Humeurs

Not afraid . . .

On me dira que je suis bien gentille mais que je ne risque probablement rien dans ma petite Bretagne, une petite ville costarmoricaine qui n’est pas tellement connue et que ce n’est pas ici que les terroristes risquent de faire leur coup d’éclat.

On pourra penser que je suis folle ou alors complètement inconsciente, que je ne mesure pas l’impact ni les conséquences de ce qui se passe en ce moment dans le monde, mais je n’ai pas peur. Non, le terrorisme ne m’effraie pas.

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Alors oui, on me dira aussi que ce n’est pas logique, puisque j’ai peur de pleins d’autres choses bien plus insignifiantes, comme de faire confiance, de me lâcher, de prendre des initiatives seule, de sortir de ma zone de confort alors que je ne risque pas de me retrouver en proie au terrorisme et que c’est donc bien facile de penser comme cela.

Alors, oui je suis loin des aéroports, station de métro, gares ou autres et je ne dois pas m’y rendre de si tôt donc je suis bien tranquille. Oui mais non, ça peut frapper n’importe où, n’importe quand. Ces hommes là, les terroristes, ils n’ont pas de limites.

On me rétorquera aussi que c’est bien facile de dire que je n’ai pas peur, mais que si j’y étais, ça ne serait pas là même ! Je suis d’accord. Je ne sais pas du tout comment je réagirais si j’étais en proie au terrorisme, je sais juste que j’ai eu peur le 13 novembre quand mon neveu était au Stade de France.

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Alors oui, probablement que je ferais moins la maline si j’étais face au terrorisme et victime d’un attentat ; cependant, je refuse de céder à la peur et de vivre dans la terreur. Je veux continuer ma vie, rire, vivre, pleurer, manger, dormir, faire du sport et respirer de façon sereine.

Si je dois prendre l’avion demain, je n’aurais pas peur de franchir les portes de l’aéroport, je ne penserais tout bonnement pas à ça. Alors si leur but est de nous faire peur, ça ne marchera pas. Nous continuerons à vivre, sortir et rire !

D’ailleurs, je me disais qu’ils devraient arrêter d’en parler aux infos quand il y a des attentats. C’est accorder trop d’importance à ces terroristes. Ça leur montre trop que ça nous panique. Non, aux infos, ils devraient juste dire « un attentat à tel endroit, tant de morts et tant de blessés ». Point. Et on en parle plus. Ça leur fait trop plaisir d’être au centre de toutes les attentions…

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18 thoughts on “Not afraid . . .

  1. Je pense effectivement que c’est plus facile à dire qu’à faire…Quand j’étais petite, il y avait successivement des attentats dans les 2 stations de RER jouxtant la mienne et je peux te dire que j’ai mis de longues années avant de m’asseoir à nouveau et j’ai toujours le réflexe de regarder sous les sièges ! Je suis d’accord avec toi, il faut continuer à vivre, mais difficile de ne pas y penser, surtout quand on prend tous les jours le métro ou très souvent l’avion et qu’on sait que ce sont des situations à risque.

    1. C’est peut être le côté bien tranquille au bord de l’eau, je ne sais pas. Je sais juste que c’était proche quand j’ai eu peur pr ma famille en novembre mais que je refuse de prendre peur et de me dire par exemple non je ne vais pas à une manifestation qui pourrait me plaire sous prétexte qu’elle se passerait dans une grande ville à risque avec des milliers de gens. Je veux pas me mettre de barrière. Advienne que pourra. Mon côté intrépide. Tant que ça ne devient pas une peur incontrôlable et qui empêche de vivre ou respirer, je comprends que tu puisse ressentir cela. J’espère juste que ça ne te paralyse pas 🙂 gros bisous et merci pr ton avis 😉

  2. Merci pour ton article 🙂 Tu sais que je pense comme toi et pourtant j’habite Paris, je prends le métro…
    Il faut écrire ce genre de choses, j’en suis persuadée. Ne pas laisser toute la place à l’angoisse, la panique. REFUSER d’avoir peur, c’est exactement ça.
    Et je ne minimise pas ton sentiment sous prétexte que tu habites loin de tout ça. C’est une question de caractère et de vécu, il y a des gens qui ont peur des attentats au fin fond de leur maison isolée en pleine nature et des gens qui n’ont pas peur Boulevard Richard Lenoir à Paris. Et inversement.
    Je t’embrasse <3

  3. Si le terrorisme détruit et effraie par la violence radicale qu’il impose, les médias n’aident pas dans toute cette psychose mise en place. Nous rendre paranoïaque, semer la terreur dans les moindres de nos faits et geste sont les moyens mise en place pour atteindre leur but ultime : que nous rejetions notre mode de vie et de pensée actuel, notre religion pour embrasser leurs règle. Dans ma campagne normande je suis bien tranquille aussi, mais je ne vais pas nier cette peur lancinante qui s’infiltre en moi. Elle ne me paralyse pas mais elle est là quand même. J’essaie de ne pas la laisser me vaincre…

  4. Comme toi, du fin fond de ma campagne, je n’ai pas peur. et quand je suis montée à Paris, que j’ai pris l’avion, etc., il y a un mois, je n’avais pas peur non plus. En tout cas pas d’eux. Juste en souci que tout roule comme sur des roulettes, qu’il n’y ait pas de grain de sable !

    Et pareil, j’ai l’impression que les médias nous maintiennent dans la psychose. Ils devraient moins en parler, ou à peu près autant que quand ça se passe ailleurs qu’en Europe (c’est à dire 5 min tout au plus).

  5. Je prends assez régulièrement l’avion mais peut-être pas dans les villes les plus « menacées »… quoi qu’il en soit quand je rentre dans l’aéroport je ne pense pas du tout à ça, aux risques etc… La vie ne doit pas être conditionnée par la peur… puis ce qui doit nous arriver arrivera… on ne peut pas tout contrôler

  6. Bah vu les dangers qui peuvent nous tomber sous le coin du pif , si il fallait faire attention à tout , on s’en sortirait pas et à force de guetter et d’être parano hop un ulcère , t’as plus de chances de subir un tsunami ou une attaque de zombs par chez toi hein 😉

  7. Je comprends ce que tu veux dire. C’est vrai que quand on n’a pas été au coeur des événements, on a beau être choqués (quoique… perso je suis surtout blasée), on a toujours l’impression d’être loin et on se dit qu’on doit vivre notre vie normalement, ne pas être parano. Mais c’est ça, c’est le genre de discours que je tiens quand je suis chez moi. Maintenant pour organiser des voyages, que ce soit à Paris ou dans de grandes villes européennes, j’avoue que je réfléchis à deux fois.

  8. Je suis parisienne, je ne vis pas dans la peur,même si les premiers temps ont été difficile. Mais pas le choix, il faut prendre le train pour aller travailler, essayer de vivre tant bien que mal. Malgré tout, les gens vivent à fleur de peau. Hier un panneau publicitaire est tombé à Créteil soleil, le bruit à fait paniquer tout le monde, explosion, coup de feu. C’était juste un accident. Retrouvez la joie de vivre va être long, mais il ne faut pas abandonner. Bises

  9. C’est un beau texte et ça vaut la peine d’en parler. Il suffit d’être confronté une fois à une situation et savoir comment agir pour éviter de nouveaux cas, sauver des âmes.
    Il ne s’agit pas de vivre de la peur mais de vivre en pleine conscience des failles de ce monde.

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