Antoine Griezmann, « Derrière le sourire », autobiographie

Titre : Derrière le sourire

Auteur : Antoine Griezmann, co-écrit par Arnaud Ramsay

Éditeur : Robert Laffont

Date de parution : 2017

Nombre de pages : 272

Si j’aime les sportifs, ce n’est pas uniquement pour leurs muscles. Moi ce que j’aime c’est l’état d’esprit. Un gagnant, un combattant, quelqu’un qui a la gnaque et la rage de vaincre, je vais en être admirative. Le premier sportif a m’avoir donné cet exemple, c’était il y a maintenant douze / treize ans : Rafael Nadal. Sa rage de vaincre, son talent, sa fraîcheur, sa jeunesse. L’envie de toujours aller plus loin. C’est quelque chose que j’admire et que j’aimerais également posséder en toute circonstance.

Je n’avais pas reconnu ça dans un autre sportif depuis longtemps, jusqu’à Antoine Griezmann lors de la Coupe du Monde 2014… Comme Rafael, c’est un joueur dont je suis depuis les performances et regarde les plus grands matchs. J’aime sa fraîcheur, sa spontanéité, sa joie de vivre, sa gueule d’ange, son efficacité sur le terrain, sa justesse de jeu… et son sourire ! Alors quand j’ai su qu’il sortait son autobiographie co-écrite à l’aide du journaliste Arnaud Ramsay, j’avais très hâte de pouvoir l’avoir entre les mains.

Le 18 mai, jour de sa sortie, je me suis précipitée à la librairie où je l’avais commandé après le travail. J’ai commencé à le lire ce soir là très tranquillement en prenant des notes au moment de ma lecture. J’ai fini le livre aujourd’hui, soit une semaine plus tard. J’aurais pu le lire plus rapidement en ne prenant aucune note et le finir plus tôt mais je ne voulais rien oublier d’important. J’ai appris des choses que je ne savais pas même en étant « fan ». Je n’avais jamais vraiment fait de recherches sur sa vie avant et la façon dont il avait été recruté. Je savais qu’il avait galéré en France mais c’est tout.

derrière le sourire

Je connaissais Antoine discret mais j’ai appris avec ce livre qu’il l’était effectivement bien plus que je ne le pensais. Il n’exprime que très peu ses sentiments. Derrière le sourire se cache pourtant quelques accros et zones de turbulence. Il aurait pu facilement se décourager lorsque les clubs français lui ont toujours fermé la porte au nez parce-qu’il était trop petit, trop frêle… Puis, quel délivrance lorsque Eric Olhats, recruteur de la Real Sociedad l’a remarqué. Ses parents étaient réticents, ils ne voulaient pas lui infliger une nouvelle déception, mais Antoine voulait y croire cette fois. Face à sa persévérance, ses parents ont craqué… Et ont bien fait !

La séparation avec sa famille n’a pas été aisée. Il était très proche d’eux. C’est pour cela qu’Eric l’a pris sous son aile et l’a pris chez lui. Il se doutait que s’il allait en internat, il aurait craqué et serait rentré chez lui ! Il a été son épaule, son mentor, son coach, son conseiller et bien plus encore. Ils sont restés très proches et il lui est encore de précieux conseils aujourd’hui.

résumé du livre (spoilers)

Antoine Griezmann est un joueur qui pense collectif et qui ne joue pas du tout de façon individualiste sur le terrain. Il aime aussi bien marquer que d’être le passeur de celui qui marque. C’est un attaquant non égoïste qui pense avant tout au collectif. C’est un joueur complet qui n’hésite jamais à mettre en avant ses coéquipiers plutôt que lui.

Il a toujours souhaité devenir footballeur professionnel. C’est son père qui lui a transmis la passion du ballon rond. Il n’aimait pas l’école. Il allait partout avec un ballon à la main. Un jour, sa mère lui demande s’il n’oublie rien. Il lui répond : « Non c’est bon, j’ai mon ballon ». Ce à quoi sa mère rétorque « Et ton cartable ? » !

Il est conscient de la chance qu’il a de pouvoir réussir dans sa passion lui qui était peu doué pour les études. Il ne renie pas l’importance de l’école pour autant.

Les non ne l’ont pas découragé

Ça l’a galvanisé, motivé encore plus pour la suite. L’Espagne a été sa chance, ce pays qui avait compris qu' »il n’y a pas que la taille qui compte ».

