Ma première consultation gynécologique : tout ça pour ça … !

J’ai enfin franchi le seuil de cette porte. A l’aube de mes 30 ans. Quasiment une quinzaine d’années de retard sur le moment où j’aurais du la franchir pour la première fois. Mais je n’ai jamais été prête et je n’en ai jamais eu vraiment l’utilité non plus à vrai dire. Même si je me suis faite prescrire la pilule à 22 ans quand j’ai eu mon premier copain. Mais, je n’en avais à ce moment là pas eu réellement besoin. Je ne l’ai même pas reprise quand j’ai eu mon deuxième et dernier copain. Pourtant, c’était beaucoup plus sérieux et ça aurait pu vraiment aller plus loin à ce niveau là. Mais hier, j’ai enfin été à ma première consultation gynécologique.

Pas eu de réel besoin de consulter jusque là

Mais non, 29 ans et quelques expériences avec ce mec, mais toujours vierge au sens strict du terme. Je n’ai pas été pénétrée par le sexe de mon partenaire, ni par quelques objets, corps étranger ou encore doigts. Alors non, je n’avais aucune raison d’aller me faire faire un frottis car malgré les frotti-frotta je ne pense pas avoir été exposée de façon sérieuse au papillomavirus. Et puis, la peur du sexe, de mon sexe, a engendré la peur que quelqu’un le touche, que ce soit mon copain ou le corps médical.

J’ai eu la chance de n’avoir eu aucun problème à ce niveau là jusqu’ici car je ne sais pas comment j’aurais pu me laisser manipuler l’endroit. Quand j’ai eu mes douleurs au coccyx, le toucher rectal a déjà été pour moi une terrible épreuve mal vécue. Mon médecin traitant a été douce et rassurante mais le gastro-entérologue a lui été peu rassurant, peu patient et un peu brutal. Une expérience que je n’ai pas voulu réitérer alors que je devais faire une rectoscopie mais sans anesthésie générale, impossible pour moi ! Bref, de toute façon, les douleurs à ce niveau sont moins présentes et supportables, donc j’ai laissé tomber.

L’appréhension de se faire « toucher » à ce niveau là…

Bref, ce n’est pas le sujet ! J’ai toujours occulté le moment où je devrais passer la porte d’un gynécologue. Je n’ai jamais été rassurée par l’examen en lui même et la peur aussi d’être jugée par rapport à mes inexpériences etc etc… Mais cette inexpérience est de plus en plus pesante pour moi au fur et à mesure que le temps passe. J’ai aussi peur de faire des rencontres à cause de ça car peur que cela ne passe pas bien etc etc…. Je suis en pleine remise en question sur pas mal de choses dans ma vie en ce moment. Donc sur cette peur notamment. A l’aube de mes 30 ans, je ne veux plus rester dans cette condition et je sais que je suis la seule à détenir les clés et pouvoir changer tout ça…

C’est pourquoi il y a un mois j’ai enfin décidé de franchir le pas. J’avais lu il y a quelque temps, un article de Rozie et colibri, qui parlait de son expérience gynécologique. Elle passait par une sage-femme car elles étaient réputées pour être plus douces, plus patientes et plus compréhensives comme elles travaillent avec des bébés. Déjà, elle m’a appris que les sage-femmes peuvent effectuer ce genre d’examen gynécologique sur des femmes non enceintes.

Le poids de ma virginité

Mes différents articles traitant de ma virginité et de mes peurs et blocages, et vos différents commentaires d’encouragement, de bienveillance, de non-jugement m’ont fait du bien et ont aussi contribué à ce que je pousse cette porte ! Il y a un ou deux mois, j’ai donc regardé les sage-femmes de ma ville sur Internet et c’est comme ça que j’ai fait un choix. Je ne voulais pas parler de ça avec aucune personne féminine de ma famille et mes amies n’habitent pas ma région donc bon…

J’ai pris RDV en ligne car c’était plus simple pour moi de ne pas devoir par expliquer par téléphone que c’était un premier RDV et pourquoi. J’ai repoussé le RDV deux fois. Je voulais à tout prix l’avoir avant mes trente ans donc je n’ai pas pu repousser plus, car c’est dans quelques jours maintenant ! 🙁 Je n’y ai pas trop pensé les derniers jours mais depuis avant-hier, j’appréhendais beaucoup. J’ai glané quelques infos sur le net pour me rassurer mais les témoignages ne me rassuraient pas forcément ou en tous cas, pas tous !

Le besoin d’être rassurée face à l’inconnu pour moi

J’ai donc arrêté de regarder et je me suis dit que de toute façon, elle ne pouvait m’obliger à rien. Si le courant ne passait pas, bin je n’y retournerais pas. Je suis arrivée dix minutes en avance. Puis, je me suis installée dans la salle d’attente et elle est venue me chercher très rapidement. Cela a évité que je ne stresse de trop ou ne décide de partir en courant ! Mais, elle est venue me chercher avec le sourire, l’air rassurant et en effet, elle l’a été tout du long de l’entretien.

