Humeurs

Quand la critique critique la critique . . .

Ces temps ci, j’ai fait quelques articles qui ont permis de lancer de bons débats. Qui dit débats, dit divergences d’opinion. Ces opinions qui se confrontent permettent à certains de mieux comprendre, à d’autres de nuancer leurs propos ou à d’autres de voir un autre point de vue auquel ils n’avaient pas pensé. C’est donc une chose très enrichissante.

Cependant, cela peut vite tourner au drame quand les divergences d’opinions exprimées tournent aux règlements de compte. Le développement d’Internet et des réseaux sociaux a notamment apporté un nouveau champ d’action, la facilité à déverser des propos anonymement par exemple.

Ce nouveau champ d’action porte un nom : c’est ce que l’on appelle le bashing. Cela signifie dénigrement. Le bashing représente donc le fait de se défouler en critiquant, insultant ou colportant des rumeurs ou des mensonges envers un groupe, une personne… Il s’agit donc de lyncher quelqu’un en groupe jusqu’à l’humilier, le fragiliser, le blesser. Cela peut-être sur une personne médiatique, connue.

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L’effet de groupe rend les individus plus forts. Les « basheurs » se sentent alors tout puissants d’autant plus qu’ils sont derrière leur petit écran, les représailles sont donc moindres et si en plus ils agissent anonymement, il n’existe alors aucun moyen de les arrêter.

Je ne sais pas si ce terme s’applique vraiment à ce que j’ai pu vivre ici sur la blogosphère. Je sais que j’ai écrit plusieurs articles qui ont provoqué des remous, des divergences d’opinion. Je sais que mon avis est loin d’être unanime. Par contre, je respecte toujours l’opinion de chacun et j’attends tout bonnement qu’on en fasse de même à mon égard.

J’ai été blessée par des propos qui ont été tenus à mon égard quand j’ai sorti mon article sur mon opinion sur le suicide. On a sous-entendu que je n’avais rien vécu pour penser ce que je pensais (alors qu’au contraire…) ou que j’étais stupide, gamine ou encore idiote ! Ce n’était pas forcément exprimé en ces mots mais c’est ce que ça sous-entendait très fortement ! D’ailleurs, j’ai voulu discuter avec la personne m’ayant traitée de gamine stupide en allant mettre un mot sur sa page Hellocoton, qu’elle avait tout bonnement supprimé, entre nous c’est qui la gamine ? Bref, c’est dommage ce genre de comportement. Je cherchais juste à lui faire comprendre que non mon opinion ne faisait pas de moi une gamine écervelée mais bon.

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Plus tard, c’est mon article sur les Barbie « rondes » qui a déclenché de vives critiques de la part de trois blogueuses qui se sont acharnées sur Twitter ! Alors déjà, elles avaient laissé des commentaires sous l’article, que je soumets à modération depuis la création du blog, pour ne pas valider les insultes, et que je n’ai pu lire donc que le soir en rentrant du travail. Mais je voyais qu’elles s’étaient envoyées pleins de tweets disant, « oh la pauvre, elle va supprimer nos commentaires » et autres. Alors que non, moi les divergences d’opinion je les accepte avec grand plaisir au contraire, j’adore débattre. Et ça y’allait encore de mots « elle est stupide » ou autre « elle a rien compris à la vie ». Ou encore quand elles m’accusaient de faire du body shaming alors que les lectrices qui me suivent depuis longtemps savent que j’ai moi-même été une fille en surpoids qui ne supporte pas les préjugés sur le poids.

Mais non, tu avais beau leur expliquer, elles continuaient dans leur délire de me faire passer pour ce que je n’étais pas. J’assimile donc ça au fait de propager de mauvaises infos et il pourrait alors sembler que j’ai été moi-même victime d’une forme de bashing ?

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Mais en fait, elles qui m’accusaient d’une chose, en faisaient une autre. Donc, en fait, à chaque fois que j’émettais une opinion sur un fait sans le dénoncer, le décrier ou le critiquer, je me voyais critiquée parce que soi-disant je critiquais. Ainsi, on me critiquait sur le fait de critiquer en me critiquant. Donc en gros, moi je n’avais pas le droit de m’exprimer, mais par contre j’avais le droit d’être critiquée ! Soyez un peu crédibles, c’est un peu comme le fait de ne pas faire aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse…

Mais bon, je connaissais les risques d’Internet bien avant l’ouverture de ce blog. Ce n’est pas la première mésaventure, sûrement pas la dernière. Je continuerais de dire ce que je pense, je serais alors encore critiquée sur ça. Ce que j’ai tout de même du mal à comprendre, ce sont les personnes qui te font donc passer pour ce que tu n’es pas en se permettant de dire que tu critiques telles ou telles choses et que ça ne se fait pas mais qui se permettent elles de dire tout et n’importe quoi sur toi et de bien t’abaisser, te critiquer voir même te blesser. Ou pour résumer tout ça, quand l’hôpital se fout de la charité…

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18 thoughts on “Quand la critique critique la critique . . .