Antoine n’avait pas beaucoup d’amis. Il était très réservé, très discret et passer tout son temps sur les entrainements et à jouer au foot, non seulement sur le terrain mais à la console ! Lorsqu’Éric s’absentait, il devait se gérer tout seul. Il a grandi d’un coup et appris très tôt le sens des responsabilités. Cela lui a forgé le caractère, il serait prêt aujourd’hui à affronter n’importe quoi. Il a vécu dans sa bulle, ce qui fait qu’il a encore du mal à s’exprimer, à verbaliser ses émotions. Non, il n’est pas du genre à se confier, s’épancher. Il n’aime pas le conflit, préférant même l’éviter.

Le foot de haut niveau exige de la discipline. Il ne sortait pas beaucoup, n’allait pas aux anniversaires. Il n’a pas eu de jeunesse classique.

l’admiration pour d’autres joueurs

Aujourd’hui, Antoine admire David Beckham pour son foot et son style. Il aimerait lui ressembler. Beckham a su imposer une marque de fabrique, ce qu’il souhaiterait également. Il ne dit pas oui à toutes les demandes de collaboration. Antoine admire Beckham car il su remporter les trophées et générer de l’attention. Son numéro 7 et les manches longues quand il joue sont en hommage à ce joueur.

Il sait qu’il est convoité mais ça lui passe au dessus. Il lit toutes les lettres qu’il reçoit. Les tentations existent mais Antoine est fidèle, en amour comme en amitié d’ailleurs.

Les voitures, c’est son seul péché mignon. Sinon, il essaye de ne pas faire n’importe quoi avec l’argent. Il reste discret malgré tout et ne cherche aucunement à se la raconter.

Il est heureux avec Erika. Elle lui a fait hausser son niveau de jeu. Grâce à elle, il se dit être un homme meilleur et un meilleur footballeur également. Il l’a dragué pendant un an et demi avant qu’elle ne consente à sortir avec lui. Comme lui, Erika est casanière et discrète. Elle tenait un blog de mode mais a tout arrêté lorsqu’elle a commencé à recevoir des messages insultants et que cela la blessait.

sourire ne représente aucun effort pour Antoine

Il aime détendre l’atmosphère et mettre l’ambiance. C’est un grand déconneur derrière ses airs timides. Il fonctionne de façon simple et naturelle mais il sait râler quand il le faut.

Il ne lit pas la presse le concernant. Au premier match de l’Euro contre la Roumanie, les grands titres « l’inquiétude Griezmann » l’avait miné. Il venait de perdre la Ligue des Champions et savait qu’il n’avait pas fait un départ flamboyant pour cet euro. Mais il n’appréciait pas cette façon d’enfoncer le clou.

Il est très fier de sa sœur qui gère ses relations avec les médias et de son frère qui a lancé sa propre marqué de vêtement « The GZ Brand ». Il a une confiance aveugle en sa sœur.

Son père est comme lui, réservé et discret dans ses émotions et sentiments. Il tient à regarder tous les matchs d’Antoine mais seul et n’hésite jamais à lui dire quand il n’a pas été bon, tout comme à l’encourager et le féliciter.

être heureux en dehors pour être heureux sur le terrain

Antoine a besoin d’être heureux en dehors du terrain pour être bon sur le terrain. Si dispute familiale, il y a, il va moins bien jouer. En saison, il ne sort jamais de chez lui, mais profite de sa femme et sa fille.

Antoine a été suspendu de 2012 à 2103 pour avoir fait une virée nocture avec quatre autres joueurs lors d’un rassemblement. Ils ont mal joué et ont perdu le jour d’après. Il savait qu’il avait fait une grosse bêtise. Il a eu peur que sa carrière en soit ébranlée. Ca lui a foutu une grosse claque. Mais il a su transformer cela en positif.

L’Amérique le fascine, la culture, la façon de vivre. Il aimerait terminer sa carrière là-bas et ainsi regarder tous les matchs en NBA, fan de basket comme il est !

Il est également admiratif de la mentalité sud-américaine : leur positivisme, état d’esprit, générosité et solidarité. Carlos Bueno, l’un de ses coéquipiers, lui a fait découvrir le maté, cette boisson qui l’accompagne partout maintenant. Carlos est d’ailleurs le coéquipier le plus important qu’il ait eu, celui qui l’a le plus aidé sur et en dehors du terrain.

Antoine n’est pas un gros râleur

Il n’a jamais reçu de cartons rouges et les cartons jaunes se font très rares. Il ne s’énerve pas sur le terrain. Mais il ne supporte toutefois pas de perdre. Sur le terrain, il a la hargne, il ne supporte pas le manque d’envie ni le fait de ne pas tout donner.