Elle m’a posée des questions sur mes règles, les antécédents familiaux etc etc et on en est venu rapidement au fait. Elle m’a beaucoup rassurée sur le fait que ce n’était pas une honte, encore moins une tare. Que ce n’était pas de ma faute, si je n’avais pas encore rencontré la bonne personne pour passer ce cap. Que c’était un passage plus difficile pour certains, qu’on avait chacun notre propre rapport au corps. Bref, elle m’a vraiment rassurée, elle était patiente, compréhensive, à l’écoute et ne me jugeait absolument pas.

la question de la « ma » normalité

J’ai pu lui poser des questions sur le « sexe » et l’anatomie féminine et le mien en particulier. Là encore, même si elle ne l’a pas examinée, elle m’a rassurée sur ma normalité. Chose que je doutais parfois en me disant, que ce n’était pas tel que je me l’étais représenté. Mais elle m’a appris qu’il existait une multitudes de formes différentes et que ça n’avait rien de bizarre. Elle m’a conseillé d’examiner plus cet endroit, de me mettre en confiance. D’également pourquoi pas essayer d’insérer des tampons et de reprendre rendez-vous à la rentrée pour une palpation des seins pour commencer.

J’ai toujours redouté ce premier rendez-vous et je suis aujourd’hui tellement rassurée par rapport à tout ça. Je suis contente d’avoir été voir une sage-femme car effectivement elle a été très douce, très patiente, très compréhensive et très rassurante. Le premier contact est bien passé, je me suis sentie rassurée. Puis, j’ai senti que je pouvais avoir confiance malgré que ce soit compliqué pour moi de me livrer. Mais je pense qu’à force, ça deviendra plus aisé pour moi. Donc oui, je vais continuer avec elle. Je suis contente d’avoir trouvé une bonne personne dès le premier contact. En effet, le contraire aurait pu me bloquer d’autant plus et me faire baisser les bras.

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Et si mon passé conditionnait cette non-envie future ? . . .

Je viens de lire un article de RozieEtColibri qui m’a fait réfléchir. Elle parlait des secrets de famille qui impactent inconsciemment nos vies. Des sujets tabous qui ne sont pas dévoilés aux enfants. Ces enfants qui pensent alors qu’on leur ment, ou qu’on leur omet des parts de vérité. Ce silence, ce tabou amène alors la personne à s’imaginer un peu de tout et à douter.

L’histoire de sa famille que raconte Rozie m’a un peu fait penser à la mienne. Celles (et ceux ?!) qui me lisent depuis longtemps savent que mon papa est décédé avant ma naissance alors que ma maman était enceinte de moi. Je ne l’ai pas connu et je n’ai que très, trop peu entendu parler de lui. Les circonstances de sa mort sont taboues, secrètes, non évoquées et je n’en ai que quelques bribes, entendues par-ci par-là alors qu’enfant, je laissais traîner mes oreilles… Je ne connais pas réellement la vérité et j’en avais déjà parlé dans un article. Il a eu un accident de voiture, il aurait bu avant de prendre le volant ce soir là, et grillé un feu rouge… Accident… Mort…

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Cette histoire a forcément eu des conséquences sur ma vie. Je suis née dans un contexte de deuil. J’ai été surprotégée, choyée, et peut-être été un peu trop accueillie comme le messie (pas le joueur de foot hein!) mais en tout cas, je n’ai pas pu « grandir » de la bonne façon et j’ai des peurs et des blocages dans ma vie qui sont très certainement dues à ce passé.

Comme ma peur de l’abandon qui s’est caractérisée et se caractérise dans mes histoires d’amour et qui ont fait l’objet de pas mal d’articles ici. Mais avec l’article de Rozie, je me suis posée une question. Quand elle dit qu’après la mort de son grand-oncle, la famille a cessé de procréer comme si cette injustice avait inséminé l’idée que cela n’en valait pas la peine ?

Je me demande alors effectivement si mon vécu, mon passé et les circonstances particulières de ma naissance, le fait d’être fille posthume n’ont pas été sans incidence sur ma non-volonté de maternité. J’en avais également déjà parlé dans un article du fait que je ne souhaitais pas devenir maman et j’avais évoqué tout un tas de raisons sans penser à celle-ci qui a pourtant fait écho en moi à la lecture de l’article de Rozie.

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Et si effectivement je pensais que ça n’en valait pas la peine ? Et si j’avais peur que l’histoire se répète et de perdre ou l’enfant ou le papa comme l’a vécu ma mère avant moi ? Si j’avais peur que l’homme avec qui j’attendrais un enfant ne m’abandonne lui aussi comme mon papa à ce plus merveilleux des moments ?

Tant de questions qui resteront sans réponses… Pour avoir des réponses, il me faudrait sans doute briser le tabou, enfin poser des questions, exiger la vérité, en parler avec ma mère. 29 ans plus tard… N’est-ce pas trop tard ? Et puis, comment aborder ce sujet tabou, enfoui, et dont personne ne parle jamais sans la / les blesser ? Peut-être qu’une psychothérapie pourrait m’aider, je me rends compte que je traîne encore un poids, pas mal de peurs, de blocages et de démons… Mais après de mauvaises expériences avec les psys, je crois que j’ai préféré abandonner…

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Lettre à ma mère . . .