  1. L’internet bashing, le vrai, va beaucoup plus loin que ça car il déborde sur la vie réelle, certains vont jusqu’à retrouver ton identité pour ruiner ta vie, ta carrière, etc. Un peu comme l’homme qui a tué le lion a crinière noire, son identité a vite été révélée, sa carrière en a énormément pâti, il a reçu des menaces de mort, a été obligé de s’acheter les services de gardes du corps parce que des gens rôdaient en bas de chez lui, etc.
    Là ces personnes sont juste restées sur la sphère virtuelle avec des insultes, ce n’est rien si on peut dire ça comme ça.
    Après oui c’est pas malin de s’acharner sur quelqu’un juste parce qu’il a une opinion différente. J’ai eu quelques réactions bien senties lorsque j’ai écrit mon article sur les salles de shoot, dont une qui s’est vraiment énervée, mais je n’ai pas vu d’insultes sur les réseaux, il faut dire que je ne suis pas très active ailleurs donc je n’ai peut-être rien vu. Et j’ai Akismet qui modère automatiquement les tissus d’insanités. Ce qui me choque le plus en fait ce sont les gens qui disent « tu dois changer d’opinion » ou « tu dois manifester plus de respect ». Non, on ne doit rien du tout, c’est notre opinion.

  2. Encore une fois très bel article.
    C’est vrai qu’à chaque fois c’est un risque de lancer un débat sur tel ou tel sujet, on ne sait jamais comment ça va se passer. Forcément tout le monde à des opinions différentes (et fort heureusement, sinon la vie serait bien triste) ce qu’il faut, c’est accepter que « l’Autre » ne puisse pas penser la même chose que nous. C’est le jeu, c’est ainsi et il faut être assez mature pour l’accepter et ne pas intervenir ou ne pas enflammer le débat mais au contraire, peut-être parfois savoir se « retirer de la conversation » pour apaiser les choses.
    Un débat à le droit d’avoir lieu s’il est posé, réfléchi et calme. Sinon c’est de la simple critique et ça n’a pas lieu d’être.
    Merci cet article.
    Des bisous ♥

  3. Tu sais qu’elle me fait peur la première photo de l’article ? Non, je te jure, moi et les zombies, c’est fini, j’en fais des cauchemars x)

    C’était la petite note pour te faire sourire parce que je n’aime pas vraiment ce que j’apprends. Le bashing ? Et tu en as été « victime » virtuellement ? C’est toujours difficile d’exprimer son point de vue quand on sait qu’il va soulever des incompréhensions, une controverse et qu’il risque de s’attirer des insultes. Non, je ne dirais pas critique. Parce que la critique est censée être là pour construire un débat, donner une base au désaccord avec chaque partie apportant des arguments qui s’attachent à la pensée et non pas à la personne. Tu es victime d’insultes et les réseaux sociaux ont rendu la méchanceté facile. Entre les mots utilisés qui vont blesser, ta perception de leur signification, il y a tellement de choses qui rentrent en jeu.

    Je finis par penser qu’il est bon parfois de déconnecter. Cela ne veut pas dire abandonner. C’est juste se protéger. Se tenir à l’écart de cette « jungle » pour que tout s’apaise. Car aujourd’hui tu es la cible, mais demain ça en sera une autre, puis encore une autre le surlendemain. Dans tous les cas, ce n’est pas normal, et c’est difficile à vivre. Alors tu es courageuse de vouloir engager la conversation, essayer d’avoir un échange d’adultes. Parfois, quand ça devient trop insultant, laisse tomber et essaie de ne pas être trop affectée par la méchanceté des mots. Je sais, c’est dur. Mais il y a des gens biens qui restent là pour toi, qui peuvent bien sûr être en désaccord avec toi, mais qui continueront de te respecter.

    <3

    1. c’était une petite forme de bashing, ça peut aller bcp plus loin que ça ne l’a été mais moi j’ai du mal à me retirer et laisser tomber quand on m’insulte, je m’insurge, je ne peux laisser faire ça !

  4. J’ai jamais compris l’attitude de certaines personnes qui, se sentant protégées par l’anonymat, en profitent pour oublier toute forme de respect. On peut donner son avis sans insulter, être en désaccord sans dénigrer l’autre. Derrière l’écran, il se trouve toujours une personne en chair et en os, beaucoup l’oublient et se fichent de blesser et d’agir comme des idiots. Bref, ça ne vole pas très haut parfois :-/

  5. Encore une fois, un article très pertinent ! J’ai un peu suivi à plusieurs reprises tes histoires avec tes articles, et je trouve ça dingue qu’on en arrive là ! Mais hélas les gens sont en général très agressifs, alors avec Internet et l’anonymat, ils se croient tout permis ! Et comme tu le soulignes, certains ne sont plus à une contradiction près !

  6. Coucou ! Je vois que ce terme bashing t’a plu ! Je trouve que l’une des richesses de notre pays c’est de pouvoir débattre même lorsque l’on a pas les mêmes idées. Ca me fait marrer dans ma famille, au cours, des repas, quand chacun y va de son opinion en gueulant parfois, mais nous nous respectons tous…
    Le problème est que tout le monde n’a pas les mêmes valeurs et internet favorise la lâcheté.
    Il faut, il me semble, même si les propos injurieux sont blessants, essayer de faire la part des choses et ne pas être trop atteinte par celles qui n’en valent pas la peine.
    Bises

  7. Je pense également qu’internet permet l’instantanéité et les gens se permettent de réagir à chaud sur les réseaux sociaux… Twitter est quand même une zone de non-droit, facebook également. Bref, parfois le dialogue est impossible entre deux parties. Tu sais ce que tu vaux ma belle et tes fidèles lectrices également. Raccroche-toi à ça.

      1. Ne sois pas trop dure avec toi-même, ça affecterait n’importe qui ^^. On t’attaque sans te connaître… Même si c’est difficile, il faut se concentrer sur le positif. Et se dire que ces personnes ne représentent rien pour toi et ne sont rien ! Qu’elles balayent devant leurs portes avant de jouer les grandes sur internet.

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