Sa sélection en Équipe de France l’a fait pleuré de joie. Mais ce n’était pas une finalité en soi. Le plus dur allait commencer ! Perdre la Coupe du Monde, la Ligue des Champions, l’Euro aux portes des demies ou de la finale l’ont beaucoup frustré et marqué. Pour lui, il y a comme un gout d’inachevé.

Pour lui, le pire ennemi d’un footballeur, c’est son mental. Parfois il n’est pas dans un bon état d’esprit pour marquer. Il a besoin d’être heureux, de savoir que sa famille le soutient pour être au top.

L’Atlético a vu en lui un grand joueur, capable de faire monter leur niveau et d’atteindre leurs ambitions : passer les huitièmes de finales en Ligue des Champions. Il aligne les titres de meilleur joueur de la Liga depuis plusieurs mois.

la générosité d’ANtoine

Le Soulier d’Or reçu pour avoir été le meilleur buteur de la compétition à l’Euro 2016 ne l’a pas consolé du fait que l’équipe ait perdu. Il était triste pour lui mais aussi pour ses coéquipiers et l’entraîneur Didier Deschamps.

Antoine est généreux avec les supporteurs. Il a ainsi offert le ballon d’un match de l’Euro au fils du commandant de police tué à Magnanville dans un acte terroriste. Antoine a parfaitement conscience qu’un geste, un sourire ou une attention peuvent toucher les supporters.

Il est aujourd’hui perçu comme un joueur important aux yeux de ses coéquipiers et du coach mais il ne se prend pas pour un patron. Antoine aime tout autant faire marquer ses coéquipiers que marquer lui-même. Il ne souhaite pas devenir capitaine dans l’immédiat. Non, il a d’autres choses à prouver comme gagner un trophée avec son pays.

mon ressenti

Antoine est dépeint dans le livre tel que je l’avais imaginé. Discret, casanier, timide mais un brin déconneur. Un mec qui donne tout sur le terrain, et qui joue collectif et pas seulement pour lui. Un footballeur qui a la hargne et qui souhaite gagner, non seulement pour lui mais pour l’équipe dans lequel il évolue.

J’ai appris des choses que je ne savais pas comme pour la suspension. J’ai beaucoup aimé la façon dont il a parlé de cet épisode, on ne reniant pas les faits mais en expliquant que cela l’avait changé, fait prendre conscience qu’il se devait d’être un modèle et la façon dont il s’est trouvé changé et a appris de cette erreur. Aussi, j’ai pu savoir de quelle façon il s’était vu refusé les portes en France et comment un recruteur espagnol l’a abordé.

Ce que j’aime chez ce joueur c’est sa simplicité, la seule folie qu’il s’accorde ce sont ses voitures. Pour le reste Antoine reste discret et ne cherche pas à se faire mousser. Il est naturel, frais, et fidèle en amour comme en amitié. J’aime le fait qu’il soit avec une fille comme Erika, belle naturellement sans artifice, sans gros seins, sans chirurgie esthétique comme la plupart des meufs de footballeur…

J’apprécie la profonde reconnaissance qu’il a envers sa famille et les personnes ayant cru en lui tel Éric Olhats. Antoine n’a pas pris la grosse tête et sait d’où il vient. Il se rappelle la galère que ça a été pour lui et sait que tout peu basculer du jour au lendemain en cas de grosse connerie à nouveau.

Bref, Antoine est donc un mec aussi beau à l’extérieur qu’à l’intérieur !

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J’ai lu « Risk » de Fleur Ferris

Titre : Risk

Auteur : Fleur Ferris

Éditeur : Hugo et compagnie

Collection : New way

Date de parution : 2015

Nombre de pages : 300

Résumé

« Taylor et Sierra sont meilleures amies depuis toujours. Même si Taylor en a parfois un peu marre : pourquoi est-ce toujours Sierra qui obtient tout ce qu’elle veut ? Notamment ce Jacob Jones, qu’elles ont rencontrées ensemble sur un chat en ligne. Évidemment, c’est Sierra qui, encore une fois, décroche un rendez-vous !

Mais le lendemain, Sierra ne rentre pas. Le jour suivant, toujours pas de nouvelles… Son amie a une fâcheuse tendance à vivre comme bon lui semble, sans forcément penser à prévenir les autres. Est-ce que Taylor ne s’inquiète pas pour rien ?