C’était il y a 29 ans, deux mois et 19 jours… Après 9 mois passés à l’intérieur de toi, je sortais enfin de ton cocon prête à affronter le monde… ou pas… En réalité, c’est comme si le cordon ombilical n’avait jamais été coupé. Comme si on était liées et qu’on ne pouvait se passer l’une de l’autre plus de quelques jours… Et pourtant, tout n’est pas toujours au beau fixe entre nous, on s’engueulait souvent, peut-être moins aujourd’hui mais on ne se comprend pas toujours…

De mon enfance, je ne me souviens de rien. Est-ce que c’est normal de ne garder aucun souvenir de sa propre vie ? J’ai l’impression de n’avoir rien vu, rien vécu et que ma vie est une succession de jours qui s’écoulent, se suivent et se ressemblent tous. Le contexte de ma naissance est bien particulier, papa s’était envolé alors que tu étais enceinte de moi et j’ai deux grands frères. Quand je suis née, j’étais sûrement le petit rayon de soleil qui venait enjoliver un peu votre existence.

Sauf que c’était déjà trop pour mes petites épaules. Et tu ne m’as pas aidée à grandir tu sais. Oh, tu as sûrement fait au mieux de ce que tu pouvais faire, et je suis très admirative de la femme que tu es, personnellement élever trois mioches toute seule, je n’en aurais pas été capable. Mais, je ne suis pas sortie de ton cocon. Dès que je suis née, tu as placée des barrières autour de moi et tu ne m’as pas aidée à les ouvrir…

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Tu as toujours trop fait pour nous mais tu ne nous a pas laissé prendre notre envol ni nous débrouiller seuls. Tu étais toujours trop présente et j’ai toujours pu compter sur toi, c’est vrai, mais peut-être trop. J’aurais voulu que tu m’apprennes la vie, que tu m’apprennes à me débrouiller seule et que tu m’apprennes à ne pas dépendre de toi, des autres… Car, je le sais, mes soucis relationnels d’aujourd’hui viennent de la mort, l’abandon de mon papa et l’étouffement, le cocon dans lequel tu m’as laissée…

Je n’ai jamais pu être qui je suis, les autres ont toujours fait et pensé pour moi. Je ne suis pas entendue, pas écoutée, je le vois bien, dès qu’il y a du monde à manger, si j’ouvre la bouche, ça ne sert à rien, personne ne répond, tout le monde s’en fout. Alors, je me suis sûrement dit qu’il en serait de même dans mes amitiés. J’ai donc fui et rejeté tout le monde. J’avais tellement peur d’être rejetée que je n’ai laissé aucune chance de m’aimer… Je n’ai jamais cru pouvoir être digne d’être aimée puisque je n’ai jamais pu penser par moi-même…

J’ai rejeté beaucoup d’amis et de petits amis potentiels qui pourtant auraient pu décrocher la lune pour moi. J’aurais pu être en confiance mais comment pourrais-je avoir confiance en quelqu’un d’autre lorsque je manque cruellement de confiance en moi. L’abandon que je ressens lorsque je pense à mon père m’a hanté toute ma vie maman tu sais. A cause de cette blessure, je suis devenue dépendante affective… Envers toi et envers chaque garçon qui m’a donné ne serait-ce qu’un tout petit peu d’intérêt.

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C’est ce qui s’est passé avec David, c’est ce qui s’est passé avec Florent, et c’est ce qui a failli se passer avec Fabien avec qui j’ai préféré rompre avant que ça ne devienne pour moi bien trop compliqué à gérer. Je suis dépendante, comme avec toi, je pense que je ne peux arriver à rien toute seule et que j’ai besoin des autres pour y arriver. Pourtant, depuis que Florent était parti (et quelques mois après quand ça allait mieux), jusqu’à l’arrivée de Fabien dans ma tête (que je connaissais depuis longtemps mais que j’envisageais depuis peu), je m’en suis très bien sortie toute seule puisque j’ai perdu 25 kilos seule, sans aide médicale avec ma seule volonté et détermination.

