc.
        Après voilà, je ne vais pas entrer dans un plus grand débat mais sache simplement qu’en ayant des propos aussi marqués, tu peux blesser beaucoup de personnes et c’est dommage.

        1. ça me paraissait tellement évident en fait à moi même que j’ai pas pensé dans l’autre côté des lecteurs, en écrivant ds le feu de l’action, c’est pas tjs évident non plus. Je suis d’accord sur le fait que la dépression soit une maladie, mais je refuse de me dire qu’elle est incurable, ça me ferait énormement de peine pr ceux qui en souffrent et j’arive pas à m’expliquer mais je prendrais ça comme un échec , cependant j’avoue que parfois on ne sait pas que la persone est en depression elle ne parle pas etc donc ne peut recevoir d’aide. Sache que j’ai pu être blessé par les propos aussi parfois très marqué de l’opinion extreme.

        2. en fait tt simplement, chaque suicide que j’apprends que ce soit ds le cadre de mon travail ou dans la vie par les faits divers comme cela ou dans l’entourage amical etc , me fait comme l’impression d’un coup de poignard, rien qu’en ça, je suis deja blessée. voila pk j’ai rebondu à l’article de marie france sur l’histoire de ce papa et de son petit garçon. s’en est même troublant que des faits étrangers à moi me touche autant… comme quoi tu vois , on pourra me taxer d’insensible si on creuse on voit bien que c tout l’inverse…

  9. Les psy te diront qu’il y a plusieurs profils de suicidaires, dont l’égoïste, mais que ce n’est pas le seul (je crois qu’il y en a trois). Dans le cas présent je ne connais pas les raisons du suicide de ce monsieur mais quand on est ainsi sauvé par un petit garçon courageux je trouve que c’est un peu du « gaspillage », je veux dire… ça aurait dû pouvoir lui donner la force de s’accrocher de savoir que son fils si jeune l’avait sauvé… Après, pour la psychologie du petit il y a heureusement des professionnels qui peuvent s’en occuper pour amortir le choc.

    1. merci de m’avoir donné ton avis ! J’ai eu aussi ce sentiment de « gachi » d’où peut être la virulence de mes propos qui n’a pas été appréciée ! pour le petit garçon, meme en voyant des tas de professionnels, il en gardera une grande blessure …

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