Seulement au bout de trois jours, Taylor doit tout avouer aux parents inquiets, et les deux familles se retrouvent plongées dans un monde qu’elles n’auraient jamais cru connaître. Celui des enquêtes policières, des témoignages, des indices, de la recherche d’un ravisseur… ou d’un tueur ? »

Mon avis

Ce roman est un bon roman qui parle de manière réaliste et effroyable des dérives et du danger des réseaux sociaux. Tous les adolescents devraient lire se livre ainsi que chaque parent, cela permettrait de se comprendre les uns les autres et de comprendre les risques auxquels nous nous exposons sur le net souvent sans nous en rendre compte.

Sierra et Taylor sont deux meilleures amies que tout oppose. L’une est sûre d’elle alors que l’autre manque de confiance en elle. L’une est exubérante alors que l’autre est plus introverti, l’une est populaire et l’autre vit un peu dans son ombre. Alors quand Jacob, le garçon rencontré sur mysterychat commence à s’intéresser à Taylor, celle-ci croit enfin qu’un garçon l’a remarqué ! Mais lorsqu’elle apprend qu’il a aussi chatté avec Sierra et que c’est elle qui décroche un rendez-vous, elle ne peut s’empêcher d’être jalouse de son amie qui encore une fois a retenu toute l’attention.

Quand la jalousie t’aveugle…

Lorsque Sierra demande à Taylor de venir avec elle au rendez-vous, celle-ci refuse aveuglée par la honte et la jalousie. Elle ne veut pas que le garçon puisse voir sa gêne et surtout elle est jalouse de sa copine et ne veut pas lui montrer. Alors quand Sierra l’appelle pour lui dire qu’elle va passer la nuit avec ce garçon, elle éprouve encore une fois de la jalousie. Le lendemain, ne l’ayant pas rappelé comme convenu, elle éprouve de la colère ! Son amie n’en fait encore une fois qu’à sa tête et en a rien à foutre des autres ! Elle cherche encore une fois à attirer l’attention sur elle, que les gens s’inquiètent pour elle, puis elle reviendra comme une fleur…

Cependant, deux jours plus tard, toujours aucune nouvelle de Sierra. Aveuglée par l’innocence et la jalousie, Taylor n’a pas vu le danger auquel s’est exposé son amie. L’insouciance et la rapidité des sentiments adolescents est ici bien présente. J’aurais aimé que l’auteur s’attarde un peu plus sur le « prédateur » et la façon qu’il a de mettre des jeunes filles dans ses filets et les amener à tomber amoureuse de lui. Je trouve que la rencontre avec Sierra a vite été expédiée et la façon qu’il a eu de procéder également.

Comment un prédateur appâte sa victime ?

On apprend cependant que le « prédateur » fait tout pour mettre en confiance la jeune fille. Il l’amène à lui parler de ses centres d’intérêt qu’il s’approprie et en fait les siens, jusqu’à faire croire à la jeune fille qu’ils aient pu se trouver au même endroit au même moment sans rien en savoir. Là la jeune fille trouve cela alors incroyable et pense être tomber sur le prince charmant ! Il l’a dans ses filets…

Ce roman ne se lit pas comme un roman. Il se lit comme une histoire vraie. Cette histoire est arrivée et peut arriver à n’importe quelle jeune fille crédule derrière son ordinateur. Ce roman démontre bien qu’on ne sait jamais à qui l’on à affaire réellement et que des prédateurs se cachent derrière des profils d’adolescents pour mieux ferrer et apprivoiser ces jeunes filles innocentes, naïves et en recherche du grand amour !

Attention spoilers !

L’enquête policière avance assez vite une fois que Taylor parle et ils retrouvent rapidement Sierra. Seulement il est trop tard. Son amie va alors culpabiliser de ne pas avoir parlé plus tôt. Elle se rend compte que son amie s’est mise en danger et que cela aura pu être elle, elle-même qui était aussi tombée amoureuse de ce Jacob Jones et qui aurait également accepté de le rencontrer.

Quand Sierra est morte, et qu’il restait une moitié de livre, je me suis demandée de quoi ça allait bien pouvoir parler… Mais ce livre parle du deuil, de l’amitié, des rencontres, des sentiments et des dangers d’Internet. La deuxième partie du livre est consacré au fait que Taylor ne veut pas que l’histoire de son amie soit impunie. Elle décide alors de créer un blog pour sensibiliser les autres adolescents aux dangers du net. Ceci sera applaudit par sa mère, ainsi qu’un prof et le proviseur du lycée. La maman de Sierra quand à elle, mettra un temps à pouvoir reparler à Taylor et à lui pardonner. Elle a besoin de se pardonner elle-même d’avoir livré Sierra à elle-même…