Mais il suffit que je m’épanche d’un mec pour que mes blessures affectives reprennent le dessus… Mais ma dépendance m’empêche de vivre une relation sereine maman. Je suis trop jalouse et le moindre petit incident prend chez moi des proportions énormes. Je deviens très lunatique quand je suis en couple et j’ai des hauts et des bas, parce-que je ne gère pas mes émotions. J’ai peur de la solitude et pourtant j’ai fui et fait fuir tout le monde…

Maman, j’ai développé trop de peurs tu sais… Sûrement à cause des barrières que tu as érigées autour de moi et qui se sont d’autant renforcées avec le temps. C’est comme si elles étaient incassables à présent. J’ai peur de sortir seule. J’ai peur d’être rejetée par les autres alors j’ai rejeté tout le monde. J’ai peur de prendre la parole. J’ai peur de prendre des décisions. J’ai peur de sortir de ma zone de confort. J’ai peur de grandir peut-être…

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J’ai peur de l’amour… Je n’arrive pas à concevoir l’amour autrement que passionnel et moi je voudrais plutôt vivre un amour plus serein. J’ai peur du sexe… Maman, tu te souviens quand j’étais en primaire, une ATSEM a été mise en garde à vue pour attouchements sur mineurs à mon école, est-ce qu’elle m’a touchée ? Est-ce que c’est pour cette raison qu’aujourd’hui, j’ai un véritable blocage à ce niveau là et que je suis toujours vierge à 29 ans ?

Jusqu’à il y a quelques années tout de même, même me laver à ce niveau là était compliqué. Alors quand il a fallu épiler, je te raconte même pas ! Aujourd’hui, ça va mieux à ce niveau là, je ne suis plus bloquée et je ne pense plus que je vais me faire mal mais pendant longtemps, j’avais peur de me faire mal à ce niveau là, c’est pour ça que je n’ai jamais réussi à passer le cap de la pénétration même si Florent a réussi tout de même à débrider certaines choses de ce côté là…

Mais c’est une zone qui reste très méconnue pour moi et je me demande toujours comment ça peut-être possible que « quelque chose » rentre à ce niveau là, sans me déchirer et me faire beaucoup de mal. Alors imagine, qu’avoir un enfant, est complètement impensable pour moi. Je n’ai jamais pu aller voir de gynécologue, pour moi voir un spéculum et me faire un frottis s’apparente à de la torture et je n’ai jamais réussi à dépasser le cap et à prendre assez confiance en moi pour dépasser ce cap. Des fois, je me demande même si je suis normale à ce niveau là. L’autre jour, grâce à un article en Une sur Hellocoton, j’ai appris qu’une sage-femme pouvait également faire cet examen et je pense que je serais peut-être plus à l’aise avec ce corps médical alors ça me motive…

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Il faut que je sorte de ma zone de confort maman. Il faut que je reparte de chez toi. J’ai toujours vécu avec quelqu’un et je ne sais pas si je suis capable de vivre seule à cause de ma putain de dépendance affective, mais il le faut je crois. Ah si, j’ai vécu seule à Rennes pendant mes études, et oui, je me souviens que c’était compliqué pour moi, mais si j’y ai survécu c’est que je peux le faire à nouveau. Je ne supporte plus cette maison, je crois. Trop de souvenirs, enfin même pas puisque je n’ai aucun souvenir, mais trop de barrières…

Je dois arrêter de compter sur toi et vivre ma vie. Rentrer le soir et me préparer à manger seule. Je dois apprendre à faire les choses par et pour moi-même. Avant ma déconvenue avec celui avec qui j’aurais pu peut-être être heureuse, je me convainquais que j’allais bien. Le sport, ce blog, mes séries m’occupaient grandement. Mais je crois que cette histoire m’a fait prendre conscience que j’avais besoin d’autre chose, que je n’étais pas si épanouie que ça dans ma vie.

Non maman, je ne suis pas heureuse. Je ne vis pas. Je survis. Alors oui, je suis forte. Mais jusqu’à quand ? Tu te souviens quand Florent et moi, ça n’allait plus, cette poussée de tension énorme, ces conneries que j’ai faites qui m’ont amené à l’hôpital et qui m’y ont laissé parce-qu’ils avaient peur que je fasse une bêtise, non ne t’inquiètes pas, je n’en ai pas du tout envie, mais combien de temps vais-je supporter de me faire souffrir ainsi ? D’avoir plus personne à mes côtés ? Et d’avoir l’impression de ne servir à rien dans mon travail et donc dans ma vie ?

Je vais me servir de mes victoires pour oublier mes échecs. Je ne dois pas restée focalisée sur eux. Je dois m’envoler maman, je dois partir, et casser une par une toutes ces putains de barrière qui paralysent ma vie et ma façon de voir la vie. Je dois sortir de ma zone de confort et affronter le monde. Je suis capable, j’ai déjà accompli de belles choses alors pourquoi pas d’autres ? Dis-moi juste que tu crois en moi maman…

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Trop compliqué d’être avec toi. Trop compliqué d’être sans toi. Impasse. Voie sans issue…

Tu me manques. C’est ma faute.

C’est moi qui n’ai pas voulu continuer.

C’est moi qui ai baissé les bras, qui ai baissé les armes.

C’était trop lourd à porter. Mon passé. Mes blessures.

Mes peurs, mes angoisses sont trop lourdes à porter. Autant pour moi que pour toi.

3 ans c’était trop long… Et là aussi c’est ma faute.

C’est moi qui ai voulu attendre avant de te rencontrer.