Transformer sa colère en chose utile

Taylor est d’abord en colère contre son amie, contre elle-même puis pour finir contre ce Jacob qui les a bernées. Cette colère elle va la transformer en force et c’est pourquoi elle créé ce blog non seulement en mémoire de son amie mais également pour sensibiliser les autres jeunes filles à ce qui est arrivée à Sierra. Elle espère ainsi pouvoir aider à « sauver » d’autres jeunes filles alors qu’elle n’a pas pu sauver Sierra. Et c’est ce qui va arriver d’ailleurs, elle va sauver une jeune fille du même prédateur de son amie et ainsi contribuer à son arrestation… Un bon moyen de se pardonner et d’enfin essayé de tourner la page…

La plume de Fleur Ferris est fluide et agréable à lire. Le récit est addictif et on veut connaître la suite. L’auteur ne tombe pas dans des clichés et tout est rondement mené du début à la fin. Un livre à mettre entre les mains de tout le monde : adolescents pour qu’ils se rendent compte des dangers liés à Internet mais également des parents pour qu’ils se rendent compte de quelle manière ces prédateurs tissent un lien profond avec ces jeunes filles et les amènent dans leurs filets… Le sujet est traité avec intelligence, sans tabou, prenant le risque de choquer le lecteur parfois.

Je regrette tout de même le fait que l’auteur n’insiste pas sur le fait que toutes les rencontres Internet ne soient pas forcément dangereuses. Je suis bien placée pour le dire. Ça fait dix ans que je plane de forum en forum et j’y ai pu construire certaines bonnes amitiés, j’ai eu également des déceptions, des amitiés qui au final se sont révélées destructrices une fois la rencontre passée et que j’ai du laissé de côté mais il ne faut pas diaboliser Internet et interdire à ses ados d’y faire des rencontres. Il faut un cadre, des limites et un dialogue permanent et ouvert. Mais il peut y avoir aussi de belles surprises… Et il ne faut pas l’oublier.

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Mon avis sur « Amelia », le roman de Kimberly McCreight

Titre : Amelia

Auteur : Kimberly McCreight

Éditeur : Le Cherche Midi

Collection : Thriller Le livre de poche

Date de parution : 2013

Nombre de pages : 569

Résumé : « À New York, Kate élève seule sa fille de 15 ans, Amelia. Très proches, elles n’ont pas de secrets l’une pour l’autre. Jusqu’à ce matin d’octobre où elle reçoit un appel du lycée qui lui demande de venir de toute urgence. Elle ne reverra plus jamais sa fille. Amelia a sauté du toit de l’établissement. Désespoir et incompréhension. Pourquoi une jeune fille en apparence si épanouie a-t-elle décidé de mettre fin à ses jours ? Rongée par le chagrin et la culpabilité, Kate tente d’accepter l’inacceptable… Mais un jour, elle reçoit un SMS anonyme qui remet tout en question :  » Amelia n’a pas sauté.  » Obsédée par cette révélation, Kate s’immisce alors dans la vie privée de sa fille et réalise bientôt qu’elle ne la connaissait pas si bien qu’elle le pensait. À travers les SMS, les mails d’Amelia, les réseaux sociaux, elle va tenter de reconstruire la vie de son enfant afin de comprendre qui elle était vraiment et ce qui l’a poussée à monter sur le toit ce jour-là. La réalité qui l’attend sera beaucoup plus sombre que tout ce qu’elle avait pu imaginer. »

Mon avis : Dès le début du roman, on est pris dedans. Le roman est divisé en deux. Les chapitres du présent où l’on suit l’enquête sur le suicide de sa fille est les chapitres du passé qui retranscrivent les dernières pensées d’Amelia ses derniers jours de vie.

On est plongé au cœur du système scolaire américain et ses sororités au fonctionnement secret. Le roman évoque le mal-être des adolescents : leurs premiers amours, premières expériences en tous genres et les mécanismes du harcèlement tout en utilisant les technologies modernes, tels que les réseaux sociaux.

En effet, on retrouve ainsi tout au long du roman des articles de blog d’un journal à potins du lycée qui nous rappelle l’univers de la série Gossip Girl, des SMS échangés entre Amelia et ses amis etc etc…

En alternant entre les deux points de vue, le roman est rythmé et le suspens est à son maximum. L’enquête est très prenante avec pas mal de rebondissements. On se met à soupçonner tout le monde et pourtant la fin réussit à nous surprendre.

Ce livre évoque à travers le suicide, le deuil. Une mère qui pensait être proche de sa fille mais qui découvre qu’il y a pleins de choses d’elle qu’elle ne savait pas et qu’elle ne soupçonnait pas que celle-ci se sentait si délaissée. Grâce à l’enquête, elle va le découvrir petit à petit. Elle va se sentir coupable même car une des scène du livre raconté par le point de vue de Kate apparaît comme une lubie de sa fille mais quand on découvre à travers le point de vue d’Amelia qu’il s’agissait en fait d’un véritable appel à l’aide désespérée face au harcèlement subi, elle se rend compte qu’elle est passée à côté des problèmes de sa fille.

Les non-dits et toutes ses incompréhensions entre mère et fille conduisent au drame. A travers cette recherche de vérité, le roman aborde de façon juste et poignante tout ce qui touche à l’adolescence : premiers amours, trahisons, harcèlement, secrets… Le roman est addictif, on ne veut pas le lâcher avant de connaître le dénouement.

Les personnages sont attachants. On découvre une adolescente fragile qui n’a pas connu son père et se sent délaissée par une mère overbookée par son travail et une mère qui elle se rend compte petit à petit de ses erreurs, qu’elle ne connaissait finalement que très peu sa fille et qu’elle n’a que très peu profité d’elle.

Tant de questions nous hantent pendant la lecture. A-t-elle sauté ? Pourquoi ? L’a-t-on poussé ? Mais qui ? Et pourquoi ? On croit résoudre un mystère mais un autre surgit jusqu’au dénouement final qui nous surprend malgré tout !

Un bon roman, une lecture bouleversante et intrigante qu’il faut mettre entre toutes les mains ! Un thriller au suspens haletant qui vous tiendra en haleine jusqu’au bout.

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Dounia-Joy’s book club, récapitulatif de novembre et thème du mois de décembre !

Ce mois-ci le thème du club de lecture était de faire une chronique  sur « un livre de votre auteur préféré » ou « un avis sur un livre qui vous a mis en colère ». Sans plus attendre, voici le récapitulatif des 7 personnes qui ont chroniqué ce mois-ci, toujours les mêmes fidèles et je vous remercie énormément de votre implication. Merci pour les découvertes livresques et vos articles toujours très intéressants et qui me donne envie de rajouter quelques livres à ma pile à lire qui est sur le point d’exploser encore plus grâce à vous !

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Le Mag Chic & Pratique : Cette blogueuse n’a pas forcément de livres préférés mais elle a lu plusieurs livres du même auteur qu’elle a apprécié. Elle a donc choisi de chroniquer ce mois-ci un livre de l’auteur Gilles Legardinier, intitulé « Demain, j’arrête ». Elle aime cet auteur car selon elle, il pense et écrit comme une femme. Elle a choisi ce livre avec le titre et la couverture qu’elle a trouvé chouette. Elle a adoré le ton humoristique de ce roman. L’histoire de ce livre : « Et vous, quel est le truc le plus idiot que vous ayez fait de votre vie ? Au début, c’est à cause de son nom rigolo que Julie s’est intéressée à son nouveau voisin. Mais très vite, il y a eu tout le reste : son charme, son regard, et tout ce qu’il semble cacher… Parce qu’elle veut tout savoir de Ric, Julie va prendre des risques de plus en plus délirants… ». La blogueuse a beaucoup aimé car les situations cocasses qui arrivent aux personnes, elle s’est pleinement identifiée dedans ! La façon dont est racontée l’histoire lui a beaucoup plu. Et elle a passé un bon moment de rire avec cette lecture !

Le blog d’une ItemLiz Girl : Lisa a aussi choisi de chroniquer sur un livre de son auteur préféré qui est Robert McLiam Wilson. Le livre qu’elle nous présente s’intitule « Eureka Street ». Lisa apprécie beaucoup d’auteurs et elle a choisi celui-ci car à chacune de ses parutions, elle ne peut s’empêcher de se ruer sur ses nouveaux livres sans même en lire le synopsis. Voici l’histoire : « Dans un Belfast livré aux menaces terroristes, les habitants d’Eureka Street tentent de vivre vaille que vaille. Chuckie le gros protestant multiplie les combines pour faire fortune, tandis que Jake le catho, ancien dur au coeur d’artichaut, cumule les ruptures. Autour d’eux, la vie de quartier perdure, chacun se battant pour avancer sans jamais oublier la fraternité ». Lisa aime le style de l’auteur, fluide, drôle et hilarant mais également tendre et sensible. L’humour féroce fait face au terrorisme et à la violence de Belfast et l’Irlande du Nord. L’amour se sent dans le livre, même s’il est parfois sanglant et ravageur. On referme le bouquin le cœur arraché mais plein d’amour pour cet endroit fascinant. Selon Lisa, Robert McLiam Wilson possède une plume atypique, un humour, un rire, une élégance naturelle et ce côté irlandais délicieux pour toute personne ayant un lien particulier avec cette belle île.