Mais j’ai eu besoin de temps, et c’est sur la fin que je me suis attachée…

Je savais qu’il était possible que mes peurs viennent tout gâcher…

J’ai voulu tout de même tenter par peur de te perdre…

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Aujourd’hui, j’ai tenté, et mes peurs me paralysent trop tu le sais…

Quand j’ai un trop plein d’émotions négatives, je fais tout pour que tu me haies…

Et tu l’as bien compris en plus… Je n’arrive pas à me contrôler…. C’est plus fort que moi…

Ça me tuera sûrement un jour…

En attendant, j’ai fait la morte quelques jours… Et tu m’as manqué…

Mais quand j’ai renoué, c’était pour mieux t’engueuler encore…

Qui pourrait supporter ça ? Il l’a pas fait… Et toi tu es trop bien pour que je te laisse même essayer…

Et puis j’ai trop peur, je suis trop jalouse trop suspicieuse et je vois trop de « signes » là où il y en a même pas…

C’est comme ça, je décortique dans ma tête, je me fais du mal…

Alors quitte à souffrir, autant souffrir maintenant…

Je te laisse partir…

Je ne peux même pas rester amie avec toi

Ça me fait trop de mal de voir que j’ai échoué encore une fois…

Sois heureux, tu le mérites tellement…

Prends juste pas la première conne qui passe par là, tu mérites mieux…

J’espère que tu trouveras vite celle qui te rendra heureux…

<3

douniajoy

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Lettre ouverte à toi avec qui j’aurais pu être heureuse si . . .

Je ne t’ai rien caché. J’ai été, on ne peut plus entière avec toi. Je t’ai exposé mes failles, mes peurs, mes névroses… 3 ans que tu me parlais. 3 ans que tu me lançais. 3 ans où tu m’exposais ta volonté de me rencontrer. 3 ans où je trouvais des bonnes excuses pour te dire non. 3 ans où je te disais que je n’étais pas prête.

Jusqu’à il y a quelques semaines… Je ne sais pas ce qui s’est passé. On s’est beaucoup parlé pendant l’Euro de foot, je ne sais pas pourquoi, j’ai commencé à être plus réceptive à tes messages à ce moment là. Alors que je pouvais jusque là ne pas te répondre pendant des jours, j’ai commencé à discuter chaque jour avec toi.

Et de là, j’ai commencé à vraiment m’attacher à toi. J’aimais parler avec toi. D’ailleurs si je t’ai répondu pendant 3 ans, c’est que je t’aimais bien déjà… D’ailleurs en 3 ans de mes refus, tu ne m’as dit qu’une seule fois, je ne sais plus c’était quand, que tu avais rencontré quelqu’un, mais ça n’avait pas duré entre cette fille et toi, et je t’avouerais que j’en avais été un peu jalouse de savoir que tu avais eu quelqu’un…

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Et puis, à force de te parler tous les jours, je commençais à bien apprécier nos conversations, toujours sur le net, puisque je refusais encore de te rencontrer. Toi tu avais hâte et moi, j’avais besoin de contrôler ça. J’avais besoin que la décision vienne vraiment de moi. Et à force de m’attacher, j’ai eu peur de te perdre et je me suis lancée… Je me sentais enfin prête à prendre le risque.

Alors, on s’est vu… Une fin de soirée sur la plage… Des débuts très timides, je me sentais presque mal à l’aise. 3 ans de célibat, peu de relations, n’aident pas à se sentir à l’aise en de pareilles circonstances. Je ne savais pas quoi dire, je n’ai jamais su séduire. On s’est beaucoup taquiné. Qui dit jeux de mains, jeux de vilains… Tu as finir par m’embrasser au moment où je m’y attendais le moins ! J’avais perdu toute maîtrise, tout savoir-faire… J’ai été gênée, un peu surprise et beaucoup gauche…

Tu devais partir et je devais rentrer. On a marché jusqu’à ta voiture. Main dans la main, j’étais toujours un peu gênée mais en même temps, j’étais bien. A ta voiture, on s’est embrassé à nouveau. Tu m’as raccompagné en voiture jusqu’à la mienne garée un peu plus loin. On s’est encore beaucoup embrassé et de façon vraiment langoureuse… On s’est quitté et tu m’as dit que tu m’enverrais des messages toute la soirée… Chose que tu as faite. J’étais contente…

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On devait se revoir le lendemain après-midi. Mais j’attendais que mon frère passe à la maison et je ne savais pas à quelle heure j’allais être disponible. Première crise de ma part quand tu tardais à m’envoyer des messages pour me dire toi tes disponibilités. Tu m’avais bien dit que tu avais mal au crane, j’aurai pu me dire que tu t’étais endormi mais non, mon cerveau partait encore dans ses délires tout seul…

Finalement, on s’est bien revu… On a été boire un verre. J’étais toujours timide, toi aussi je pense, et je n’étais toujours pas trop à l’aise. Beaucoup de blancs dans nos conversations, des petites choses qui me dérangeaient aussi mais je t’en ai parlé après et tu as bien tenté de me rassurer… On est allé se promener et j’ai craqué devant toi… J’ai pleuré parce-que je n’y arrivais pas. Je sentais toutes mes peurs revenir à la surface. Tout ce que je ressentais à chaque fois que j’étais en couple, notamment à ma dernière histoire, il y a plus de trois ans…

Tu as bien tenté de me rassurer encore une fois… Mais toute la semaine suivante, j’ai eu des moments de doutes. J’oscillais entre le fait que je sentais que j’allais avoir trop de peurs incontrôlées, que je ne savais pas trop si j’étais vraiment à l’aise avec toi, que j’avais peur de nos blancs, alors que si on se parle par écrit, tout semble si fluide, si naturel… Peut-être que 3 ans, c’était trop long…

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Quelques crises que je ne contrôle pas, c’est comme si j’essayais de tester la personne. Je ne sais pas ce que c’est au juste. Je sais juste que j’ai peur. En couple, je me sens vulnérable, à fleur de peau, ultra sensible, très susceptible mais surtout d’une jalousie maladive qui me rend complètement hystérique… Une émotion qui prend le dessus et qui pourtant ne définit pas la personne que je suis…

Après avoir voulu tenter, essayer de prendre le dessus, me dire que j’allais finir par y arriver, j’ai une nouvelle fois rebrousser chemin… Et hier soir, je t’ai dit que c’était fini… Que je ne pouvais plus. Que je ne pouvais pas. Et malgré le fait qu’au fond de moi, je suis persuadée que tu es un mec bien et que l’on aurait pu vivre quelque chose de beau, je sais qu’on ne le pourra pas tant que je serais comme ça.

Loin de toi, j’ai peur. De ce que tu fais. D’où tu es. Mais surtout avec qui. Et je déteste le sentiment de peur que ça me laisse dans le ventre, dans le cœur et dans la tête. Je me pose dix mille questions, je me fais des films dans ma tête et si par malheur tu mets un peu trop de temps à répondre, alors je pars en vrille complet. Je ne le maîtrise pas. Je suis dépendante affective. Dès que quelqu’un me donne de l’intérêt, je ne veux pas le perdre…

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Je me suis même demandée si je ne m’étais pas attachée à toi pour l’intérêt que tu me portais. Et je me sens dégueulasse et égoïste de dire ça. Je suis beaucoup trop perdue, beaucoup trop confuse et beaucoup trop en attente quand je suis en couple. Je pense que le fait d’être perdue dans mon taf, dans ma vie tout court, n’aide en rien. Je crois qu’il faut absolument que je m’épanouisse seule avant de m’épanouir en couple… Je ne pourrais pas vivre une relation de couple sereine si je ne suis moi-même pas sereine.

Je ne veux pas te faire de mal. Je ne veux pas me faire du mal. Je ne veux pas nous faire du mal. J’ai aimé nos discussions sur le net. J’ai aimé savoir quelques petites choses que tu m’as confiées sur toi. J’ai aimé tes baisers. J’ai aimé être dans tes bras. J’ai aimé tes mots doux. J’ai aimé ta gentillesse, j’ai aimé ta patience surtout… J’ai aimé tes yeux, ton sourire, ta voix, ton allure…

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Je vais peut-être le regretter… Je ne sais pas. Ce que je sais c’est que je n’ai pas envie de souffrir. J’ai envie de faire le point sur ma vie, d’aller mieux déjà toute seule. Et je n’ai pas envie de m’être attachée pour de mauvaises raisons… J’ai re-supprimé mon compte FB, je n’aurais pas supporté de continuer à t’y voir… Je ne veux pas savoir quand tu rencontreras une autre… Mais je te le souhaite… Et j’espère qu’elle, elle saura te rendre heureux, moi j’en suis malheureusement actuellement incapable, je ne suis déjà pas heureuse moi-même.

Tu vas me manquer… Tu m’as renvoyé un message tout doux que j’ai bien lu. Je ne peux pas te répondre pour l’instant. Je ne peux pas non plus rester amie avec toi. Je ne veux pas voir quand tu rencontreras une autre fille, même si je te le souhaite. Crois-moi, je déteste si je te fais souffrir, je ne me supporte pas si cela te rend malheureux car si je pars, c’est justement pour ne pas qu’on se fasse trop de mal… Merci pour tes mots, merci pour la parenthèse enchantée… Mais c’était sans doute encore trop tôt… Ou alors trop tard… Je suis désolée joli cœur…

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A cœur ouvert : cette fille trop peureuse que je ne veux plus être . . .

Je vous en ai parlé ici. Ça fait trois ans et demi que je suis célibataire. Quand Florent est parti, j’ai cru mourir. J’ai voulu mourir, j’ai voulu en finir. Je pensais que je ne serais plus heureuse dans ma vie, jamais… Une amie m’avait beaucoup aidée à l’époque. Aidée à me faire prendre conscience que si je pouvais vivre et être heureuse à nouveau et que ma vie ne tournait pas uniquement autour de ce garçon. Alors il a fallu du temps et puis j’ai fini par le comprendre. J’ai fini par comprendre qu’il n’était pas le bon tout simplement.