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Ma vie, mes humeurs : Jasmine n’a pas d’auteur préféré alors elle a choisi de chroniquer sur l’auteur qui l’a fait apprécié les polars et il s’agit de Patricia Cornwell. « Des cadavres, Kay Scarpetta en a vu beaucoup dans sa carrière de médecin-légiste. Souvent démembrés, découpés, étranglés.. Mais elle n’en avait pas encore vu dont la peau présente, en signe distinctif, les symptômes de la même maladie. Une maladie depuis trente ans éradiquée la planète ! Qui est donc Mordoc, tueur en série, assez audacieux pour se présenter à Kay sur l’internet, assez diabolique et assez fou pour propager un virus mortel ? » Jasmine a apprécié car le suspens est au rendez-vous, le livre est haletant et on ne devine pas le dénouement au bout de dix minutes. C’est un bon thriller et tous les personnages sont attachants et intéressants. Jasmine souligne tout de même le fait qu’au fil des lectures de cet auteure, Patricia Cornwell n’arrivait plus à faire évoluer ses personnages. Mais elle reste pour elle la reine incontestée du polar !

Tinalakiller : Tina m’a envoyé sa chronique par mail. Elle a choisi d’évoquer un livre de son auteur préféré du moment et il s’agit de Nick Hornby. Le roman s’intitule « Haute fidélité ». « Disquaire à Londres, Rob vient de se faire plaquer. À trente ans passés, il doit se rendre à l’évidence : s’il maîtrise le répertoire de Dylan, il n’a jamais rien compris aux femmes. Serait-il passé à côté de l’essentiel ? Depuis son premier flirt autour d’un bac à sable à cette nuit avec une chanteuse country, Rob dresse le top ten de ses ruptures les plus déprimantes et une compilation désopilante des états d’âme de l’homme moderne. » Tina s’est beaucoup reconnue dans le personnage principal avec son obsession à faire des tops de tout et surtout sa passion pour la musique et le cinéma, passions qui lui permettent de combler quelque chose qui manque à sa vie. L’écriture est une belle mélodie et le personnage principal, Rob est imparfait, égoïste, immature, qui croit tout connaître de la musique par sa collection de vinyle et du fait qu’il bosse dans ce milieu. Mais ses petites imperfections font qu’on s’attache à ce personnage qui fait preuve de beaucoup d’humour et d’autodérision !

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Les délices de Corylus : Corylus n’ayant pas d’auteur préféré, elle a choisi de chroniquer un livre d’un auteur qu’elle n’avait jamais lu auparavant et dont elle a apprécié l’ouvrage, intitulé « Lydia Cassat lisant le journal du matin ». Ce roman a été écrit par Harriet Scott Chessman. « Paris, 1878: les Impressionnistes s’exposent. Parmi eux, Mary Cassatt, une impétueuse peintre américaine, est remarquée par la critique pour ses nuances délicates. Au cœur de son travail, sa sœur Lydia. Cette jeune femme, dont le teint clair et les cheveux auburn illuminent les tableaux de Mary, est la narratrice du roman intimiste de Harriet Scott Chessman. Nous la suivons dans ses pensées, tandis que sa santé décline inexorablement et que s’élaborent les plus célèbres œuvres de sa sœur… Voyage poignant au cœur d’une relation complexe, celle d’un peintre à son modèle, Lydia Cassatt lisant le journal du matin est aussi l’évocation de femmes éprises d’indépendance, dans l’effervescence artistique du Paris de la fin du XIXe siècle. » Corylus s’est d’abord demandée si ce livre proposé par sa librairie allait lui plaire. Le sujet est traité de manière fluide et agréable. Le livre retraçant la vie de Lydia est scindé en 5 parties auxquelles correspond également 5 tableaux avec feuillets en couleurs qui nous permettent d’admirer également la narratrice à travers les yeux et les peintures de sa sœur. Malgré la maladie de Lydia, l’ensemble est léger et lumineux comme les touches de peintures sur les toiles. Corylus a apprécié cette douce lecture.

Ecrire pour un rien, pour un tout : Cécile a eu beaucoup de mal a trouvé un auteur préféré tellement elle en apprécie. Elle a choisi tout de même Mary Higgins Clark et de chroniquer sur son célèbre roman « Nous n’irons plus au bois ». « Laurie Kenyon, une étudiante de 21 ans, est arrêtée pour le meurtre de son professeur. On a retrouvé ses empreintes partout, y compris sur l’arme du crime, tout l’accable, même si Laurie ne se souvient de rien. Sarah, elle, refuse de croire que sa sœur est coupable. Aidée par un psychiatre, elle va peu à peu faire revivre le terrible passé de Laurie qui seul peut expliquer le présent : son enlèvement à 4 ans, les violences subies, les troubles graves de la personnalité qu’elle a développés depuis, mais dont elle ne s’aperçoit pas. Et tandis que Laurie tente de retrouver ses souvenirs, un homme au regard fou n’a pas oublié la petite fille qu’il avait passionnément aimée plusieurs années auparavant. » Pour Cécile, ce roman est un chef-d’oeuvre de thriller psychologique tellement il est mené avec une subtilité rare, impitoyable et que le suspens est haletant et insoutenable. L’intrigue est fascinante et l’héroïne, Sarah est une femme forte qui va tout faire pour combattre les démons de sa soeur et la sortir de cette situation inextricable. Malgré ses baisses de moral, Sarah reste forte et courageuse et rebondit toujours. Laurie, sa soeur, justement est traumatisée par son kidnapping à l’âge de 4 ans et on sent qu’elle veut s’en sortir. Les actes perpétrés sur elle ne sont pas décrits mais suggérés ce qui leur donne une dimension plus forte selon Cécile. On sent l’amour existant entre les deux soeurs. Cécile aime les livres de Mary Higgins Clark car elle sait que l’héroïne s’en sort toujours et trouve l’amour. L’auteur ne décrit pas les scènes de sexe mais en revanche les vêtements ainsi que les repas. Le style est simple et incisif, les phrases sont courtes et le suspens est là !

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Poussières de bonheur : Ophélie a décidé ce mois-ci de chroniquer « 22/11/63 » écrit par Stephen King. Et encore une fan de thriller dis donc ! « 2011. Jake Epping, professeur d’anglais à Lisbon Falls, n’a pu refuser d’accéder à la dernière requête d’un mourant: empêcher l’assassinat de Kennedy. Une fissure dans le temps va l’entrainer dans un fascinant voyage dans le passé, en 1958, l’époque d’Elvis et de JFK, des Plymouth Fury et des Every Brothers, d’un taré solitaire nommé Lee Harvey Oswald et d’une jolie bibliothécaire qui deviendra le grand amour de Jake, un amour qui transgresse toutes les lois du temps… » Dans un premier temps, ce livre a rebouté Ophélie, bien qu’elle possède la plupart des romans de cet auteur, par son côté science-fiction. Ses amis lui ayant indiqué que ce côté était léger, elle a donc décider de s’y plonger ! Le voyage dans le temps pose des questions vitales au récit mais cet élément reste cependant un détail et l’histoire principale reste celle de Jake Epping. Les moments les plus forts ne sont pas ceux qu’ils cherchent à modifier mais ceux de sa vie de 1958. Ophélie a aimé ce livre car les personnages sont attachants et très réaliste. Ainsi que pour le fait que le récit fictif se mélange bien aux faits et personnage réels du moment de l’histoire passée. Il y a un véritable intérêt à l’histoire réelle par les nombreux rebondissements. On sent le côté nostalgique de l’auteur pour cet époque à laquelle il s’est très bien renseigné. Dans ce bouquin, Stephen King n’échappe pas à sa propre règle de faire plusieurs clins d’œil à ses précédents romans, ce qui fait sourire le lecteur qui pourra s’en remémorer. Pour conclure, Ophélie parle d’un roman d’ampleur qui prend à « rebrousse temps » et nous fait vivre une histoire d’amour au milieu d’une uchronie bien particulière.

Voici donc les thèmes de Décembre :

1 -« Un livre jeunesse / young adult». Petite définition : « Très en vogue ces derniers temps, la littérature young adult s’adresse en premier lieu à un public d’adolescents et de jeunes adultes, mais attire aussi des adultes plus âgés et couvre tous les genres, mais plus particulièrement les genres fantastiques ». En gros, un roman pour ados apprécié aussi par les adultes ! Vous n’êtes pas obligés de partir dans le genre fantastique. Choisissez le livre que vous souhaitez, que vous aimez et qui répond à ce critère et faîtes une chronique sur ce bouquin. Donnez envie aux autres participantes de lire ce livre si elles ne le connaissent pas et si elles n’aiment pas ce genre !

2- ou alors :  « avis sur un livre choisi uniquement à sa couverture ou à son titre sans avoir lu le résumé ni savoir de quoi il parle ».

A très vite ! Et n’hésitez pas à utiliser la bannière pour vos articles ! Merci !

douniajoy

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