Après cette relation tumultueuse, j’ai eu besoin de temps. J’ai rencontré quelques garçons mais rien de concret, je ne voulais même pas d’une histoire avec eux, je voulais juste voir ce qui se passerait comme ça sans trop me prendre la tête. Ça ne l’a fait avec aucun de ces garçons. De toute façon, je ne recherchais pas vraiment d’histoire. Je voulais juste passer le temps… J’avais pris conscience qu’il fallait que je m’épanouisse seule avant de m’épanouir à deux. Le sport et ma perte de poids m’ont aidée à m’épanouir. Je me sentais plus libre, plus en confiance.

Ce garçon, je l’ai rencontré sur Adopte un mec. Un charme auquel je dis oui sans conviction, sûrement parce-que la lecture du profil me plaît mais comme avec tous les autres, juste pour passer le temps. C’était il y a 3 ans. 3 ans qu’il m’a parlé pour la première fois et il me parlait toujours… Malgré ces 3 années de refus de le voir… Pour être honnête, je refuse les rencontres bien plus que je n’accepte des charmes et déjà que je n’en accepte pas beaucoup…

J’ai encore peur, je n’ai pas confiance en moi alors il est très difficile dans ces conditions de faire confiance en quelqu’un d’autre. Alors à quoi bon rencontrer des mecs alors que je sais très bien que je ne serais pas prête à vivre une belle histoire. C’est ce que je me suis dit pendant trois ans. Et puis, même si j’aimais discuter avec lui, je n’avais pas plus d’attirance que ça au départ. Et puis, je ne sais pas ce qu’il s’est passé cet été…

Une prise de conscience, une envie de prendre des risques. La vie est trop courte pour nourrir des regrets. Alors, j’ai envisagé de le rencontrer et je lui ai dit mais j’avais encore besoin de temps. J’avais surtout besoin que la demande vienne de moi, j’avais besoin de contrôler ça. Et comme à son habitude, il s’est montré très patient et il a attendu… Mais chaque jour, depuis que j’ai décidé de le voir au début de l’été, on a discuté, et chaque jour, je m’attachais un peu plus à lui…

Et puis, voyant mon attachement augmenter et n’y tenant plus, je lui ai enfin proposé de se rencontrer. On devrait se voir initialement ce dimanche… Et puis, on s’est vu vendredi soir. Il devait rejoindre des potes pour 20h30 et proposait qu’on se voit avant. J’ai accepté. On s’est donc vu. Il devait être 18h30 lorsqu’on s’est rejoint sur une plage. On a marché et puis on s’est posé sur des galets dans un coin tranquille et éloigné de la foule.

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C’était assez timide, on l’est tous les deux… On a un peu discuté, puis on s’est surtout beaucoup taquiné lorsqu’il m’a demandé si j’étais chatouilleuse ! Jeux de mains, jeux de vilains, il a fini par m’embrasser ! Un premier baiser assez timide, et limite je ne savais même plus comment faire ! Puis on s’est pris dans les bras… Il m’a ensuite raccompagné à ma voiture en voiture car on était garé à l’opposé et après encore s’être embrassés, on s’est quittés. Je suis rentrée chez moi et il est parti rejoindre ses potes en me disant qu’il m’enverrait des SMS.

J’étais contente car il le faisait. J’étais contente et j’avais en même temps un sentiment de malaise après cette première rencontre. Je ne savais pas vraiment m’expliquer ce malaise. Peut-être le fait qu’il joue avec son téléphone même si ça n’a duré que quelques minutes. Il voulait me revoir le lendemain, soit hier, et moi aussi mais il m’a proposé de se voir chez lui et je n’étais pas prête. J’ai besoin de le connaitre davantage avant d’envisager d’aller chez lui même si c’est une proposition tout à fait innocente.

De plus, ma belle-sœur devait passer dans l’après-midi et je devais lui montrer une vidéo alors je lui ai dit qu’on pourrait se voir après. Elle devait être partie pour 16h donc ça nous laissait du temps en fin d’après-midi. Mais, il ne répondait plus à mes messages et quand je lui ai proposé de se retrouver au ciné pour 16h30 il était distant… Puis il m’a quand même dit oui, mais quelques minutes plus tard, il m’a dit qu’il avait mal au crane et qu’il ne serait pas prêt mais qu’on pouvait se retrouver vers 18h30 pour la séance de 19h30. Au final, je me suis énervée en lui disant que s’il voulait pas me voir, qu’il le dise. Du coup, il m’a dit qu’il partait de chez lui et que si il voulait qu’on se voit mais qu’il avait vraiment mal à la tête.

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Au final, on s’est bien retrouvés, on a décidé d’aller au ciné voir ce qu’il y avait mais on arrivait pas à se mettre d’accord sur un film qui nous plairait à tous les deux alors on est allé boire un verre. Au bar, on était encore assez timide et du coup à un moment quand la serveuse est venue prendre notre commande, il a envoyé un message à un pote pour dire qu’elle allait bien (en parlant de la serveuse) et en me disant que son pote avait craquer sur elle. Bref, ça m’a un peu saoulée sur le coup.

Ensuite, on est allé faire un tour dans un petit coin tranquille et je voulais lui parler mais je n’arrivais pas. Je suis hyper timide, réservée et j’ai toujours peur de ne pas trouver mes mots et de mal exprimer mes ressentis. On s’est embrassés, un peu beaucoup… Et puis, je me suis mise à pleurer… Et j’ai réussi à lui dire un petit peu mes peurs. On est retourné au ciné car j’y avais laissé ma voiture et on devait se faire une séance, mais je me sentais pas très bien et j’ai préféré lui dire que je voulais rentrer.

On s’est embrassés, un peu trop chaudement, il m’a même dit qu’il avait envie de moi et que si on arrêtait pas, ça allait être dur pour lui et qu’on se faisait du mal… J’avoue que je ne sais pas pourquoi j’ai agi comme ça… J’ai peur et pourtant dans ses bras, je suis si bien… Mais je vois bien que je ne serais pas sereine… Si bien que ce matin, je lui ai envoyé un pavé pour lui expliqué encore mes peurs, mes réticences et le fait que je n’étais sûrement pas prête. Qu’il faudrait peut-être mieux en restée là car je voyais bien que je développais des sentiments de jalousie et de mal-être…

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Le pire, c’est que ça me fait du mal. Je n’ai pas arrêté de pleurer depuis et je me rends compte que j’ai la maturité sentimentale d’une gamine de 15 ans… Dans le pavé que je lui ai envoyé, je lui évoquais ma jalousie et il m’a avoué que ça lui faisait un peu peur. Que pour la serveuse il voulait juste passer un bonjour si son pote lui répondait (ouais soit, m’enfin c’est pas à toi de le faire et encore moins avec moi, à moins que je ne sois encre trop jalouse ?). Il m’a dit que il n’était pas retourné sur Adopte malgré que je lui ai confié mes peurs à le voir en ligne et que c’était l’application qui restait active.

Je lui ai aussi avoué que j’avais peur de nos blancs quand on était ensemble et du fait qu’on passait plus de temps à s’embrasser qu’à se parler… Je ne veux pas d’une relation basée uniquement sur le physique parce-que je ne suis pas prête à ce niveau là, que j’ai besoin de temps et surtout parce-que je suis vierge… Que je n’ai pas réussi à surmonter le blocage avec mon ex même si j’avais essayé…

Il m’a dit qu’il savait tout ça, que je lui avais déjà dit, qu’il était conscient de ça depuis le début. Ça ne l’a pas empêché de vouloir me voir. Je pense aussi que mes peurs viennent de là, si je ne l’avais plus été… Si je n’avais pas peur de faire patienter un mec et qu’il aille voir ailleurs si je suis pas prête assez rapidement, les choses seraient sûrement différentes.

Mais j’ai trop peur. Dès que je commence une relation, j’ai peur du moment où elle se terminera. J’ai peur de souffrir, j’ai peur de mes réactions, de ma jalousie, de ma paranoïa. Quand je suis avec la personne, tout va bien, mais le problème c’est dès qu’on est plus ensemble et que les doutes s’installent… Où est-il ? Que fait-il ? sont des questions qui me tiraillent et qui me font du mal…

Je souffre de dépendance affective… Je suis jalouse possessive, maladive et j’en suis parfaitement consciente. Je sais aussi que ça ne fait qu’éloigner la personne de moi mais c’est plus fort que moi, c’est incontrôlable… Alors, je le laisse partir… Ça me fait mal parce-que je m’étais vraiment attachée à lui au final même si au début je ne le calculais pas… Mais je veux qu’il soit heureux et je ne peux que lui faire du mal… Autant se faire du mal maintenant que plus tard… Je ne veux pas que ça se termine comme ça…

Le pire dans tout ça, c’est que j’ai coupé les ponts avec quasiment toutes mes amies. J’en ai sur Internet, des amitiés réelles mais elles vivent loin et ce n’est pas pareil. J’aurais besoin de voir une amie et de pouvoir pleurer dans ses bras…

Lui, il veut toujours de moi, il me dit qu’il veut mes bras, qu’il a mal, qu’il est triste et déçu que je ne nous laisse pas une chance… Je voulais essayer, je voulais prendre le risque, mais je vois bien que je n’y arrive pas, j’ai tellement peur… J’ai encore tout gâché… Je ne suis qu’une sombre conne… Et je voulais tellement pas lui faire du mal… Ce qui me fait encore plus mal c’est quand il me dit qu’il veut mes bras, qu’il a craqué pour mes yeux et mon sourire… Il veut continuer de me parler comme avant mais mon visage va lui manquer. Je vois bien qu’il ne veut pas me perdre…  Il est même prêt à attendre que je sois prête et que je me fasse à l’idée… Il est même prêt à me revoir sans s’embrasser, sans être ensemble pour le moment… Et moi, j’ai toujours peur… Aidez-moi…

life inspilia

douniajoy

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